Nous voici au temps béni de l’année où les universitaires descendent dans la rue déguisés en lapin de Pâques.
Qui dit rentrée scolaire, dit initiation ou le droit de se ridiculiser une dernière fois avant de passer les prochains mois la tête dans des briques de 1500 pages qu’un prof, insensible aux exigences des autres profs, demandera d’assimiler en moins de temps que ça prend à Louis José Houde pour lire à haute voix la dernière édition de l’Almanach du Peuple.
Méfiez-vous piétons, pendant les prochains jours, vous serez aliénés par des débiles en jaquette de Fraisinette chantant les plus grands succès de la Compagnie Créole. Mais soyez rassurés, derrière ces comportements de primate se cachent des êtres pourvus d’intelligence.
Quoique, lors de ma dernière visite au zoo, j’ai vu des macaques se comporter de manière plus civilisée que la gang de jeunes qui sortaient d’un bar de la rue St-Denis, saoûls comme un équipage de marins américains en permission, la bobette sur la tête et la face dégoulinante de tequila. Et je ne vous parle pas des jurons et des insanités qui s’échappaient de ces bouches souillées par la robine, pas toujours dignes d’un futur médecin ou d’une enseignante au primaire.
Même si je trouve ces rituels d’une débilité désolante je considère que c’est une bonne façon de faire connaissance avec ceux qui partageront des nuits blanches sur les Wake Up à composer des thèses que personne ne lira et qui finiront au fond d’une boite dans le grenier au chalet. C’est aussi un bon moyen de savoir si le beau blond qui vous fait bander devient colon quand il a bu. Ça serait plate de vous ramasser avec un twit qui fait des bruits de pet avec son dessous de bras à votre bal des finissants!