Urbania - canauxhttp://urbania.caTurbulent Media RSS Builder v1.0http://www.rssboard.org/rss-specificationMon, 20 May 2013 11:36:30 EDT60La star du vendredi: Patrick Lajoiehttp://urbania.ca/canaux/photoreportages/3983/la-star-du-vendredi-patrick-lajoieFri, 17 May 2013 14:47:22 EDTpalm springscaliforniaCalifornieStar du vendredipatrick lajoiereportage_mediahttp://urbania.ca/canaux/photoreportages/3983/la-star-du-vendredi-patrick-lajoieGaby Dufresne-Cyr : prof de dogaQu’est-ce que c’est le doga?
Il y a plusieurs pratiques de yoga pour chien. Aux États-Unis, on va se servir du chien comme accessoire de yoga. D’autres prennent le chien et le mettent dans des postures de yoga. Moi, je fais carrément du yoga avec mon chien : mes mouvements sont des «cues» pour mon chien. Quand je fais adho mukha svanasana, mon chien fait la même chose devant moi.

Fou! Mon chien ne serait jamais capable de faire ça!
Tous les chiens peuvent apprendre, à n’importe quel âge. On procède par petits groupes de 3-4 chiens. Les cours sont divisés en trois : 20 minutes de yoga humain pour que les chiens se calment, 20 minutes où le maître montre une pose à son chien, et 20 minutes de méditation/massage. Chaque pose est divisée en étapes : pour se rendre à la position du bateau, j’amène le chien à se coucher, puis à se coucher sur le côté, et ensuite sur le dos. Ensuite il s’améliore, essaie des variantes, s’étire les pattes.

Est-ce que les chiens aiment ça?
Oui. Ça les relaxe beaucoup. Quand un chien s’étire, c’est signe qu’il est relaxe, qu’il évacue son stress. Ça travaille aussi sa concentration et ça améliore beaucoup la relation maître/chien. Il doit me faire confiance pour faire des affaires de même! Ça peut aider des chiens qui ont été battus. Albear, lui, peut passer des heures dans la position du bateau!

Combien de positions connaît-il?
Une quinzaine, pas toutes maîtrisées. Et comme il n’est pas très flexible des épaules, quand on fait le guerrier ensemble, c’est plus moi qui m’adapte pour ne pas qu’il se blesse.

Comment vous faites pour que les chiens ne soient pas énervés par les autres chiens dans un cours de doga?
C’est un peu ça le but de la pratique! Les chiens arrivent ici très énervés, et ressortent de la pratique plus relaxes. D’une séance à l’autre, ils arrivent ici plus détendus parce qu’ils savent qu’ils sont ici pour se calmer.

Quel est votre background pour enseigner le doga?

Je suis comportementaliste animale. Au lieu de trouver un moyen pour qu’un chien arrête de creuser des trous, comme les éducateurs canins, moi, j’essaie de comprendre pourquoi il fait ça.

Vous êtes comme une psychanalyste pour chiens?

Oui, c’est à peu près ça!]]>
http://urbania.ca/canaux/conversations/3982/gaby-dufresne-cyr-prof-de-dogaFri, 17 May 2013 13:25:40 EDTgaby dufresne-cyranimauxyogaanimaldogachienreportagehttp://urbania.ca/canaux/conversations/3982/gaby-dufresne-cyr-prof-de-doga
Vers une sortie de l'ironie?

Il était question de notre tendance à nous, « les ‘eunes » de la sapristi de génération Y, à ne se représenter que par l’ironie et à ne communiquer qu’en ces termes.

En fait, la question était grosso modo la suivante : sommes-nous submergés par l’ironie, tant et si bien que nous ne savons plus par où en sortir? Et si tel est le cas, est-ce qu’on est foutus? 

Forcément, depuis, je me questionne sur la place que j’octroie à l’ironie dans ma vie. Histoire de voir si je contrôle encore la farce, quoi. 

Ou bien au contraire : mon mode d’insertion dans le réel repose-t-il essentiellement sur le métadiscours de l’ironie? Et c’est grave, Docteur?

Des questions un peu graves, ouais, quand même…

Partout, nous dit-on, il n’y aurait plus que sarcasme et moquerie; tant et si bien que nous ne les voyons plus. Nous empilons sans cesse les couches parodiques, comme s’il s’agissait des seuls codes que nous sachions encore déchiffrer. 

S’approprier le réel par la satire, à défaut de savoir faire autrement… Sombre, sombre manière d’appréhender le monde, vous en conviendrez. Pas très constructif, pour parler comme une maîtresse d’école.

C’est une ritournelle qu’on radotte depuis longtemps, ça : les satanés Y qui ne savent exister autrement que par la nonchalance et l’autodérision perpétuelle. Une gang de p’tits baveux « dangereusement nihilistes », et patati patata...

Il suffit de googler « ironie + génération Y » pour entrevoir que ce phénomène, s’il en est, a déjà fait l’objet de moult bisbilles. Encore au mois de novembre, dans les pages du New York Times, Christy Wampole, professeure de langues à l’Université Princeton, critiquait vertement la Millenial Generation pour l’ironie obsessionnelle chronique qu’elle lui attribue. 

Plus précisément, elle adressait sa diatribe aux « hipsters » en règle; ces top-champions-de-course de l’ironie paradigmatique.
 
Les hipsters, tels que définis par Wampole, seraient ni plus ni moins les ambassadeurs du « cancer » qui grignotte notre génération. Bardés d’ironie et de cynisme, ils incarneraient les avatars d’une génération qui se complaît dans son désenchantement, et qui, conséquemment, adopte un comportement aussi destructeur que déprimant: celui du bouffon triste. De plus, les hipsters seraient en quelques sortes les intégristes de cette mouvance, mais celle-ci serait généralisée… 

Par ailleurs, toute initiative [originale] s’imprégnant de l’ironie ambiante serait, toujours selon Wampole, appelée à être purgée d’emblée de toute signification. « It pre-emptively acknowledges its own failure to accomplish anything meaningful » écrit-elle.

Ainsi, dissimulés derrière le masque de l’ironie, nous, les « enfants rois », les « enfants du Web », rions de tout, mais ne faisons rien. Et même lorsque nous faisons quelque chose, nous en rions si fort que lorsque l’hilarité se dissipe, plus rien ne subsiste. 

Alors on superpose, floush, une nouvelle couche d’ironie. Pour trouver à rire encore, malgré la faille de sens qu’on creuse à même le réel.

L’ironie, c’est indéniable, vise à s’élever au dessus des choses pour mieux les annihiler. Rien à redire. Et c'est déprimant.

Néanmoins, y’a un truc qui me chicotte dans tout ça. L’ironie, bien sûr qu’elle est partout. C’est un puissant levier humoristique, et un mode de communication très valorisé en société. On l’associe généralement à la sophistication, à l’esprit. À la « lucidité », même. Soit. 

En revanche, je crois franchement qu’il est fallacieux d’énoncer que le « tout à l’ironie » résulte ou témoigne d’un renoncement collectif à attester la valeur des choses; à chercher un sens. Bien au contraire! 

J’ai plutôt tendance à croire que cet engouement pour l’ironie ne serait en fait que cosmétique. Un chic convenable et abordable; sans portée profonde. 

Je le crois notamment parce que, voyez : on dit souvent de ma génération qu’elle est précocement cynique, apathique et nonchalante. Mais n’oublions pas qu’on dit également d'elle qu'elle est bouillante de détermination, impatiente, impétueuse. Et surtout, lorsqu’elle ose formuler quelconque doléance, qu’elle est fâcheusement idéaliste…

Or, l’ironie destructrice et l’idéalisme ne peuvent être élevés ensemble au rang de valeurs cardinales. Elles sont, par nature, mutuellement exclusives. 

J’aurais envie de dire qu’au fond, faudrait bien faire un choix quant au préjugé générationnel qu’on priorise! D’une part, l’arrogance d’une génération trop pressée. D'autre part, son cynisme congénital.

« Faudrait s’brancher, la gang ». Mais disons simplement que cette contradiction pointe une sortie possible du cycle de l’ironie en pelures d’oignons; et du désenchantement qui en est le corollaire.

En d’autres mots, y’a moyen de se positionner quelque part entre les deux. 

Je ne peux donc m’empêcher de croire qu’au lieu d’embrasser l’ironie par dépit et renoncement, nous cherchons en quelque sorte à renouer avec quelque chose de radicalement authentique. Ne serait-ce que pour nous adjoindre, un tant soit peu, dans notre quête de sens au sein d’un monde qui n’en a pas beaucoup.

Et, vous m’excuserez, mais lorsqu’on vient me dire qu’on conditionne le désenchantement du monde en s’habillant avec des ugly shirts, je réponds que je n’ai pas envie de « porter l’avenir » en mangeant chez Bâton rouge avec des montures de lunettes profilées en faux-fini stainless.

C'est tout pour aujourd'hui. 

***

Et moi, sur twitter, c'est @aurelolancti
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http://urbania.ca/blog/3981/vers-une-sortie-de-lironieFri, 17 May 2013 06:59:34 EDTblogueironiehipsterWampolecynismehttp://urbania.ca/blog/3981/vers-une-sortie-de-lironie
La ville de la semaine: Beloeil en imageshttp://urbania.ca/canaux/photoreportages/3980/la-ville-de-la-semaine-beloeil-en-imagesThu, 16 May 2013 15:03:45 EDTmont-st-hilaireMontérégieville de la semainebeloeilreportage_mediahttp://urbania.ca/canaux/photoreportages/3980/la-ville-de-la-semaine-beloeil-en-imagesChère Vickie,
Folle vie: danseuse nue, poète, écrivaine, cancer, tabarnak.

La plupart se souviendront de toi comme la brillante écrivaine atteinte d’une tumeur au cerveau qui a mis au monde un tout aussi brillant manuscrit : Le Testament.

Tu es passée à Tout le monde en parle pour parler de tout ça. Je n’ai pas visionné l’entrevue au complet; j’étais incapable de te voir comme ça.

Pour moi, tu n’as jamais eu de tumeur. Pour moi, tu seras toujours la fille avec qui j’ai grandi.

La fille qui roulait toujours sa jupe d’uniforme trop haut et qui a envoyé chier notre prof de maths, Madame Sauriol, quand elle t’a dit : « Mais qu’est-ce que les gens vont penser de toi ? »

La fille qui s’en colissait.

La fille qui avait écrit, photocopié et distribué à travers l’école un long poème démolissant sur la place publique une « fille populaire » qui l’avait insultée.

La fille qui savait écrire.

La fille qui venait sonner chez moi l’été. À qui ma mère disait: « Rabii n’est pas là ». J’étais là, au sous-sol. Et j’allais te rejoindre au parc en face pour faire ce qu’on faisait le mieux au secondaire : fuckall.

Puis, le 11 mai, tu es partie.

Je m’excuse de n’avoir été là que lorsque ça allait bien.

Je m’excuse de n’avoir pris de tes nouvelles qu’à travers Aurélie. De ne pas avoir réalisé plus tôt qu’une affligeante présence vaut mieux qu’une culpabilisante absence.

Je m’excuse de m’être contenté de glisser à travers nos conversations des : « Comment va Vickie? » au lieu de t’appeler et te demander : « Comment vas-tu, Vickie? ». Même si je savais que ça n’allait pas.

Le pire, c’est que ça m’énerve plus que tout quand les gens me demandent des nouvelles des autres : « Demandes-lui toi-même», que je pense en ébruitant un hypocrite « Elle va bien ».

Le jour de ta fête, je t’ai texté : « Joyeux anniversaire ». Tu as répondu : « C’est de toi les fleurs? » J’ai oublié de répondre. Quand j’ai appris que tu nous avais quittés, mon premier réflexe a été de saisir mon cell et te répondre : « Non ».

Puis : « Fuck, Vickie ».

Je ne sais pas pourquoi j’ai répondu, je savais que c’était trop tard, que t’étais plus là. Réflexe cave. Comme si t’allais les lire, mes messages. Comme si Rogers offrait une option « transmission vers l’au-delà de textos manqués ».  

C’est ça ma vie en ce moment, Vickie. Une suite infinie d’appels manqués, de conversations de répondeurs et de textes messages que je lis rapidement au feu rouge.

Je m’excuse de ne pas avoir appelé. Ou rappelé. De ne pas être passé. Je m’excuse d’avoir laissé mon téléphone intelligent te transmettre mes émotions, même si je réalise tranquillement qu’à travers le délai de réception et l’encryptage binaire, l’important se perd.

Je m’excuse de ne pas m’être servi de cet obsolète appareil phonateur qui me sert de bouche pour te dire « Je t’aime. Lâche pas.»

Je m’excuse d’avoir appris ta mort sur Facebook. Fucking Mark Zuckerberg qui m’apprend que mon amie est morte.

Je m’excuse de ne pas t’avoir dessinée dès que tu as vu mon portrait d’Adele et que tu as crié « J’en veux un! »

« Promis », que je t’avais répondu.

Mieux vaut tard que jamais, qu’ils disent. Je l’sais plus trop. Anyways, voilà ton dessin ma belle.

Repose en paix.

Rabii xx



crédit photo: Antoine Ryan]]>
http://urbania.ca/blog/3978/chere-vickieThu, 16 May 2013 01:55:42 EDTmortcancersecondaireAdeleVickie Gendreaubloguehttp://urbania.ca/blog/3978/chere-vickie
Le plaisir de lire une carte
Je n'avais jamais essayé de GPS avant mes dernières vacances. Avant le GPS, je dépliais la carte, j'évaluais le trajet, j'imaginais le relief, je planifiais le voyage, je cherchais le Nord, je visais le Sud, j'allais, tel un professeur Tournesol de passage, un peu plus à l'Ouest et puis je me laissais guider par le sens de l'improvisation.

Le voyage se faisait dans la tête avant de se faire dans l'auto. La route était un songe avant d'être une histoire. On connaissait la géographie. On savait la toponymie  On comprenait la géologie parce qu'on comprenait les courbes du chemin. On imaginait les côtes avant de les grimper, on sentait le vent de l'océan avant de voir la mer parce qu'on savait qu'elle était là, derrière les plis de la carte.

Avec les GPS, la destination n'est plus qu'un vulgaire code postal, une adresse, une entrée électronique. Le chemin est un trait rouge jusqu'au prochain carrefour. Le paysage est une série de lignes numérotées. Et on ne sait plus où se trouve la mer parce qu'elle ne rentre pas dans l'écran de la machine.

Ainsi sont les inventions modernes. Elles nous simplifient la vie mais nous éloignent de la réalité.

Dans un monde de plus en plus virtuel, nous appréhendons de plus en plus souvent le monde à travers l'écran de nos appareils qui dépassent l'entendement et surpassent l'intelligence. N’ai-je pas écrit ce billet sur mon iPhone alors qu'autour de moi éclatait la flore exubérante de la nature californienne?

Mais il faut que je sois honnête (ne l'ai-je pas toujours été avec vous?), au lieu de chercher le nom de rues de L.A. dans l'infini bétonné de la mégalopole californienne, au lieu de demander mon chemin à un de ces nombreux sans abri qui quêtent sous le soleil, au lieu de m'engueuler avec ma copilote au risque de voir nos chemins se séparer, je me suis fié à mon nouvel ami. Il est un peu frette et il a la voix monocorde d'un Justin Trudeau d'ascenseur, mais lui, il ne se trompe jamais.

Et il m’a laissé le loisir de regarder les fleurs dans le paysage et la vie qui défile sur le bord de la route.


Pour me suivre sur Twitter sans perdre le Nord : @pascalhenrard]]>
http://urbania.ca/blog/3977/le-plaisir-de-lire-une-carteWed, 15 May 2013 20:56:08 EDTgeographiquecarteroutePerduGPSbloguehttp://urbania.ca/blog/3977/le-plaisir-de-lire-une-carte
APPEL DE CANDIDATURES - École Urbania - Imaginer MontréalLE CONCEPT
À la suite de l’expérience très positive de la première incarnation de l’École Urbania, soit la réalisation d’un mini-magazine sur le thème de l’école qui sera encarté dans le numéro d’automne 2013 du magazine Urbania, l’UQAM et Urbania souhaitent produire conjointement une publication hors série intitulée Imaginer Montréal qui proposera 100 idées pour améliorer notre ville, Montréal. En amont des élections municipales l’automne prochain, l’objectif est de recueillir 100 idées créatives et réalistes qui proposeront une vision constructive pour Montréal et de partager celles-ci avec le plus grand nombre.

Ces idées seront divisées en dix catégories, en lien avec les secteurs de la vie municipale :
1) Environnement et développement durable
2) Vie culturelle
3) Vie communautaire
4) Développement économique
5) Tourisme
6) Habitation et urbanisme
7) Transport
8) Design  
9) Sports et loisirs
10) Gouvernance et vie démocratique

Chaque idée sera énoncée brièvement dans une publication diffusée en septembre 2013, puis expliquée de façon plus détaillée sur le site Web de l’École Urbania, hébergé par Urbania, dans une section créée spécialement pour l’occasion. Ce numéro spécial sera une création de l’École Urbania. Pour l’occasion, une équipe de travail sera constituée de dix étudiants de l’UQAM provenant de différents horizons. Ensemble, ces étudiants formeront un comité de rédaction qui aura pour mandat de proposer les 100 idées et d’alimenter la réflexion citoyenne en vue des prochaines élections municipales.

PROFIL RECHERCHÉ
Les étudiants inscrits à temps complet au trimestre d’automne 2013 dans l’un ou l’autre des programmes de baccalauréat, de DESS, de maîtrise ou de doctorat offerts à l’UQAM sont admissibles. Les candidats seront sélectionnés par Urbania sur la base de leur profil académique et de leur motivation. Une lettre d’intention devra être soumise par les candidats. Les entrevues de sélection seront réalisées par Urbania.

Les étudiants choisis recevront chacun une bourse de 1 500 $ pour la durée du projet. La bourse sera versée par l’UQAM.


L’ENCADREMENT

Alors que les étudiants seront responsables de trouver les idées, l’équipe d’Urbania documentera le processus de recherche (vidéo, photo, réseaux sociaux), réalisera la conception graphique et la mise en page du numéro spécial Imaginer Montréal et assumera également l’édition des textes.   

En plus du design et de l’édition, Urbania s’occupera également de la diffusion du numéro Imaginer Montréal en collaboration avec l’UQAM (lancement, médias sociaux, relations de presse, etc.). Les étudiants se réuniront une fois par semaine dans les locaux d’Urbania, le temps d’une réunion de production avec l’équipe du magazine. Ils disposeront également d’un local (situé dans les bureaux de Toxa/Urbania) où ils pourront se réunir en tout temps pour débattre de leurs idées.

Il est également proposé qu’un certain nombre de professeurs de l’UQAM, dont les expertises sont en lien avec chacune des dix catégories couvertes dans la publication, agissent comme mentors pour alimenter la réflexion des étudiants.  


UNE PUBLICATION GRATUITE

Le numéro spécial Imaginer Montréal sera imprimé à 5 000 exemplaires sur du papier journal et distribué gratuitement à Montréal. Le nombre de pages envisagé est 48.


UN VOLET NUMÉRIQUE

En plus de la version papier, le projet Imaginer Montréal prendra vie sur le Web, notamment par l’entremise d’un blogue spécialement conçu pour le projet. Celui-ci permettra de documenter le processus de recherche, mais aussi de détailler chacune des idées. De plus, un groupe Facebook et un compte Twitter Imaginer Montréal seront créés pour l’occasion et il sera possible d’intégrer le volet iPhone au projet.  


UNE COLLABORATION AVEC LE QUARTIER DES SPECTACLES, L'ONF ET MOMENT FACTORY
Imaginer Montréal s’inscrira également dans le projet Mégaphone coproduit par le Partenariat du Quartier des spectacles et l’Office national du film et réalisé par Moment Factory dans le cadre d’un appel d’idées lancé par le PQDS et l’ONF.  Installation interactive suscitant une réflexion sur la réconciliation entre l'individu et le collectif, Mégaphone permettra aux citoyens de prendre publiquement la parole le long de la promenade des Artistes, face au pavillon Président-Kennedy de l’UQAM, et de retranscrire leurs mots par un dispositif de projection sur la façade du pavillon. Plusieurs idées proposées pour Imaginer Montréal serviront ainsi de base de discussion dans l’un des volets de la programmation des activités de Mégaphone, qui se dérouleront les mois de septembre et octobre 2013.

CANDIDATURES
Les étudiants de l’UQAM intéressés à participer au projet Imaginer Montréal sont invités à transmettre leur curriculum vitae, une preuve d’inscription à temps plein dans l’un des programmes mentionnés (baccalauréat, maîtrise, DESS, doctorat) et une lettre d’intention (500 mots maximum) à l'adresse suivante : julie@urbania.ca  avec la mention École Urbania en objet du message

Seuls les candidats retenus recevront une réponse et seront convoqués en entrevue pour la sélection finale.

Date limite pour déposer une demande de candidature : vendredi 24 mai 2013, 17 heures

DATES DE RÉALISATION DU PROJET
De juin à septembre 2013]]>
http://urbania.ca/blog/3976/appel-de-candidatures-ecole-urbania-imaginer-montrealWed, 15 May 2013 15:35:37 EDTélectionsmoment factoryONFquartier des spectaclesmontrealimagineruqamurbaniaécolebloguehttp://urbania.ca/blog/3976/appel-de-candidatures-ecole-urbania-imaginer-montreal
Sous le pont
J’ai été excité à l’idée d’avoir une toute nouvelle perspective sur Jacques-Cartier et sur la ville jusqu’au moment d’arriver à la petite échelle permettant de descendre sur des planches de bois. Sous celles-ci : le fleuve vert.

C’est en marchant sur la piste cyclable, casque vissé à la tête, après avoir salué Jacques-Cartier lui-même, que Marc Simard, ingénieur et chargé de projet au pont, m’a amené dans la petite cage au dessus de l’échelle. Ne manquait que le père Fouras pour me lancer une énigme à laquelle j’aurais inévitablement donné la mauvaise réponse, trop absorbé par l’idée d’emprunter l’échelle… Dix barreaux – avec la petite jambe qui shake et rendue trop lourde par mes caps d’acier – plus bas, nous étions sur la pile no 23, l’un des 28 piliers du pont. Bienvenue sous Jacques-Cartier.


Sur le pilier
Vrai : une fois les deux bottes sur le béton du pilier, le coup d’œil est spectaculaire et inédit. À ma droite, La Ronde, colorée. À ma gauche, en se penchant un peu, le Vieux et le centre-ville de Montréal. On me rassure en me disant que les piles ne bougent pas d’un brin, contrairement au reste du pont. Des amortisseurs empêchent aux vibrations du tablier, causées par la circulation, de se transmettre aux pieds du pont. Sous le pont, pas de bouchons, mais tout un monde. Autour des poutres d’acier conçues pour briser le vent, passent, entre autres, les fils d’Hydro-Québec et les tuyaux de Gaz Métro.


Dans le pavillon
On remarque ses quatre tourelles qui dépassent le tablier, au-dessus de l’île Sainte-Hélène, mais on connaît peu le pavillon de Jacques-Cartier, bâti en même temps que le pont – son toit est carrément le tablier. À l’origine, le premier étage devait devenir une salle d’exposition et le deuxième (photo), une immense salle de bal. À visiter les lieux abandonnés, on en devine tout le potentiel. Côté est, la fenestration nombreuse devait offrir une vue spectaculaire sur l’eau – La Ronde n’existait pas. La crise économique ayant frappé à l’inauguration du pont, le site n’a presque jamais servi. On compte une exposition connue d’artisanat en 1934. Sinon, l’endroit a servi d’entrepôt pendant la guerre, puis à la Ville de Montréal. Même les pigeons ont abandonné le pavillon; on les a forcé du moins, leurs fientes étant néfastes pour la structure! Chaque 15 minutes un cri de faucon retentit dans le bâtiment pour faire fuir les volatiles qui y ont laissé quelques plumes.


Dans la pierre angulaire
La pierre angulaire du pont a été posée en 1926 dans la pile no26, qui se trouve rue Notre-Dame, à Montréal, à côté de la vieille station de pompage Craig. On ignore aujourd’hui à quel endroit exactement dans le pilier elle est. Mais chose certaine, elle cache une capsule temporelle comprenant des journaux du 7 août 1926, des pièces de monnaie de l’époque, des photos et divers documents.


L’histoire des courbes
Le pont Jacques-Cartier a parfois été surnommé le pont croche, à cause des trois courbes que dessine son tablier. La première, au-dessus de l’île Sainte-Hélène, est causée par le fait que les piliers doivent être placés dans l’axe du courant. Comme l’île fait dévier le flot, il fallait changer la trajectoire. La deuxième, à l’entrée de Montréal, ne vise qu’à réaligner le pont sur les axes nord-sud de la métropole. La troisième (photo) est due à l’obstination d’Hector Barsalou, qui possédait une usine à savons et qui a refusé d’être exproprié. Les constructeurs n’ont eu d’autres choix que de contourner le petit bâtiment qu’on peut toucher en marchant sur le trottoir est. On raconte que les lois d’expropriation ont été modifiées après cet épisode afin de forcer plus facilement la main aux autres Hector Barsalou.  

D’un bout à l’autre
Il est possible – pour qui en a l’autorisation bien sûr – de traverser le pont d’un bout à l’autre, sous le tablier. «Il en prendrait presque huit heures», ironise à peine Marc Simard. C’est que la petite passerelle de bois qui traverse le pont de 2 687 m (à peine plus court que le Golden Gate de San Francisco) est une véritable course à obstacles. Au-dessus de l’eau, par exemple, il faut contourner des échelles et des parties de la structure. Sur la terre ferme, à Montréal, Longueuil ou sur l’île Sainte-Hélène, en levant la tête, on remarque facilement la passerelle.


En vrac :
• Le buste de Jacques Cartier situé sur la piste cyclable à la hauteur de l’île Sainte-Hélène a été offert par la France en 1934, lorsque le pont du Havre a été rebaptisé Jacques-Cartier pour marquer le 400e anniversaire de l’arrivée de l’explorateur au Canada. Déception : de l’île Sainte-Hélène, on remarque clairement qu’il est vide. Cheap, les Français?

• Jacques-Cartier comptait à l’origine trois voies. On avait réservé une voie de chaque côté pour le tramway qui n’a finalement jamais roulé sur le pont. En 1956 et 1959, ces voies ont été ouvertes aux automobilistes.

• Le pont était payant de son inauguration, en 1930, jusqu’en 1962. Il en coûtait alors 0,25 $ par automobile et son chauffeur (plus 0,15 $ par passager), 0,15 $ par piéton et cycliste et de 0,03 $ à 0,15 $ par animal, selon son espèce.

• Le corridor, au-dessus de l’île Sainte-Hélène, qui permet de passer du trottoir ouest au trottoir est par les tourelles sera rénové cette année pour le rendre plus attrayant.

• La Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain indique que Jacques-Cartier pourrait vivre jusqu’à 150 ans. On prévoit donc le conserver jusqu’en 2080.]]>
http://urbania.ca/canaux/enquetes/3975/sous-le-pontTue, 14 May 2013 15:36:39 EDTcraigbarsalouChamplainmontrealile ste-hélènejacques cartierpontreportagehttp://urbania.ca/canaux/enquetes/3975/sous-le-pont
Le bonheur a une date d’expiration(Aviez-vous lu le 27e épisode?: Demain est devenu aujourd'hui )

Cela fait maintenant une semaine que je fais la vie de plage en Floride. J’habite dans un coin de retraités et de résidences secondaires pour des plaisanciers en vacances. Quand je fais mon jogging, tous les gens que je croise me saluent et sur la route, ils ont compris depuis longtemps que la courtoisie rend plus heureux que l’abus du klaxon et du doigt d’honneur. Tout est moins cher, il y a moins de taxes, il fait beau à l’année et ici, les urbanistes n’ont pas bâclé leur job. La seule ombre au tableau : je ne suis pas vraiment retraité.

On dit qu’une certaine période d’adaptation est nécessaire avant de décrocher complètement du quotidien que l’on avait avant notre départ. Après quelques jours, mon ancienne vie me semble déjà à des milliers de kilomètres d’ici, littéralement. Je ne pense pas du tout aux bières que je n’ai pas servies ce weekend et ne suis pas nostalgique de la météo de Montréal. (J’ai entendu dire qu’il faisait froid ces temps-ci).

Ici, c’est la belle vie. Pour les vrais retraités, le soleil, la plage, un quartier sécuritaire et une épicerie pas trop loin sont suffisants pour avoir la sérénité d’esprit. Toutefois, dans ce milieu de villégiature, l’imposteur que je suis n’est pas totalement en paix. Je sais que, dans un futur proche, j’aurai à trouver d’autres sources de revenus pour subvenir à mes besoins. Je ne reçois pas de chèque tous les mois et je vis sur des économies qui ne sont pas éternelles. Ce bonheur là, tel quel, a une date d’expiration.

La partie la plus ardue, ce n’est pas de s’habituer au sable entre les orteils, mais bien l’implémentation du changement souhaité dans nos schèmes intérieurs. Mis à part l’environnement physique, ici, il reste le même travail à accomplir qu’à la maison. Un livre, ça ne s’écrit pas tout seul et mon esprit est confronté aux mêmes distractions. Le simple fait de m’exiler ne me donne pas le courage nécessaire pour affronter le risque associé à l’entreprenariat ni la confiance requise pour réaliser des choses que je ne sais pas encore faire.

Également, comme vous l’avez sans doute constaté dans votre vie privée, s’imposer une discipline personnelle est un défi de taille, surtout quand nous n’avons pas à rendre de comptes à personne, ni d’horaire fixe. C’est beaucoup plus facile de se contenter de faire ce que les autres nous demandent et ne décevoir que soi-même est quelque chose auquel on s’habitue rapidement.

Présentement, après une semaine, j’anticipe déjà qu’à mon retour, je devrai retourner dans ce qui m’est familier afin d’arrêter l’hémorragie financière que ce type de voyage occasionne. Tout ce que je connais pour faire de l’argent, c’est de travailler pour un salaire horaire et pour faire un peu plus d’argent, avoir un salaire horaire avec pourboire.
Je ne m’imagine pas encore vivre autrement.

Par contre, malgré toutes ces incertitudes, j’ai pu constater que la paix d’esprit ne se trouve pas dans la projection d’un futur basé sur le passé, mais plutôt dans ce que l’on fait dans le présent pour construire le futur. Actuellement, je me concentre sur le plan A et j’essaie le moins possible de laisser le passé m’en faire douter.

David Malo
aventureshommemoyen@gmail.com
Twitter: @HommeMoyen
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À suivre la semaine prochaine: même heure, même poste!
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http://urbania.ca/canaux/chroniques/3974/le-bonheur-a-une-date-d-expirationTue, 14 May 2013 14:39:29 EDThoraireargentlivreretraitébonheurécrirereportagehttp://urbania.ca/canaux/chroniques/3974/le-bonheur-a-une-date-d-expiration
La fois où j’ai eu envie de me chicaner avec Angelina

Je vous l’accorde, son texte est très touchant, mais y avez-vous pensé deux minutes?

Tout d’abord, vous devez savoir que ma mère avait 36 ans lorsqu’elle est décédée d’un cancer des ovaires.  Je sais, je sais, c’est pas aussi important que si c’était arrivé à Angelina, mais je me permets quand même de dire quelque chose là-dessus.

Depuis mon enfance, j’ai refusé de me laisser abattre par cet événement qui a pourtant changé ma vie.  Aujourd’hui une adulte hautement à risque de contracter le cancer, je refuse de vivre dans la peur. Le premier malaise que j’ai eu, à la lecture de son texte, est l’angoisse qui teinte son message. J’ai beaucoup de difficulté à voir autant d’espoir devant la perspective de passer sous le bistouri comme seule chance d’éviter la maladie.

Mais ça c’est moi, et on a chacun sa façon de voir les choses, et je ne vais pas me chicaner avec Angelina pour ça!

Là où j’ai réellement un problème, c’est son invitation aux femmes à la suivre. Vraiment, Angelina? Tu crois que toutes les femmes dans le monde ont accès à ce genre d’intervention? Toi qui ne rates pas une occasion photo avec des enfants de pays sous-développés, tu devrais pourtant en avoir une idée, non? Même pour moi, jeune femme de la classe moyenne vivant dans un pays industrialisé, une telle opération représenterait un enjeu financier (parce que je me suis quand même posé la question).

Tu sais, Angelina, le cancer n’est pas un sport de riche. 
 

Je suis la première à l’admettre: l’émotion nous rend souvent un peu vites sur la gâchette… mais pensons-y quand même un peu.]]>
http://urbania.ca/blog/3973/la-fois-ou-j-ai-eu-envie-de-me-chicaner-avec-angelinaTue, 14 May 2013 14:23:53 EDToperationangelina joliemastectomieseincancerbloguehttp://urbania.ca/blog/3973/la-fois-ou-j-ai-eu-envie-de-me-chicaner-avec-angelina
Hara-kiri? Vraiment?

Il y a un problème de division du vote au Québec. Inutile de le nier, c’est mathématique dans ce détestable système uninominal à un tour conçu pour deux partis, un rouge et un bleu qui alternent immanquablement au pouvoir comme si ce pouvoir leur était dû. Quand on en aura assez de ce système, on votera pour ceux qui veulent le changer.
 
Alors quand un parti qui prône le maintien du système actuel lance un appel solennel au sabordage des autres partis pour qu’ils ne nuisent pas trop à la défense de sa moitié de monopole sur la politique québécoise, on peut rester perplexe. Il faudrait le faire « pour le bien de la cause », disait-on. Ce qui devrait être fait pour le bien d’une cause, ce serait de mettre celle-ci devant des considérations de protection de parti. Ce serait, par exemple, d’accepter de discuter avec une autre formation d’ententes ponctuelles pour contourner le système actuel qui ne respecte pas le choix démocratique de sa population dans l’allocation des sièges. Aucun parti ne mérite le double des sièges que sa proportion des votes n’indique. À l’autre extrême, aucun parti ne mérite d’être écarté de l’Assemblée nationale quand des dizaines de milliers de citoyens l’appuient. Quand Mario Dumont était le seul élu de sa formation malgré l’appui d’un demi-million d’électeurs, c’était un crime démocratique, qu’on aime ou non ses idées.
 
La cause ici, au sens où je l’entends, c’est de faire du Québec un pays en bonne et due forme qui contrôle lui-même tous ses instruments de décision. Près de 200 autres pays dans le monde le font sans jamais regretter d’être maîtres chez eux. Nous sommes dus, et comment! Mais en quoi est-ce que ça aiderait cette cause qu’un parti clairement souverainiste, qui a le courage d’en parler avant, pendant et après une élection, se saborde pour joindre un parti qui semble avoir perdu la flamme de ce côté? Halte-là les haters, je ne dis pas que les militants d’autres partis ne sont pas souverainistes, suffit la mauvaise foi, maturez un peu.
 
En fin de semaine, on a cité Bourgault en exemple pour inviter au sabordage des partis souverainistes (sauf un, celui qui suggérait les sabordages…). Le parallèle me semble quelque peu maladroit. D’abord, parce que le RIN était un véhicule plus vieux (fondé en 1960) qui se sabordait pour joindre un nouveau véhicule (fondé en 1968) qui allait être mené par René Lévesque et Jacques Parizeau. Si on veut suivre cet exemple historique, les sabordés devraient donc venir d’une formation plus vieille pour se joindre à une formation toute neuve. Je vous laisse compléter le raisonnement.
 
Mais aussi, et surtout, parce que citer Bourgault sans trop se souvenir de ce qu’il disait, ça peut être dangereux. Pierre Bourgault mettait régulièrement en garde le « nouveau véhicule » de l’époque qu’il devrait inlassablement faire la promotion de la souveraineté du Québec, sans quoi il était inutile, voire nuisible à la cause. Me croyez pas? Voici une citation de Bourgault que m’a rappelée ma collègue Catherine Dorion:
 
« Si l'exercice du pouvoir pour les souverainistes ne conduit pas à l'exercice de la souveraineté, alors ce pouvoir est vain et illusoire. Il constitue un piège dans la mesure où il occulte les véritables enjeux en les reportant à plus tard, au risque de les voir disparaître de nos préoccupations collectives. (...) Moi, je dis qu'il est suicidaire pour les souverainistes d'abandonner leur idée tout en disant qu'on ne l'abandonne pas. Il faut en parler de plus en plus, quitte à nous retrouver dans l'opposition, là où se trouve notre idée, de toute façon. Si cette idée, acceptée et défendue par plus de 40 % de Québécois, ne vaut pas la peine d'être prônée ouvertement, alors que le Parti québécois et ses chefs aient le courage de la retirer du programme. Car à qui fera-t-on croire qu'on y tient quand elle ne sert plus qu'à masquer notre volontaire impuissance? »
 
Pierre, je t’aime (sur celle-là en tout cas).
 
Bourgault parle de ne pas reporter à plus tard. Un peu comme si le PQ faisait une CAQ 2.0 de lui-même et disait « faisons d’abord le ménage et nous verrons ensuite pour la souveraineté ». Oh pardon, on me glisse à l’oreille que le PQ a dit exactement ça en fin de semaine. Coudonc.
 
Bourgault parlait aussi d’avoir le courage de faire la promotion de la cause, quitte à se retrouver dans l’opposition temporairement. Ou même perdre son siège, pourquoi pas. Parce que si les leaders de la cause se disent qu’ils vont gagner plus facilement sans leur cause, que diantre foutent-ils dans un parti souverainiste? Si le désir de gagner une élection l’emporte sur la volonté de parler de souveraineté, que ces gens se présentent pour l’un des multiples partis qui ne parlent pas de souveraineté dans leur programme. C’est simple. Il y a de la place en politique pour ceux dont l’objectif premier est carrément d’être député, mais il ne faut pas berner les gens en faisant croire que c’est d’abord pour certains principes. Halte-là aussi les haters, je n’ai jamais dit que tous les députés actuels sont des carriéristes, mais il y en a.
 
Note aux voteurs « stratégiques »: Faire en sorte que les libéraux ne soient pas au pouvoir n’est pas un projet de société.
 
Et puisqu’on parlait de gestes à poser pour aider la cause, il y en a un autre qui est grandement nécessaire pour redonner un tant soit peu de légitimité démocratique à nos élections et qui, bonheur, aiderait probablement la cause du même coup: insérer une composante de proportionnalité dans notre mode de scrutin pour l’allocation des sièges qui en découle.
 
À l’époque de René Lévesque, ce dernier était plus populaire que son parti et son parti était plus populaire que la souveraineté. Qu’il se soit opposé à plus de proportionnalité pour ne pas nuire à l’élection de souverainistes était donc, somme toute, logique (bien que très questionnable sur le plan du respect du vote démocratique, qui devrait toujours être la priorité même s’il rejette nos idées). Or, aujourd’hui, tout s’est inversé. La souveraineté est plus populaire que le PQ et le PQ est plus populaire que sa chef. La conséquence est qu’un système plus proportionnel serait non seulement plus démocratique, il aiderait aussi à l’élection d’un plus grand nombre de députés souverainistes, quel que soit leur parti. Mais encore ici, il faut être capable de se sortir de la dynamique dinosaurienne qui vise d’abord à protéger les acquis de son parti et l’atteinte du pouvoir majoritaire. C’est dépassé et contreproductif dans la nouvelle réalité politique québécoise. C’était donc une double erreur de la part du PQ de retirer cet élément de sa plateforme: à la fois sur le plan démocratique et sur le plan de l’avancement de la cause.
 
J’y reviens, il faut faire attention quand on cite Bourgault sans trop savoir ce qu’il disait. Pierre Bourgault avait demandé la démission du chef du PQ dans les années 80, le jugeant trop mou et frileux face à la cause indépendantiste. Et ce chef s’appelait René Lévesque…
 
Si Bourgault prônait un sabordage aujourd’hui, lequel serait-ce?]]>
http://urbania.ca/blog/3972/hara-kiri-vraimentTue, 14 May 2013 13:21:02 EDTsaborderdémocratiesouverainetéPQRené LévesquePierre Bourgaultbloguehttp://urbania.ca/blog/3972/hara-kiri-vraiment
Conversations avec RomyConversations avec Romy, sur le site des Éditions de La Bagnole, se lit comme suit:

«Romy a 4 ans et demi. Souvent impitoyable, douée d'un extraordinaire franc-parler, Romy ne ménage personne sur son passage... Son papa, Mathieu LeBlanc, note ses déclarations et commentaires sur son iPhone. Il insiste sur l'importance de l'immédiateté: c'est pourquoi le matin, en route vers la garderie, il n'hésite pas à s'arrêter sur l'accotement pour écrire sur-le-champ, en en respectant fidèlement la structure, la dernière réplique poétique ou sarcastique de sa fille!

L'illustrateur Philippe Lagarde, lui, est père de deux fillettes. Il a déployé son talent d'artiste et de publicitaire pour dessiner une Romy inoubliable... Vous avez vu ce regard?

Les Éditions de la Bagnole publient de temps à autre un livre pour les parents. Conversations avec Romy est une invitation à nous pencher pour ramasser les jolies pépites que laissent parfois tomber nos enfants...
»

Et franchement, après l'avoir lu, ce qu'on peut vous dire, c'est que c'est très drôle et que la petite Romy, on voudrait tous l'avoir comme enfant!

On ne sait pas si l'éditeur va nous taper sur les doigts, mais on croit que ça vaut la peine qu'on partage un petit extrait savoureux avec vous...

(Monsieur l'Éditeur, si vous êtes fâché, contactez-nous et on va l'enlever tout de suite...)

37. Romy ne fait pas attention en mangeant sa collation.

Moi: « Romy! Fais attention quand tu manges, tu n'es plus un bébé. »

Romy: « Aimerais-tu mieux avoir une autre petite fille ? »

Moi: « Jamais ! »

Romy: « Parce que si t'es pas content, maman peut t'en faire une autre. »


Ah, pis un autre extrait pour la luck.

63. Dans l'avion, j'explique à Romy pourquoi la madame n'a plus de cheveux.

Je lui dis qu'elle a une maladie qui s'appelle le cancer. Et que pour guérir, parfois on prend des médicaments qui font que nos cheveux tombent.

Voici ce que ma fille, dans toute son innocence, me répond: « C'est comme si la madame avait attrapé l'automne. »


Conversations avec Romy est en librairie depuis le 24 avril.]]>
http://urbania.ca/blog/3971/conversations-avec-romyTue, 14 May 2013 11:47:45 EDTlibrairielivreromyconversationsbloguehttp://urbania.ca/blog/3971/conversations-avec-romy
La pipolisation des conquêtes spatiales

Ce qui m’intéresse, c’est comment un ancien militaire moustachu avec un bacc en génie mécanique a réussi à rendre les explorations spatiales sexy auprès d’une population d’ordinaire indifférente à la science (le dimanche soir, les Québécois préfèrent écouter un digest de YouTube qu’une émission de culture scientifique). La question tenaille aussi Marc Garneau, paraît-il.

Nous avait-on mal vendu les expériences scientifiques menées dans l’espace? Avions-nous tous un geek intérieur refoulé par des années d’intimidation à l’école? Cet intérêt nouveau serait-il lié au retour en force de la moustache? La réponse est A. Et la solution est venue du côté des réseaux sociaux. Au fond, Chris Hadfield, c’est Découverte et Vlog, fusionnés. Notre dilemme du dimanche soir est enfin résolu.

«On avait écrit beaucoup de documents comme au bon vieux temps, pour parler de la mission, et on s’est rendu compte qu’il n’y a plus personne qui lit les gros documents comme ça », a révélé Julie Simard, conseillère principale en communication à l’ASC, à Bahador Zabihiyan, de Radio-Canada. Des vidéos, des tweets, des photos de chez vous vu de l’espace, c’est ça que ça prend, pour intéresser les gens, aujourd’hui. Des heures de planifications ont ainsi été consacrées à la «scénarisation» 2.0 de la mission Hadfield. Ce cover de David Bowie qui semble avoir émané spontanément de l’espace? Prévu depuis des lustres.

C’est pas vraiment grave, c’est le résultat qui compte, me direz-vous. Mais ce que ça dit, sur nous, c’est que nous sommes influençables en titi. Munis d’une bonne stratégie, les réseaux sociaux peuvent donner du swag à n’importe quoi. Même à un chou frisé.

Si je voulais faire un autre parallèle avec la politique, je vous demanderais si les gens lisent encore ça, un gros document comme un programme électoral. Je dis ça parce qu’on a des élections municipales qui s’en viennent, et j’en connais un qui serait prêt à faire n’importe quel cover de David Bowie sur YouTube pour être élu. Ashes to Ashes, Denis?

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Ariane Moffatt a reçu hier le prix de lutte contre l’homophobie de la Fondation Émergence. Vous vous demandez peut-être ce qu’elle a fait pour mériter ça? Eh bien depuis que la juge de La Voix a annoncé que sa conjointe était enceinte, dans le village de mes beaux-parents, une madame a décidé de faire son coming out après avoir vécu plusieurs années dans la garde-robe. Je le sais parce qu’à l’Anse-Saint-Jean, toute se sait. Bravo Ariane et bravo, madame de l’Anse-Saint-Jean.]]>
http://urbania.ca/blog/3970/la-pipolisation-des-conquetes-spatialesTue, 14 May 2013 08:56:22 EDTespaceChris HadfieldJack Laytonréseaux sociauxpipolisationbloguehttp://urbania.ca/blog/3970/la-pipolisation-des-conquetes-spatiales
Un vent de brutalité policière souffle sur le Québec?

Environ quatre mille manifestants opposés au pouvoir, la grande majorité pacifique, ont été arrêtés puis relâchés à Montréal depuis un an. De nouveaux règlements permettent aux policiers d'arrêter quelqu'un soupçonné d'avoir participé à une manifestation non-autorisée.

En Haïti, une loi empêchant les manifestations spontanées serait une véritable blague. Le directeur général de la police nationale haïtienne, Gotson Aurélus, l'a encore démontré mardi dernier interdisant sans succès aux partisans d'Aristide de prendre la rue. La jeune démocratie haïtienne n'est probablement pas prête d'oublier la nécessité de la contestation populaire, à la racine de l'acte d'indépendance du pays en 1804, comme pour la France quelques années plus tôt. La législation française punit d'ailleurs toujours les organisateurs d'une manifestation non-autorisée, mais pas l'acte de manifester.

Une seule policière de la métropole québécoise a été suspendue suite à deux abus de pouvoir violents filmés par une caméra. Les autorités québécoises viennent de créer une commission secrète pour étudier les questions entourant le soulèvement étudiant et populaire de l'année dernière. À peine annoncée vendredi, le ministre a dû reconnaître que celle-ci devra probablement exclure la question des abus des forces de l'ordre.

Des cas de mâchoire fracturée, d'oeil perdu et de nombreuses arrestations non-fondées sont pourtant attribués à des policiers. En chute libre dans les sondages d'opinion depuis le soulèvement populaire de 2012, l'image des policiers semble entachée par des dizaines de cas documentés de blessures et de violence policière, particulièrement à Montréal.

La crédibilité des forces de l'ordre est « nulle », expliquait un professeur d'histoire dans une lettre ouverte la semaine dernière. Il citait en exemple le préfet de police de Paris, Maurice Grimaud, durant les émeutes de mai 1968, alors qu'un jeune manifestant poursuivi par la police française venait tout juste de mourir. « Frapper un manifestant tombé à terre, c'est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière », avertissait à l'époque le haut-fonctionnaire dans cette missive envoyée à tous les policiers de la capitale française.


De notre correspondant Étienne Côté-Paluck pour la Gazette de Port-au-Prince, avec la participation de l'Agence de presse Urbania internationale (APUI).]]>
http://urbania.ca/blog/3969/un-vent-de-brutalite-policiere-souffle-sur-le-quebecMon, 13 May 2013 15:39:45 EDTbloguepolitiquedémocratiemanifestationmontrealquebecbrutalité policièrehttp://urbania.ca/blog/3969/un-vent-de-brutalite-policiere-souffle-sur-le-quebec
Gabriel Coutu-Dumont - « The Way of the Willows »http://urbania.ca/canaux/photoreportages/3968/gabriel-coutu-dumont-the-way-of-the-willowsMon, 13 May 2013 10:05:04 EDTecosseglasgowphotowillowwaycoutu-dumontgabrielreportage_mediahttp://urbania.ca/canaux/photoreportages/3968/gabriel-coutu-dumont-the-way-of-the-willows