Urbania - conversationshttp://urbania.caTurbulent Media RSS Builder v1.0http://www.rssboard.org/rss-specificationSun, 01 Feb 2015 17:43:17 EST60Dans la tête d'une groupie de Bachar El-Assad

Cheveux blonds décolorés, eyeliner prononcé, lèvres rosies au stick, Diana J. franco-syrienne née à New-York et qui n’a jamais vécu en Syrie, est un personnage bien connu des milieux pro-Assad à Paris.

A 21 ans, elle fait partie des organisateurs des manifestations pro-Assad dans la capitale française, auxquelles ont participé Dieudonné, Frédéric Châtillon ou la négationniste Ginette Skandrani. Elle est aussi membre fondateur du « Club Franco-Syrien » – une OBNL créée en juin pour « encourager les relations amicales et culturelles entre la communauté syrienne et le peuple français. »

Le 17 juillet elle partait pour Damas « avec une délégation de 80 personnes » pour « leur montrer la réalité du terrain. » En 5 points, l’étudiante en droit nous donne sa version de la guerre la civile qui détruit son pays :

1: Sur le soulèvement en Syrie
« Le soulèvement... Moi je suis Syrienne et jusqu’à maintenant, je ne l’ai pas vu. J’ai déjà vu quelques manifestations mais ça ne représentait pas plus qu’un quartier de Damas! Quand un quartier veut décider pour 23 millions d’habitants... la démocratie, c’est quand même la tyrannie de la majorité! Je n’ai jamais vu une vidéo avec une foule imposante, comme les foules qui sont pro-Assad.

Malgré ça Bachar a voulu discuter avec eux, a proposé des réformes. Comme l’Occident pensait qu’il allait réprimer, ils se sont dit ‘‘Plan B’‘. Le lendemain, les terroristes sont sortis comme des fous, ont tiré sur les gens... Pour chaque pays, on est obligé de trouver une petite histoire, un mélodrame, genre les enfants qui se sont fait torturés. C’est une campagne de diabolisation. A part les ‘‘on a dit’‘, vous les connaissez personnellement? Vous avez des noms en particulier à me donner?

Chaque conseil de l’ONU est précédé par un massacre qui aurait été commis par les forces du gouvernement. Houla, Treimsa... Ce n’est pas logique! Ils ont profité des soulèvements populaires en Tunisie pour faire un soulèvement en Syrie. Quand Bachar est arrivé, les Occidentaux parlaient de printemps de Damas. Ils se sont dits : ‘‘C’est un jeune, il doit être con, on va la lui faire’‘. Et ils se sont aperçus que non. »

2: Sur le traitement médiatique
« On dit qu’il y a une liberté de la presse en France... Elle est relative aux problèmes internes. Quand il s’agit des questions internationales, la plupart des médias suivent la ligne du gouvernement. L’Irak, la France était opposée à une intervention, les journaux appelaient à manifester contre la guerre. Là, la France est pour une intervention en Syrie, on voit que les médias suivent cette ligne.

Moi je regarde des chaînes syriennes, libanaises, des blogues qui eux sont vraiment sur le terrain. Comme l’Armée Syrienne Electronique, un groupe de jeunes qui se sont organisés et qui ont fait pleins de groupes sur Facebook et Twitter. Il y a un attentat, ils vont sur les lieux, prennent des photos. Ou par exemple ils vont sur le site du Monde, et ils mettent tous des commentaires en même temps. Du coup, ça fait exploser un peu leur serveur!

«Le Qatar c’est l’Oncle Sam en Djellabah.» 
Al-Jazeera a toujours les premières images. Ils travaillent ensemble [avec les rebelles, ndlr]! Parce qu’Al-Jazeera, c’est qatari. L’Emir du Qatar, il est contre nous à fond, à 200%. Le Qatar, les 3/4 de son territoire ce sont des bases américaines. Le Qatar c’est l’Oncle Sam en Djellabah. Al-Jazeera c’est une boîte noire (sic). Pour la Libye, ils avaient recréé une place verte au Qatar! Ils fabriquent des vidéos, font des trucs incroyables. »

3: Sur la démocratie syrienne
« Si la Syrie est une démocratie? Par rapport aux autres pays arabes, on n’a rien à envier! En Syrie on a un minimum de liberté! On peut critiquer, faire ce qu’on veut. La Syrie a eu un parlement en 1917, alors qu’aucun pays arabe n’en avait à l’époque. On a des élections législatives, dans la région on est des démocrates. Quand Bachar est venu au pouvoir il y a eu un referendum. Malgré cette question sécuritaire, on arrive à concilier les deux : la Syrie est moderne, elle se développe. Avant Hafez, chaque mois on avait un coup d’État en Syrie. Faut voir ce qu’il a fait! Il a apporté la laïcité, la tolérance. Nous les Syriens, on se démocratise seuls. La démocratie française, on n’en veut pas.

En Syrie, on a une opposition interne, pacifique. Mais là, c’est une opposition étrangère, des gens qui n’ont pas vu la Syrie depuis 30 ans, qui travaillent au Quai d’Orsay et très proches de Juppé [ancien ministre de la Défense, puis des Affaires Étrangères, sous Sarkozy]. Eux, ce sont les laïques qu’on met sur le devant de la scène pour faire genre. Mais derrière, à 90% ce sont les Frères musulmans. Des terroristes qui vont faire le Jihad ! Des ‘‘Allah Ouakbar’‘ (sic)... »

4: Sur Bachar El-Assad
« Bachar est éduqué, il est jeune, il est ouvert. Et surtout il n’a pas plié devant l’Occident. Je le trouve très beau. Et Asma aussi. Elle est très éduquée. Elle a fait Harvard. Je l’ai rencontrée à Paris, à l’Institut du Monde Arabe en 2007. Elle donnait une conférence et j’ai pu lui parler. Je lui ai dit que j’étais Syrienne, que je venais d’être admise à Sciences-Po, que je voulais travailler avec la Syrie. Elle m’a dit ‘‘Oui, oui, c’est très bien!’‘ On a parlé genre 15 minutes, j’ai même pris une photo avec elle. Normal quoi! Mais Bachar aussi hein! Le jour où il est parti de France en 2007, l’ambassade a appelé les Syriens: ‘‘Si vous voulez lui dire au revoir, il est dans cet hôtel-là.’‘ On est tous partis à l’hôtel, quand il est descendu dans le hall ma mère lui a sauté dessus et lui a fait un bisou!

Bachar El-Assad, il conduit sa voiture tout seul! Lors d’une manifestation place des Omeyades, il est sorti de sa voiture discuter avec les opposants. Alors que c’était très dangereux! Là j’ai mon bracelet [I love Syria & El Assad, ndlr] mais chez moi j’ai toute la panoplie: y’a aussi des macarons, des foulards, des gants! »

5: Sur le voyage
« Je pars demain [le 17 juillet, ndlr] avec une délégation. On est un groupe de 80 personnes : il y a des Français, des Algériens, des Arabes, des Vietnamiens, des Chinois. C’est ouvert à tout le monde. On dit :’‘Venez voir comment est la réalité du terrain’‘. On paie nous-même notre billet. On a déjà organisé un voyage en mai avec des non-Syriens qui sont venus et qui ont été étonnés par ce qu’ils ont vu. On avait fait une prière commune aux Omeyades, à l’Église de Damas. On a vu notre mufti de la République. Là on va aller à la tombe du soldat inconnu et à l’hôpital militaire de Tesirim pour rendre visite aux soldats blessés.

Sur place, il y a une équipe, les « Jeunes Volontaires de Damas », qui nous accueille. L’hôtel, c’est environ 25 dollars la nuit. Le billet est à 400 euros. Le séjour dure une semaine. On sera dans des endroits sécurisés dans Damas. Les risques sont minimes. On sait que les attentats, ils le font le vendredi. Alors le vendredi, on ne sort pas beaucoup.

Le soir, on fait la fête. Le peuple syrien est un peuple qui aime vivre la nuit. S’il y a des attentats, ils continuent à sortir la nuit. Et puis c’est très sûr. Avant les problèmes en Syrie je pouvais sortir à 4 heures du matin avec de l’or plein les mains, y’avait rien! Pas de voleurs! »


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http://urbania.ca/canaux/conversations/5601/dans-la-tete-dune-groupie-de-bachar-el-assadTue, 27 Jan 2015 11:46:10 ESTStreetpress el-assadsyriereportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/5601/dans-la-tete-dune-groupie-de-bachar-el-assad
Sophy, sauveuse de chatsQu’est-ce que la Fondation Po? 

La PoF, pour les intimes, c’est une fondation que j’ai mise sur pied quand ma chatte Po est morte à l’âge de 19 ans. Je ressentais un grand vide, mais je n’étais pas prête à adopter un autre chat. J’ai décidé d’offrir un refuge temporaire aux chats abandonnés, le temps de leur trouver un foyer. 

Comment procédez-vous pour leur trouver un foyer? 

J’annonce les chats à adopter sur la page Facebook «Po». Nous sommes une jeune fondation, mais nous avons déjà un comité d’éthique qui a établi des critères de sélection. Par exemple, je m’assure que la personne ait à cœur le bien-être physique, mais aussi psychologique de l’animal. Je lui fais signer un contrat par lequel elle s’engage à garder l’animal pour toute la durée de sa vie et à ne pas le faire dégriffer. 

D’où viennent ces chats?

Certains viennent de la fourrière ou de la SPA. Il y a des organismes qui reçoivent des animaux mais ils sont insuffisants et lorsqu’un animal n’est pas adopté, il est euthanasié. Il y a à peu près 400 000 chats errants à Montréal. 

À quoi servent les fonds que vous levez?

Surtout à payer les frais de vétérinaire. J’aimerais ramasser assez de dons pour pouvoir aider les gens à soigner leur animal. Ça devrait être une responsabilité collective de s’occuper des animaux quand ils sont malades. Parfois, la facture peut monter dans les quatre chiffres. Quand Po était malade, j’ai levé des fonds en vendant des macarons et des t-shirts sérigraphiés. Aussi, je veux faire de l’éducation populaire sur le traitement éthique des animaux sur mon blogue FondationPo.com

Trouvez-vous qu’on maltraite nos animaux?

Au Québec, on a un drôle de rapport aux animaux. Ils sont tantôt considérés comme un bien meuble, tantôt considérés comme un membre de la famille, mais certains appartements les refusent. En fait, le concept même d’animal de compagnie soulève une question éthique : devrait-on seulement garder des animaux en captivité? 

En offrant ainsi refuge, avez-vous peur de devenir une «femme à chats»? 

Je sais qu’il y a un risque d’attachement. Mon vétérinaire m’a mise en garde! Jusqu’à maintenant, j’en ai adopté deux, mais je ne veux pas me ramasser avec 40 chats. Je vis dans un 3½, ça limite quand même ma capacité d’accueil. 

Photo: Daphné Caron
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http://urbania.ca/canaux/conversations/5598/sophy-sauveuse-de-chatsMon, 26 Jan 2015 13:14:13 ESTJudith Lussierchatpo pochesreportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/5598/sophy-sauveuse-de-chats
Claudio Pino, joailler steampunkComment vos bagues se sont-elles retrouvées dans le film Hunger Games?

En 2010, j’ai exposé mes bijoux à New York et ça a déclenché une couverture médiatique importante là-bas. C’est comme ça que le styliste du film a entendu parler de mon travail et il a choisi deux bagues que l’on voit tout au long du film sur le personnage de Caesar Flickerman.

Est-ce que vous leur avez vendues chères?

Non! Je les ai prêtées. Il faut dire que les retombées d’une telle visibilité valent plus cher que ce que j’aurais pu gagner à les vendre. Ça m’emmène beaucoup de clients. 

Vos clients doivent être assez spéciaux pour porter des bijoux aussi extravagants. 

C’est vrai que j’aime faire des choses excentriques, mais c’est important pour moi que mes bijoux soient confortables. Les gens qui me les achètent les portent dans les occasions spéciales, mais il y a aussi des gens qui possèdent des collections de bijoux, comme des collections d’œuvres d’art. J’ai appris qu’une de mes bagues faisait partie de la collection privée d’un millionnaire à Taipei!

Oui, d’ailleurs, vous exposez régulièrement dans les galeries. Comment avez-vous fait pour pénétrer cet univers sélect?

À la base, j’ai un background en arts visuels. Au Chili, je gagnais des prix, mais j’ai du quitter à 17 ans pour des raisons politiques. Ça a un peu changé mes rêves. J’ai suivi une formation en joaillerie, j’ai fait une maîtrise en platine à Londres, puis je me suis installé un petit atelier. Quand j’ai voulu rejoindre plus de monde, j’ai approché des galeries. C’est avec mes bagues cinétiques que j’ai réussi à rentrer. 

Qu’est-ce que c’est une bague cinétique? 

C’est une bague avec un mécanisme de mouvement autonome. Pour que ça bouge, je joue avec le poids des pierres et des pièces de métal qui tournent sur des axes. 

Quelles sont vos sources d’inspiration? 

J’ai toujours été inspiré par la science fiction, d’où le look un peu steampunk de mes bijoux. Et quand je fait un bijoux pour quelqu’un, je pars toujours d’une pierre et après je fais des combinaisons. Les pierres correspondent à des personnalités et ça n’a pas nécessairement de lien avec votre pierre de naissance. Moi, par exemple, ma pierre de naissance c’est le diamant, mais ma pierre préférée, c’est la tourmaline.

Photo: Daphné Caron
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http://urbania.ca/canaux/conversations/5591/claudio-pino-joailler-steampunkMon, 19 Jan 2015 15:52:34 ESTJudith LussierJournal Métroreportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/5591/claudio-pino-joailler-steampunk
Mathieu Arsenault, gaminetiste et farceur littéraireComment as-tu eu l’idée de faire des t-shirts littéraires?

Je m’étais fait un t-shirt «Louis Ferdinand Céline Dion» avec du papier pour t-shirts acheté chez Bureau en gros. Les gens m’arrêtaient dans la rue pour me demander où je l’avais pris. Ça m’a donné l’idée d’en vendre. Je me suis mis à la sérigraphie, parce que ça fait plus beau. Depuis, j’ai développé d’autres concepts comme «Ne me parlez pas de ma thèse», qui est très populaire en cette période de l’année, «Laure Conan Le Barbare» en hommage à la romancière de Charlevoix, et «Orthographier Kierkegaard sans se tromper». 

Qu’est-ce qui plaît aux intellos dans tes t-shirts?

Au Québec, on a de la difficulté à avoir de la fierté à connaître des choses. Il y a beaucoup d’anti-intellectualisme. Je pense que mes t-shirts permettent aux littéraires d’afficher leur culture sans pédanterie. Aussi, plusieurs libraires se sont reconnus dans mon t-shirt Louis Ferdinand Céline Dion, pour avoir déjà proposé Voyage au bout de la nuit à un client qui leur avait demandé «le livre de Céline»!

Quel effet créent tes t-shirts?

Un t-shirt, c’est un médium très grand public. La spécificité des messages qu’ils véhiculent fait en sorte qu’ils peuvent passer complètement inaperçu dans certains milieux, mais si on rencontre quelqu’un qui saisit la référence, ça crée un contact. 

Trouvais-tu que le milieu de l’humour manquait de références littéraires, ou que le milieu littéraire manquait d’humour?

L’humour a toujours été présent dans le milieu littéraire. Je me souviens d’une grève du département de littérature où les étudiants affichaient des pancartes très humoristiques comme «La Beauce en beau câlice» ou «Voltaire est contre la hausse». Plus les départements sont sérieux, plus leur contrepartie humoristique est forte. 

Est-ce qu’on devient plus riche en vendant des t-shirts ou des romans?

Quand t’es auteur et que tu publies un roman aux quatre ans, comme moi, tu ne peux pas en faire ton revenu. L’idée derrière les t-shirts, c’était d’avoir une autre source de revenu littéraire. Mais en quatre ans, j’ai fait 18 500$ avec ma boutique, et ça m’a coûté 18 000$ en matériel. En sérigraphie, plus tu fais de t-shirts, moins chaque t-shirts prend de temps à faire, mais je ne peux pas en faire 40 d’un coup, parce qu’il faut tenir compte de la demande et des tailles. Et un t-shirt raté, c’est 10$ de perdu. Donc non, on ne devient pas plus riche avec des t-shirts qu’avec des romans. 

Photo: Daphné Caron
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http://urbania.ca/canaux/conversations/5577/mathieu-arsenault-gaminetiste-et-farceur-litteraireMon, 12 Jan 2015 12:30:55 ESTJudith Lussierlouis ferdinand celine dionmathieu arsenaultRencontrehttp://urbania.ca/canaux/conversations/5577/mathieu-arsenault-gaminetiste-et-farceur-litteraire
On a retrouvé un membre de la Tribu de Dana

« J’ai failli partir vivre à Saint-Malo mais je me suis dégonflé. Je n’avais pas envie de me retrouver tout seul sans mes amis », raconte Cédric Soubiron, ex-DJ de Manau et beat-maker de la chanson de rap français la plus vendue de tous les temps.

C’est donc à Paris, dans un bistro de la gare Saint-Lazare où il attend un train pour la Normandie, que StreetPress le retrouve. Cédric Soubiron, barbe négligée et cheveux plaqués en arrière, s’est installé dans le Val-d’Oise, loin de la forêt de Brocéliande qui a fait son succès. Tatouage au mollet, short en jean, chemise noire et baskets blanches : le natif de Seine-Saint-Denis entretient toujours un petit look hip-hop. Malgré ses 42 ans et sa calvitie frontale : « Je suis dans la nostalgie du rap. Les seuls trucs récents que j’écoute, c’est quand les Public Ennemy ou Redman ressortent un album. »

A moins d’avoir grandi chez les témoins de Jéhovah, impossible d’être passé à côté de Manau et sa Tribu de Dana. En 1998 et 1999, les inventeurs du rap-biniou écoulent plus d’1,5 million de singles. Soit mieux que Patrick Hernandez ou encore La Chenille. A noter aussi Qui est la belette ?, un autre hit vendu à plus de 500.000 exemplaires. Cédric Soubiron, lui, assume toute sa discographie. Même s’il met de l’eau dans son chouchen: « Il y a des chansons que je n’aime pas. On va dire que je suis fier à 80% de ce qu’on a fait. »

Point d’orgue de cette OPA sur le rap français, leur triomphe aux Victoires de la musique 1999 où Manau remporte le prix de l’album rap de l’année... au nez et à la barbe de NTM et MC Solaar. De cette époque dorée, il garde aussi quelques souvenirs chelous. Comme ces groupies, « toujours les mêmes », aux premiers rangs de leurs concerts, que ce soit en Hongrie ou au Québec. Ou quand il a dû arrêter de prendre le RER parce que des gens commençaient à le suivre.

Si Cédric a arrêté de faire le party avec Manau en 2005, c’est en partie à cause de son penchant pour la fête. A cette époque, le gai-luron passe le plus clair de ses soirées à se torcher dans des bars. La notoriété du groupe s’essouffle et, les lendemains de cuite, il n’a plus la tête à composer. Devant un Perrier citron, Cédric se souvient : « Je prenais une rue et je faisais tous les bars. Pas des trucs VIP mais plutôt les endroits sombres, vers Pigalle ou dans le 19e. Et ça me prenait beaucoup de temps pour m’en remettre. »

S’en suit en 2006 le lancement chaotique d’une poissonnerie à Bagnolet, en banlieue de Paris. « Pour ne pas rester sans rien faire » soupire-t-il. L’entreprise vire à la catastrophe. Soubiron le couche-tard n’est pas armé pour aller tous les matins au marché de Rungis, où s'approvisionnent tous les commerçants et restaurants de la région parisienne. Au bout de deux ans, sa société est en liquidation judiciaire. Cédric, avec son accent parigot à couper au couteau, a toujours du mal à avaler la pilule : « J’ai vécu l’Enfer. J’ai perdu toutes mes économies. Je me suis retrouvé avec des dettes incroyables. Ils m’ont tout pris. » Bouquet final : la vente de sa maison « à la déco digne de César » qu’il avait acheté du temps de sa période faste. Le gus se rappelle en avoir « en voulu à la Terre entière ».

Aujourd’hui, Cédric Soubiron vit de ses droits d’auteurs. L’équivalent d’un bon salaire, dit-il, même si une bonne partie sert à éponger ses dettes. L’ancien DJ va mieux grâce au théâtre, une passion dans laquelle il s’est jeté corps et âme. En 2015, il sera à l’affiche de deux pièces au théâtre de L’étoile du Nord : Angelo tyran de Padoue, de Victor Hugo et Le monte-plats, d’Harold Pinter. Il s’occupe aussi des ambiances sonores pour des compagnies. Il a une copine, mais pas d’enfant.

En attendant que sa carrière rebondisse, Soubiron traîne de temps en temps ses savates sur des plateaux TV consacrés aux années 1990.

Il est toujours en bons termes avec Martial Tricoche, son collègue de Manau. Lui n’a jamais lâché l’affaire et continue de sortir des albums très confidentiels de rap celtique. D’ailleurs, Cédric n’exclut pas une reformation. 

Une occasion peut-être de repartir à zéro avec ses créanciers...

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http://urbania.ca/canaux/conversations/5568/on-a-retrouve-un-membre-de-la-tribu-de-danaTue, 06 Jan 2015 15:53:27 ESTRobin D'Angelo / STREETPRESSRencontrehttp://urbania.ca/canaux/conversations/5568/on-a-retrouve-un-membre-de-la-tribu-de-dana
Luc Fortin, tête d’affiche d’une chaîne pour aveuglesÀ quoi ça ressemble, une chaîne accessible? 

C’est une chaîne qui diffuse des émissions avec sous-titrages et vidéo-description, une troisième voix qui décrit ce qui se passe. On diffusera aussi du contenu original, que j’animerai. Aujourd’hui, la plupart des émissions sont sous-titrées, mais encore peu sont vidéo-décrites. La loi demande que chaque chaîne diffuse quatre heures de contenu vidéo-décrit par semaine, ce n’est pas beaucoup. 

Comment les chaînes choisissent le contenu qu’elles diffusent en vidéo-description?

Ça dépend de leur philosophie. Radio-Canada choisit généralement les séries populaires, mais d’autres chaînes choisissent plutôt de faire faire la vidéo-description de vieux films américains qu’ils pourront rediffuser plusieurs fois et ainsi entrer dans leurs frais. 

Est-ce que c’est l’fun écouter la télé quand on ne la voit pas?

Quand l’émission est bonne, oui! Les émissions de type magazine ou documentaire, je les écoute si le texte m’en donne assez, sinon, ce n’est pas intéressant. Par exemple, l’autre jour, j’écoutais Ma caravane au Canada sans vidéo-description et ils faisaient un tour d’autoneige en Beauce : j’aurais aimé savoir à quoi ça ressemble. Les gens sous-estiment à quel point la télévision est un liant social. C’est important que tous y aient accès. 

Comment votre handicap va-t-il influencer votre style d’animation?

Je suis habitué d’animer à la radio, où on est cloisonné dans un studio, ce qui nous donne une certaine intimité avec les auditeurs. À la radio, je suis bien placé pour comprendre les auditeurs, qui ne voient pas eux non plus. La télé, c’est très différent. Je pense que le fait de ne pas voir me dégêne, car mon rapport à l’image est complètement différent. Je pense que serai plus facilement capable de faire abstraction de ce qui m’entoure. Par contre, j’ai toujours plus de difficulté à aller chercher de l’information sur internet : le web n’est accessible qu’à 50%. 

Quels enjeux allez-vous aborder dans vos émissions originales? 

On veut donner une voix aux sans voix, parler à tous ceux à qui les autres chaînes ne s’adressent pas, comme les autochtones, les communautés culturelles, les personnes handicapées, les gens de la communauté LGBT. Nous aborderons des sujets comme les finances, la santé, l’éducation, ou des sujets plus spécifiques aux personnes handicapées. Par exemple, on pourrait parler d’une spatule double pour éviter que ta boulette de steak hachée tombe sur le même côté quand tu la vires de bord. Qui va parler de ça sinon!

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http://urbania.ca/canaux/conversations/5565/luc-fortin-tete-d-affiche-d-une-chaine-pour-aveuglesMon, 05 Jan 2015 15:43:10 ESTJudith Lussierreportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/5565/luc-fortin-tete-d-affiche-d-une-chaine-pour-aveugles
Linda Paquet, femme de ménage pour personnes âgéesComment en êtes-vous venue à travailler pour les personnes âgées?

Je faisais une formation en entretien d’immeubles pour travailler dans le métro. Mais comme je n’avais pas de permis de conduire à l’époque, je n’ai pas pu appliquer. On m’a suggéré cette entreprise. Au fond, c’était ma voie. J’adore tellement les personnes âgées! On les aide à rester dans leur milieu. 

Comment les aidez-vous?

On fait les lits, les rideaux, le poêle, le frigidaire, le lavage, le repassage, selon les besoins du client. Des fois on a des blocs repas : on les aide à faire des repas pour la semaine. On est aussi là comme psychologues! On leur parle et on les écoute en faisant le ménage. Des fois ils nous suivent dans la maison, pas pour nous surveiller, mais parce qu’ils n’ont personne à qui parler! 

Y en a-t-il des plus malcommodes? 

J’avais une cliente qui me faisait brosser toutes les franges du tapis et repasser ses draps. Ce n’était plus du ménage, c’était de l’obsession! J’ai fait trois mois là et quand j’ai dit à mes patrons que je n’étais plus capable, ils m’ont dit que j’étais la septième aide qu’elle passait et que c’était un exploit que j’aie duré aussi longtemps! 

Qu’est-ce que vous aimez du contact avec les personnes âgées?

Il y en a qui n’ont pas le tour avec elles, mais moi oui. J’avais une petite madame, c’était la première fois que j’allais chez elle, et elle s’est mise à pleurer : elle n’acceptait pas de ne plus être capable de faire son ménage. Je lui ai mis une main sur l’épaule et je lui ai dit que je la comprenais. Je suis restée là huit ans. Elle est décédée aujourd’hui. Veut veut pas on en perd. 

Êtes-vous triste quand vous perdez des clients?

C’est sûr. On s’attache à eux. Il y en a un qui me suit depuis 14 ans. Il a perdu son père et j’ai perdu ma mère, et on s’est soutenus l’un et l’autre. Quand on en perd un, ça vient nous chercher. C’est pas toujours parce qu’ils décèdent. Souvent, ils partent en foyer parce qu’ils ne peuvent plus subvenir à leurs besoins. 

Qu’est-ce que ça prend pour faire votre métier?

Du cœur au ventre! Par exemple, on nettoie les toilettes et si il y a eu un dégât il y a 15 jours et qu’ils n’ont pas pu le ramasser, c’est à nous de le faire. Et aussi, ça prend un dossier blanc. Moi, si j’apprends qu’il y a de l’abus envers les personnes âgées, je saute une coche. Je les aime trop pour ça.

Photo: Daphné Caron
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http://urbania.ca/canaux/conversations/5560/linda-paquet-femme-de-menage-pour-personnes-ageesMon, 22 Dec 2014 12:57:59 ESTJudith LussierJournal Métroreportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/5560/linda-paquet-femme-de-menage-pour-personnes-agees
Francis Pouliot, ambassadeur des BitcoinsPouvez-vous nous expliquer en une phrase simple: c’est quoi au juste, des Bitcoins?
Non! Ça ne s’explique pas facilement. Des Bitcoins, ce n’est pas tant une monnaie qu’un protocole, une technologie, un réseau pair-à-pair. L’invention principale, c’est la chaîne de blocs, un journal de toutes les transactions de Bitcoins partagé par tous les utilisateurs et visible par tous. 

Mais ça reste quand même une monnaie, non?
Oui. C’est un système monétaire et financier qui permet le transfert d’argent sans tierce partie. Vu que le système est géré par tout le monde, c’est comme s’il était géré par personne. 

Qui décide de la valeur d’un Bitcoin?
Personne. Si tu décides de vendre un Bitcoin 5$ et que quelqu’un est prêt à te l’acheter à ce prix-là, c’est ça le prix. Il y a donc un cours du Bicoin, comme pour les actions en Bourse, basé sur la moyenne des transactions. 

Pour être l’ambassadeur de Bitcoins, avez-vous un background de geek ou d’économiste?
D’économiste! Avant, j’étais analyste de politiques publiques pour l’Institut économique de Montréal et pour l’Institut Fraser. Mais la technologie Bitcoin attire des gens de divers horizons, des gens qui s’intéressent aux problèmes informatiques à ceux qui s’intéressent à la politique ou à la philosophie libérale du 17e siècle. C’est un concept très libertarien, quand on y pense. Nous, on veut donner aux gens un moyen de transiger sans que le gouvernement ne s’en mêle. C’est un outil qui rend la mondialisation possible sans intermédiaire, qui peut démocratiser les finances. 

C’est aussi un outil qui permet l’évasion fiscale et les transactions louches, non?
C’est très difficile de fuir l’impôt avec Bitcoin parce que tout est transparent. Il y a maintenant des enquêteurs sur le réseau et les gens se font prendre. Pour ce qui est des transactions louches, à moins que l’on vive dans un système totalitaire, le gouvernement n’a pas à savoir ce que l’on fait avec notre argent. 

Et qui émet les Bitcoins?
Le réseau génère lui-même les Bitcoins selon une formule mathématique, et les remet à ceux qui participent à la validation des transactions (le minage) selon l’effort qu’il y met. Pour participer au minage, ça prend des ordinateurs très puissants. Ici, on en a tellement en fonction que c’est ça qui chauffe notre bâtisse en hiver!

bitcoinembassy.ca
Crédit photo: Daphné Caron
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http://urbania.ca/canaux/conversations/5533/francis-pouliot-ambassadeur-des-bitcoinsMon, 08 Dec 2014 15:54:52 ESTUrbania reportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/5533/francis-pouliot-ambassadeur-des-bitcoins
Laurent Proulx, entrepreneur communautaire hors-pair

La dernière fois, c'était probablement en parlant de Jack Layton il y a trois ans, et la demie fois, c'était sûrement pour évoquer la maladie que mon grand-père a eu quand j'étais trop jeune pour comprendre. J'avoue donc être complètement étranger au sujet, mais toujours prêt à mettre en application le conseil que m'a bien inculqué un quelconque personnage de Sesame Street durant mon enfance: «Ouvre-toi!»

C'est donc sans appréhension et la mémoire interne de mon téléphone bien vide que je me suis pointé dans un café d'Outremont pour rencontrer celui qui est, depuis 2013, directeur général de PROCURE, seul organisme québécois entièrement consacré à la lutte contre le cancer de la prostate. (OK, je mens. J'avais une appréhension. Rencontrer ce gars-là. )

Laurent Proulx est un jeune cinquantenaire, grand, athlétique, au regard vif et surtout, animé par une vive passion d'annihiler la maladie qu'il a lui-même combattue, le cancer de la prostate. Entretien...

U: Bonjour Laurent, peux-tu nous expliquer brièvement la mission de PROCURE?

LP: Bonjour! Procure a été fondé en 2003. C'est un organisme qui comporte trois volet: recherche, sensibilisation, et aussi, information et soutien. Pour ce qui est de l'aspect recherche, PROCURE s'est distingué des autres organismes en investissant dans la création d'une bio-banque à laquelle participent 4 centres hospitaliers québécois: le CHU de Sherbrooke, le CHU de Québec, le CUSM, et le CHUM. Deuxième volet, la sensibilisation. En plus de Noeudvembre sur lequel on reviendra, on a plusieurs événements au courant de l'année, dont un important à la Fête des Pères (une marche et un tour cycliste). Il y a aussi au moins 2 conférences: une en français, une en anglais. Pour ce qui est de l'information, on a un site web en français, une première, qui contient des renseignements sur la maladie qui sont mis à jour par des urologues. On a une ligne 1-800, et c'est spécial, je te dirais que 8 fois sur 10, ce sont des épouses d'hommes atteints qui appellent pour avoir des informations. Donc on n'essaie pas d'avoir un seul modèle de soutien.

U: Et Noeudvembre, qu'est-ce que c'est?

LP: C'est un moyen pour nous de nous distinguer de Movember et de faire comprendre aux gens que PROCURE est un organisme de proximité, local, et que les dons récoltés ici serviront les patients d'ici. Tu peux donner à Movember, c'est bien. Mais tu peux aussi donner à PROCURE, c'est encore mieux. Avec Jean Pagé, notre porte-parole, on a eu l'idée du noeud papillon, qui permet d'attirer l'attention d'une autre manière.

U: Est-ce que tu permets que je te demande ce que tu faisais avant de t'impliquer au sein de cette cause?

LP: Certainement. Je suis un entrepreneur. J'ai fondé une compagnie, Nstein, qui est allée à la bourse en 2000. Je suis informaticien de formation. La compagnie a par la suite été revendue à une autre entreprise canadienne, mais moi, je l'avais quittée en 2008. Je suis devenu consultant et j'ai fait beaucoup de mentorat auprès de jeunes entrepreneurs, parce que je crois beaucoup à ça, redonner aux autres. Finalement, c'est un an après, en mai 2009, que j'ai appris que j'avais le cancer de la prostate. Je devais me faire opérer en septembre de la même année. J'avais plein de questions à ce sujet. J'ai appellé PROCURE et j'ai pu rencontrer Jean Pagé, qui m'a dit que l'organisme était constamment à la recherche de fonds. J'ai dit: «Pas de problème, je suis un entrepreneur. Je vais vous aider. Je vais faire un événement cycliste.» La première année, on a ramassé 150 000$. Deuxième année, 250 000$. Troisième année, 325 000$. Finalement, puisque je donnais déjà trois mois par année à PROCURE, on m'a demandé si je voulais m'impliquer de façon permanente, de structurer l'ensemble des levées de fonds et d'aider l'organisme à se positionner, ce que j'ai accepté en juin 2013. 

U: Se positionner, c'est notamment par le biais de Noeudvembre?

LP: Mais oui! Pas le choix! C'est là que les gens ont les oreilles grandes ouvertes et qu'ils sont prêts à se laisser sensibiliser sur le sujet. Ça a bien marché pour cette première année. Les gens ont aimé le concept original. On a tout vendu les noeuds papillon. Le fait d'avoir des ambassadeurs issus des trois équipes sportives de Montréal (les Canadiens, les Alouettes et l'Impact) a aussi beaucoup aidé. Faut pas se le cacher, c'est une affaire d'hommes. Ça prend des modèles masculins. Le maire Coderre nous appuie aussi, et ce, depuis avant qu'il soit maire. Bref, c'est important qu'on ait aussi un point d'ancrage au mois de novembre.

U: Et est-ce que c'est indiscret de nous demander de nous parler de ce qui s'est passé lorsque tu as reçu ton diagnostic?

LP: Pas de problème. Alors que j'étais toujours chef de la technologie à la compagnie que j'ai créée, les actionnaires ont demandé à avoir une assurance sur moi. Je devais donc me soumettre à un bilan de santé annuel. Je suis un gars en forme: un marathonien et un triathlète. Je n'avais absolument pas le profil typique. Je ne faisais pas d'embonpoint, je ne fumais pas. J'ai envisagé ne pas me faire opérer parce que je n'y croyais pas. Je n'avais aucun symptôme! Finalement, je me suis fait opérer, c'est-à-dire que j'ai subi l'ablation de la prostate. Quatre mois plus tard, je courais le marathon de Boston! Je veux faire les six plus grands marathons du monde. Il m'en reste deux à faire... La vie n'arrête pas après le cancer. Même cinq ans plus tard, les différents urologues que je consulte me confirment que j'ai pris la bonne décision en me faisant opérer. 

U: Et l'opération, concrètement, ça consiste en quoi?

LP: Moi, j'ai eu la laparoscopie. C'est 4 petits trous. Ils sortent la prostate, la mettent dans la sac et c'est fini. Ce qui arrive quand tu n'as plus de prostate, c'est que tu n'éjacules plus. Tu vas avoir aussi une certaine période de un à trois mois sans pouvoir avoir d'érection. Tu vas aussi avoir de la misère à te retenir. C'était ma crainte pour le marathon de Boston. Ça prend au moins un an pour se remettre complètement.

U: As-tu une idée des taux de guérison suite à l'opération?

LP: Je te dirais que si c'est fait à temps, 95% des chances que tu vas être guéri. S'il n'y a pas d'incidence de retour du cancer après 5 ans, on peut dire qu'il y aussi de très bonnes chances que ça ne revienne jamais. C'est un cancer qui peut bien se traiter si c'est fait à temps. Mais c'est sûr qu'il y a des conséquences...

U: Et quelles sont les techniques de dépistage?

LP: Il y en a deux: par le sang, celle-là est contestée, et par le toucher rectal. On va toucher pour voir si la prostate a des nodules, entre autres. Ce qui est drôle, c'est quand on demande aux hommes «C'est quand la dernière fois que vous avez fait faire un check-up sur votre voiture?» Ils vont répondre 5-6 mois. Quand tu leur demande c'est quand la dernière fois qu'ils sont allés chez le médecin, ils vont te répondre 2-3 ans! C'est n'importe quoi! Je me considère pas meilleur que les autres. J'ai juste été chanceux. Y'a quelqu'un qui m'a envoyé chez le médecin juste au bon moment.

U: Si on revient à l'aspect plus financier de la fondation, aimerais-tu qu'elle connaisse le même genre de croissance que la compagnie d'informatique que tu as lancée?

LP: Non, je ne suis pas tellement fan des grosses entités. Je préfère la proximité et l'énergie des petites entités. Ce que j'aimerais, c'est donner à PROCURE les moyens de bien vivre les cinq prochaines années. Et puis si on n'a pas besoin d'aller chercher de l'argent, je te le dis, on n'ira pas en chercher. On a des projets. Quand on a besoin d'argent, on le cherche. Quand on n'a pas de projet, on en cherche pas. On n'a pas l'ambition d'étendre PROCURE mondialement.... C'est une entreprise sociale, c'est du communautaire. Si tu voyais le travail que je fais... Bien des entrepreneurs ne feraient pas le travail que je fais parce que ce n'est pas glamour. Mais moi, ça me mobilise. Un homme qui vient me voir et qui me raconte comment on a pu l'aider, ça me touche! Après avoir été Personnalité de la semaine dans La Presse, j'ai commencé à recevoir des appels des État-Unis et d'un peu partout, de gars qui me demandaient s'ils pourraient continuer à faire du sport après l'opération, et tout... Si je peux juste leur dire «Ta vie n'arrête pas!»...  Parce qu'il y en a pour qui c'est fini quand ils reçoivent leur diagnostic. C'est faux. La vie continue!

***

Et c'est sur cette note que s'est conclue ma rencontre avec Laurent Proulx, un entrepreneur admirable et dévoué, qui a su me sensibiliser, moi jeune inconscient, à cette terrible maladie que je croyais encore bien loin de moi. Ce que je retiens le plus, c'est que nul n'est à l'abri et que nous, les messieurs, à partir de la quarantaine, on devrait aller se faire vérifier la prostate presque aussi souvent qu'on fait un changement d'huile sur notre auto...

Et juste avant de vous faire lire le point final de ce texte, j'aimerais juste souligner qu'entre ma rencontre avec Laurent Proulx et le moment où vous lisez ces lignes, l'Assemblée Nationale a adopté une motion qui fait du 19 novembre de chaque année, la Journée québécoise de sensibilisation au cancer de la prostate. Une belle victoire pour tous les acteurs qui se mobilisent pour lutter contre ce fléau.

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http://urbania.ca/blog/5502/laurent-proulx-entrepreneur-communautaire-hors-pairTue, 25 Nov 2014 14:48:46 ESTFrédéric Guindonreportagehttp://urbania.ca/blog/5502/laurent-proulx-entrepreneur-communautaire-hors-pair
Catherine Gaumerd, relieuseComment êtes-vous devenue relieuse?
J’ai commencé par un bacc en histoire et un certificat en archivistique. À un moment donné, on a eu une conférence sur la reliure. Je suis retournée au cégep deux ans pour apprendre ça! Ça combine ma passion pour l’art et le travail manuel. Je suis aussi passionnée que lorsque j’ai commencé il y a 25 ans. 

Y a-t-il des applications contemporaines à la reliure?
Oui, je relie les archives des journaux comme le vôtre, et ces temps-ci, je suis en train de relier la BD d’un garçon de 11 ans. Son père a fait imprimer les planches chez Bureau en Gros, et moi je leur assemble un produit qui ressemble à une vraie bande dessinée. Et bien sûr, il y a toujours des livres anciens à restaurer. 

Comment faites-vous?
Je commence par découdre le livre et je refais la couture comme au Moyen-Âge, avec un cousoir. On repasse le fil dans chaque cahier. Après, on refait la couverture. Il y a deux écoles de pensée pour ça : les institutions, qui veulent que ça paraisse, pour éviter que l’ouvrage soit revendu pour un livre à son état d’origine, et certains particuliers, qui préfèrent que ça ne paraisse pas. Dans ce temps-là, on peut même faire de la patine pour reproduire l’aspect vieilli. 

Ça prend plusieurs aptitudes, donc. 
Oui. Ça comporte plusieurs métiers. En France, ils ont des relieurs, des enlumineurs et des doreurs pour faire les titres. Nous, ici, il faut tout faire. En même temps, c’est valorisant. 

Quel est l’avantage d’une reliure cousue? 
Ça s’ouvre bien mieux, et c’est plus durable. Je n’ai rien contre les reliure collées : ça donne du travail aux relieurs! La colle, c’est une technique moderne beaucoup moins chère, mais ça brise facilement. Pour garder un livre à reliure collée en bon état, le mieux est de ne pas l’ouvrir plus qu’à 90o. 

Vous avez plusieurs spécimens de vieux ouvrages. Quel est votre livre le plus ancien?
Celui-ci date de 1672. Mozart n’était même pas né à l’époque! La reliure était super solide et le papier était fait de chiffon (souvent un mélange de coton, de lin ou de chanvre). C’est ma grand-mère qui me l’a donné. 

Et vous nous laissez le manipuler sans gants?!
Oui, il y a deux écoles pour ça aussi : il y en a qui disent qu’il ne faut pas salir les vieux livres,  mais quand on met des gants, on a une moins bonne dextérité donc on fait moins attention. 

Qu’est-ce que vous aimez le plus de votre métier?
J’aime le résultat final. Vous savez, la satisfaction que l’on a quand on fait le ménage et que c’est très poussiéreux? C’est la même chose quand je répare un livre très amoché. 


Crédit photo: Daphné Caron
 

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http://urbania.ca/canaux/conversations/5500/catherine-gaumerd-relieuseMon, 24 Nov 2014 15:19:18 ESTJudith Lussierhttp://urbania.ca/canaux/conversations/5500/catherine-gaumerd-relieuse
Corey Narsted, photographe immobilierComment êtes-vous devenu photographe pour AirBnB?
Ils cherchent des photographes immobiliers locaux partout. Quand j’ai vu leur annonce sur Craigslist, j’ai envoyé mon portfolio et j’ai été engagé. Les gens qui mettent leur appart’ sur AirBnB peuvent demander un photographe professionnel, c’est gratuit. 

Pourquoi AirBnB offre ça?
Pour eux, j’imagine que c’est une dépense marketing. Plus les photos sont belles, plus le logement sera loué, et plus le logement est loué, plus vous faites de l’argent, et plus ils en font. Quand les photos sont prises par un professionnel, c’est écrit «verified by AirBnB» sur la photo. Ça veut dire que quelqu’un d’AirBnB est physiquement allé à l’endroit et qu’il a constaté que l’appartement était réellement tel que décrit dans l’annonce. Ça génère 2-3 fois plus d’activités sur l’annonce. 

Qu’est-ce qui fait qu’une photo d’appart est bonne? 
Souvent, ce qu’un amateur fait, pour que tout entre dans le cadre, c’est de pointer vers le haut ou vers le bas, ce qui déforme l’angle. Je préfère prendre plusieurs photos d’une même pièce ou un grand angle. 

C’est pour ça que les pièces ont toujours l’air 16 fois plus grandes sur les photos?
Les agents d’immeuble font beaucoup ça, prendre des angles exagérés! Moi, je me limite à 17 mm. Sinon, ça donne une impression trop fausse de la réalité et en bout de ligne, ça ne fait que créer des déceptions. 

Comment faut-il se préparer pour recevoir un photographe immobilier?
Si c’est pour vendre, il faut dépersonnaliser le logement en enlevant les photos par exemple. Idéalement, il faut faire le ménage! Parfois, on joue à ce que j’appelle «follow the leader» (suivez le guide) : j’attends que la personne nettoie une pièce pour prendre la photo, ensuite, j’attends qu’elle face l’autre pièce. Si j’ai cinq logements à photographier ce jour-là, c’est long! 

Quelle est la chose la plus étrange que vous ayez vu dans un logement?
Une fois, je suis arrivée dans la chambre et il y avait des anneaux de métal à chaque poteau du lit. C’est tout ce que je vais dire, je laisse le reste à votre imagination! Disons que cette fois-là, je n’ai pas photographié de détails, même si on nous encourage à le faire à l’occasion. 

Quels trucs donneriez-vous à ceux qui veulent s’essayer à prendre eux-mêmes leurs photos?
Utiliser une vraie caméra, pas un iPhone. Une caméra capte plus de détails, de contrastes, une plus grande gamme de luminosité. Et si vous travaillez avec la lumière naturelle, ne pointez pas directement le soleil. Souvent, les gens pensent que les journées grises sont moins bonnes pour prendre des photos parce qu’à l’œil c’est moins beau, mais c’est plus facile pour la caméra. Mais prendre de bonnes photos, ce n’est pas aussi simple qu’appuyer sur un bouton! 

www.cmimages.ca
Crédit photo: Daphné Caron
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http://urbania.ca/canaux/conversations/5483/corey-narsted-photographe-immobilierMon, 17 Nov 2014 16:02:43 ESTJudith Lussierairbnbphotographereportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/5483/corey-narsted-photographe-immobilier
Chloé Wannaz-Martel, mécanicienne socialeQu’est-ce qui vous a donné l’idée de fonder un atelier de mécanique à l’UQAM? 
Il y avait déjà des ateliers de vélo communautaires sur les autres campus universitaires. Par exemple, celui de Concordia, La Voie libre, existe depuis 17 ans. On a décidé de fonder BQAM, qui a aussi sa version mobile, un atelier sur roue qui nous permet d’assurer une présence dans les autres pavillons de l’UQAM.

Pourquoi c’est nécessaire d’avoir un atelier de vélo communautaire?
Notre mission, c’est de rendre le vélo plus accessible et de rendre les gens plus autonomes par rapport à la mécanique de leur vélo pour favoriser le transport actif, écologique et à moindre coût. Certains des usagers n’ont pas beaucoup d’argent et le vélo est leur seul moyen de transport. C’est important qu’ils soient autonomes. Après tout, la mécanique vélo, c’est pas sorcier. Les gens peuvent venir ici réparer eux-mêmes leur vélo. Ils ont accès à des outils qui peuvent coûter cher et des bénévoles peuvent les aider. On donne aussi des réflecteurs usagés pour éviter les amendes de 42$. 

Est-ce que les bénévoles sont des mécaniciens?
Ils ne sont pas nécessairement formés, ils apprennent sur le tas. Il y en a qui arrivent ici avec leur bagage et le transmettent à d’autres. On apprend entre nous. Et on organise aussi des ateliers et des formations. Par exemple, le 24 octobre, on a un atelier sur le vélo hivernal. 

Êtes-vous ouverts aussi en hiver?
Oui. La communauté des cyclistes d’hiver a des besoins particuliers, parce que leur vélo requiert un entretien plus régulier. Sinon, la période la plus achalandée, c’est à la rentrée scolaire où entre 16h et 20h, l’atelier est plein. La clientèle varie de la personne qui a un vieux vélo usagé à ceux de l’école de design qui viennent faire des ajustements sur leur fixie. C’est ouvert à tous, même si on encourage les gens à prendre leur carte de membre, qui est notre principale source de financement. 

Toi, qu’est-ce qui t’a initiée à la mécanique vélo?
Une fois, j’ai subi trois bris de rayons l’un à la suite de l’autre. Les réparations étaient chères et j’avais entendu parler de BQAM. J’ai tout appris ici. 

Est-ce que tu as appris un truc pour nettoyer les mains noires?
Oui! Du savon à vaisselle avec du marc de café sec, qu’on récupère du café étudiant à côté! 

Photo: Daphné Caron

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http://urbania.ca/canaux/conversations/5467/chloe-wannaz-martel-mecanicienne-socialeMon, 10 Nov 2014 16:16:33 ESTJudith LussierbqamJournal Métroconversationshttp://urbania.ca/canaux/conversations/5467/chloe-wannaz-martel-mecanicienne-sociale
Quelques questions posées à AudiotopieVOUS ET VOTRE ENTREPRISE

Que fabriquez-vous, vendez-vous?
Des expériences sonores mettant en valeur des espaces, des lieux et des territoires.

D’où vous est venue l’idée de votre entreprise ?
Audiotopie est né de la volonté de partager une vision de la ville à l’aide du son ainsi que d’ouvrir les consciences à l’importance de la dimension sonore dans l’aménagement des espaces. Autrement dit d’amener les gens à réfléchir à cette dimension que ce soit d’un point de vue de nuisance ou bien d’ambiance et d’appréciation générale d’un lieu. 

Qu’aimez-vous le plus à propos de votre entreprise?
La conciliation entre la réflexion, la recherche et la création. La possibilité d’explorer de nouvelles manières de créer des expériences par le biais du son. La possibilité de travailler avec des créateurs d’autres domaines pour pousser encore plus loin l’expérience proposée.

ROSEMONT-LA PETITE-PATRIE

Quel est votre endroit préféré dans Rosemont-La Petite-Patrie?
Bonne question, ça dépend de la saison, du moment de la journée, de si je suis avec mes enfants et d’un paquet d’autres facteurs. 

Qu’est-ce qui vous a amené à choisir Rosemont-La Petite-Patrie comme lieu d’implantation pour votre entreprise? 
Le quartier est dynamique, nous y vivons depuis déjà plusieurs années. Nous avons vu l’évolution de Rosemont-La-Petite-Patrie durant les 10 dernières années.  Nous croyons qu’il reste encore beaucoup de potentiel de développement pour ce quartier. 

LE CONCOURS ENTREPRENEURS EN ACTION!

Un mot à propos du Concours Entrepreneurs en action?
Un coup de pouce et une raison supplémentaire de réviser son plan d’affaires et sa planification financière.

Un mot à propos de ce qu’apporte une organisation comme la CDEC en matière d’accompagnement et de soutien à votre projet d’affaires?
Une source de bons conseils et une aide précieuse pour passer à travers les temps durs.

L’ENTREPRENEURIAT

Un conseil pour les entrepreneurs en devenir?
Persévérance, organisation, communication.

Photo : Mathieu Rivard
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http://urbania.ca/canaux/conversations/5463/quelques-questions-posees-a-audiotopieFri, 07 Nov 2014 16:30:54 ESTUrbania rppbloguehttp://urbania.ca/canaux/conversations/5463/quelques-questions-posees-a-audiotopie
Ignacio Piatti de l'Impact de Montréal répond à nos questions sur le cancer de la prostatePourquoi es-tu un "sensible" de prostate?
Parce que c’est un organe à risque de developer des tumeurs malignes.

Qu'est-ce qui te touche le plus dans la prostate?
En Argentine, les examens de la prostate sont conseillés à partir de 45 ans, sauf en cas de symptômes douteux.

Quand est-ce la dernière fois qu'on t'a touché la prostate?
C’est pourquoi je n’ai pas encore passé d’examen de la prostate.

Est-ce que l'examen de la prostate fait partie de la visite médicale avant de signer dans une nouvelle équipe?
Non, ce n’est pas encore obligatoire.

Quelle est la partie de ton corps à laquelle tu fais le plus attention? (et pourquoi?)
J’essaie de faire attention à ma peau et donc passer les examens nécessaires.

Quel sportif admires-tu le plus à l'extérieur du terrain? (et pourquoi?)
J’admire ceux qui pratiquent les sports individuels, notamment le tennis. J’adore le tennis.

Tu n'est pas un peu jeune pour être obsédé par ta prostate?
Je crois que pour l’instant je n’ai pas à m’en préoccuper, mais oui, en temps et lieu je passerai les examens médicaux. 

Quel est ton animal totem?
Le cheval

Et pour finir, veux-tu nous raconter une joke?
- Chérie, passe moi le bébé.
- Attend qu’il pleure.
- Pleurer? Pourquoi, pleurer? 
- Parce que je ne sais pas où il est!

Pour plus d'information sur PROCURE et leurs merveilleux noeuds papillons de noeudvembre, visitez leur site web.

Crédit photo: Sandrine Castellan, Shoot Studio
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http://urbania.ca/canaux/conversations/5459/ignacio-piatti-de-limpact-de-montreal-repond-a-nos-questions-sur-le-cancer-de-la-prostateThu, 06 Nov 2014 14:19:06 ESTUrbania nacho piattiimpactprostatereportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/5459/ignacio-piatti-de-limpact-de-montreal-repond-a-nos-questions-sur-le-cancer-de-la-prostate
Quelques questions posées à Marc-André Sabourin, fondateur d'inouïVOUS ET VOTRE ENTREPRISE

Que fabriquez-vous, vendez-vous?
De courtes histoires incroyables, mais vraies, à lire sur tablette, téléphone intelligent, liseuse électronique et sur le web. Pense à des films comme Argo ou Les Intouchables, mais à l’écrit et beaucoup plus rigoureux. 

D’où vous est venue l’idée de votre entreprise ?
On s’est inspiré de The Atavist, une startup de Brooklyn. Mais ils sont cools avec ça. La preuve : on utilise leur technologie et nous traduisons leurs best-sellers en français. 

Qu’aimez-vous le plus à propos de votre entreprise?
Travailler comme un fou sans faire un sou, en se disant qu’un jour on volera en hélicoptère pour se rendre à nos rendez-vous.

ROSEMONT-LA PETITE-PATRIE

Quel est votre endroit préféré dans Rosemont-La Petite-Patrie?
Pour courir : La piste cyclable qui longe la track de chemin de fer.

Votre lieu préféré où travailler?
Le Hub 305, un espace de co-working situé dans une ancienne usine de textile sur Bellechasse.

Endroit favori pour boire et rencontrer des clients?
Le bar Alexandraplatz.

Qu’est-ce qui vous a amené à choisir Rosemont-La Petite-Patrie comme lieu d’implantation pour votre entreprise?
Ça va avoir l’air d’une plogue, mais c’est la CDEC Rosemont-La Petite-Patrie. On voulait tellement travailler avec eux qu’on a failli incorporer inouï à l’adresse d’un des cofondateurs juste parce qu’il habitait à Rosemont. On a bien fait de louer un bureau à la place, car notre partenaire a déménagé à Villeray…

LE CONCOURS ENTREPENEURS EN ACTION!

Un mot à propos du Concours Entrepreneurs en action?
On était trois finalistes dans notre catégorie, il y avait deux prix, et on n’a pas gagné – sauf un coup de cœur du député Alexandre Boulerice. Mais bon, une de ces boites fabrique des bras articulés pour aider les chirurgiens!

Un mot à propos de ce qu’apporte une organisation comme la CDEC en matière d’accompagnement et de soutien à votre projet d’affaires?
Des contacts, des conseils et de l’argent. En d’autres mots : des trucs essentiels pour se lancer en affaires. 

L'ENTREPRENEURIAT

Un conseil pour les entrepreneurs en devenir?
Accroche-toi, car t’es parti pour un solide tour de montagnes russes. Une journée, tu semble parti pour la gloire. L’autre, tout va mal. Puis le lendemain ça recommence. Bref, si tu aimes les émotions fortes, tu en auras pour ton argent. 

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http://urbania.ca/canaux/conversations/5456/quelques-questions-posees-a-marc-andre-sabourin-fondateur-dinouiWed, 05 Nov 2014 14:48:40 ESTUrbania rosemont-petite-patriebloguehttp://urbania.ca/canaux/conversations/5456/quelques-questions-posees-a-marc-andre-sabourin-fondateur-dinoui