22 Nov 2012

Guindon à Vues et Voix

Par Frédéric Guindon

L’organisme Vues et Voix produit des livres sonores et par le fait même, contribue à ouvrir les portes de la littérature à un public pour qui elle est souvent inaccessible.

Ce n’est pas la première fois qu’on vous en parle. Clément Baudet y avait un passé un après-midi pour réaliser un chouette diaporama sonore.  Et pour être 100 % honnête avec vous, j’ai tellement été touché par ce reportage que, n’écoutant que mon courage, j’ai contacté l’organisme pour leur offrir mon aide.

Mon plan était simple : faire en sorte que tous les articles de tous les numéros d’Urbania passés, présents et futurs soient « sonorement » enregistrés.  Je voulais que tous les non-voyants du Québec, de la Francophonie, et pourquoi pas du monde, puissent nous ENTENDRE. Je n’ai jamais manqué d’ambition. C’en était une belle preuve.

Malheureusement, on a m’a rapidement ramené sur terre. Vues et Voix produit en priorité les livres audio qui lui sont commandés par BAnQ. Et la BAnQ ne lui commande pas de périodiques. (Effet de sonore de désenchantement). Mais ça ne signifiait pas pour autant que mon beau projet était à l’eau.  À la place, on m’a quand même permis d’enregistrer deux de mes textes déjà parus dans la version papier du magazine.

Je me suis présenté chez Vues et Voix jeudi dernier, en ayant aucune attente, mais surtout, aucune idée de la marche à suivre pour enregistrer mes textes. Après quelques présentations d’usage, on n’a pas perdu du temps, on s’est dirigé vers le studio.  En fait, je devrais plutôt dire les studios parce qu’il y a une bonne demi-douzaine de postes d’enregistrement.  Ceux-ci sont composés d’un genre de réfrigérateur (dans lequel la température est quand même normale) où le lecteur s’installe livre en main et voix en bouche. Un micro capte ses moindres émissions sonores et les dirige de l’autre côté d’une baie vitrée, dans la machine super sophistiquée (un ordinateur) du ou de la technicien en charge de l’enregistrement. Le rôle de cette personne n’est pas seulement de peser sur Record et sur Stop. C’est bien plus que cela. C’est aussi de diriger le lecteur comme s’il s’agissait d’un acteur et de déceler les moindres imperfections dans sa lecture.

Quand est arrivé mon tour, bien que je ne suis pas d’un naturel nerveux, j’ai ressenti une mini-pression. Je voulais tellement bien faire! Josianne (celle qui allait m’enregistrer et me guider dans ce processus) m’a enfermé dans le frigidaire. J’ai mis mes écouteurs. J’ai pris des grandes gorgées d’eau pour me clarifier la voix et après quelques instructions pour des technicalités (du genre, comment lire les adresses web), je me suis lancé.

Puisque une image vaut mille mots :



C’est tellement plus difficile que ça en a l’air de lire sans s’enfarger. Une chance que je lisais mes propres textes! Mes textes viennent de ma tête et je connais certains passages par cœur tellement je les ai travaillés. Mais des fois, c’était plus fort que moi, je trébuchais sur une succession de ch vraiment pas commodes à lire. Au début, ça me mettait mal à l’aise de me tromper. Je me disais que les pros-enregistreurs ne devaient jamais se tromper, mais Josianne m’a rassuré. Personne n’est parfait. Tout le monde se plante parfois.

Compétitif comme je le suis, j’aurais vraiment aimé être capable d’en faire un au complet sans erreur, mais c’est pas arrivé. Par contre, dans le deuxième texte que j’ai lu, mon Guindon à l’Expo agricole, j’ai eu une séquence victorieuse de presque une page et j’en suis plutôt fier. Ça a été ma petite victoire cette journée-là.

Quand je suis entré dans ma petite cabine, il faisait clair et ma voix l’était aussi. Quand j’en suis sorti, il faisait noir, j’avais la bouche sèche et j’étais exténué. Lire à voix haute, c’est un sport extrême! Mais je suis très heureux de mon expérience et surtout du résultat. Résultat que j’ai l’ultime honneur de pouvoir partager avec vous aujourd’hui!

Téléchargez en version livre-audio :

-Guindon & Fils (issu du Spécial Bébés)

-Guindon à l’Expo agricole (issu du Spécial À la ferme)

J’ai déjà fait de la radio-étudiante à l’école secondaire et au cégep, mais à l’époque, je n’aimais pas le son de ma voix. Là, en 2012, mature et désimberbisé, je peux vous le dire : j’ai une mautadine de belle voix. Watch out Charles Tisseyre, ça se pourrait que je te vole ta job à Découverte.

PS : L’organisme Vues et Voix est constamment à la recherche de bénévoles. Si vous souhaitez vous impliquer, contactez–les !

http://www.vuesetvoix.com/apropos/contact/

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