Urbania - conversationshttp://urbania.caTurbulent Media RSS Builder v1.0http://www.rssboard.org/rss-specificationFri, 18 Apr 2014 09:10:19 EDT60Frédéric Guéveneux : Ex-gros et entraîneur des cavernesComment avez-vous cessé d’être gros ?
J’étais gardien de prison en France et je rêvais d’accéder à une unité spéciale qui escortait les détenus d’une prison à l’autre, mais on m’a dit que j’étais trop gros. Ça m’a vexé, et quand on me vexe, ça marche. Je me suis entraîné aux sports de combats et ça m’a complètement transformé. J’étais une tête brûlée avant et ça m’a complètement calmé. Ça m’a donné une ligne directrice. 

Avez-vous fait des régimes ?
Je les ai tous essayé pour en arriver à la conclusion que toutes ces recettes miracles sont complètement stupides. On cherche des solutions de paresseux à court terme. C’est pas en faisant des squats tous les jours pendant un mois ou en mangeant seulement tels types d’aliments qu’on va perdre du poids. J’ai compris que le poids que j’avais mis des années à accumuler, il me faudrait des années à le perdre. J’ai fait mon deuil de la facilité. Tout est une question d’équilibre.

On fait quoi pour atteindre cet équilibre ? 
C’est vrai que c’est complexe, mais on peut commencer par observer les comportements des gens dans notre entourage qui sont en santé, puis adopter des habitudes saines, comme boire de l’eau, manger moins gras, moins sucré. Après, on peut faire des écarts, mais la vie ne doit pas être un écart. Puis il faut bouger.

Oui, d’ailleurs, vous proposez des entraînements assez intense sur le Mont-Royal.
Oui, je fais des entraînements bootcamp sur le Mont-Royal et aussi en banlieue. Mon passé de gardien de prison emmène un côté un peu militaire, mais mes élèves ne sont pas comme des prisonniers ! J’organise aussi des courses extrêmes, des voyages d’entraînement, des excursions d’escalade sur glace et des entraînements caveman. 

C’est quoi ça ?
La philosophie caveman met l’accent sur l’importance du mental dans l’entraînement. Ça combine des entraînements de type «hommes forts», aérobique et d’endurance. 

Est-ce qu’avoir été gros vous aide à être un meilleur entraîneur ?
Être gros, c’est quelque chose qui reste. Ça me permet d’adopter une attitude plus directe avec mes clients : je peux leur dire qu’ils sont gros, que c’est pas parce qu’ils ont des gros os, mais parce qu’ils mangent des beignes en restant assis. Je les comprends, je suis passé par là, mais ce n’est pas en restant assis que j’ai changé. 

comeandtrain.com
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http://urbania.ca/canaux/conversations/5018/frederic-gueveneux-ex-gros-et-entraineur-des-cavernesThu, 17 Apr 2014 13:43:13 EDTJudith Lussierentraînementsportrégimegrosreportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/5018/frederic-gueveneux-ex-gros-et-entraineur-des-cavernes
Alexandre Morin, inventeur à temps perduD’où t’es venue l’idée de créer une porte automatique pour ta chienne ? 
J’étais dans le salon, j’écoutais la télé et elle n’arrêtait pas de me demander la porte. C’est là que je me suis dit que ça serait l’fun d’avoir une manette pour lui ouvrir. À force de réfléchir, j’ai réalisé que je pouvais faire encore mieux, que tout était possible.

Quelles sont les fonctions de ta porte à chien ?
À l’aide d’un capteur, ma chienne peut l’ouvrir de l’intérieur et de l’extérieur. Elle se referme automatiquement selon un minuteur. Je peux aussi l’ouvrir avec une manette qui fonctionne par radiofréquences, donc le signal passe à travers les murs. Quand la porte de la cour est ouverte, ça ferme le système, pour éviter que ma chienne se sauve. J’ai un détecteur d’obstacle qui fonctionne par ultrasons, donc la porte ne peut pas s’ouvrir dans les jambes de quelqu’un. Il y a plein d’autres fonctions manuelles, dont un bouton qui éteint le système quand on quitte la maison.

As-tu une formation pour faire ça ?
Je suis étudiant en génie électrique, mais je suis technicien en électronique avant tout. Je me suis rendu compte que c’était une façon d’appliquer des notions que j’avais apprises à l’école. Mais j’ai fait ça à temps perdu, pour le fun. Au début, l’idée c’était juste de faire une porte automatique, mais après je me suis mis au défi d’ajouter plein de fonctions qui impliquaient de la programmation.

Voudrais-tu être inventeur ?
C’est sûr que j’aimerais ça, mais je vise un domaine plus stable, la haute tension. J’ai toujours des idées d’inventions, mais c’est la première fois que j’en mets une à exécution. Ça donne le goût d’en faire d’autres. Disons que la robotique, c’est une porte que je me laisse ouverte.

Comment les gens réagissent à ton invention ?
La plupart des gens trouvent ça cool. Certaines personnes m’ont dit qu’elles en voudraient une, mais mon invention n’était pas destinée à la commercialisation. Côté coût, ça ne reviendrait pas en bas de 1000$, et il y aurait des améliorations esthétiques à apporter. Sur tous les commentaires, il y en a 2% qui me traitent de lâche parce que je veux pas ouvrir la porte à ma chienne. Mais si on calcule tout le temps que ça m’a pris, c’est clair que c’était pas de la paresse. Depuis que ma porte est posée, ma chienne est tout le temps dehors. Elle est vraiment heureuse d’avoir ça !


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http://urbania.ca/canaux/conversations/5003/alexandre-morin-inventeur-a-temps-perduMon, 14 Apr 2014 13:30:56 EDTJudith LussierreportageinventionchienPorte à chienhttp://urbania.ca/canaux/conversations/5003/alexandre-morin-inventeur-a-temps-perdu
Vivek Venkatesh, vice-doyen métaleuxC’est quoi le Grimposium?
C’est un événement regroupant plusieurs personnes - des chercheurs, des journalistes, des musiciens - qui aiment réfléchir aux différentes formes de métal extrême, comme le death metal ou le black metal. Je ne veux pas que ce soit seulement une rencontre d’universitaires, je veux aussi attirer les amateurs de métal et les artistes.

Vous n’êtes pas le seul universitaire à tripper sur le métal comme ça?
Non! Il y a des universitaires dans plusieurs domaines, la sociologie, la musicologie, la théologie, qui étudient le métal. Moi, mon champ d’expertise, ce sont les sciences cognitives. J’ai étudié les modèles d’apprentissage sur les forums de métal en ligne. J’ai découvert que certaines personnes sur ces forums discutent de métal depuis parfois 10 ans! Ce sont ceux qui ont le plus d’ancienneté qui font la loi. Parfois, ils sont un peu tyranniques, mais ça fonctionne, parce qu’ils ont de la crédibilité dans leur milieu. On peut apprendre de ce modèle-là en enseignement. 

Comment vos collègues universitaires réagissent-ils à votre look?
Mes collègues sont très respectueux de ça, parce qu’ils savent que je suis sérieux. Mais pour moi, le métal, c’est un mode de vie. Je ne peux pas mettre ça de côté, je suis toujours en train de penser à la musique, aux paroles, à la philosophie métal, à son côté plus hostile, plus agressif. 

Vous avez pourtant l’air pacifique?
En effet, c’est pas une musique qui rend violent, mais moi, ça m’aide à prendre connaissance des choses plus noires de la vie. On est socialisés dès l’enfance à vivre en harmonie, dans une société conviviale, et je vis selon ces codes, mais le métal extrême me permet d’explorer un monde imaginaire plus obscur. En fait, le métal m’aide à être plus pacifique parce que je suis capable de parler de haine et de violence. 

Est-ce que vous êtes toujours toujours habillé en métaleux? 
Oui, sauf quand j’ai des réunions avec le recteur. Je ne suis pas con quand même! Et je n’écoute de la musique métal que lorsque je me rends au travail à pied : à la maison, ma femme et mes enfants détestent ça!

Grimposium, les 11 et 12 avril 2014.

Crédit photo: Daphné Caron
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http://urbania.ca/canaux/conversations/4981/vivek-venkatesh-vice-doyen-metaleuxMon, 07 Apr 2014 14:08:12 EDTJudith Lussiergrimposiumheavy metalreportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/4981/vivek-venkatesh-vice-doyen-metaleux
Isabelle Saint-Onge, zoothérapeute en milieu carcéralComment se passent les séances de zoothérapie en prison?
Je me rends dans une salle conviviale de l’établissement avec cinq chiens de 3 à 125 livres, et là, les gars s’approchent des chiens. C’est mon outil de contact pour qu’ils me parlent.

Qu’est-ce que ça peut apporter aux détenus, la zoothérapie?
Tout le monde pense qu’on va là pour les désennuyer, mais c’est pas juste ça.
Ça nous permet de travailler beaucoup de choses, comme l’estime de soi, la colère, la communication avec les autres.

Comment?
Premièrement, ils savent qu’aller en zoothérapie est un privilège et que s’ils sont agressifs, ils vont perdre ce privilège. Mais aussi, le chien le sent si un gars est agressif. Il ne se laissera pas approcher. Quand les gars sont doux, les chiens vont plus vers eux et ça, c’est bon pour leur estime parce qu’ils se sentent compétents. C’est aussi un autre moyen d’apprendre le respect : quand les chiens dorment dans le coin, il faut respecter ça. J’ai travaillé avec des enfants, avec des personnes âgées, mais c’est avec les détenus que je trouve que la zoothérapie a les effets les plus positifs.

Pourquoi?
Parce que les animaux ne jugent pas. Donc que le gars soit grand, beau, laid, musclé, qu’il sente bon ou qu’il sente pas bon, le chien va l’aimer. Et il peut se passer des choses très spéciales entre les animaux et les détenus. L’autre jour, un gars feelait pas et Big, mon bull mastif, l’a senti et a grimpé dessus. Le gars s’est accoté sur le chien et s’est laissé pleurer.

Est-ce que ça prend une formation pour faire de la zoothérapie?
Oui, on ne s’improvise pas zoothérapeute! Moi, je suis diplômée et je continue à suivre des formations à la Corporation des zoothérapeutes du Québec. Les gens pensent que je m’en vais jouer, mais c’est pas juste d’emmener des chiens. C’est vraiment de la thérapie. Ça prend des notions de psychologie canine et de psychologie humaine.

Pensez-vous que c’est bon pour les chiens?
Je pense que oui parce qu’ils sont équilibrés. Je le sens quand on arrive en auto à l’établissement de détention : mes chiens sont excités, ils ont hâte. Ils savent par quelle porte passer.

Les détenus ont-ils un préféré?
Tout le monde pense que c’est mon bull mastif qui les attire, mais la plus populaire, c’est ma petite chihuahua Pixel. Les gars veulent la réchauffer, la cajoler, la protéger. Quand je pars, ils veulent tous la garder dans leur cellule!]]>
http://urbania.ca/canaux/conversations/4962/isabelle-saint-onge-zootherapeute-en-milieu-carceralMon, 31 Mar 2014 13:06:37 EDTJudith Lussierzoothérapeutezoothérapieprisonchienreportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/4962/isabelle-saint-onge-zootherapeute-en-milieu-carceral
Youri Cormier, Voter c’est coolVous encouragez les jeunes à voter : est-ce qu’il y a un parti de gauche derrière ça?
Notre non-partisanerie est aussi sévère que celle d’Élections Canada. Les journalistes nous demandent, par exemple, si on est pour le vote à 16 ans, mais on ne prend même pas position là-dessus. On n’est pas un lobby. On veut juste encourager la participation citoyenne chez les jeunes. Signer des pétitions, écrire des lettres d’opinion et voter, c’est le principal levier des jeunes pour avoir un impact sur la politique.

Penses-tu vraiment?
Au Québec, les jeunes de 18 à 35 ans forment le tiers de l’électorat. C’est énorme. Si, du jour au lendemain, les jeunes décidaient d’avoir un autre gouvernement que celui de leurs parents, ils pourraient le faire. C’est la première fois depuis les années 70 que la jeunesse a un aussi gros pourcentage du vote.

Pourquoi les jeunes ne votent pas?
Ils ont l’impression que leur vote ne compte pas, et ils sont mal enregistrés sur les listes électorales parce qu’ils ont tendance à déménager beaucoup plus que nos parents, qui s’achetaient une maison à 25 ans. Statistiquement, les jeunes qui ne votent pas à leur deux premières élections ont moins de chance de voter le reste de leur vie. C’est pour ça que c’est important de les impliquer maintenant. Nos parents, eux, votaient à 75%, et votent encore à 75%. Des politiciens m’ont déjà dit : « je ne prends pas le temps d’aller parler aux jeunes parce que ça ne sert à rien s’ils ne rapportent pas de votes ».

On veut des noms!
Non!

Le cynisme ne serait pas aussi en cause dans le désengagement des jeunes?

Le cynisme n’est pas nécessairement mauvais : être cynique et insatisfait, c’est mieux que d’être complaisant. Et si tu prends cette énergie négative pour en faire quelque chose de positif, c’est bon. C’est de dire que la société ne nous satisfait pas, mais qu’on peut la changer. Au Québec, avec le Printemps érable, le vote des jeunes est passé de 37 à 62%.

Comment vous y prenez-vous pour convaincre les jeunes de voter?
On fait plusieurs actions. Ce qui fonctionne le mieux, c’est les campagnes de rue. On va où sont les jeunes, dans les bars, les festivals de musique, on distribue des pamphlets, on discute avec eux et on les inscrit sur les listes électorales.

Toi, qu’est-ce qui t’a donné le goût de t’impliquer?
L’engagement citoyen m’a toujours tenu à cœur. À 12 ans, j’ai organisé une pétition dans ma communauté pour avoir des bacs de recyclage. J’ai rassemblé 500 signatures et je les ai présentées à la mairesse de Cap-Rouge. Nous avons eu des bacs dans les deux ans qui ont suivi.]]>
http://urbania.ca/canaux/conversations/4938/youri-cormier-voter-c-est-coolMon, 24 Mar 2014 13:10:39 EDTJudith Lussiercoolyouri cormierelectionapathievoterreportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/4938/youri-cormier-voter-c-est-cool
Mimo, jongleur au feu rougeDepuis quand quêtez-vous aux feux rouges?
Je ne quête pas! Je passe le chapeau. Je fais ça depuis déjà dix ans. J’ai commencé lors d’un voyage en Italie. J’avais appris que c’était une pratique commune en Amérique du Sud. Mais je ne voudrais pas faire ça toute ma vie. Jongleur aux feux rouges, c’est pas super valorisant. C’est sûr que j’aimerais mieux jongler pour le Cirque du Soleil, mais j’ai été refusé. 

Gagnez-vous bien votre vie? 
Je paye mon loyer; je n’ai jamais eu de travail à côté, mais je bénéficie aussi de l’assistance sociale. C’est sûr que, des jours, je peux faire un bon salaire horaire, mais c’est toujours dur de gagner sa vie comme artiste. L’autre jour, un policier m’a donné pour 1280$ d’amende. Mais je l’ai contesté. 

C’est pas légal hein?
Non, c’est pour ça que je travaille à cette intersection : je peux voir les policiers de loin. C’est quand même toléré. 

Faites-vous des trucs particuliers? 
C’est sûr qu’en 36 secondes, j’ai pas le temps de donner une prestation très élaborée, mais oui, j’ai mes trucs. Par exemple je fais des tours sur moi-même pendant que je jongle. Je fais aussi du mime, mais ça ne marche pas, faire du mime aux feux rouges. Le mime, c’est drôle, mais c’est pas assez impressionnant. L’été, je jongle à sept balles, mais l’hiver, je peux seulement jongler à cinq balles à cause de mes gants. 

Ça doit être dur, l’hiver, à -20° Celsius?
Oui, c’est sûr que des fois mes doigts gèlent, mais c’est pas si pire, parce qu’au moins je suis toujours en train de bouger. Le plus gros problème, c’est pas le froid; c’est le fait de respirer du gaz. C’est dur sur la santé. Et faire bouger ses articulations au froid, ça ne doit pas être très bon non plus. Mais c’est pas grave. J’aime mon métier.

Pourquoi?
Parce que je sais que je rends les gens heureux. Je leur donne un répit dans la journée. Des fois, ils s’arrêtent pour me le dire. Ils n’ont jamais vu ça ailleurs et ils trouvent ça original. C’est pas juste monétaire. Je le vois ce que j’apporte aux gens et je suis sûr que ça va me revenir. 

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http://urbania.ca/canaux/conversations/4918/mimo-jongleur-au-feu-rougeMon, 17 Mar 2014 13:21:02 EDTJudith Lussierjongleriereportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/4918/mimo-jongleur-au-feu-rouge
Daniel Côté, le king de l'électroPourquoi avez-vous décidé d’appeler votre commerce Ameublement Elvis? 
Parce que c’était super important pour moi d’avoir un beau nom pour mon commerce. Si j’avais appelé ça Ameublement Daniel, j’aurais fermé après deux semaines! J’hésitais entre ça et Ameublement Beatles, mais dans le temps, Elvis était ben gros. J’avais été voir un show à Vegas en 1972. Pour 100$ t’avais l’avion et le billet. Johnny Farago et René Angélil étaient dans l’avion, c’est Cloutier qui organisait ça. 

Vous avez l’esprit marketing?
Oui, j’aurais dû faire ça au lieu de vendeur. J’ai toujours des idées pour attirer l’attention. Pis ça marche. Toutes sortes de journalistes ont parlé de moi à cause de mon nom. Ils en ont même parlé dans le Washington Post quand j’ai ouvert un commerce à Cuba. Il y a une loi qui fait que t’as pas le droit d’apporter des objets fabriqués aux États-Unis à Cuba et un journaliste trouvait que je blasphémais le nom d’Elvis en faisant des affaires à Cuba. Franchement!

Vous avez un commerce à Cuba?!
Oui. C’est le fun, travailler à Cuba, il fait chaud là-bas. C’est là que j’ai rencontré ma troisième femme en 1992. J’aime leur mentalité. Ils ont compris là-bas que l’avenir, c’est les étudiants. C’est difficile pour les gens de mon âge de comprendre ça d’habitude. 

Pourtant, vous étiez contre les étudiants au printemps 2012, non?
Non! J’étais avec eux, mais j’étais contre la gratuité, parce que c’est pas possible. En plus, ça n’a rien réglé, leurs manifestations. On aurait dû leur offrir des logements, à la place de ça, autour des universités, les propriétaires font le contraire, ils montent les prix. Moi, je leur offre la livraison aux étudiants. J’étais contre la manière aussi. 

Vous êtes contre les manifestations?
Oui. On devrait faire en sorte que toutes les manifs se tiennent à l’Île Ste-Hélène : on deviendrait le premier peuple à manifester dans un endroit où il y a rien à casser! J’ai parlé à Gabriel Nadeau-Dubois. Je lui ai dit que je serais prêt à lui accorder la gratuité et le logement si les étudiants s’engageaient à travailler au moins 10 ans au Québec. Il a dit non. 

Le drapeau gai que vous avez mis devant votre commerce, c’est un autre statement politique?
J’ai mis ça pour les olympiades, pour soutenir les homosexuels en Russie. J’ai même pas été capable de mettre le drapeau du Canada. C’est grave hein? N’empêche, j’ai trouvé ça beau les jeux. Ça m’a donné le goût d’aller visiter les petits villages de Russie. 

Êtes-vous un vrai fan d’Elvis?
Oui, mais les objets de collection, c’est des clients qui m’ont donné ça. Tu vois le miroir d’Elvis avec le drapeau de Cuba? C’est Raul Castro qui m’a donné ça, mais dans ce temps-là, je savais pas c’était qui! Y a des gens qui veulent me les acheter, mais je ne les vends pas. Je les ai déjà loués pour le film Elvis Gratton. Julien Poulin, je l’ai eu comme client. Ça a cliqué comme si on était des amis depuis longtemps. 

Avez-vous eu d’autres clients connus?
Philippe Couillard est venu récemment acheter des électros pour son fils. Il m’a rappelé qu’il avait acheté les siens ici il y a trente ans, quand il était étudiant. Et j’ai Amir Khadir, lui je l’aime pas! Comme gars il est correct, mais il a fait la pire chose : s’attaquer à un commerce en lançant un soulier dessus parce qu’il vendait des souliers qui venaient d’Israël. Je lui ai dit : «le fréon qu’il y a dans le frigo que je t’ai vendu, il vient d’où tu penses?» 

Qu’est-ce que vous aimez dans le fait de vendre des meubles?
Jaser le monde. Juste à parler au monde de leurs électros, je suis capable de comprendre qui ils sont, leurs problèmes, leurs insécurités. Moi, je ne suis pas un vendeur. Ce que j’aime le plus, c’est l’été, j’installe des bancs devant mon commerce pis on jase de politique. On ne change jamais le monde, mais les discussions, sur le perron, ça finit toujours bien. Ici, on peut se parler sans qu’il y ait de chicane. 
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http://urbania.ca/canaux/conversations/4901/daniel-cote-le-king-de-lelectroMon, 10 Mar 2014 13:57:10 EDTJudith Lussierameublement beatlesameublementameublement elviselvisjulien poulinphilippe couillardraul castrogabriel nadeau-dubois ne veut pas aller sur l'ile ste-hélènereportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/4901/daniel-cote-le-king-de-lelectro
Jacquelin Rochette, facteur d’orguesQuelles sont les étapes de fabrication d’un orgue?
Il y en a des centaines. Ça commence par la commande d’un client, qui veut tel ou tel son. Il y a plusieurs variables sur un orgue, par exemple, le nombre tuyaux, le nombre de jeux, etc. Après on fait un dessin de présentation en fonction de comment sera installé l’orgue dans la salle. Ensuite, c’est la fabrication dans notre usine de Saint-Hyacinthe. Jusqu’à 70 personnes peuvent travailler sur un orgue. Tout est fait à la main. On fabrique même nos propres ressorts, parce que la tension doit être extrêmement précise. En tout, la construction d’un orgue peut prendre 36 000 heures.

Est-ce que c’est un domaine qui évolue avec le temps?
La facture d’orgue est issue d’une longue tradition : les jeux sont les mêmes depuis des siècles et on coule encore les tuyaux de la même façon qu’en 1714. On ne peut pas réinventer la roue, mais il y a plusieurs avancées technologiques possibles. Il faut toutefois savoir les intégrer sans perdre l’essence de l’instrument. Nous tentons toujours d’innover.

Comment par exemple?
Casavant est reconnue pour avoir breveté en 1915 le sommier à rouleau : grâce à ce système, en appuyant sur une touche, on actionne un rouleau qui touche à un fil qui envoie une impulsion électrique. Ça reproduit le sentiment de jouer d’un instrument mécanique, même si c’est électrique. 

Quel est le plus gros orgue que vous ayez fabriqué?
Un orgue de 10 615 tuyaux que nous avons construit pour la Broadway Baptist Church, au Texas. 

À combien d’instruments avez-vous contribué?
Quand je suis entré chez Casavant comme adjoint au président, on était à l’opus 3590, et aujourd’hui, on est rendu à 3900. J’en ai donc vu passer plus de 300. 

Vous souvenez-vous de la première fois que vous avez entendu de l’orgue?
C’était à l’église Saint-Augustin de Desmaures, quand j’avais six ans. Je ne comprenais pas comment on pouvait produire autant de sons différents. Chaque jeu peut se combiner, donc la variété de sons est infinie. 

Qu’est-ce que ça vous fait que des groupes rock comme Arcade Fire s’approprient l’orgue?
Ça ne m’étonne pas! C’est tellement riche comme instrument!

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http://urbania.ca/canaux/conversations/4865/jacquelin-rochette-facteur-d-orguesMon, 03 Mar 2014 13:43:00 ESTJudith Lussierarcade fireorguereportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/4865/jacquelin-rochette-facteur-d-orgues
David Étienne Durivage, pilote de dronesComment peut-on gagner sa vie comme pilote de drone?
Il y a des tas d’applications. On peut retenir mes services en sécurité civile, pour faire de la surveillance aérienne, par exemple, en agronomie, en arpentage et en cartographie. Mais le plus souvent, je travaille en télévision. Je fais beaucoup de vues aériennes pour les publicités de monts de ski, et j’ai fait les génériques d’ouverture d’En mode Salvail, d’Entrée principale et de l’Épicerie. 

J’imagine que ça rend les vues aériennes plus accessibles financièrement?
En terme de prix, ça ressemble à ce que les grues ou les hélicoptères demandent, mais c’est vraiment plus flexible. Une grue, c’est limité et c’est long à installer, tandis que nous, en dix minutes on peut te faire une prise de vue. On peut aller plus haut que la grue, et plus bas que l’hélicoptère. 

Comment as-tu eu l’idée de fixer une caméra à un drone?
J’ai eu un premier flash en 2009 quand j’ai acheté un hélicoptère téléguidé style Radio Shack au Vieux Port, pour le fun. C’était un jouet d’une nouvelle génération et j’ai tout de suite vu le potentiel. Les avions téléguidés, ça fait longtemps que ça existe. C’est avec la miniaturisation des transmetteurs vidéo, des caméras et des batteries qu’on a pu envisager de les utiliser pour des prises de vues aériennes. Toutes ces technologies existaient dans l’armée, mais c’était hyper cher. Là, on n’arrête pas de développer la technologie pour ça. Par exemple, les lunettes qui me permettent de voir comme si j’étais à l’intérieur de l’aéronef, c’est un gars de Ste-Julie qui a inventé ça. 

Qu’est-ce que ça prend comme habileté pour manœuvrer ces appareils?
Ça prend beaucoup de pratique, parce que c’est pas juste de faire voler la machine : c’est un art, une danse. Il faut que l’appareil bouge bien et que tu sois capable de visualiser ses mouvements. Récemment, j’ai fait une captation pour le mont Sutton : je devais faire voler mon appareil près des skieurs, arriver en même temps qu’eux en passant à travers les arbres, puis sortir de la forêt pour révéler la montagne. C’était toute une chorégraphie. 

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http://urbania.ca/canaux/conversations/4867/david-etienne-durivage-pilote-de-dronesMon, 24 Feb 2014 13:39:02 ESTJudith Lussierhélicoptèredronesreportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/4867/david-etienne-durivage-pilote-de-drones
Boutios, druideQu’est-ce que le druidisme?
C’est une religion, une philosophie et un mode de vie issus de la culture celte. En tant que Québécois, la plupart d’entre-nous descendons de Celtes sans le savoir. C’est pourquoi plusieurs de nos traditions se retrouvent dans le druidisme. Au Québec, par exemple, la sorcellerie populaire était inspirée du druidisme.

Vous, qu’est-ce qui vous a emmené à devenir druide?
Quand j’étais à l’université, au début des années 70, on rejetait la religion catholique. Mes amis étaient intéressés par les religions orientales, comme l’hindouisme et le bouddhisme, mais moi je n’étais pas prêt à aller si loin de ce que je connaissais. Lors d’un voyage en Angleterre, j’ai appris que le druidisme, dont j’avais entendu parler au cours classique, existait encore.

Comment devient-on druide?

D’abord, il faut trouver un druide, et faire la formation. Quand j’ai trouvé mon druide breton, il m’a référé à un naturopathe québécois qui m’a encadré. J’ai appris la langue celtique ancienne, la religion et les sciences celtiques, qui sont l’astrologie, l’astronomie et la médecine, mais je n’ai pas fait la médecine.

C’est pour ça que vous ne faites pas de potion magique?
En fait, l’herboristerie, dans le druidisme, c’était plutôt une affaire de femmes! C’était les druidesses qui allaient cueillir les herbes et qui brassaient l’hydromel.

Quelle place occupe le druidisme dans votre vie?

Ça fait 40 ans que je m’y consacre. Je participe à toutes les fêtes, avec les autres membres de la communauté druide du Québec. Il y a quatre fêtes de feu, deux solstices et deux équinoxes. Si on était rigides, on se rencontrerait en phase avec les cycles précis de la lune, mais on s’accommode avec les fins de semaines. On se réunit, on jase et on boit de l’hydromel.

Fêtez-vous quand même Noël?
Oui, je suis né et je me suis marié dans la religion catholique, ce qui n’entre pas en contradiction avec le druidisme. D’ailleurs, plusieurs fêtes, comme Noël, tirent leurs racines dans le druidisme, qui existait environ 3000 ans avant Jésus-Christ.

Comment les gens réagissent quand ils apprennent que vous êtes druide?
Ils rient! Durant ma carrière d’enseignant au secondaire, je ne me suis jamais affiché. C’était une société plutôt secrète et quand tu fais partie d’une religion minoritaire, tu gardes ça pour toi. La plupart des gens trouvent que c’est farfelu. Mais la reine-mère et Winston Churchill étaient druides. Farfelu vous dites?!

Beaucoup de gens ont appris votre existence quand vous avez déposé un mémoire sur le projet de Charte des valeurs. Quelle est votre position?
Notre position, c’est la protection des religions minoritaires, comme le druidisme, la franc-maçonnerie, le chamanisme, et les autres spiritualités autochtones. On est pour la charte parce qu’elle va nous protéger du prosélytisme des religions majoritaires qui cherchent à nous anéantir. ]]>
http://urbania.ca/canaux/conversations/4843/boutios-druideFri, 14 Feb 2014 17:35:16 ESTJudith LussierWinston Churchillreligionceltepanoramixboutiosdruidismedruidereportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/4843/boutios-druide
Frédérique Marseille, entremetteuse artistiqueQuel est le concept de Prêt d’art?
Les artistes proposent leurs œuvres sur notre site internet, sur Facebook et sur Twitter, puis des amateurs d’art les empruntent pendant un an. C’est gratuit, mais ils doivent s’engager à prendre une photo de l’œuvre installée chez eux, et à la publier sur les réseaux sociaux. On suggère aussi aux emprunteurs d’organiser un petit vernissage pour présenter l’œuvre. 

Comment vous est venue cette idée? 
C’est arrivé par accident. Comme j’ai étudié en arts visuels puis en histoire de l’art, j’avais plein d’œuvres qui traînaient chez moi. L’art prend beaucoup de place, et je trouvais ça dommage que ça dorme dans mon appartement. J’ai proposé mes œuvres en ligne et, en une soirée, j’ai eu 26 réponses pour deux œuvres. J’ai réalisé que les gens veulent de l’art, c’est juste le prix qui les décourage.

Vous n’avez pas peur que ça enlève le goût aux amateurs d’art d’acheter des œuvres?
Non, parce qu’il y a quand même un avantage à posséder l’œuvre et le but de l’exercice, c’est de faire connaître l’artiste pour qu’au final il vende son œuvre. Tout au long de l’emprunt, les offres d’achats ont préséance sur la location. Si quelqu’un veut acheter une œuvre, l’emprunteur a 48h pour acheter l’œuvre ou la laisser aller. C’est qu’on s’attache à ces œuvres-là! 

Qui peut prêter son art via Prêt d’art?
Pour l’instant, j’ai dix artistes que j’ai sélectionnés moi-même, mais j’aimerais que Prêt d’art devienne un lieu de démocratisation de l’art, où seuls les amateurs d’art décident de ce qui est intéressant ou pas. L’art visuel est un domaine encore dominé par une certaine forme d’élitisme, à travers les galeries et les musées. Je ne critique pas ça, mais je pense que ça peut coexister avec les goûts du public. 

Quel est l’avantage pour les artistes de mettre leur œuvre en prêt?
En plus de leur dégager de l’espace et de mettre leurs œuvres en valeur, ça les responsabilise dans leur gestion et leur autopromotion, comme ça se fait déjà en musique. En arts visuels, les gérants sont encore très présents : ils peuvent prendre jusqu’à 50% des profits de l’artiste et à New York, ça peut aller jusqu’à 90%. Plus l’artiste perd de son autonomie, moins il fait d’argent. 

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http://urbania.ca/canaux/conversations/4795/frederique-marseille-entremetteuse-artistiqueFri, 07 Feb 2014 14:00:00 ESTJudith Lussierprêt d'artart visuelartreportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/4795/frederique-marseille-entremetteuse-artistique
Mario Dubé - Monsieur PigeonQu’est-ce que vous faites avec les pigeons?
Notre rôle, c’est de les faire disparaître dans les endroits où on ne veut pas les voir, comme dans les garages d’autobus, les stations de métro ou chez les gens. La plupart du temps, on installe des pointes en acier inoxydable dans les endroits qu’ils ont l’habitude de fréquenter. Une fois que le pigeon vient se déposer, il se pique et après il se rappelle qu’il ne doit pas aller là. 

Est-ce que ça les tue des fois?
Non! Ce qu’on dit aux gens qui nourrissent les pigeons, c’est que nous aussi on les aime. On veut juste qu’ils aillent faire leurs crottes ailleurs que sur nos têtes! Il y a des gens qui les empoisonnent en mettant du poison dans les graines, mais t’as pas le droit de faire ça, voyons donc! Il n’y a aucun système qu’on utilise qui les tue. 

Quels sont les autres moyens que vous utilisez?
On a des bandes à impulsions électriques et des systèmes d’ultrasons qui imitent les sons des prédateurs. Ça, une fois, on en a installé un à la station de métro Cartier, à Laval : il y avait environs 500 goélands, et dès qu’on a parti la machine, ils se sont levé le cou et hop, ils sont partis tout d’un coup. 

Qu’est-ce que vous pensez des gens qui nourrissent les pigeons dans les lieux publics?
Je n’ai rien contre eux, mais des fois, ça rend notre travail plus difficile, parce que ça fait des endroits où les oiseaux aiment aller, parce qu’ils savent qu’ils auront à manger. Dans ce temps là, ils se déplacent moins facilement. Ils peuvent même faire des nids dans nos pics, les tannants!

Les hiboux en plastique, que les gens installent devant leur maison, est-ce que ça fonctionne?
Ils sont chanceux ceux pour qui ça fonctionne! Les hiboux, c’est vrai que ce sont des prédateurs, mais les oiseaux ne sont pas stupides : ils s’aperçoivent vite qu’ils ne bougent pas. Même au parc Jean-Drapeau ils ont installé une structure qui bouge pour faire peur aux pigeons, mais les oiseaux ont fini par se rendre compte qu’elle faisait toujours le même mouvement.

Pourquoi ça dérange les gens, les pigeons? 
Dans les structures comme les ponts, ça peut déranger les travailleurs. Mais aussi, dans certains endroits, ils sont tellement nombreux que c’est vraiment une nuisance. Une fois, sur le balcon d’une madame, il y avait tellement de pigeons que c’était pire que d’entrer dans un poulailler. L’odeur traversait jusque dans l’appartement. C’était pas tellement hygiénique.

Photo: Daphné Caron
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http://urbania.ca/canaux/conversations/4796/mario-dube-monsieur-pigeonFri, 31 Jan 2014 13:55:53 ESTJudith Lussierpigeonsreportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/4796/mario-dube-monsieur-pigeon
Moov, inventeur du «cat-vertising»Qu’est-ce que des chats font dans un salon de coiffure?
On a un élevage de chats du Bengale, qu’on fait se reproduire une fois par année. Quand ils ont des portées, on les met devant la fenêtre, et ça attire les gens. La première fois que je les ai mis là, je n’ai même pas eu le temps de me retourner qu’il y avait déjà une foule de personnes qui prenaient des photos. C’est comme ça qu’on a inventé le «cat-vertising» : la publicité par les chats. Des bébés chats léopards, dans une vitrine, c’est comme sur l’internet, ça attire les filles. Les chicks adorent ça!

Est-ce que ça fait vraiment de la publicité, ou ça ne fait qu’attirer les curieux?

Ça nous a carrément permis de rester en vie. Sur le Plateau, la clientèle, c’est beaucoup des Français et des étudiants. On les adore, mais quand ils repartent chez eux, on ne les revoit pas. Les chats ont fait parler de nous dans les journaux anglais et dans au moins une douzaine de blogues. En plus, on s’entend que les chats léopards et la mode, ça va bien ensemble : tôt ou tard, une fille va avoir un morceau de vêtement style léopard dans sa garde-robe!

Est-ce qu’il y a des clients que ça dérange?
Non. Les deux ou trois clientes qui sont allergiques aux chats prennent un antihistaminique avant de venir. Sinon, la plupart des clients apprécient l’effet zoothérapeutique liée au fait de pouvoir caresser un chat en se faisant coiffer. Moov, notre petit Bengale silver marble, est le chat le plus doux sur terre. À Londres, à Paris et à Tokyo, les gens ont compris ça : il y a plein de cafés et de salons de thé où les chats se promènent en liberté.

Est-ce que c’est en raison de son amour pour les animaux que Michèle Richard a accepté d’enregistrer le message sur votre répondeur?
Non! Michèle Richard, c’est une amie à nous. Yves est son coiffeur depuis 1989. Yves est un grand nom dans le domaine de la coiffure. Il a coiffé Julie Snyder, Jacynthe René et plein d’autres vedettes. D’ailleurs, notre chat Tarzan est lui-même une vedette. Il a pris part à plein de séances photo avec des stars.]]>
http://urbania.ca/canaux/conversations/4778/moov-inventeur-du-cat-vertisingFri, 24 Jan 2014 10:45:28 ESTJudith Lussiermichèle richardtarzanmoovcoiffurecatvertisingcat-vertisingchatreportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/4778/moov-inventeur-du-cat-vertising
Geneviève, cliente mystèreComment êtes-vous devenue cliente mystère?
J’ai commencé ça il y a dix ans. Je suis tombée sur une annonce d’une firme qui cherchait des consommateurs pour visiter des commerces et donner leur avis. J’avais envie de contribuer à améliorer les entreprises. Il y a des clients mystères professionnels, mais dans mon cas, c’est vraiment un hobby. J’adore donner mon opinion.

Êtes-vous une abonnée des boîtes de commentaires?

Oui, je suis une personne qui a tendance à donner son avis quand j’en ai la possibilité, même en dehors de mes missions. Si je suis sur internet et qu’on me demande quelques minutes pour répondre à un sondage, je vais le faire.

Quel genre de mission vous confie-t-on?
Je choisis mes missions en fonction de mes intérêts comme consommatrice. Je ne fais pas de mission juste pour faire des missions, mais si ça m’adonne d’avoir à remplacer mon assurance auto et qu’on me propose ça, par exemple, j’accepte. J’essaie aussi des magasins et des restaurants.

Et quel genre de questions on vous pose?
On doit parfois répondre à des questions quantitatives (ex. Combien de temps as-tu attendu avant qu’on vienne te répondre, ou combien d’employés il y avait sur le plancher?), mais ce que je préfère, c’est quand on fait appel à mon jugement. Ça me donne l’impression que je peux donner l’ampleur de mon opinion.

Vous êtes-vous déjà retrouvée dans une situation embarrassante?
Une fois, j’avais envie de faire une mission pour une institution financière et je devais poser des questions sur la possibilité de prendre un prêt hypothécaire. Je me trouvais un peu jeune pour poser ce genre de questions, mais le monsieur y a répondu très professionnellement, sans juger!

Vous devez donc jouer un peu la comédie pour ne pas être démasquée?
On ne joue pas de rôle, mais il y a un «scénario» à respecter pour récolter tous les éléments dont on a besoin pour remplir le questionnaire à la fin de notre mission. Jusqu’à maintenant, je n’ai jamais été démasquée!

Pourquoi c’est important de demeurer anonyme?
Quand j’étais étudiante, bien avant d’être cliente mystère, je travaillais pour un grand magasin de détail, et les clients mystères dont c’était l’emploi, on les reconnaissait. C’était toujours les mêmes qui arrivaient avec leur chapeau et leurs lunettes et qui payaient toujours de la même façon. C’est sûr qu’on adaptait notre comportement. En tant que clients mystères, on n’est pas là pour prendre les gens en défaut, mais on veut donner du feedback sur leur comportement habituel.]]>
http://urbania.ca/canaux/conversations/4761/genevieve-cliente-mystereFri, 17 Jan 2014 11:38:48 ESTJudith Lussiersondagefeedbackopinionrestaurantmystereclientreportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/4761/genevieve-cliente-mystere
Pasteur Franck Sohou, prédicateur passionné Quelle sorte d’Église représentez-vous ?
Je représente l’Église internationale du Saint-Esprit. C’est une Église évangélique qui vient comme moi de la Côte d’Ivoire, et qu’on appelle aussi la Cité des Aigles.

Est-ce que c’est pour ça qu’il y a un aigle dessiné sur votre lutrin ?
Oui, l’aigle représente le lien entre le matériel et l’immatériel. C’est un symbole très fort dans la Bible, notamment dans l’Apocalypse.

Qu’est-ce que vous faites, dans votre Église ?
Essentiellement des enseignements, des adorations et de la louange. Dieu aime qu’on le loue. C’est pour ça que le gospel fait partie de notre pratique. Le gospel, au fond, c’est une louange à Dieu. Ça a été créé par des afro-américains qui vivaient l’esclavage et qui voulaient vivre leur adoration de Dieu à travers le chant.

Est-ce que ça prend des talents en musique pour être un bon pasteur gospel?

Ça ne prend pas nécessairement une voix de rossignol ! Il faut surtout chanter avec le cœur et le Seigneur est content.

Vous dites que vous faites aussi des guérisons. C’est vrai ?
Mon ministère a en effet connu des guérisons. Selon la Bible, il y a deux sortes de guérisons. Les guérisons de l’âme, et les guérisons physiques, comme celles de Jésus ou des apôtres. Des chrétiens de partout expérimentent le phénomène de guérison. Ce n’est pas réservé à des groupuscules. Il suffit d’y croire.

De quelles guérisons physiques avez-vous été témoin ?
À Abidjan, un boiteux est venu nous voir et il est reparti sans ses béquilles. Une Française, madame Albrecht, était paralysée depuis sept ans et elle s’est mise à marcher après une prière à domicile. Ce n’est pas Franck Sohou qui fait ça ; c’est le Seigneur.

De quels outils disposez-vous pour évangéliser ?

J’ai des calepins de notes dans lesquels j’écris mes réflexions, mes observations. J’ai la Bible, et j’ai mon iPad, qui contient quelques applications, comme YouVersion, qui propose des versets quotidiens pour éviter au néophyte de s’embourber dans la lecture de la Bible. Il y a aussi une fonction pour lire la Bible en 90 jours ou en un an.

Vous, la lisez-vous souvent ?
Tous les jours. Et quand j’ai fini, je recommence.

Quel est votre apôtre pref ?
Jean, parce qu’il met en exergue le côté divin de Jésus. ]]>
http://urbania.ca/canaux/conversations/4743/pasteur-franck-sohou-predicateur-passionneFri, 10 Jan 2014 12:03:44 ESTJudith LussieriPadbibleprédicateurFranck SohougospelchoralepasteurJésusreportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/4743/pasteur-franck-sohou-predicateur-passionne