Urbania - reportageshttp://urbania.caTurbulent Media RSS Builder v1.0http://www.rssboard.org/rss-specificationFri, 25 Apr 2014 00:28:59 EDT60La ville de la semaine: La page Facebook d'Urbania en imageshttp://urbania.ca/canaux/reportages/5017/la-ville-de-la-semaine-la-page-facebook-durbania-en-imagesThu, 17 Apr 2014 13:20:30 EDTUrbania Ville de la semaine en imagesville de la semainefacebookfacebookistanreportage_mediahttp://urbania.ca/canaux/reportages/5017/la-ville-de-la-semaine-la-page-facebook-durbania-en-imagesDossier Élections Municipales 2013
29 octobre

Le sandwich de la honte, par @ericsamson









28 octobre


Les 12 citations les plus «LOL» de la campagne électorale, par @andredesorel









23 octobre


Entrevue Twitter avec le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron









21 octobre

Partir de loin : une journée en compagnie de François Croteau par @andredesorel









2 octobre





Montréal: ce ne sont pas les idées qui manquent par @PascalHenrard






27 septembre




Montréal doit devenir la ville étudiante par excellence par @MarcelCoteMTL






19 septembre




J'ai donné 100$ à Ferrandez par @PascalHenrard







Et noubliez pas de lire le manifeste Imaginer Montréal!






Imaginer Montréal par @ecoleurbania]]>
http://urbania.ca/canaux/reportages/4492/dossier-elections-municipales-2013Tue, 08 Oct 2013 11:08:30 EDTUrbania municipalite2013démocratiemontrealmunicipalesélectionsreportagehttp://urbania.ca/canaux/reportages/4492/dossier-elections-municipales-2013
Spécial ÉtudiantsLe Spécial ÉTUDIANTS est disponible en kiosque ou en version PDF sur la Boutique Urbania dès maintenant!

-en version papier, dans tous nos points de vente
-en version numérique (PDF), sur la Boutique en ligne Urbania

À ne pas manquer dans cette nouvelle édition (version améliorée),

- Un banc d'essai des drogues de performance


- Des photos de graduation de vos vedettes préférées

- Récit d'une étudiante qui paye ses études en travaillant dans un bar de danseuses


- Une incursion dans la plus importante fraternité francophone au monde


- Mise au point du survivant de la tragédie de Dawson, Hayder Kadhim

- Le coup de gueule de Lucien Francoeur

- Retour au bercail avec Misteur Valaire


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En EXCLUSIVITÉ SUR LE WEB, profitez de vos temps libres pour faire ces lectures obligatoires!

- Survivre à Dawson (en version française)


- Plus de photos de Baz sur le party au Spring Break


- Vos photos d'initiations


- Des histoires d'amour entre des élèves et des professeurs


- Plus de photos du Collège militaire de Saint-Jean


- Un guide pour survivre à des initiations universitaires


- Découvrez ce que sont devenus les acteurs de Watatatow


- PLUS de photos de graduation de vedettes!!!!

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Pour rester dans la thématique ÉTUDIANTS, consultez également ces articles:

- Fabriquez votre prof de rêve (ou de cauchemar)


- Des entrevues avec des sportifs qui étudient aux États-Unis

- François Lavoie (bowling)


- Geneviève-Morneau Vaillancourt (softball)


- Laurent Rivard (basketball)


- Finir ses études au lieu d'en finir


- Photomatron au lancement (Partie 1)


- Photomatron au lancement (Partie 2)


- Photos du lancement (Partie 1)


- Photos du lancement (Partie 2)
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http://urbania.ca/canaux/reportages/4333/special-etudiantsMon, 23 Sep 2013 09:28:32 EDTUrbania watatatowcollège militairedrogueg-dolfFar Westlucien francoeurrelation prof étudiantrelationsinitiationshayder kadhimétudiantsreportagehttp://urbania.ca/canaux/reportages/4333/special-etudiants
Spécial Rue
-en version papier, dans tous nos points de vente
-en version numérique (PDF), sur la Boutique en ligne Urbania

À ne pas manquer dans cette nouvelle édition (version améliorée),

-       Une virée anglo franco avec Socalled dans le Mile-End


-       La petite histoire de Sesame Street


-       Vu de l’intérieur : Une soirée avec une patrouille de police au centre-ville


-       Guindon, messager à vélo


-       Confession : La bataille la plus mémorable d’un street fighter


-       La belle vie de vidangeur


-      
Vu de l'intérieur: Je voulais de l'héroïne


-      
Sam the Wheels, la mémoire de Brixton


-       Voyage: Parcourir le Tibet à roulettes


-       Boss de la toponymie à Montréal


-       Garbage Beauty


-       Lettre: Chère sans-abri cool


Le plus simple, c'est de s'abonner!

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Avez-vous essayé notre Doodle Street View ?



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En EXCLUSIVITÉ SUR LE WEB, profitez de ces belles avenues d'information supplémentaire!

Observez les vendeurs ambulants de Paris en action


Suivez un de ces vendeurs dans son quotidien


Consultez notre Top 5 des meilleures vidéos de Sesame Street


Découvrez plus de photos de Sam The Wheels


Pour rester dans la thématique «RUE», consultez également ces articles:

Les photos d'ambiance du lancement: Partie 1 & Partie 2 & Partie 3

Le photomatron du lancement: Partie 1 & Partie 2 & Partie 3 & Partie 4 & Partie 5

Dans les rues de Cork, Irlande



Les hauts et les bas de Grandpa Elliott


Dans les rues de Dublin, Irlande


L'art perdu du flânage


Sur les routes québécoises de campagne


Dans la rue aux funérailles de Margaret Thatcher


De Sao Paulo à Curitiba, au coeur du mouvement de contestation brésilien


Dans les rues de Londres, Angleterre



PS: S'abonner à Urbania ne coûte que 35$ par année!
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http://urbania.ca/canaux/reportages/4048/special-rueWed, 12 Jun 2013 06:10:04 EDTUrbania street fightervélomessagerSesame Streetsam the wheelsmontmartreelliottgrandpaSocalledrue38urbaniamagazinereportagehttp://urbania.ca/canaux/reportages/4048/special-rue
Spécial Roux

À ne pas manquer dans cette prochaine édition :
(disponible en kiosque dès maintenant, jusqu'en juin 2013, ou en version PDF sur la Boutique Urbania)

- Cathy Gauthier raconte la fois où elle a testé l’urine comme agent nettoyant pour ses freckles
- une grande enquête sur les stars de la porno rousses

- une série de photos de roux qui révèlent les secrets de leur réussite, de Bruno Guglielminetti à Marc Séguin, en passant par Patrick Beauduin
- un trappeur de renard
- un herbier de poils pubiens
- le journal intime d’un gars qui a couché avec quatre rousses pour notre numéro
- la ligue des Roux de Montréal

- le champion mondial de la barbe (rousse)

- Guindon qui devient roux

- un chroniqueur complètement épris des rousses

- un généticien qui déboulonne le mythe selon lequel les roux sont plus sensibles à la douleur


Le plus simple, c'est de s'abonner!

En voici un petit aperçu en photo:


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AVEZ-VOUS ESSAYÉ LE CHAT ROUX LAITTE ???


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En EXCLUSIVITÉ SUR LE WEB, profitez de ces truculents compléments d'information!

Découvrez les plus beaux sosies d'Archie au Québec


Visionnez un voxpop mettant en vedette de VRAIS roux irlandais



Retrouvez notre Top 5 des meilleures vidéos de Fanny Lauzier


Assistez à un moment inédit avec Olivier Langevin

Rencontrez les roux de l'Afrique noire



Explorez la collection d'Anthea Pokroy


Le Top 15 des amis roux que vous voudriez avoir



Pour rester dans la thématique «ROUX», consultez également ces articles:

Les photos d'ambiance du lancement: Partie 1 & Partie 2 & Partie 3
Le photomatron du lancement: Partie 1 & Partie 2 & Partie 3

Youppi est-il roux?


La révolution rousse


Rousseur, monozygotisme, et autres considérations



Des cowgirls et des roux


En Irlande pour Paddy's Day!


PS: S'abonner à Urbania ne coûte que 35$ par année!
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http://urbania.ca/canaux/reportages/3845/special-rouxSun, 24 Mar 2013 22:02:38 EDTUrbania fanny lauzierirlanderousseurrousseroux2013printemps37urbaniamagazinereportagehttp://urbania.ca/canaux/reportages/3845/special-roux
Spécial Anglos
- Biz de Loco Locass se plonge dans la peau de Lord Durham et revisite son fameux rapport à la sauce 2012
- la confrontation entre Émilie Dubreuil et l’ex-journaliste du Globe and Mail Jan Wong au sujet du « Québec bashing »
- des témoignages d'anglophones ayant choisi de vivre en « région »
- un souper de filles avec quatre perles rares: quatre anglophones séparatistes
- une série de photos de couples de célébrités exogames mettant en vedette Christiane Charrette, Denise Bombardier, Maripier Morin et leur conjoint anglo
- une enquête sur les cours d’anglais gratuits donnés par les mormons.
- une entrevue avec le responsable du doublage du film-culte Slap Shot
- Lateef Martin nous révèle les secrets les mieux gardés des anglos-montréalais.
- une révélation: c'est le joual qu'il faut apprendre aux anglos!

Et beaucoup, beaucoup, more, plus!



Cette édition est disponible sur notre boutique en ligne.

Mais c'est toujours plus simple, si vous vous abonnez!

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En EXCLUSIVITÉ SUR LE WEB, profitez de ces succulents compléments d'information. C'est GRATUIT! En anglais, FREE!

Découvrez nos vidéos préférées de Mike Paterson


Regardez les émission de télé auxquelles a participé Julie Blais-Comeau


Téléchargez l'album Les Filles du Roé de Robert Nelson et Kaytradamus


Visionnez encore plus de caricatures d' Aislin


Découvrez le top 5 des meilleures chansons de Jim Corcoran selon Urbania


Rencontrez un maître ès histoire du Canadien de Montréal


Pour rester dans la thématique «ANGLOS», consultez également ces articles:

Les photos d'ambiance du lancement: Partie 1 & Partie 2
Le photomatron du lancement: Partie 1 & Partie 2

C'est pas la première fois qu'on parle des anglos


Témoins de la Loi 101


O Canada. O Fucking Canada


Concours de photos Instagram Montréal Bilingue


La star du vendredi: Simon Roberts

Un serpent au paradis terrestre


La star du vendredi: James Pearson Howes




Avez-vous essayé le Bilingui-Z-ator ?

PS: S'abonner à Urbania ne coûte que 35$ par année!]]>
http://urbania.ca/canaux/reportages/3575/special-anglosSun, 23 Dec 2012 14:52:01 ESTUrbania canadaquebecmontrealbilinguismebilinguelangueFrancofrançaisanglais2013hiver36specialmagazineurbaniareportagehttp://urbania.ca/canaux/reportages/3575/special-anglos
C'est pas la première fois qu'on parle des Anglos...

Sorry, I don't speak French!
Un des articles les plus lus et commentés de l'histoire d'Urbania. Issu du Spécial Montréal (#17).





Josh Freed
Une rencontre avec le populaire chroniqueur de The Gazette. Aussi issue du Spécial Montréal (#17).





Dear Anglo FB Friends
Une réaction controversée à l'attentat sur Pauline Marois le soir des dernières élections.





Quand Montreal a-t-elle perdu son accent?
Une chronique d'humeur sur la situation du français à Montréal.





Parce que c'est en anglais qu'on réussit dans la vie
Un constat sur la prépondérance de l'anglais dans les hautes sphères de la société.





Tirer la langue... et montrer le poing!
Une réaction face à certaines décisions de notre bon vieux gouvernement Harper.





Y veulent pas parler not'langue
Un point de vue sur l'apprentissage (ou non) du français par les anglophones.





Faut qu'on se parle
Un peu la même chose que l'autre juste au-dessus, mais écrit différemment par une personne différente.


Vous aimez ça?
Abonnez-vous à Urbania!

Le Spécial Anglos d'Urbania sera en kiosque dès le 14 décembre]]>
http://urbania.ca/canaux/reportages/3604/cest-pas-la-premiere-fois-quon-parle-des-anglosThu, 06 Dec 2012 22:41:55 ESTUrbania urbaniaurbanglosmagazineenglishanglaisanglophoneanglosangloreportagehttp://urbania.ca/canaux/reportages/3604/cest-pas-la-premiere-fois-quon-parle-des-anglos
Les Frères Goyette - Tabac d'orchestre


Si vous n'êtes pas trop familiers avec Soundcloud, dites-vous que c'est en cliquant sur le mot anglais «Download» (en haut à droite du «joueur») que vous allez atteindre le téléchargement espéré.

Vous pouvez aussi embroder la pièce musicale dans votre propre blogue en appuyant sur le bouton «Share».

Bonne écoute!]]>
http://urbania.ca/canaux/reportages/3411/les-freres-goyette-tabac-dorchestreWed, 26 Sep 2012 14:43:15 EDTUrbania orchestretabacdownloadtelechargementmp3chansongoyettefreresreportagehttp://urbania.ca/canaux/reportages/3411/les-freres-goyette-tabac-dorchestre
Spécial À la fermevia anecdotes croustillantes, faits vécus, entrevues et portaits.

Nous nous sommes intéressés davantage aux réalités de ces travailleurs et passionnés, afin de non seulement vous raconter ce qui se passe sur une ferme, mais également vous permettre de le vivre.

Dans cette édition automnale, vous retrouverez:

-une entrevue avec José Bové qui vous démontrera qu'il est possible de conjuger politique et ferme.
-une version moderne de Martine à la ferme, de Simon Boulerice.
-Lisa Leblanc raconte son histoire lorsqu'elle habitait en milieu agricole.
-une entrevue avec Errol Duchaîne permettra de faire le point sur l’état actuel de l’agriculture québécoise.
-plusieurs images et photos des grandes familles agricoles du Québec.

Ce ne sont ici que quelques exemples des textes parfois surprenants, d’autres fois touchants ou encore humoristiques que nous vous proposons.

Cette édition sera disponible en kiosque dès le vendredi 28 septembre (et jusqu'en décembre 2012).

Mais c'est toujours plus simple, si vous vous abonnez!

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En EXCLUSIVITÉ SUR LE WEB, régalez-vous de ces délicieux contenus d'une valeur nutrive incomparable!

-une chanson à télécharger gratuitement (mp3), gracieuseté des Frères Goyette
-Guindon à l'Expo Agricole en VIDÉO (et en super bonus: sa technique victorieuse de descente d'escaliers)
-le podcast du Souper de fermières
-Toutes les photos des travailleurs migrants de «San Remi»
-les coulisses de la séance-photo pour les produits «De chez nous»
-Star du vendredi: Detroit Je t'aime (agriculture urbaine à Detroit)
-Les photos des porcs de Wim Delvoye (tatoueur de cochons)


Pour rester dans la thématique «À LA FERME», consultez également ces articles:

-C'est pas la première fois qu'on parle de fermes...
-un hommage au plus beau métier du monde signé Pascal Henrard
-le récit d'anticipation « Si Montréal était une ferme »
-Les photos d'ambiance du lancement: Partie 1, Partie 2, Partie 3
-Le photomatron du lancement Partie 1, Partie 2, Partie 3
-Le texte de Robin Aubert, «Frida»


Et revisitez cette superbe mise en bouche signée Byebye Bambi!

La basse-cour d'Urbania

La poule
Le bouc
Le cochon
La lapine
L'âne

Découvrez le making-of de ces capsules.

WOW-LOL.

PS: S'abonner à Urbania ne coûte que 30$ par année!

BONUS:

Découvrez ce que Lisa LeBlanc pense d'URBANIA:



Et en guise de complément d'information, découvrez Le plancher des vaches sur le site de Radio-Canada Rive-Sud.





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http://urbania.ca/canaux/reportages/3403/special-a-la-fermeTue, 25 Sep 2012 10:19:51 EDTUrbania urbaniaterroiragriculturemagazinespecialfermea la fermereportagehttp://urbania.ca/canaux/reportages/3403/special-a-la-ferme
C'est pas la première fois qu'on parle de fermes...









Robert L. Evans est maire de Farmville
Une entrevue avec le maire de la vraie ville de Farmville. Pas du jeu sur Facebook.













Denis Lévesque, fondateur d'une ferme communautaire
Une entevue avec le Père Noël du Bio!













Agriculteur universitaire
Une entrevue avec le groupe P.A.U.S.E., responsable du premier jardin universitaire au Québec.













Gardien des poules de Rosemont
Une entrevue avec le gardien du seul poulailler de la ville de Montréal













Dresseur de chevaux
Une entrevue avec un passionné de courses de chevaux














La bataille d'Eccles Hill
Un petit topo vidéo sur un fait méconnu de notre histoire.













La ville de la semaine: Saint-Hyacinthe
Selon nous, St-Hyacinthe est la métropole agricole du monde. Rien de moins.













La ville de la semaine: Saint-Valérien
Et St-Valérien est son adjointe.













Marché Maisonneuve
L'épisode la série Montréal en 12 lieux sur le célèbre marché montréalais.













Le moment LOL hebdomadaire
C'est pas tout le monde qui est habitué aux animaux de la ferme.

Ça vous plaît?
Abonnez-vous à Urbania!]]>
http://urbania.ca/canaux/reportages/3398/cest-pas-la-premiere-fois-quon-parle-de-fermesFri, 21 Sep 2012 15:40:07 EDTUrbania élevagefermieragriculteuragriculturefermereportagehttp://urbania.ca/canaux/reportages/3398/cest-pas-la-premiere-fois-quon-parle-de-fermes
Élections 2012
6 septembre





Incitation à la violence
par @PascalHenrard






5 septembre






Les petits pas par @andredesorel






4 septembre






Voter pour les nuls
par @JudithLussier






31 août




Urbania supporte officiellement le vote intuitif par @_URBANIA






31 août





Mémo avant le sprint électoral final: vote avec ta tête, pour l'amour! par @aurelolancti





30 août






Mardi soir, on fait la fête par @JoleneRuest






30 août






Aux 18% d'indécis
par @PascalHenrard






29 août






Y a-t-il quelqu'un au bout du fil...électrique? par @justiciersurb






29 août






Alzheimer électoral par @andredesorel







28 août






En tournée avec Léo (et Gilles Proulx) par @JudithLussier






27 août





Voter stratégique par @votestrategique






24 août




Le dilemme de Gouin, suite et fin : Une promenade avec Nicolas Girard par @aurelolancti







23 août




Pourquoi pas François Legault? par @PascalHenrard








22 août





Charlie Aussant par @andredesorel







21 août





Le projet fou de la gauche par @JudithLussier







20 août






Voter? Par





17 août





Une balade dans Gouin avec Françoise David
par @aurelolancti





16 août





Indépendant pour l'indépendance
par @JudithLussier






16 août





La campagne n'aime pas la ville par @PascalHenrard






15 août





Faut qu'on se parle par @justiciersurb






15 août





François et Sylvain par @andredesorel






14 août





Le thé Salada est bon et Jean Charest est parfait par @JudithLussier





9 août






Cousin, scrutin et cie par @caththerrien






9 août






Moustache, bourrelets et idéaux par @PascalHenrard






8 août






Batman, ministre de la métropole par @justiciersurb






8 août





Comme la plus belle fille du bar...
par @andredesorel






7 août






Manon Massé: par-delà la moustache par @JudithLussier






6 août






Deux poids, deux mesures par @etiennecp






2 août






Devoirs de campagne par @caththerrien






2 août






Élections: merci Jean par @PascalHenrard






31 juillet






C'est parti! par @andredesorel






31 juillet






Lettre à ma mère fédéraliste par @JudithLussier






24 juillet





Les dépenses électorales par @JudithLussier






16 juillet






Blâmer la victime en 140 caractères par @etiennecp






13 juillet






Crisser le feu dans Twitter... et ce qu'il nous reste de crédibilité par @aurelolancti





12 juillet






Les voisins par @caththerrien






11 juillet






Le 4 septembre. Ou pas par @PascalHenrard






27 juin






Lettre («d'amour») pour Jean Charest par @andredesorel]]>
http://urbania.ca/canaux/reportages/3299/elections-2012Tue, 07 Aug 2012 14:41:15 EDTUrbania reportagesectionsCoalition avenir quebecPVONQSPLQPQclaude sabourinparti vertjean-martin aussantoption nationaleFrançoise DavidAmir Khadirquébec solidairefrançois legaultcaqPauline MaroisParti Québecoisparti libéralCharestprovincialquebecélections 2012électionselectionreportagehttp://urbania.ca/canaux/reportages/3299/elections-2012
Spécial Parisiens
Dans ce numéro, Urbania contourne les clichés parisiens pour raconter l’histoire de ce qui se cache derrière les beaux monuments et lieux mythiques de Paris à travers des rencontres exclusives. 

Vous y retrouvez:

- Cœur de Pirate qui ouvre les portes de sa chambre de l’Hôtel Amour
- les Cataflics qui font une visite assez surprenante des catacombes
- Charlotte Le Bon (ex miss météo de Canal +) qui nous transporte à travers la ville sur son scooter

Et ce n’est là qu’un petit aperçu de la panoplie d’histoires, toutes plus loufoques les unes que les autres, que l’équipe d’Urbania a dénichées pour réaliser ce numéro audacieux.

Cette édition sera disponible en kiosque dès vendredi le 22 juin à Montréal (et jusqu'en septembre 2012).
Pour ce qui est de la distribution à Paris, vous trouverez la liste de tous les points de vente ici:

http://urbania.ca/blog/3242/points-de-vente-a-paris-du-special-parisiens

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En exclusivité sur le web, ne manquez pas ces succulents articles que nous publierons peu à peu au cours de l'été:

-Une entrevue avec un sapeur pompier (29 juin)
-Un reportage sur le marché de St-Ouen, ainsi qu'un photoreportage dans ses allées (11 juillet)
-Une entrevue de Rad Hourani (18 juillet)
-Une soirée chez Jim Haynes, l'homme le plus coloré de Paris (25 juillet)


et évidemment, les aventures de Guindon en vidéo:

#1 - Les personnages
#2 - Les bateaux
#3 - Escapade au Parc des Princes
#4 - Balade en métro
#5 - Le vélib'

et une capsule Vox Pop: Le Québec vu par les Français


Une image vaut mille mots:


LOL.]]>
http://urbania.ca/canaux/reportages/3177/special-parisiensThu, 21 Jun 2012 10:39:12 EDTUrbania reportagefrancespecial parisiensparisienspecialparishttp://urbania.ca/canaux/reportages/3177/special-parisiens
La petite histoire du dentierLes Égyptiens conçoivent des prothèses dentaires en bois de sycomore et en ivoire, qui sont fixées aux gencives par des crochets en or. C’est sûrement ce fait historique qui a inspiré les ornements buccaux bling-bling de Lil Wayne.

990
Le métier de dentiste n’existe pas encore. N’importe qui peut jouer dans la bouche des gens qui ont les dents détériorées par la malnutrition et la maladie – le curé, le barbier ou l’amie de la famille qui a un certain talent pour le macramé. À l’époque, les techniques utilisées sont plutôt barbares : décapitation de la dent par bris de la couronne ou ablation de la dent tout court. Heureusement qu’en Espagne, le chirurgien arabe Abulcasis, est là pour remplacer les dents manquantes par des os de bœuf taillés. L’inconvénient majeur pour les gens ayant subi ce genre d’opération est qu’ils se font régulièrement poursuivre par des troupeaux de vaches en rut qui essaient de les frencher. Certains résistent, d’autres succombent.

1560
Durant la Renaissance, on fabrique les premiers dentiers complets avec des dents humaines recueillies sur les cadavres gisant dans les champs de bataille. Les fermentations bactériennes qui se développent dans la bouche des patients engendrent une haleine de chacal décomposé, régurgité, puis trempé dans un bouillon putride de flétans et d’excréments liquides. Une modification de matériau dentaire s’impose.

1749
Jusqu'à la moitié du 18e siècle, les prothèses dentaires se portent dans un but uniquement esthétique et ne sont pas utilisées lors des repas, compte tenu du fait qu’on ne peut être assuré qu’elles resteront dans la cavité buccale lorsque viendra le temps de mâcher son ragoût de boulettes. Quoi de plus gênant que de retirer de sa bouche une fourchette sur laquelle est piquée une boulette, elle-même piquée à un dentier et ce, devant un auditoire ahuri qui reluque notre gueule transformée en une crevasse aux contours fripés et flasques? Rien.
 
1750
L’apothicaire français Alexis Duchâteau de Saint-Germain-en-Laye invente les premiers dentiers de porcelaine. Il découvre que ce matériau — à l’inverse de l’ivoire, qui finit par brunir —, reste plus blanc plus longtemps. Contrairement à la marque populaire.

1807
Maggiolo, chirurgien-dentiste français, est le premier prothésiste à fabriquer un dentier que les patients peuvent enlever et remettre à leur guise. Juste après cette invention, on a commencé à soigner des enfants qui, après avoir vu les dents de mémé sur le bord de l’évier, ont souffert d’un grave choc post-traumatique. C’est aussi durant cette période que sont nées les blagues de grand-maman qui enlève son dentier pour « taquiner » grand-papa... ou un jeune homme aux fantasmes discutables.

1818
Les dentiers tiennent maintenant grâce à des fils fixés dans les gencives. On disait de ces prothèses qu’elles étaient fragiles, mais surtout bruyantes. (On a demandé à Hi ! Ha ! Tremblay de nous parler des différents sons que peuvent générer les dentiers. La réponse bientôt sur www.urbania.ca)

1889
Probablement après avoir lu une BD de Spiderman ou débouché des toilettes, la maison française Contenau & Godart Fils conçoit une prothèse dentaire maintenue dans la bouche par un effet de succion, utilisant l’adhérence du caoutchouc mêlé aux muqueuses pour s’accrocher au palais de tonton. Hmm… Imaginer pépé retirer ce type de dentier engendre en l’esprit une onomatopée charmante.

20e siècle
À partir de 1910, les techniques de fabrication et la qualité des matériaux des prothèses dentaires progressent de façon fulgurante. On commence notamment à concevoir des dentiers en résines acryliques, en acier inoxydable, en vinyle, en Vitallium, en aluminium manganèse et en verre. Enfin, les vieux peuvent mordre à pleines dents dans des centaines de pommes d’amour et faire de beaux sourires à la Sébastien Benoit.]]>
http://urbania.ca/canaux/reportages/1863/la-petite-histoire-du-dentierThu, 06 Jan 2011 11:01:46 ESTNadia Essadiqidentierhttp://urbania.ca/canaux/reportages/1863/la-petite-histoire-du-dentier
Un tchador en peau de castor
Ceux-ci sont très fréquentés par des maghrébins à la pêche aux occidentales.  Prisonniers du chômage et d'une situation sans issue, ces derniers cherchent sur la toile la bonne pâte qui les tirera de leur marasme, en acceptant de les épouser et les parrainer.

Ces Marocains, pour la plupart, sont romantiques, charmeurs, convaincants et insistants. pas étonnant que les femmes autochtones, peu habituées à se faire chanter la pomme avec autant de verve, s'énamourent.
Ainsi, dans un bon nombre de réserves francophones du Québec, on trouve des femmes qui vivent, ont vécu ou sont en relation épistolaire avec des Marocains. Certaines se sont même converties à l’islam.

C’est une de mes amies autochtones, vivant dans la réserve du Plateau Mont-Royal, qui a été la première à me parler de ces histoires, qui la faisaient rigoler. Avec ses copines demeurées sur la Côte-Nord, elle échangeait des potins du genre: « Savais-tu qu’une telle est allée au Maroc rencontrer son fiancé? » Nous étions en plein cœur de la « crise » sur les accommodements raisonnables et j’ai décidé d’emblée qu’il me fallait faire un reportage sur cette immigration en région plus qu’éloignée.

Avant de réaliser ce reportage, je croyais connaître le Québec. J’avais fait la Côte-Nord, l’Abitibi, la Gaspésie, l’Estrie, la Mauricie… Mais quand je suis arrivée au bout d’un pont de bois suspendu, à une centaine de pieds au-dessus de la tumultueuse rivière Saint-Maurice, dans un désert d’épinettes noires, je me suis rendu compte que j’ignorais tout des réserves autochtones, de la misère noire des Montagnais, des Algonquins ou des Attikameks. Quand on pénètre dans une réserve, on pénètre dans un monde à la fois onirique et trash. C’est un choc. Un vrai. Celui qui pogne dans le ventre, celui qui transporte dans sa tête, dans son histoire, dans les tripes de notre inconscient collectif de coureurs des bois.

Quand je suis arrivée à Wemotaci, il était à peine midi. Quelques gaillards, avec casquettes et chemises de chasse, titubaient autour de leurs gros pick-ups et des femmes buvaient au goulot des bouteilles de rouge dans des sacs de papier brun. J’ai fait le tour de la réserve, de ses rues de poussière, où jappaient des hordes de chiens errants.
Partout, des gamins conduisaient des quatre roues. En face de l’auberge en fausses brique, se trouvait la station de train, un lien avec le monde. Un tas de pierres jonchait un abri de béton défoncé et bariolé de graffitis avec une affiche marquée d’une seule lettre: « W » pour Wemotaci. Un arrêt au milieu de nulle part dans le territoire immense de cette nation qui est demeurée nomade, jusque dans les années ’60.

Sur la galerie de l’auberge, un indien paraplégique et tatoué mangeait une poutine. À l’intérieur, la gérante, une femme dans la cinquantaine, la croix dans le cou, les yeux bleus, d’une bonté toute chrétienne, m’a expliqué que les Indiens étaient « ben fins, mais pas ben vaillants ». Elle a souri avec indulgence. Je lui ai coupé la parole pour lui parler du sujet qui m’amenait là: les Marocains. Elle en avait entendu parler. Du doigt, elle m’a montré une Indienne attablée dans la salle à manger: « Elle, elle pourrait t’en dire plus », me dit-elle.
Elle, c’est une représentante de l’Association des femmes attikameks. Ça faisait des semaines que j’essayais de lui parler, mais elle ne retournait pas mes appels. Je me suis approchée, puis présentée. J’ai été reçue avec une brique et un fanal: « Je ne vous ai pas rappelée parce que je sais que vous allez encore parler en mal des femmes autochtones. Je ne fais pas confiance aux journalistes blancs. De toute façon, qu’est-ce que ça peut vous faire que nos filles se marient avec des Marocains et qu’elles se convertissent à l’Islam? » Ce qui m’a frappé dans son discours n’était pas son hostilité ouverte, mais l’accent avec lequel elle s’exprimait. Elle traînait sur les voyelles, lancinait sur les consonnes, roulait chaque mot doucement dans sa bouche.

Deux désespoirs qui se rencontrent
Assise sur la terrasse de l’auberge, j’ai observé les allées et venues des pick-up. Dans la nuit odorante de la forêt boréale, les Indiens venaient acheter de la bière. J’attendais Suzanne Chilton et son mari Azziz.

Suzanne est la première femme amérindienne à avoir accepté de me raconter son histoire. Pourtant, j’ai téléphoné dans toutes les communautés, j’ai parlé avec des dizaines de personnes, mais en vain. Le sujet est délicat, tabou même. Surtout depuis la crise d’Oka. Les journalistes blancs n’ont pas bonne presse dans les communautés. Or, Suzanne s’assume. C’est une femme libérée et ouverte. Policière sur la réserve, elle et ses amours sont connues de tous. Elle m’a invitée spontanément à venir la rencontrer à Ouémon.

Le couple improbable est arrivé à notre rendez-vous. C’est une femme joufflue, rieuse, volontaire. Elle m’a dit qu’elle allait régulièrement à la chasse au castor et à l’orignal avec sa famille et ne s’offusquait pas de la présence insistante des maringouins.
Lui était maigre. Il venait de là où poussent les nectarines et coule le thé à la menthe. Il m’a avoué qu’il avait froid dans son petit manteau de nylon et s’étonnait encore du Canada qu’il avait gagné à la loterie. Que son beau-frère voulait l’amener faire du canot sur la rivière, mais qu’il avait peur des rapides. Que les jeunes de la communauté se suicidaient et qu’il ne comprenait pas pourquoi. Qu’il ne buvait pas et qu’il devait être un des seuls ici. Et qu’il mangeait hallal.

Suzanne et Azziz m’ont raconté leur histoire candidement. Il m’a expliqué qu’il avait simplement décidé d’envoyer une bouteille à la mer. « Mon seul espoir, c’était de trouver une femme à l’étranger pour me sortir de là », m’a-t-il dit simplement. Suzanne était inscrite sur un site et il est tombé sur elle. Elle, elle est tombée dans le panneau. Alcoolique et suicidaire, elle était aussi désespérée que lui.

Au bout d’un échange épistolaire soutenu, elle s’est rendue au Maroc passer quelque temps avec lui. Ils se sont mariés, il y a deux ans. Aujourd’hui, ils ont un enfant, une fille magnifique. Elle s’est convertie à l’islam et a cessé de boire.

En regardant Azziz, je ne pouvais faire autrement que de penser au dicton: « Tel est pris qui croyait prendre. » Tous ces efforts, tous ces rêves d’Amérique pour se retrouver dans un autre tiers-monde, car il s’agit bien de cela. La couleur de la misère y est ici différente, mais aussi vive et tenace. Une réalité relayée par les médias quand elle vire au tragique, mais ignorée au quotidien. Combien de Blancs ont déjà franchi le pont de Wemotaci et celui des préjugés sur les Indiens? Peut-être plus de Marocains que de purs laine.

Avant de quitter la réserve, j’ai rencontré Marcia, une des voisines de Suzanne, qui en est à sa deuxième histoire d’amour avec un Marocain. Pendant sa première idylle, elle aussi s’est convertie à l’islam. Aujourd’hui, dans son petit logement en plein cœur du village, elle s’installe plusieurs fois par jour pour faire sa prière. Elle se branche d’abord sur un site musulman où on entend en direct un imam chanter et puis s’agenouille sur un tapis orienté vers La Mecque. En plus d’avoir cessé de boire et de ne plus vouloir mettre fin à ses jours, Marcia porte aussi le foulard islamique. « Ça protège des mouches noires », me dit-elle.

* * *

Je garde un souvenir impérissable de cette image: l’image d’un Québec qui a définitivement tourné une page de son histoire, même dans le bois, même chez ces autochtones que l’on ne connaît pas.

À quand un tchador en peau de castor?
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http://urbania.ca/canaux/reportages/875/un-tchador-en-peau-de-castorThu, 19 Nov 2009 17:55:23 ESTÉmilie Dubreuilwemotacimarocainquebecreservetchadorreportagehttp://urbania.ca/canaux/reportages/875/un-tchador-en-peau-de-castor
Une nuit avec Capone
À la suite d’une entrevue avec une travailleuse de rue du Centre-Sud, j’ai décidé de passer une nuit dans Ville-Marie avec un gars de la rue : Capone, l’un des itinérants les plus célèbres de Montréal et les plus respectés du milieu, un leader, un vieux de la vieille qui consomme encore, mais qui sait à quel moment s’arrêter. Avec lui, je savais que j’aurais accès aux endroits de la ville où la madame de la rue Panet n’a jamais mis pied et surtout, je savais que je serais en sécurité. Un peu comme la fille qui sort avec le boss de la gang au primaire. Le 31 août, le jour du chèque, je l’ai contacté pour lui demander de passer la nuit en sa compagnie. Il a accepté de me rencontrer le soir même, au coin des rues Sainte-Catherine et Berri.

31 AOÛT / 20 H 30, AVENUE LOUIS-HÉBERT / 

La météo annonce de la pluie. Après maintes hésitations, je décide d’enfiler mon manteau et ma casquette noire. Je garde mes souliers en vernis rouge par simple coquetterie. Avant de partir, j’appelle mon ami David pour lui demander de laisser son cellulaire ouvert. Réflexe de fille de la Rive-Sud. 

21 H, RUE SAINTE-CATHERINE / 

Devant le Archambault Berri, j’attends Capone, qui surgit finalement de nulle part. Il est vêtu d’un chandail à capuchon blanc Ogunquit, d’un pantalon d’armée, et ses longs cheveux bruns sont coiffés d’un béret basque. L’homme qui se tient devant moi n’a rien du sans-abri cliché avec des vêtements troués et des dents jaunes. Bien au contraire. Il a l’air d’un bum, voilà tout. En le regardant, je me demande une fois de plus dans quoi je me suis embarquée. 

Je lui propose d’aller prendre un café, histoire d’apprivoiser le personnage et surtout pour m’assurer que je suis bel et bien en sécurité, seule, avec cet homme aux mains serties de bagues en argent et enrobées de gants de cuir. 

21 H 15, RUE SAINT-DENIS / 

Sur la terrasse du Second Cup Saint-Denis, Capone me raconte son histoire. Né sur la Rive-Sud, il a connu une enfance heureuse : famille de classe moyenne, parents aimants, travaillants. S’il s’est retrouvé sans logis, c’est à cause d’une histoire avec la police qui a tourné au vinaigre. Recherché, il a choisi de refaire sa vie dehors et d’emprunter l’identité du célèbre mafieux pour ne pas se faire retracer. Voilà douze ans qu’il est sans domicile fixe, douze ans qu’il vit dans des squats dissimulés partout sur l’Île et qu’il passe ses nuits emmitouflé dans son manteau en carbone, plutôt qu’à la Mission Old Brewery. Pour lui, la rue, c’est un mode de vie qu’il prend au sérieux. Même s’il consomme toujours de la drogue, il oeuvre à titre de « pair aidant » auprès des autres itinérants et toxicomanes. Il leur fournit des seringues, il les conseille, les guide, écoute leur souffrance. Sa façon à lui d’oublier la sienne.

Une fois mon café terminé, je suis prête à partir. Étonnamment, naïvement peut-être, Capone m’inspire confiance. « Avant de partir, faut que j’aille acheter des cigarettes, dit-il. Je connais un Indien qui m’en vend 200 pour 5 $ pas loin de la Place Dupuis… » 

23 H, RUE SAINT-HUBERT / 

Premier arrêt, Capone m’entraîne dans un stationnement de la rue Saint- Hubert. « Ici, c’est l’un des gros points de vente de drogue du Quartier Latin », dit-il. Derrière des conteneurs, une quinzaine d’hommes discutent, vont et viennent, s’échangent des smokes, se passent de la dope. Un vrai tourbillon. Capone parle à tout le monde et moi, je reste bien collée à ses côtés. Je les regarde délirer, en leur renvoyant des sourires forcés. 

—Toi, t’es une bourgeoise ? me lance soudainement Capone. 
—Euh… non… Ben, ça dépend… 

Je regarde mes souliers en vernis rouge. La fille du 450 est démasquée.

MINUIT, RUE ONTARIO / 

Capone et moi remontons la petite rue Champlain. Il fait sombre. Arrivés coin Ontario, je m’arrête devant le CitiBar : un bar qui a l’air clean vu de l’extérieur, mais où traînent toujours une trâlée de transexuels. Capone accepte de m’y accompagner. 

Je passe la porte et balaie le bar du regard. L’endroit est plein à craquer. Prostitués transexuels et clients de tous les genres jouent au billard, boivent de la bière, se draguent. Je suis la seule fille, fille. Puis, mes yeux se fixent sur le stage : en avant de moi, un homme déguisé en femme, coiffé d’une ridicule perruque blonde et vêtu d’une paire de jeans très serrée fait du lipsync sur une musique d’Annie Villeneuve. La scène est surréelle. Incapable de contenir mon malaise, j’éclate de rire et demande à Capone de sortir. 

Une fois à l’extérieur, nous marchons quelques pas avant de nous immobiliser coin Ontario et Papineau. Capone me parle de l’ancienne piquerie qu’il y avait autrefois en haut du Pub Jacques- Cartier. 

—L’auberge Jolicoeur, c’t’ait la pire piaule qu’y’avait pas. Les filles allaient là avec leurs clients. Les gens se piquaient dans les chambres… Pis le proprio de l’hôtel était trop con pour mettre des bacs pour les seringues, fait que y en avait toujours plein dans les conteneurs dans la ruelle en arrière. Le monde allait fouiller dans les vidanges pour les prendre, pis y se faisait des wash avec. 

—Des wash ? 
—C’est quand tu vides plein de seringues, pis que tu récupères toute le liquide pour te l’injecter. 

Je ravale ma salive silencieusement.

—Mais tu l’sais qu’Ontario c’est la rue de la prostitution ? 
—C’pas Sainte-Catherine ? 
—Ben c’est différent. Les filles chargent pas 150$ comme sur Sainte-Cath. Elles ont pas de pimp non plus. Ici, elles font ça pour moins cher, genre 10-20 piasses. Pis elles sont à leur compte. 
—Elles sont où, là, j’les vois pas ? 
—On est le premier du mois. Elles ont pas besoin d’argent. Elles sont dans les crackhouse en train de consommer leur chèque. 
—Ils sont où, les crackhouse ? 
—Ben, y en a beaucoup dans Hochelaga, sur Sainte-Catherine, sur Lafontaine. Beaucoup aussi dans le Quartier latin et dans Montréal-Nord. Avant, y en avait plein sur les avenues à Verdun, mais la police est rentrée là-dedans. Depuis, ça se passe au métro Charlevoix, dans Pointe-Saint- Charles. Faut dire qu’les crackhouse, ça a beaucoup changé dans les dernières années… Avant, c’était le milieu [nldr : le crime organisé] qui gérait ça. Ils louaient un appartement et les gens s’y rendaient pour consommer. Aujourd’hui, les dealers prennent possession d’un lieu désaffecté, souvent insalubre, pis ils l’occupent. Les clients s’y rendent pour consommer du crack et certaines filles amènent leurs clients, jusqu’à ce que les voisins s’en rendent compte pis qu’ils appellent la police. Généralement, ça dure un mois. Ensuite, ils changent de place. 

À ce moment précis, je ferais tout pour que Capone me fasse visiter l’une de ces crackhouse. Pour voir des gens paranoïer parce qu’ils sont trop high et devenir complètement fous parce qu’ils sont trop low. Je veux voir des seringues, du sang, des wash, du crack. Découvrir son monde qui est à des années-lumière du mien. 

—Crois-tu que tu pourrais m’y emmener ?

00 H 30, RUE DUFRESNE / 

Mon guide m’entraîne sur Dufresne, située juste derrière la prison Parthenais. Capone s’immobilise devant un duplex. « Avant, j’avais un crackhouse au deuxième », explique-t-il. « Y avait une file d’attente presque aussi longue que la rue pour entrer ! » Aujourd’hui, impossible de se douter de quoi que ce soit : le crackhouse est devenu un appart tout ce qu’il y a plus de normal. Meublé Ikea. Sa phrase à peine terminée, il se retourne pour sonner à la porte derrière lui. « Ça te dérange-tu, on va arrêter chercher des cigarettes chez mon ami ? » Je n’ai pas le temps de répondre que la porte s’ouvre déjà. 

Un homme d’une cinquantaine d’années apparaît. 

—Salut Capone. 
—Est-ce que Dédé est là ? 
—Entre. 

Un épais nuage de fumée s’échappe de l’appartement meublé de bibelots de chats, de statues de la Sainte-Vierge et d’un immense écran géant branché sur Musimax. Trois gars sont assis autour de la table en mélamine noire couverte de bouteilles de Boréale, de pailles, de cigarettes et de cendriers. Le premier, c’est Dédé. Un grand maigre, souriant. À côté de lui, en chemise blanche avec des bretelles, c’est Gérard. Il a l’air si âgé qu’il pourrait être mon grand-père. Et finalement, à l’autre bout de la table, Marc, le plus jeune des trois, qui porte un chandail psychédélique de Yes. 

—A’ veut de la neige ? demande Dédé. 
—Non, c’t’une journaliste. Elle fait un article sur la rue. 
—Ah bon. Assis-toi. Veux-tu quelque chose à boire ?

Verre de Coke à la main, je m’assois sur la chaise berçante en cuir, en me disant que ma mère ferait sûrement une syncope si elle me voyait dans cet appart’ de Centre-Sud. Je suis à peine installée que Dédé, complètement gelé, déballe son sac. 

—T’sais la rue, c’est pas plus beau, pas plus laid. C’est juste différent. Moi avant j’avais toute. Une maison, un chalet, des enfants, une femme. Toute. Pis j’ai toute quitté. Il fallait que je l’essaie. J’suis resté là un maudit boutte, pis j’ai aimé ça.

On est comme une grande famille dans la rue. Là aujourd’hui, j’t’en appartement pis je pense rien qu’à une chose : y retourner. 

—Étais-tu heureux dans la rue ? 
—Oui. 
—Plus que maintenant dans ton appartement ? 
—Oui. J’ai peine à croire ce qu’il me raconte. Mais je le crois sur parole. Dédé est trop vieux, trop expérimenté pour jouer une game. Il poursuit : 
—T’sais l’hiver, quand tu te r’trouves dans un champ, tu’ seul, pis qu’y fait moins vingt, tu penses à toi, à ta vie. La rue, c’est le meilleur endroit pour faire le point. J’étais bien, pis je manquais jamais de rien, surtout pas à manger.

Ceux qui mangent pas, c’est parce qu’ils sont trop paresseux pour se lever le cul pour aller en chercher. Y a 116 organismes qui donnent de la bouffe à Montréal ! Moi, j’tais même plus gros quand j’étais dans la rue… 

Impossible d’interrompre Dédé. Pendant une heure, il enchaîne les histoires, comme les cigarettes. Il parle de Céline Dion qu’il aime tant. De Nancy, une prostituée qui a reçu de la coke de sa mère pour ses 13 ans. Elle en a aujourd’hui 26, elle souffre de troubles bipolaires et vient de tomber enceinte de Michel, un transexuel. Je l’écoute et renvoie la balle, tout en retenant mes haussements de sourcils et mes cris d’étonnement… Soudain, Dédé arrête de parler pour appeler son pusher. Dix minutes plus tard, il tient entre ses mains un minuscule tube de verre. 

—S’cuse-moi de faire ça devant toi ma chérie, mais t’es chez nous. 
—Non, non. Ça va. Je lui réponds que ça va, mais ça ne va pas du tout.

J’ai les mains moites, le coeur qui bat comme lorsque j’étais petite et que j’attendais en ligne pour faire le Boomerang à la Ronde. Stay cool. La tête dans un nuage de fumée, Dédé place la fiole au-dessus de sa bouche. Je détourne les yeux vers la télé qui diffuse un vidéoclip de Marie-Mai, mais c’est plus fort que moi : il faut que je regarde. Puis il incline légèrement la tête, inhale, expire. Rien de trop traumatisant. 

Quelques secondes plus tard, Capone se lève pour aller aux toilettes. J’attends. Dix, quinze, vingt minutes... Puis, il revient. Incroyablement calme. Alors qu’il était si verbeux depuis le début de la soirée, voilà qu’il se referme comme une huître et qu’il arrête de parler. Je sais par son attitude qu’il a consommé. Mais quoi? Plus tard, lorsque je lui demande ce qu’ils ont pris, Capone m’avoue que c’était du crack. 

Il est trois heures du matin. Je propose à Capone d’y aller. En sortant de l’appartement, Dédé nous suit, fait un court arrêt au parc Coupal et revient. « Je viens de voir la petite Marie dans le parc », dit-il. « Quand je suis arrivé, elle chialait qu’elle n’avait pas eu de client. J’lui ai donné une cigarette, pis une auto est arrivée pour l’embarquer. J’crois ben que j’lui ai porté chance ! » Porté chance. 

3 H, RUE SAINTE-CATHERINE EST / 

—Bon, tu veux voir c’est quoi un crackhouse ? 
—Oui. 

Capone m’amène de l’autre côté du pont : dans Hochelaga, là où ça brasse pour vrai. Nous marchons sur la rue Sainte-Catherine et il s’arrête devant un appartement complètement délabré qui donne sur la rue. « Ici », dit-il.

Nous ouvrons la porte du bloc qui est débarrée. À l’intérieur, une série de portes, dont l’une où il est inscrit « Albert » à la mine. Plus loin, on entend du bruit, et de la fumée s’échappe de sous la porte. « C’est là », dit Capone. Mon pouls s’accélère. Il me regarde, hésitant… 

Puis me ramène dehors. 

« Je peux pas t’amener là, c’est trop dangereux », dit-il. « Les gens qui entrent dans les crackhouse doivent absolument consommer... Quand ils ont fini, ils doivent partir pour laisser la place à d’autres. Ils n’aimeraient pas ça que tu sois là, pis y se douteraient de quelque chose s’il te voyait. Surtout le dealer. Pis en plus y a du monde qui font des psychoses… Non, c’est trop dangereux. » 

4 H 30 BOULEVARD SAINT-LAURENT / 

Sur le chemin du retour, je le bombarde de questions. 

—Pis les hlm Jeanne-Mance, en face du cégep du Vieux, c’tu vrai que c’est fou ? 
—Moins qu’avant. Nous autres on appelle ça le « Project ». C’est les Noirs qui contrôlent ça. 
—Pis Saint-Laurent/Sainte-Cath, c’tu encore là que ça se passe ? 
—C’pas si pire que ça. C’pas dan-ge-reux. 
—Qu’est-ce que tu regardes à terre ? 
—Rien. 
—Là, comment est-ce que tu vois Montréal ? 
—Comme toi. 

Visiblement, Capone commence à en avoir marre de toutes mes questions. Puis il s’arrête devant un hôtel coin Sainte-Catherine et Saint-Laurent : le Botero. « Là, c’est le plus grand bordel en ville. C’t’un motel de passes. Moi, j’rentre jamais là, y a toujours des descentes », dit-il. La porte est ouverte. Devant moi, un immense escalier orange. Mon coeur bat à tout rompre à la seule idée d’y rentrer.

HÔTEL BOTERO, UNE SEMAINE PLUS TARD 

Je grimpe les escaliers oranges. Au comptoir, je demande une sieste d’une heure en échange de 20$. L’employé m’assigne la chambre la plus isolée de l’hôtel, en me tendant deux débarbouillettes. Même pas de clé. Dans les corridors, je croise des hommes et des femmes qui courent de tous bords tous côtés à la recherche de smack. Je croise des prostituées tellement puckées, aux bras de leur client tellement straight. Dont l’une, qui a l’air âgée d’à peine 15 ans. Une fois dans la chambre, le photographe prend quelques photos du lit insalubre et des draps jaunis, dans lesquels même un sans-abri n’oserait pas se coucher. Chaque fois qu’il appuie sur le déclencheur, je simule des cris de jouissance pour camoufler le bruit de son appareil et éviter tous soupçons. Après vingt minutes à tourner en rond, je sors de la chambre. Dans le corridor, un autochtone, complètement stone, bave par terre. Je fais mon chemin jusqu’à la réception, remets les débarbouillettes au commis, puis part en lui feignant le sourire de la fille qui vient de baiser. 

6 H, RUE BERRI / 

De retour à notre point de rencontre, je dis au revoir à Capone, épuisée. J’ai le goût de le serrer dans mes bras, mais je me retiens. Je dis merci, puis rembarque dans ma voiture. 

7 H, AVENUE LOUIS-HÉBERT / 

J’arrive chez moi, prends un grand verre d’eau et saute dans mon lit pour m’enrober dans ma couette blanche en plumes d’oie. Je suis complètement vidée. Incapable de fermer l’oeil.
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http://urbania.ca/canaux/reportages/776/une-nuit-avec-caponeTue, 20 Oct 2009 11:14:13 EDTCatherine Perreault-LessardCaponeprostitutionintinérancecrackhousecrackmontrealcatherine perreault-lessardcatherine perreault-lessardurbaniahttp://urbania.ca/canaux/reportages/776/une-nuit-avec-capone