31 Oct 2012

Buenos Aires, ses rues et ses métiers

Par Valérie Paquette & Guillaume Reboux

Quand j'étais enfant, j'entendais parler du rempailleur de chaise et de l'aiguiseur de couteaux. Ils travaillaient dans la rue ou dans de petites échoppes, ce que nous ne voyons plus. Mais, à Buenos Aires, beaucoup de petits métiers existent encore.

Cartonero
Ils sont ramasseurs de cartons, recycleurs, le bac vert de Montréal. On les croise dès le milieu de l'après-midi tirant leurs chariots à travers la ville, parfois avec leur famille. Depuis la crise des années 2000, le nombre de cartoneros n'a fait qu'augmenter. En 2002, on en comptait 40 000 à Buenos Aires.



Paseador de perros

Ces promeneurs de chiens sont une véritable institution à Buenos Aires. Dès le petit matin, une quinzaine de chiens en laisse dans une main, ils marchent d'un pas rapide dans la rue. Une meute dressée, silencieuse, marchant du même pas que le paseador. Chaque promeneur a sa taille de chien. Tarif : 100 pesos argentins par mois, soit environ 20$.



Porteur d'affiches

Dès que le feu passe au rouge, des affiches se mettent en marche pour se poser devant les voitures en attente. Nouvelle technologie? Non, le retour des hommes sandwichs. Ils déplacent leurs panneaux publicitaires au gré des feux rouge et vert, prenant un petit break texto entre chaque.



Vendeur de fleurs
Au coin des rues, de petits kiosques vendent aux passants des bouquets de fleurs. Pour quelques pesos, de nombreux porteños (les habitants de Buenos Aires) rentrent chez eux après leur journée de travail avec un bouquet.



Vendeur ambulant

Il suffit de suivre les pigeons. Dès que vous voyez des pigeons, un vendeur ambulant n'est pas loin. Cacahuètes grillées, sucrées, jus de fruits, sandwichs, ils sont partout.



Vendeurs de cossins
On ne peut pas rester à la terrasse d'un café ou prendre le métro, sans que poliment on vous dépose un paquet de mouchoirs, une paire de bas, un stylo, une carte de la ville ou un adapteur. Ces vendeurs ambulants sont partout, mais loin d'être rejetés. Les porteños achètent si l'objet les intéresse.


Amuseurs d'automobilistes
Le rituel est le même dès que le feu passe au rouge. Ici, un acrobate débute son numéro devant les voitures en attente, il monte sur sa planche, fait tourner ses balles. Le feu passe au vert, il circule entre les voitures qui démarrent, et récupère quelques billets. Il se repose durant le feu vert, le feu repasse au rouge et c'est reparti.



Texte : Guillaume Reboux
Photos : Valérie Paquette
www.valeriepaquette.com

Derniers commentairesRSS
  • MERCI vous nous faites voyager à moindre frais

    Que de contrastes

    A bientot vous lire encore et encore

    2 Nov 2012 | dagues

  • Wow, Quelles photos! et le texte est fabuleux on a l'impression d'y être nous aussi.

    1 Nov 2012 | rosanne

  • Faut pas mettre de côté NOTRE amuseur d'autmobile ici même à Montréal, sur Saint-Laurent, dans la Petite-Italie!

    31 Oct 2012 | Claudia

  • Sans oublier les cireurs de souliers, j´adore voir les hommes du centre tout chic au cellulaire qui se font tranquillement ciré les souliers á un coin de rue super passant.

    31 Oct 2012 | Laurence

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    Le chien Urbania

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