.jpg.webp)
10 red flags pour reconnaître des fausses offres d’emploi
Plusieurs offres d’emploi affichées en ligne ne sont que du vent. Certaines servent à mesurer l’intérêt de candidats potentiels sans qu’il n’y ait un réel poste à pourvoir. D’autres dissimulent carrément une fraude.
Alors, comment distinguer une véritable opportunité de l’arnaque bien ficelée? Voici dix signes où lever le drapeau rouge.
Selon Annie Boilard, consultante spécialisée en ressources humaines et présidente fondatrice de Réseau Annie RH, certaines entreprises affichent des postes où on a déjà trouvé un candidat ou qu’elles n’ont pas réellement l’intention de combler.
« Des fois, ça part quand même d’une bonne intention », explique Mme Boilard. « Nous, en ressources humaines, on incite les employeurs à afficher le poste pour trouver des candidats qui ne correspondent pas toujours au profil qu’ils ont l’habitude de privilégier. Parfois, c’est une condition dans la convention collective que d’afficher l’emploi. »
Dans d’autres cas, ça peut être pour donner l’impression que l’entreprise est en pleine croissance, qu’elle est plus grosse qu’en réalité ou pour attirer du trafic vers son site Internet.
Afficher des emplois et rencontrer des candidats en entrevue, ou simplement faire une banque de CV, permet aussi aux entreprises de connaître le profil de candidats qu’elles attirent et de compiler des données.
« Ça peut être une forme d’espionnage industriel », relève Annie Boilard. « Les employeurs pourraient vouloir obtenir des informations sur leurs concurrents. Un CV peut révéler beaucoup de choses, notamment les technologies utilisées, les titres qu’ils donnent aux employés et le partage des rôles et responsabilités. »
Hormis ces stratégies, il existe aussi des offres d’emploi frauduleuses qui ne mèneront pas à un chèque de paie.
1. Vous n’avez même pas postulé
Une job de rêve qui tombe du ciel? Oui, oui : sans même que vous ayez levé le petit doigt, un recruteur vous approche pour vous offrir un entretien ou, encore mieux, le poste directement.
À moins qu’il ne s’agisse d’un chasseur de têtes, il est peu probable qu’un parfait inconnu vous choisisse pour devenir le king pin d’un domaine auquel vous ne connaissez absolument rien.
2. C’est trop beau pour être vrai
Horaires flexibles, travail à distance, salaire mirobolant : si vous n’avez pas besoin de qualifications ultra pointues et qu’on vous offre des conditions de travail dignes d’un joueur de hockey ou d’un neurochirurgien, pensez-y bien.
« Souvent, on promet un nombre important de semaines de vacances payées », illustre Annie Boilard. « Ce n’est pas toujours impossible, mais pour le commun des mortels, la norme est plutôt de trois ou quatre semaines. »
3. Le recruteur ne communique pas avec vous directement
À partir du moment où vous avez envoyé votre CV, jamais vous n’avez réussi à parler à un véritable humain. Toutes les communications se font par message texte ou via les réseaux sociaux, ou pire, via des applications comme WhatsApp, Snapchat ou Telegram. Jamais par téléphone, par visioconférence ou par courriel.
C’est un peu louche.
« Même si c’est un poste en télétravail, votre futur patron voudrait normalement vous voir, vous rencontrer ou vous parler de vive voix », note Annie Boilard.
4. L’offre d’emploi n’est affichée nulle part
Hormis les échanges que vous avez eus avec le recruteur, vous ne trouvez aucune trace de l’offre d’emploi en ligne. C’est comme si le poste n’existait pas : rien sur les sites d’affichage, les réseaux sociaux ou même le site de l’entreprise.
En soi, ceci n’est pas nécessairement un red flag. Par contre, si d’autres signes vous mettent la puce à l’oreille, mieux vaut écouter votre instinct.
D’ailleurs, la personne avec qui vous communiquez vous répond-elle avec un courriel affilié à la compagnie? Est-ce exactement le même nom de domaine ou y a-t-il une différence subtile?
C’est possible que la personne vous ait écrit de son courriel personnel par inadvertance. Ce n’est pas une preuve de fraude, mais ça justifie une vérification.
5. La description de tâches est vague
On vous parle d’un emploi, mais finalement, plus vous cherchez, moins vous comprenez de quoi il s’agit.
On vous parle d’« optimiser des opportunités », de « soutenir la croissance » et de « développer votre potentiel ». Super. Mais concrètement, lundi matin à 9 h, vous faites quoi?
Soit les attentes envers le poste ne sont pas bien définies, soit personne ne semble capable de vous expliquer clairement ce qu’on attend de vous. Si tel est le cas, posez des questions : les réponses pourraient vous éclairer… ou vous faire fuir.
6. Vous ne trouvez aucune information sur l’employeur
Malgré vos recherches dignes de l’inspecteur Colombo, vous n’arrivez pas à dénicher d’informations sur l’entreprise. Pas de site Internet, pas de siège social, pas de coordonnées, pas même d’employés qui s’affichent sur LinkedIn.
« Même si vous trouvez une adresse, vous devriez vérifier si elle existe vraiment », recommande Annie Boilard. Effectivement, rien n’empêche une fausse compagnie de donner une fausse adresse.
« Vous pourriez faire davantage de recherches, notamment sur le Registre des entreprises du Québec, pour valider la légitimité de l’organisation », suggère la spécialiste.
Soyez quand même vigilant : un fraudeur pourrait utiliser une véritable entreprise comme couverture pour vous attirer dans ses filets.
7. L’offre d’emploi est bourrée de fautes
Une coquille une fois de temps en temps, ça s’excuse. Mais quand une offre d’emploi a l’air d’avoir été rédigée avec Google Traduction, on peut douter du professionnalisme de l’entreprise. Et puis, si personne ne prend la peine de vérifier l’orthographe et la syntaxe d’une offre d’emploi, sur quoi lève-t-on aussi le nez?
8. On exige que vous donniez une réponse. Là. Tout de suite.
Vous avez l’impression de regarder une infopub à la télé : cette proposition n’est valide que dans les 60 prochaines minutes!
Pensez-y : un employeur sérieux sait très bien qu’il y a plusieurs choses à considérer avant de changer d’emploi. Il devrait vous laisser quelques heures, voire quelques jours, pour lui revenir avec votre réponse, indique Annie Boilard. « Dans les meilleures pratiques, on peut offrir un délai de 24 à 48 heures, pour s’assurer que si le candidat décline l’offre, on puisse communiquer rapidement avec les autres personnes. Si on attend trop longtemps, ces candidats pourraient ne plus être disponibles. »
Si on cherche à obtenir une réponse immédiatement, demandez-vous pourquoi on ne veut pas vous laisser le temps de réfléchir. Offre bidon ou pas, avez-vous envie de travailler pour quelqu’un qui vous met déjà de la pression?
9. On vous demande de payer pour commencer à travailler…
« Il est complètement anormal qu’un employeur vous demande de l’argent pour passer un test ou pour travailler », prévient Annie Boilard.
Si votre employeur demande à ce que vous utilisiez du matériel ou que vous portiez un uniforme, la Commission sur les normes, l’équité, la santé et la sécurité au travail encadre qui doit payer quoi.
« On a déjà entendu parler de cas aussi où, pour réaliser l’entrevue, le candidat devait acheter, auprès de l’employeur, le matériel nécessaire. C’est une technique de recrutement très discutable. »
10. …ou pire, il vous demande d’acheter des cartes-cadeaux
Si votre nouvel emploi consiste à acheter 500 $ de cartes-cadeaux Apple pour votre patron avant même d’avoir reçu votre première paie, félicitations : vous venez probablement de décrocher un poste à temps plein comme victime d’arnaque.
Un drapeau rouge, ça peut arriver. Deux, on commence à sourciller. Mais si votre recruteur inconnu vous promet 100 000 $ par année en télétravail, refuse de vous parler sur Zoom et vous demande de lui avancer de l’argent, on va se le dire : ce n’est probablement pas votre profil LinkedIn exceptionnel qui l’a séduit.
Identifiez-vous! (c’est gratuit)
Soyez le premier à commenter!