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La testostérone. Le mot même évoque la virilité. Cette hormone sécrétée par les testicules contribue non seulement au développement sexuel, à la croissance du corps, à la production de globules rouges et de spermatozoïdes, mais également à l’équilibre psychologique des hommes. Petite intrusion dans le système hormonal de l’homme.
Où est mon char?
Demandez à un couple lequel des deux partenaires a le meilleur sens de l’orientation. Les chances sont bonnes pour qu’il tombe d’accord : l’homme. Est-ce parce qu’il est plus intelligent, plus perspicace, ou encore directement connecté avec la rose des vents? Des chercheurs de l’Institut Universitaire de Gériatrie de Montréal pourraient bien avoir trouvé une explication plus scientifique. Après avoir testé hommes et femmes dans un grand labyrinthe, la preuve était faite : les hommes, dont le taux de réussite était proportionnel au taux de testostérone de chacun, ont trouvé la sortie beaucoup plus rapidement que leurs compagnes de la gente féminine. Bien qu’aujourd’hui les gars n’aient plus besoin de chasser le souper, il semble qu’ils aient conservé de cette pratique, un avantage indéniable quand vient le temps de trouver la voiture dans le stationnement du centre d’achat.
Grossesse sympathique
C’est bien connu, lorsque la femme est enceinte, ses hormones jouent au pin ball. Plus inusité, est que durant ces neuf même mois, les hormones du futur papa soient elles aussi susceptibles de suivre une courbe digne des montagnes russes. À Terre-Neuve, une chercheuse de l’Université Memorial a noté que le niveau de cortisol (liée au stress), de prolactine (liée à l’humeur) et de testostérone fluctuait pas mal pendant la période de gestation de leur conjointe. Alors mesdames, si après avoir tâté votre gros ventre, votre homme se met à chiâler en regardant sa poignée d’amour dans le miroir, vous saurez pourquoi!
Aïe ouille!
Si les hommes ne pleurent pas quand un coup de marteau mal placé fait enfler leur pouce ou s’ils se brûlent avec l’eau des pâtes sans même lever un sourcil, c’est encore une fois grâce à la testostérone. La superhormone déclenche alors dans l’organisme une série d’événements chimiques qui aboutit à une augmentation de production d’anti-douleurs. Ah!
Je suis malaaaaaaaaade!
Face à la douleur l’homme fait preuve de bravoure. Paradoxalement, la moindre grippe semble l’entrainer au seuil de la mort… Bien entendu, il y a une explication : des chercheurs ont constaté que la testostérone renforce la tolérance à la souffrance mais nuit en même temps au système immunitaire. Regardez les chats et les chiens, les mâles castrés vivent en moyenne trois ans de plus que leurs virils semblables. Ainsi, l’organisme des hommes mettrait plus de ressources dans la croissance, (des os, des muscles, des organes, etc.) que dans l’élaboration du système immunitaire. Serait-ce la raison pour laquelle les hommes vivent en moyenne moins longtemps que les femmes? Une chose est sûre, elles n’ont pas fini de les entendre gémir!
Moi, saoul?
Bien que l’alcool arrive à pousser le gars le plus gêné du monde dans les bras d’une fille fougueusement convoitée, il vaut mieux pour lui qu’il sache quand s’arrêter de boire, s’il espère vivre avec elle une nuit torride. C’est un fait bien connu, losqu’un homme a trop bu, le levier ne lève plus… C’est que l’alcool dans le sang fait chuter le niveau de testostérone, intimement lié à la libido. Une étude finlandaise a d’aileurs fait la preuve que la consommation de cinq bières diminue la production de sperme. À long terme, les gros buveurs peuvent avoir les nerfs responsables de l’érection bousillés et de nombreuses cellules détruites dans les testicules, cela menant souvent à l’impuissance permanente. À quand les avertissements de Santé Canada sur les bouteilles d’alcool?
L’homme irritable
Depuis quelques années l’andrologie (le pendant masculin de la gynécologie) s’attarde à étudier la « ménopause masculine ». Longtemps considéré comme un mythe, cette crise hormonale est aujourd’hui prise au sérieux par les experts du sexe fort. À partir de l’âge de 30 ans déjà, la production de testostérone diminue de 1% à 2% par année. Contrairement à la ménopause, la chute de production d’hormones sexuelles mâles s’installe très progressivement chez l’homme, au point de passer inaperçue. Cependant, rassurez-vous, seulement 20% des hommes vivront une véritable andropause, c’est-à-dire un déficit hormonal qui survient entre 40 et 55 ans. Les symptômes : manque de confiance en soi, difficulté à se concentrer, fatigue, humeur changeante, irritabilité, insomnie, baisse du désir sexuel et même des bouffées de chaleur. Ça ne vous fait pas penser à quelque chose?