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Maintenant que je suis Montréalais depuis bientôt sept ans, mon ancien village représente l’endroit idéal pour relaxer, pour déstresser ainsi que pour me ressourcer.
J’aimerais évidemment qu’il devienne aussi votre endroit idéal! Alors, oubliez les spas et les salons de massage du centre-ville ou de Brossard, car aussitôt que vous en ressortez, BAM, le stress vous retombe aussitôt en pleine face! À Saint-François, y’aura juste le calme et le calme.
1. Du vélo sur la rivière…
Vous pouvez partir en vélo, tôt le matin, et suivre la Route Verte qui parcourt le village au complet, dîner sur le bord de la rivière Saint-François une fois rendu à l’Île du Camp d’Amitié, prendre le petit traversier (avec votre vélo) qui se rend soit sur une Île (presque) déserte ou soit à Notre-Dame de Pierreville (durée approximative de la traversée: 15-20 minutes, car oui, le capitaine n’a pas le feu au cul) pour ensuite continuer vers la réserve Indienne (Odanak), visiter le musée indien tant qu’à y être, s’arrêter à la crèmerie pour reprendre des forces et puis revenir à votre point de départ, une fois le village de Pierreville exploré, bien sûr. Journée parfaite, je sais. Exténuante aussi, mais ô combien libératrice. Le lendemain, allez faire de l’équitation dans les collines, c’est du sport, vous allez voir!
2. Les deux ponts, le presque en ruine et le bientôt nouveau.
En temps normal, il n’y a pas vraiment d’attrait touristique à Saint-François-du-Lac, mais si vous y allez avant 2013, vous allez pouvoir constater qu’il y a un pont (celui qui sert présentement à séparer mon village du village voisin) qui se fait détruire naturellement alors qu’un autre pont se fait construire manuellement et lentement tout juste à côté. C’est vraiment intéressant à voir. Oui, oui! Je vous le jure! Fait: tous les habitants pensent que le vieux pont va tomber avant même que le nouveau soit prêt à utiliser! Rassurant…
3. Hey les homos, vous pouvez venir!
Je suis fier de mon village pour une raison bien précise. Il invite tous les gays à venir exprimer leur orientation sexuelle sans craindre de se faire brimer. Saint-François-bla-bla bénéficie en effet d’un village gay, où règne le respect, nommé l’Île des Gaylurons. Toutefois, je trouve que le nom de la place laisse à désirer. C’est un peu offensant le terme Gaylurons, vous ne trouvez pas? D’ailleurs, quand on passe devant l’entrée du mini-village, il est inévitable de trouver l’entrée pas très-très invitante. Mais bon, selon les commentaires que j’ai pu obtenir au sujet de la place, apparemment que c’est bien bien l’fun… pour les gays. ;) Il y a quelque chose de drôle aussi avec l’emplacement de l’Île (qui est, en passant, vraiment une île, pas besoin de se l’imaginer), c’est qu’il y a à proximité, à deux ou trois minutes à pied, un bâtiment catholique où on peut séjourner quelques jours dans le but de se repentir de nos actes les plus barbares. Comme quoi les contraires s’attirent.
4. L’endroit mystérieux de Saint-François
Dans mon jeune temps, on pouvait s’y aventurer sans souci, mais on était surveillé sans trop s’en douter. Dorénavant, c’est impossible, puisque de hautes grilles en métal ont été installées pour délimiter le terrain privé de plusieurs hectares… C’est sûr qu’il y a un moyen d’y aller, mais c’est à vos risques et périls, car vous pourriez recevoir une belle amende plutôt salée. Qu’est-ce qu’il y a là, au fait? Sérieusement, je ne le sais pas trop. Je ne suis pas parvenu à soutirer quoi que ce soit à quiconque. Un vrai mystère. Tout ce dont je me souviens, c’est qu’il y avait (et il y a encore) de très petites maisons où vivaient des gens bizarres sûrement mésadaptés sociaux, qu’il y avait des semblants de sentier avec des noms de rue comme ceux qu’on retrouve à Montréal et qu’il y avait aussi un parc où on pouvait admirer des totems indiens… Oui, c’est très étrange comme place!
5. Deux classes sociales pour presque le même prix!
Pour vous loger, deux options pas du tout dans la même ligue. La première, le Motel le Villageois, où vous allez avoir la chance de vivre comme si vous étiez en 1990 et de vous chauffer l’bedon en buvant du bon rhum au bar sans nom. Deuxième option, pas vraiment plus chère que la première: l’Auberge Blondin, une ancienne maison familiale de style cottage anglais construite en 1880. Donc oui, c’est vieux en ti-pépère (comprendre: expression d’chez nous). L’équipe de TAPS pourrait venir y faire un tour et qui sait, des phénomènes paranormaux seraient peut-être perçus par leurs instruments de recherche…
6. Les spots les plus IN pour les Francilois.
IN pour eux. Pas forcément IN pour les touristes. Et pas pour moi en tout cas. Mais bref, si vous tenez absolument à vous fondre dans la masse, bien, stalkez au max ces spots-là: le Bar Ho! Vieux 38, dont le nom n’a aucun sens puisque son numéro civique est 14 (et non 38), le restaurant Ma Cabane (important à savoir: bouffe pas pire, achalandage rentable puisqu’il est fermé pendant tout l’hiver) et finalement, le dépanneur situé en face dudit restaurant. Là, tout le monde se connaît et tout le monde parle de tout le monde. Nice! On aime ça les potins!
7. Take a kayak invisible.
Dans la lignée des activités à faire, il est possible de faire du kayak sur la rivière grâce à un partenariat entre l’Auberge et la réserve Indienne. Mais sérieusement, de mes seize ans vécus là-bas, jamais au grand jamais, je n’ai vu quelqu’un en faire…
8. Pierreville baby.
C’est immanquable, lorsque l’on parle de Saint-François-du-Lac, il faut absolument parler de Pierreville (village où il n’y a pas tant de pierre que ça), puisque l’un ne va pas sans l’autre, comme Montréal ne va pas sans ses chantiers routiers et ses viaducs qui tombent en ruine. Mais bon, étant donné que Pierreville n’est pas la ville de la semaine, j’ai décidé de vous parler seulement du défunt Vieux Théâtre. Construit en 1909, il ne sert maintenant qu’à enseigner l’art de l’aérobie… Mais il fut autrefois, une salle de cinéma ou de banquets, un magasin général et une quincaillerie. Il a donc beaucoup d’histoire derrière lui et il représente un bâtiment historique avec un cachet incroyable.
9. À Saint-François-du-Lac, yé où le lac?
LOIN! Très loin. En fait, par les voies terrestres, on ne peut pas s’y rendre via Saint-François, mais par Notre-Dame-de-Pierreville. Illogique un peu, je sais. Par contre, une fois au bout du chemin de la Grande-Terre, tout juste avant de vous diriger vers l’Île de l’Amitié (là où est le semblant de plage, soit dit en passant), empruntez, à la marche ou en vélo, un petit sentier de terre, ne vous fiez pas à la pancarte « terrain privé », et longez-le… Vous devriez finir par aboutir au fameux lac… au bout de trente minutes environ!
10. Spécimens rares
Dernières petites choses à savoir… Il y a un quinquagénaire qui, tous les jours où l’asphalte est visible, se promène en vélo toute la journée et s’arrête juste pour placoter aux gens qu’il croise, car il connaît tout le monde, bien sûr. C’est la mascotte de notre village. S’arrête-t-il pour manger de temps en temps? Dans mes souvenirs pas très clairs, rarement. Il y aussi dans un bois longeant la fameuse route 139, une vieille chapelle qui sert maintenant de maison à des bûcherons (deux apparemment) qui vivent là, reclus. Et puis, comme mot de la fin, je vais tout d’abord vous dire: v’nez donc à St-François pour prendre le temps de savourer la vie! En prime, vous allez tellement être dépaysé que vous allez oublier tous vos soucis! C’est nice, non?
NDLR: Urbania mettant St-François-du-Lac à l’honneur cette semaine, nous
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