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10 comportements douteux, mais efficaces pour économiser
Je suis très sélective dans les choses pour lesquelles je suis prête à être cheap. D’ailleurs, j’observe dans mes propres comportements une fascinante incohérence : je refuse de payer 7,99 $ pour du beurre, mais me voilà qui entre de façon grandiose dans mon gym d’escalade avec mes Scarpa flambants neufs à 250 $ + taxes.
Question de déballer tout ça, voici un top 10 erratique de mes comportements financiers pour économiser.
1. Piller les denrées du bureau
Un classique.
Travaillez-vous vraiment dans un bureau si vous ne vous servez pas dans les armoires? Pour moi, ce n’est pas du vol, mais bien de l’optimisation de ressources.
Entre deux copies du rapport annuel, bien sûr que je vais imprimer ma requête d’analyse d’urine et de sang ordonnée par ma médecin. Bien sûr que je vais prendre 12 stylos, 8 Bubly à la cerise, 3 blocs de post-it, 8 pansements et 9 Tylenol. Comment pensez-vous que j’ai construit ma trousse de premiers soins personnelle à la maison? Comment pensez-vous que j’ai bâti mon empire de DVD des spectacles de Guy Nantel ? (Réponse : dans le garde-robe des (feu) bureaux de Juste pour Rire, où j’ai travaillé comme agente à la billetterie.)
2. Arrêter de dépenser parce que j’ai perdu ma carte de crédit
Une fois, j’ai perdu ma carte de crédit (dans ma propre maison) et, au lieu de la chercher, je me suis dit que j’achèterais plus rien jusqu’à ce que je la retrouve. Ça a super bien fonctionné, mais 30 jours plus tard, quand je l’ai retrouvée dans mon patin (?), le vice a repris son cours.
3. Donner un nom d’homme quand je commande de la nourriture
Dans l’épisode du podcast Boy Problems de Liz Plank datant du 18 septembre 2025, Liz et son invitée testaient la théorie virale selon laquelle les femmes recevraient de plus grosses portions de nourriture lorsqu’elles commandent sous un prénom masculin.
Depuis, c’est sous le nom de Pedro Paul (PP pour les intimes) que je passe toutes mes commandes Doordash. J’ignore si je reçois vraiment plus de nourriture, mais l’effet placebo opère et j’ai l’impression d’économiser.
4. La décapitation de mon fond de teint
Chaque soir, je m’endors paisiblement avec la certitude que je ne gaspille pas une goutte de mon précieux fond de teint de chez Sephora. Je refuse d’en acheter un nouveau, et me convaincs que ça n’expire pas.
Décapité à plusieurs reprises avec mes ciseaux de cuisine, je fouille les coins et les abysses du pauvre tube, je toujours à racler juste assez de produit pour me convaincre qu’il m’en reste encore suffisamment. Bon, il en coule partout dans mon armoire de pharmacie et quand je le traîne dans mon sac à dos, il en cochonne l’intérieur, mais je m’assume.
5. Je profite de rabais avec ma vieille carte étudiante
Oh que je m’agrippe à ma carte étudiante sans date d’expiration. Suis-je étudiante à McGill? Non. Mais je l’ai été pendant 4 (longs) mois, et la carte n’affiche aucune date d’expiration. Laissez-moi vous dire que je profite du rabais étudiant au cinéma et au gym.
Si on me pose la question, je fais un doctorat en marketing. C’est juste assez plate pour éviter que la personne en pose d’autres.
6. Appartée : mon ami italien sans carte SIM
On connaît tous un Européen en cavale au Canada. Mon Européen à moi s’appelle Léo, il est Italien, et il n’a pas de carte SIM « parce qu’il est Européen ». Ça fait 5 ans qu’il habite à Montréal et n’a toujours ni carte SIM, ni numéro de téléphone.
Plutôt, il connaît tous les spots qui offrent du Wi-Fi gratuitement et ne communique que par Facebook Messenger. Il économise, et moi, j’arrive jamais à le joindre.
7. Vol d’ustensiles, bols et tasses de cafétéria
Avant de me traiter de vilaine radine, sachez que mon université ontarienne dont je tairai le nom chargeait aux étudiants 50 $ additionnels par année pour vol et bris de matériel à la cafétéria.Quand l’année scolaire tirait à sa fin et que je n’avais rien brisé, j’en profitais pour me faire un petit stash de vaisselle. Je l’ai payée, après tout.
8. La fois ou j’ai traversé le pont Jacques-Cartier à pied pour ne pas payer de tarif STM Zone B
J’en ai long à dire sur la carte Opus qui ne fonctionne pas à l’extérieur de l’île. Je paye déjà un tarif mensuel hallucinant (101 $ PAR MOIS) pour ma passe de métro, qu’est-ce que vous voulez dire je dois payer un 5 $ additionnel pour me rendre à Longueuil et un autre pour REVENIR à Montréal? Et que je suis passive d’une amende de 236 $ si je ne le fais pas ? Minable.
À la place, je traverse à pied le pont Jacques-Cartier. Ça m’a pris deux heures, j’ai économisé 10 $ et j’ai tout haï.
9. Je change de dentiste chaque année
Avez-vous déjà remarqué qu’un premier rendez-vous chez le dentiste s’accompagne habituellement d’un rabais quelconque? Moi, oui.
Je ne forme pas d’attachement trop intime avec mon dentiste et mon hygiéniste dentaire, parce que je sais que notre relation tire déjà à sa fin. Mais avec l’assurance dentaire gouvernementale, je pourrai peut-être enfin forger une belle relation avec une équipe dentaire.
10. Réutiliser les enveloppes de mes factures
Que vois-je dans ma boîte aux lettres ? Une facture d’Hydro-Québec? Je l’ouvre doucement (je jette le contenu au recyclage sans vraiment le lire) et je garde l’enveloppe pour écrire une lettre à mon amie qui habite en Angleterre. Voilà, j’ai sauvé 20 sous!
J’avoue que quand j’ai réalisé que de recevoir les communications d’Hydro-Québec par la poste ajoutait des frais de 2 $ à mes factures mensuelles, j’ai remis en question ma stratégie. Alors, ma nouvelle stratégie consiste à voler des enveloppes au bureau (un full circle avec mon premier point, tout finit bien).
*À noter que je ne cautionne pas tous mes comportements et que je n’encourage certainement pas le vol. Cette phrase vient de moi et personne dans l’organisation d’URBANIA ne m’a forcée à l’ajouter.
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