Chère femme battue,

Chère femme battue,
24 Oct 2013

Par Rabii Rammal  |  Publié dans : blogue

J’espère que tu liras en entier cette intro que je t’adresse. Mardi, 1h du matin. Tu m’envoies ce message sur Facebook:


Puis, tu m’envoies la lettre. Je la lis. Mon cœur éclate. Fait qu’aujourd’hui, je ne parlerai pas de crottes de nez ou de pets. Aujourd’hui, je te cède la parole :

Cher mari qui m’a battue toute ma vie,

J’espère que tu liras au complet cette lettre que je t’adresse. Les larmes coulent sur mon clavier. Je ne vois rien, mais je tape.

Je ne t’en veux plus pour les coups. Je t’en veux parce qu’à cause de toi, j’ai jamais pu être normale.

J’ai eu mon baptême à 22 ans. Quand t’es une femme battue, ton baptême, c’est la première fois que ton mari te varge dedans.

Je me souviens de tes ongles qui pénètrent la chair de mon cou. Du souffle que j’ai perdu quand tu m’as soulevée du plancher.

Du long sillement qui a envahi mon oreille gauche quand le derrière de ma tête a décidé de laisser son empreinte dans le gypse du mur.

De moi qui perds connaissance.

Pis de moi qui reprend connaissance, à plat ventre, la face écrasée contre la céramique des toilettes, l’œil gauche encore ouvert et le nez pu comme y’était. Pu jamais y sera comme y’était.

J’me souviens avoir nettoyé mon sang. C’était ça le plus humiliant, nettoyer mon propre sang. J’t’en voulais quasiment pas de m’avoir battue, je t’aimais trop pour ça.

J’t’en voulais plus de pas avoir nettoyé. C’aurait été la moindre des choses. C’était ton dégât. J’étais ton dégât.

Ariane, notre fille, la seule belle chose que tu m’aies donnée. Elle était debout, dans le cadre de porte. Elle me fixait.

Quand t’es une mère normale, tu souris pour sourire. T’as pas besoin de raison pour sourire.

Mais quand t’es une mère battue, tu souris pour rassurer. Tu souris pour camoufler.

Quand t’es une mère normale, tu peux sourire à pleine bouche.

Mais moi, sourire, ça me faisait mal, parce que ma lèvre était fendue de l’extérieur après avoir embrassé ta jointure et fendue de l’intérieur après avoir embrassé mes propres dents, celles qui ont encaissé le choc de ton « amour ».

L’amour. L’osti d’amour. Un jour, après que tu m’aies ruée de coups de poings, tu t’es coupé la jointure. J’ai accouru chercher une serviette pour ta main. Pas pour le nez que tu venais d’ensanglanter. Pour ta main.

Quand t’es une femme battue, à chaque fois tu te dis que c’est la dernière fois. Et tu te crois, parce que t’es conne. Mais tu l’sais que c’est faux, parce que dans l’fond, t’es pas conne.

Tu l’sais que quand t’es une femme battue, t’as pas de fin heureuse. T’as pas de pause. Juste des courts moments de répit qui marquent une séparation entre deux sessions de toi qui me fracasse les côtes avec tes poings.

Puis, quand tes poings étaient exténués de me battre, t’utilisais c’qui se trouvait sous ta main : le bout pointu du fer à repasser. Une bouteille de vin vide. Le grille-pain.

Quand t’es une femme battue, cher mari qui m’a battue toute ma vie, t’es consciente de ta fragilité. Et y a rien comme le bruit unique d’une poêle en acier inoxydable qui fracasse tes os à répétition pour te l’rappeler, que t’es fragile.

Quand t’es une femme battue, ton instinct de survie est toujours à « ON », t’apprends à voir le déclic.

Le déclic, dans le jargon des femmes battues, c’est la fraction de seconde durant laquelle le regard de ton bourreau se transforme pour te faire comprendre que tu t’apprêtes à en manger une.

T’as pas besoin de tes deux yeux pour le voir, le déclic. La preuve: grâce à toi, j’vois juste de l’œil gauche, et c’était assez pour le voir, le déclic.

Quand t’es une femme normale, tu te tiens avec d’autres femmes normales et vous vous échangez des recettes de Ricardo.

Quand t’es une femme battue, tu te tiens avec d’autres femme battues et vous vous échangez des trucs sur comment moins vous faire battre. Quoi ne pas dire. Comment se placer pour mieux encaisser les coups. Comment ne pas mourir.

Quand t’es une femme battue, des jokes comme « Bats ta femme : si tu sais pas pourquoi, elle, elle le sait », ça te fait pas rire. Ça te fait couper tes cuisses avec du fil à pêche.

Quand t’es une femme battue, tu passes ta vie à te dire que c’est pas si simple de prendre tes choses et partir. Oui, c’est simple : si t’es une femme battue, prends tes choses et pars. Aujourd’hui.

J’aurais voulu partir, cher mari qui m’a battue toute ma vie. J’aurais voulu partir avec ma vie avant que ce soit toi qui partes avec.

Mais là, c’est trop tard, t’es mort avant-hier matin. Et aujourd’hui, je t’écris.

Aujourd’hui, je peux le dire à tout le monde : j’ai 68 ans et aujourd’hui, j’ai plus de menottes, aujourd’hui, je suis une ex-femme battue et aujourd’hui, c’est le premier jour du reste de ma vie.

crédit photo: Antoine Ryan au Studio 428

Derniers commentairesRSS
  • Témoignage de ma vie !!

    Je suis Anna James Anderson du Royaume-Uni, après 4 ans de mariage avec mon mari, il a demandé le divorce et aller avec une autre femme. j'ai fait tout mon possible pour le faire revenir, mais tous avorté, jusqu'à un vieil ami à moi m'a parlé d'un lanceur de sort reunite Dr S. Odudua sur Internet qui l'a aidé à une question similaire, dans un premier temps je doutais, mais je décidé de faire un essai, quand je l'ai contacté (dr.oduduwasamuelhightemple@gmail.com) il m'a aidé jette un sort à la réunification et dans les 3 jours moi et mon mari vient de nouveau ensemble.

    Vous pouvez communiquer avec le Dr S. Oduduwa Email: dr.oduduwasamuelhightemple@gmail.com

    Cordialement,

    Anna James Anderson.

    Vous pouvez me contacter sur mon personnage mail pour de plus amples informations:

    anderson_gabriel34@yahoo.co.uk

    19 Août 2014 | Anna James Anderson

  • @mamadou: Quelqu'un d'entre vous a-t-il dénoncé ces violences? Êtes-vous encore dans la même situation? Êtes-vous encore séquestrée? Vos filles sont-elles maintenant en sécurité?

    28 Jan 2014 | nick

  • mon mari ma séquestre dans le cave et il violer mes fille avec un gode centure elle pleurait la nuit car elle avait mal au cu .un jour il ma tapaer avec un fouet et il disait ``appelle moi papa".

    28 Jan 2014 | mamadou

  • Moi aussi j'ai un mot pour Isa.

    Ce n'est pas de l'orgueil d'avoir des évènements pareils incrustés à jamais dans notre cerveau, ce n'est pas l'orgueil qui m'a poussée à raconter mon histoire. Je ne suis pas fière du tout d'avoir été prise dans cette relation. C'est moi qui a pris la décision, en toute LIBERTÉ de sortir avec lui. Mais la liberté de ce choix m'a poussé dans un gouffre d'où il m'était difficile de sortir par moi-même. Et c'est par ORGUEIL que je ne demandais pas d'aide.

    J'ai retrouvé ma liberté en demandant de l'aide. Je raconte mon histoire pour que d'autres puisse comprendre que ce n'est pas un échec de demander à l'aide, de faire une faillite personnelle pour se LIBÉRER de son agresseur, son bourreau, son geôlier.

    Je ne sais pas quel âge tu as ma chère, mais peut-être que la vie ne t'a pas encore permise de te rappeler d'un évènement de ta vie aussi clairement que ça. Mais je te le souhaite, et je te souhaite que ce soit un évènement heureux.

    6 Jan 2014 | Suzon

  • J'ai vécu être une femme battue. J'ai vu le déclic 2 fois. 2 fois j'ai passé proche du poing dans la face. J'ai été chanceuse, j'ai "juste" passée proche.

    La première fois, on s'était chicané parce qu'il ne faisait jamais rien dans la maison pour m'aider, même pas ramasser son linge sale. Et monsieur était insulté que je ne l'ai pas lavé. C'est sûr que je vais te torcher et ta fille aussi sans rien dire, ben voyons. C'est pas de même que ça marche la vie. C'est ça que je me disais et j'ai tenu mon bout. Il s'est mit à crier, à me traiter de tous les noms et quand il est redescendu dans le sous-sol pour "gamer", j'ai continué à faire à manger et en ouvrant le congélateur, un morceau s'est brisé à l'intérieur et tout le contenu de la tablette de la porte est tombé. Il est remonter à la course vers moi avec le poing brandi.

    J'aurais dû m'en aller cette fois là. Mais j'ai manqué de courage parce que j'avais tellement de dettes en commun avec lui, plus le loyer, que je ne savais pas comment j'allais faire pour tout payer avec un seul salaire, le mien qui n'était pas si haut que ça en plus.

    Alors je suis restée.

    Il a été gentil pour quelques jours, il a fait du ménage avec moi, m'a dit que j'étais le meilleur exemple de vie qu'il voulait atteindre, mais à toutes les fois que je faisais un commentaire sur son comportement ou quand j'essayais de rendre sa fille autonome, je me faisais dire que je ne serais jamais une bonne mère.

    La 2ème fois, encore une chicane à propos de son linge sale. Il m'a lancé une roulette de duct tape... J'ai voulu la relancer vers lui mais j'étais tellement enragée que j'ai manqué mon lancer et la roulette est tombée à mes pieds. Il était à l'ordinateur (encore et comme toujours), il s'est levé a fait le tour du bureau presque à la course, m'a prise par les épaules, m'a jeté par terre, s'est assis sur moi et en me pointant le visage avec son poing m'a dit :"C'est tu ça que tu veux ma tabarnac?"

    Mon dos faisait mal, ma tête avait cognée assez fort sur le plancher pour que j'ai une ecchymose, mais tout était devenu clair dans ma tête et les mots qui sont sortis de ma bouche étaient les suivant :"Vas-y, fais-le, mais tu ne reverra plus jamais ta fille après ça, tu le sais ça?"

    J'étais calme et nerveuse à la fois, mais tout était clair, je devais partir. À qui pouvais-je faire confiance? Les seuls gens qui m'aiment sans me juger, mes parents, ma famille. Tout de suite après que ce soit arrivé, et quand je dis tout de suite, c'est 2 minutes après, j'étais au téléphone avec ma mère et je lui ai tout raconté.

    3 semaines plus tard, j'avais quitté mon enfer. Ça m'a pris encore 1 semaine pour déménager tout mon stock. La police était là, toute ma famille et mes amis, même ceux que je n'avais pas rejoins depuis longtemps. Un de mes cousins qui a de la difficulté à parler dans la famille tellement il est gêné. Tout le monde était là, parce que j'ai appelé à l'aide.

    Je n'ai pas porté plainte tout de suite. Juste quand il a fait la menace de venir mettre le feu dans la maison chez ma mère.

    On s'est revu ensuite. Il a tout fait pour essayer de me convaincre de retirer ma plainte. Je lui ai dit que la seule façon de me faire retirer ma plainte, c'est qu'il arrête de me relancer.

    Il a essayé de me ramener à la maison. Il m'a même fais écouter une chanson qui disait " Can you meet me halfway?" Ça m'a presque fait rire. Les fois où on s'est rencontré ensuite, je me suis arrangée pour qu'on soit toujours dans un endroit public. Quand j'ai retrouvé une certaine confiance, j'ai recouché à lui. Aujourd'hui quand j'y repense, je me dis que je ne suis qu'une idiote. Mais j'avais encore un espoir de ne pas me taper une faillite. Je faisais ça pour sauver ma peau et mon autonomie.

    Une seule chose à réussi à me convaincre à laisser tomber pour de bon. J'ai décidé de changer de carrière. La fin de semaine de ma dernière évaluation, de mon examen final pratique pour devenir moniteur de conduite automobile, quand j'ai réussi mon examen, je voulais partager mon bonheur avec lui et tout ce qu'il a trouvé à me dire quand il a répondu :"Pourquoi tu ne m'a pas appelé en fin de semaine?" Moi de répondre: "J'ai pas eu le temps. Tu te souviens que j'avais quelque chose d'important en fin de semaine?" Lui :"J'm'en calisse-tu moi de ce que tu faisais en fin de semaine!"

    La goutte de trop, Je lui ai dit que j'avais réussi mon examen pour devenir prof de conduite, mais que s'il n'était pas capable de s'occuper un peu de moi dans tout ça et qu'il n'y avait que lui d'important, ben tant pis. Je te souhaite une bonne vie et pis rappelle pas.

    Quand je lui parlais au téléphone, je me cachais toujours parce que je savais trop bien ce que ma mère aurait pensé de tout ça. Je suis un peu niaise d'avoir pensée sur le coup que ma mère ne savait pas à qui je parlais au téléphone... Mais elle avait compris qu'il fallait que je règle ça moi-même, que je comprenne moi-même pour ne plus jamais revivre ça.

    Aujourd'hui il est mort. Il s'est suicidé. Sa fille est peut-être encore en famille d'accueil et c'est mon seul regret. Sa mère ne veut plus s'occuper d'elle et son père, le seul qui en voulait l'a abandonnée parce qu'il avait des problèmes dans sa tête mais ne voulait pas se l'avouer.

    Aujourd'hui ça va bien. Je suis mariée à l'homme le plus extraodinaire (pour moi en tous les cas). J'ai réussi à briser le cycle, à ne pas retourner dans une relation abusive. Mais je suis encore fragile. Quand mon chum se fâche parce qu'il se cogne sur les doigts avec le marteau et qu'il le lance par terre en sacrant, j'ai peur. J'ai encore peur. Mais pas de lui. De la colère tout court, même la mienne....

    6 Jan 2014 | Suzon

  • Moi, j'ai un mot pour Isa, dans les premiers commentaires. On voit Isa qu'il ne t'es jamais rien arrivé de tel, sinon tu es qui pour juger cette femme qui a vécu dans la peur pendant 46 ans? Elle est enfin libéré de son bourreau, enfin, enfin, sa vie commence maintenant...Peux tu être aussi bornée pour ne pas comprendre cela? Un événement traumatisant, est à tout jamais incrusté dans notre cerveau. Toi, je pense que tu n'as jamais vécu de tels événements...Tu juge sans savoir!

    5 Jan 2014 | Suzanne

  • Je la comprend.... On se croit forte et on se dit que le premier salop qui ose lever la main, on lui en fait vivre tout autant, on se dit qu'on se pousse et porte plainte.... Jusqu'au jour ou votre nouvel amour doux et tendre ait prit un verre de trop qu'il craint de vous perdre puisqu'il s'agit d une relation a distance ...dans sa tête rien ne va plus et une rafale de coups s abbat sur vous en plein film coller tranquille... Je tremblais, j avais de la difficultés a respirer, gorge serrer, j'étais enrager et impuissante, mes jambes me fesait terriblement mal sans penser au reste.cetait un dimanche en février 2010 mon sac était prêt comme a chaque dimanche pour mon retour chez moi... Après dîner...j ai du faire comme si rien n étais et il s est finalement endormi a 3h du matin , la j ai filé en douce le visage bouffi, les mains enflées , les jambes couverte d équimoses suite a ma chute dans les escaliers, il avait eu peur que je soit morte lorsque j étais par terre.... Ça s est terminer cette nuit la 340km nous séparait comme il n avait pas d auto il n est jamais venu a qc me voir il ignorait ou j habitais, son numéro a été bloquer et dans un mois ça fera 4 ans que je suis célibataire parce que je ne me sens pas en pleine confiance face a un homme, je craint les moment seul a seul , je craint l intimité et je ne sens pas prête :'( j ai consulté et seul le temps arrange les choses ....

    5 Jan 2014 | Kimberly

  • 68-22= 46 ans. Se rappeler en détail d'un événement qui a eu lieu il y a 46 ans, faut le faire! Ça doit être vraiment un événement passionnant pour que madame s'en rappelle si bien et le décrive avec des mots si bien choisis, sur un ton dramatique et avec une forte charge émotive. Elle l'a souvent racontée, et cette fois, elle est publiée, wow!

    C'est fou ce que l'orgueil peut gâcher une vie et celle de ceux qu'on aime. Je ne lui souhaite pas bonne chance, je lui souhaite de recouvrer la vue, car cette lettre est bien l'ultime démonstration de l'aveuglement causé par son orgueil, qui est loin d'être mort avec son mari.

    Il n'y a aucune fierté à retirer du fait d'exceller dans la gestion de la violence conjugale, à moins que ça soit son métier.

    Nous sommes libres.

    5 Jan 2014 | Isa

  • J ai 33 ans

    J ai passé 20 ans de ma vie entre psys, thérapies diverses, acupuncture, sophrologie,kinésio etcetc.

    Ma mere aujourd hui 65ans vit seule dans la paranoia et la peur des autres.

    Elle a été mariée une premiere fois jeune, battue.

    Puis une seconde fois, 3 enfants dont moi. Battue.

    Je la vois, gisant sur Mon lit, la tete de mes barbies eclatées tellement les coups etaient violents.elle me murmure d appeler les pompiers....

    Bref je ne vais pas faire dans le recit dramatique.

    Mais qd vs avez des enfants, vs etes censés rassurer, proteger et non faire regner un climat de peur et de violence.le pire? Apres leur long divorce, ma mère a laissé la garde a mon pere!!il n a jamais ete violent avec nous mais imagine le stress de vivre avec lui, la peur au ventre de mal faire qqch et de se retrouver sous ses coups.

    Je n arrive pas a avoir de pitié pour les femmes battues.

    Oui je peux comprendre l engrenage et la "difficulté" de quitter son mari violent.

    Mais qd je lis des reponses du genre facile a dire de partir mais on va ou?et avec quel argent?

    Mais barres toi!!!! Tu te barres chez des proches, des amis, avec tes enfants !et alors quoi? Tu te reconstruis ca prendra le temps qu il faut mais c est bien beau de faire des enfants mais assumez les. La vie n est pas rose on le sait. Mais entre galerer qq mois et proteger vos petits et vous laisser tabasser sous leurs yeux en mode victime il y a un monde!

    Avec tout le recul possible, je me dis qu il ny a pas de hasard. On ne "tombe" pas sur un bourreau. La preuve avec ma mere. 2 mariages bien differents, 2 fois maris violents.

    Aujourd hui par courtoisie je la vois, l appelle de tps en tps pr ecouter ses jeremiades et comme quoi les gens sont mechants, et combien elle n avait pas le choix a l epoque que de nous laisser sous les menaces de mon pere. Blablabla.

    Elle nous a laissé pour "ne pas modifier notre lieu de vie" ne pas nous "perturber", et sinon mon pere d origine etrangere nous aurait "kidnappé" dans son pays. J aurais preferé au moins qu elle tente au lieu de s evader et de jeter l eponge.

    En gros elle vit dans le passé Et dans le déni.

    Et moi dans la douleur et l insecurité.

    Alors on me le fera pas le coup de "l instant magique" lors de la naissance d un enfant, cette amour, cette symbiose, cette force que tu as pour proteger et mettre sur le bon chemin ce cher petit etre si fragile....

    Non je ne comprends pas les femmes battues pour moi ce sont des victines qui se complaisent dans leur malheur et leurs bleus, egoistement. Car c est tellement + facile que de se battre et se rebeller. Prendre des coups et faire des yeux de martyrs devant la societe "non non ce n est rien je suis tombée dans les escaliers"....

    5 Jan 2014 | Joelle

  • Chère femme battue,

    Je suis ta fille. Je suis ta Ariane qui t'a vu te faire battre par cet homme fou. Je suis celle qui t'a tant aimé, qui a voulu te protéger, qui s'est interposée entre ta face et ses poings fous. Je suis celle qui, enfant, a découvert la plus grande injustice du monde, celle de vivre dans une famille où rôdait la terreur, où on ne pouvait être nul part en paix, où j'avais peur d'inviter mes amies de peur que mon père me fasse honte comme cette fois où il est entré dans une de ses enième crises de colère alors que mon amie était chez moi. La honte oui. Comme cette année du primaire que j'ai passée à pleurer, tout le temps je pleurais, une dépression d'enfant je pense. Quand on me demandais pourquoi je pleurais, je ne pouvais pas répondre la vérité, je devais te protéger, protéger cette famille malade. Quand je suis devenue adolescente, cette tristesse s'est transformée en colère. J'étais fâchée contre lui, contre ce qu'il nous faisait subir. Mais j'étais surtout fâchée contre toi. Car tu étais supposée être la parent "saine" de ce couple, tu étais censée être celle qui nous aurais du nous protéger, quitter cet homme pour nous donner la tranquilité. Tu l'as enfin fait quand j'avais 14 ans, mon frère 18. Mais il était trop tard pour moi. Il y a quelque chose qui s'est brisée entre toi et moi. Alors que je t'adorais, que je t'admirais, que tu étais le centre de mon univers, j'en suis venue à te détester, à hair ta soumission et tes silences. Et pour mon frère, qui a développé de graves troubles de santé mentale, c'est encore pire. Même à 44 ans, il ne perd pas une occasion de te rappeler que tu aurais du nous protéger et que tu a été faible. Moi je suis plus polie, je garde mes distances avec toi et tu ne fais pas partie de ma vie, ni de celle de ma famille. Bref, chers femmes battues, en tant qu'enfant de femme battue, si je peux vous donner un conseil c'est celui de ne pas sous-estimer l'impact de cette violence sur vos enfants. Peut-être pensez-vous bien faire en restant avec cet homme que vous aimez malgré tout, peut-être pensez-vous qu'il s'agit d'une manière de nous protéger, de vous protéger. Mais pour nous, vos enfants, le fait que vous restiez dans cette relation malsaine, que vous ne nous protégiez pas en quittant cet homme violent, cela signifie à nos yeux que vous ne nous protégez pas réellement, que votre faiblesse et votre soumission vous empêche de nous protéger. Et il peut y avoir des séquelles à vie de cela et un impact irréversible sur la relation que vous avez (aurez) avec vos enfants. Alors si vous ne le faites pas pour vous, quittez cette vie de marde pour le bien de vos enfants. C'est le plus beau signe d'amour que vous pourriez leur donner.

    Marie, fille de femme battue

    25 Déc 2013 | Marie

  • il me suivra partout, je ne veux pas faire plus de mal à ma famille et à mes parents surtout avec un enfant à charge ,je suis en train de faire passer les jours comme ça en espèrent ne plus le voir dans ma vie un jour,vous ne pouvez pas savoir combien cela fait mal de se voir battue sous le regard de son propre enfant ,combien on a envie de tuer cette personne qui nous fait mal ,ou de se suicider pour ne plus voir son enfant pleurer en voyant sa maman battue,combien cela fait mal de se sentir en danger alors qu'on est chez soi ,combien cela fait mal de ne plus déguster la vie et ce qui fait mal le plus c'est qu'un jour on a choisi cette personne pour continuer sa vie avec et finalement on choisi son meurtrier .

    24 Déc 2013 | ah

  • je comprends parfaitement ce que cette femme a vécu et pourquoi elle a pris tout ce temps pour en parler , la peur d'etre seule et le peur de mourir et surtout si on a des enfants on a peur pour eux étaient certainement ses raisons pasque je suis au début de la phase de ce qu'elle a vécu ,un mari violent de plus en plus , un mari malade capable de tout faire , je suis sur meme en le quittant il me laissera jamais tranquille il me suivera

    24 Déc 2013 | ah

  • Cette lettre me rappelle de douloureux souvenirs...j'ai été battue deux ans, et quand j'ai enfin eu la force de quitter cet homme, cela a pris encore 6 mois avant que ça s'arrête, car il n'étais pas d'accord de mon départ...malgré les plaintes à la police et les interdictions de contact, il a quand même réussi à continuer jusqu'au jour ou il a failli me tuer et que la police la enfin menotté. Et que enfin la justice l'emprisonne...j'ai ensuite disparu pour pas qu'il me retrouve et après la prison, il me suivais partout! La police disait qu'il ne pouvaient rien faire car il a pas "rentrer en contact" avec moi! Et un jour plus rien....

    Alors c'est pour ça que je comprend la peur de ces femmes battues de quitter!!! Peur qu'il nous revienne plus violent, comme ça été mon cas!!!

    Je remercie dieu ajd de m'avoir laisser une chance de vivre encore et de ne pu être prise la dedans...

    faut pas oublié que même parti, faut guérir de ça, on reste marqué longtemps, il y'a des séquelles!

    courage à cette femme qui a maintenant enfin une vie!!

    25 Nov 2013 | chantal

  • triste, il y a tellement de ressources pour les femmes battus, pas obligé de passer par la police, les clsc peuvent vous donner les coordonnées ou par téléphone en faisant le 811 la même ligne que pour info-santé mais l,option info sociale, C'est triste mais votre histoire tout au long me faisait penser à ce que je vivais durant mon enfance pas seulement moi mais mes frères et soeurs, Vous êtes un adulte les ressources sont la il fut les utiliser, en tant qu'enfant et surtout durant ses années la la protection de la jeunesse c'était pas fort. L'hyper-vigilance laisse des marques elle ne vous quitte plus, la méfiance fait partie de vous, difficile par la suite de vivre une vie saine sans vivre comme une survivante, se relever est long et pénible, vous en avez les moyens ne vous laissé pas tuer dans l'âme.

    13 Nov 2013 | karat

  • à voir, l'entrevue de Nadine Trintignant par Benoit Dutrisac.

    http://zonevideo.telequebec.tv/media/7829/nadine-trintignant/les-francs-tireurs

    9 Nov 2013 | Nana

  • Sonia, l'important c'est ton intégrité physique. Les visites, tu verras après, pour le moment on s'en fout!!! Il y a des endroits pour t'aider et qui ont plein de ressources...ils sauront te conseiller judicieusement sur tes droits et obligations légales... et t'aideront à voir clair! Va-t-en, le reste viendra en temps et lieu!!!!!

    3 Nov 2013 | Calio

  • Lettre au mari d’une chère femme battue

    http://leblogdecl.canalblog.com/archives/2013/11/02/28348579.html

    3 Nov 2013 | CL

  • partir !!!!!!vite dit!!!

    mais où aller !!!!

    sans argent !!

    sans travail !!!

    un enfant de 6mois !!!!!!!!

    dites le moi où allez ???????????

    le temps passe ,!!

    le temps à passer !!

    aujourd'hui il est soigné" !!!!!!!

    ils appellent ça !!!!!

    "magniaco-dépressif , bipolaire !!!!!!

    et aujourd'hui que faire ???????surtout lorsque le seukl fils su'il reste ne veut pas le croire !!!ni ce qu'on appelle "famille ??????????????

    dites le moi ??????????????

    2 Nov 2013 | jéromine

  • On peut mesurer la santé d'une société à la façon dont elle traite leurs femmes.

    1 Nov 2013 | Gabriel

  • Violence conjugale. Un des maux sérieux de notre société, qu'il faut absolument faire diminuer. Beaucoup trop de violence encore aujourd'hui en 2013. C'étais plus courant et caché dans les années 50 à cause de la religion et de les mentalités de l'époque. Mais aujourd'hui ce n'est plus acceptable, car la famille est supposé être un lieux de sécurité. Le témoignage de Rabii et tout la lecture du blog ma énormément touché.

    C'est certain qu'il y a une grande incompréhension pour les personnes qui n'ont pas vécus ou été proche de ce genre de situation. Je pourrais dire a ceux la, que je compare la violence conjugale a un espèce de torture, mais à plus long terme bien souvent. Et je peut vous dire qu'il y a de quoi a en perdre la réalité jusqu'à la vie.

    Ce genre de vie n'arrive pas soudainement. Ces sournois et très pernicieux.

    J'ai moi aussi vécu 31 ans dans la violence conjugale et je peut vous affirmé que sans l'aide extérieure je ne serais probablement plus la aujourd'hui..

    Ces personnes vivent dans des champs de mines aux quotidiens. L’instinct de la femme victime est de protégé ses enfants de les couvrir et de tout endossé. Mais avec le temps et cette violence continue ces femmes victime devienne épuisé et très affaiblie, elle perde tout sens de la réalité, de ce qui est bien de ce qui est mal, elle se perde, elle ne savent plus ce quelle sont, ce qu'elle veulent jusqu'à en vouloir mourir.

    Vous savez la violence familliale inclus tout, la violence mentale, psychologique, physique, l'abus sexuel, l'isolation, l’inexistence, le harcèlement des personne âgée, etc.

    Moi ces le médecin traitant de mon ex mari qui ma mit sous protection de la police et en lien avec un centre d'aide pour femme. Je n'existais plus. Imaginé même drogué à mon insu.

    Ces personne ont vraiment besoin d'aide, pour sortir de ce milieux malsain, pour les encadrées dans les démarches à faire pendant, et aussi très important pour un suivi après. Parce que pour le après bien souvent il n'y a rien.

    Imaginé violence extrême pendant des années les dommage que sa cause, ont prend soins de nos soldats mais quand est t'il des victimes. Certaine victime sorte de ce cauchemar avec plus riens, sans argent, sans les moyens de ce payez des soins, sans identité, sans métier bien souvent.

    Imaginé sortir de cet enfer, le lendemain matin vous devez retourné sur le marché du travail, avec toute vos blessures, qu'elle employeur voudras vous engagé? Ils ne veulent pas vous engagé pour de multiple raison, absence répété pour passé aux palais de justice, etc.

    Donc les centre d'aide pour la violence ont vraiment besoin d'aide. Comme les personnes victimes ont aussi besoin de votre vigilances. Donc informé vous près de chez vous il y a surement un centre ou vous pouvez faire des dons, argents, paniers alimentaires, vêtement etc.

    Bonne chance Rabii

    31 Oct 2013 | Marie

  • SHARON, je voulais savoir car je suis dans la même situation 27 ans 2 enfants la peur au ventre.... moi ce qui me fais peur c l'après car si je part je ne veux plus le revoir mais le soucis, la question que je me pose c'est est-ce que je devrais encore le voir pour les visites des petits ou je peux disparaitre totalement et qu'il ne les vois pas comment ça c'est passer pour vous. S.V.P répondez moi.... Je suis de Belgique.

    31 Oct 2013 | Sonia

  • rabii est un dieu

    30 Oct 2013 | julien

  • L'art d'inventer pour faire en sorte que sa propre gueule se retrouve partagée en grand nombre sur les réseaux sociaux. "Qu'est-ce qui va attirer un plus grand lectorat et m'attirer la sympathie?" Récupérer un grave problème sociale (parce que, oui, ça en est un) pour se faire voir, c'est rendu grave en criss.

    30 Oct 2013 | Charles

  • Battre une femme, c'est de montrer au reste du monde que tu n'as pas de couilles.

    29 Oct 2013 | LM

  • SAHN: Tu as su exprimer ce que j'aurais voulu exprimer, de la façon que j'aurais voulu l'exprimer.

    28 Oct 2013 | Mreeeacer

  • Mais PARTEZ !!!! La police, les centres et les refuges sont nombreux au Québec !!! Il faut agir et partir, quittez l'homme violent et ce couple malsain !!!! Surtout si vous avez des enfants !!! Je ne comprends pas du tout comment on peut endurer ça pendant 40 ans..... c'est inimaginable.

    28 Oct 2013 | Camille

  • Quelle lettre

    Je voudrais téléphoner a cette dame pour faire un reportage

    Je suis journaliste et je veux que le message soit entendu partout dans la province

    Je peux faire un sacre de bon travail d humanité

    Merci de m aider a joindre cette dame aujourbd hui libérée de sa souffrance intérieure qui fait aussi sinon plus mal que celle physique

    27 Oct 2013 | Stef

  • je nest pas ete battue mais pour le mal psychologique une fois dans lengrenage de la culpabiliter et de la honte cets dur de se sortir meme si se nest pas des coups physiques mais une atteint a la digniter et le repsect de lautre personne ... le doigt dans l'epaule , les yeux exorbiter a 2 pouce de ta face ... la main sur la gorge (depauser) sa fait autant de domage que un coup de poing dans face ... malgrer sa la police sans calise et ne ma pas aider parce quil ny avais pas de bleu ...

    27 Oct 2013 | giz

  • Chère dame, quel touchant témoignage! Je vous souhaite de savourer la vie au maximum... d'ETRE UNE VIVANTE À PART ENTIÈRE... comme moi je peux le faire aujourd'hui...

    27 Oct 2013 | Blanche Landry, thérapeute spécialisée

  • comment une société civilisé peux endurer que des femmes soit battu!!

    une femme est un être extraordinaire qui partage ta vie

    elle mérite amour respect protection confiance

    la femme n'est pas un objet pour se défouler protègeons nos femmes

    elles mérites vraiment tout notre amour !

    26 Oct 2013 | patrick

  • Se faire battre ce n'est pas juste se faire défigurer et passer proche mourir ou perdre connaissance chaque fois!!

    Te faire rabaisser ,pousser ,tapper ,étrangler ,"manger" des coups de pieds ,sans que tout paresse et ne pas avoir d'amis avec qui partager tout ça ,par ce que les gens ne te crois pas ou ne veulent pas te croire.

    La violence peut-être sournoise et destructrice tout autant!!!

    26 Oct 2013 | April

  • J'ai lu, j'ai oublié de respirer tellement cela me fesais revivre des souvenirs enfouis depuis longtemps dans les recoins sombres de ma mémoire. Il faut avoir vécu cette peur viscérale pour comprendre pourquoi une femme battue ne pars pas. Et seulement quand on l'a vécue on peux le comprendre. Tout les autres disent la même chose...Mais pourquoi elle est resté? Pourquoi elle est pas partie? Elle devais aimer ça.

    Si je pouvais, je te prendrais dans mes bras et je te ferais un gros calin et je te dirais, "c'est fini maintenant. Tu peux respirer"

    Nous n'avons pas toujours les outils nécéssaires pour s'en sortir, mais laissez moi vous dire...qu'une fois fois qu'on les a trouvés, plus jamais nous ne les laisserons tomber! ;)

    A toi, qui lis ceci, et qui vit ceci en ce moment, je partage mes outils avec toi:

    "Le courage" car tu est une femme, et une femme c'est fort!

    "Le pardon" pardonne toi de t'avoir laissé vivre ça, et un jour tu réussira même a lui pardonner quand tu sera parti.

    "L'amour" car tu dois t'aimer même si tu pense que tu ne mérite pas le bonheur! Tu dois t'aimer car tu est le plus grand miracle. Personne n'est comme toi. Tu est une femme extraordinaire, avec un si grand coeur! La preuve, tu l'aime malgré tout! Alors, aimes toi...aime toi plus que tout car tu le mérites.

    Cher femme, mon amie que je ne connais pas...aujourdh'hui! C'est le jour ou tu peux reprendre ta vie et dire oui a la vie et non a la violence.

    Pars. Vas n'importe ou. Il y a pleins d'endroits pour les femmes battues. Et fais moi confiance...il y a plein de gens qui t'attendent avec les bras ouverts et leurs coeurs pret a t'aimer et remplir tes journées de douceurs.

    Quand je suis parti avec mes deux enfants, j'avais 29 ans. après 11 ans de violence j'ai fait ce que je ne pensais jamais pouvoir faire...j'ai tout laissé et je suis parti avec mes deux fils.

    J'ai recommencé ma vie et aujourdhui je suis zen, heureuse, et je vie a tous les jours une vie sans violence. C'est ça la vie. C'est la vie qui t'attend aussi.

    Bonne chance! :) fais confiance a l'Univers!

    Une Ex-femme battue

    26 Oct 2013 | Sharon

  • Je rage en lisant certains commentaires... Que cette femme ait écrit ou non cette lettre ne change rien au fait que c'est une réalité! Je travaille en maison d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et je trouve déplorable que des gens s'arrête au fait qu'une femme de cet âge puisse lire urbania ou écrire de cette façon! Cela ne fait que démontrer combien de gens préfèrent fermer les yeux devant de tels actes... Vrai ou faux? Moi je dis à toutes les femmes victimes : courage, vous avez droit au bonheur!

    26 Oct 2013 | Isabelle

  • N'oubliez pas que les femmes ne sont pas les seules à être battues. Des hommes battus, il y en a aussi et le sujet est autant, sinon plus, tabou.

    Que ce soit un homme ou une femme, sortir de cette situation est plus difficile qu'il n'en paraît.

    Courage à vous tous, hommes et femmes battus. Je vous souhaite de recouvrer votre estime de vous-mêmes. Sans elle, votre peur primera toujours et vous n'arriverez pas à sortir de votre calvaire. Allez chercher l'aide nécessaire... je vous en conjure.

    xx

    25 Oct 2013 | Humain(e)

  • Ce commentaire est adressé à toutes celles et ceux qui ne comprennent pas le comportement des femmes et des hommes battu(e)s.

    J'ai été battu pendant 1 an de ma vie à raison de plusieurs fois par jours.

    Je passe les innombrables fois ou je suis tombée dans les pommes, où mon visage fut déformé par les coups, les strangulations, les chutes dans l'escalier, où j'ai été frappé avec des bouts de verres ou avec un couteau de boucher pointé sur l'estomac.

    Mes journées à éviter des objets pourtant non conçus pour voler, mes nuits à dormir dehors telle une SDF alors que je payais l'appartement où nous vivions.

    Quand je raconte mon histoire je donne des brides d'informations, je le fait suivant des concours de circonstances ou encore pour aider des personnes à relativiser sur leur vie actuelle.

    Quand je raconte mon histoire, je surprend, j'intrigue.

    Je déteste les gens qui me prennent en pitié, je déteste la compassion.

    Je ne suis pas une pauvre chose, je ne suis pas faible.

    A dire vrai c'est tout le contraire.

    J'ai 18 ans de sport derrière moi, une corpulence musclée et sportive, un tempérament très fort qui m'a permis de toujours repousser mes limites et de gagner le respect des autres dans mon travail, dans ma vie personnelle.

    Je suis très franche, voire même très directe.

    On ose difficilement se confronter à moi quand mon débardeur souligne mes bras dessinés et que mes mots appuient une vérité.

    A cette époque j'avais 22 ans, j'étais encore étudiante.

    Bien sur, tous mes camarades savaient plus ou moins ce qu'il se passait "Héé tu t'es encore fait frapper par ta gonzesse ?".

    Ses parents le savaient aussi en regardant mon oeil et ma lèvre maladroitement masqués sous le maquillage.

    Les miens s'en sont aperçu au milieu de l'année.

    Pourtant je suis restée 1 an avec cette personne.

    POURQUOI ?

    Imaginez simplement la passion dès début, cette capacité à vous faire goûter au paradis.

    C'est tous vos sens qui sont en éveil, c'est un trop plein de sentiments qui vous donnent l'impression d'être shooté 24h/24h.

    Comme n'importe quel couple, vous tombez amoureux(euse), le coup de foudre, cette impression qu'il peut bien exister un(e) seul(e) et unique femme/homme dans votre vie.

    Bien sur, un bourreau tel qu'il se doit est forcément une personne avec une très basse estime d'elle-même, une personne qui vous mets sur un piédestal.

    Bien sur, un bourreau à ses débuts te fait quelques crises de jalousies mais rien que tu ne peux encaisser.

    On a tous nos petits travers.

    Soyons franc !

    On se sent puissant quand quelqu'un vous admire !

    On se sent puissant quand quelqu'un vous jalouse !

    On se sent puissant quand quelqu'un serait prêt à mourir pour vous !

    Comme n"importe quel couple, on développe une dépendance de l'autre dans le "nous".

    Et puis le paradis se transforme en enfer.

    Des petites choses, des petits rien, une petite claque, une petite insulte.

    On a tous nos travers.

    On sait qu'on a laissé une porte s'entrouvrir mais on se sent assez fort pour la maîtriser.

    Et puis....notre pauvre bourreau...si désorienté, si perdu...

    On sait à ce moment là que si on part, on ruine la vie de notre aimé(e).

    On sait à ce moment là que si on part, on le tue par procuration.

    On pourrait appeler ça de la non-assistance à personne en danger.

    Oui, le bourreau est une personne psychologiquement instable qui a besoin d'être suivi et aider.

    Mais la victime ?

    La victime ne se sent pas victime.

    La victime se sent sauveuse.

    La victime se sent forte parce qu'elle sait encaisser tous ces sévices pour protéger son bourreau de lui-même.

    Et puis on ne maîtrise plus rien du tout.

    Le choc !

    La victime se rend compte qu'elle est victime.

    La victime se rend compte qu'elle est en danger.

    La victime se rend compte qu'elle va mourir si elle reste.

    La victime se rend compte qu'elle va mourir si elle part.

    Dilemme.

    Je reste...? Je pars...?

    Si je reste, je risque de mourir mais si je pars, je risque de mourir aussi.

    Je ne peux pas mourir, mon père..ma mère..mon frère et ma sœur...quelle tragédie pour eux de voir une fille, une sœur perdu à jamais...et en même temps...

    Et mon bourreau ?

    De nombreuses fois j'ai eu la preuve qu'il/elle était capable de mettre fin à ses jours.

    De nombreuses fois je l'ai amené d'urgence à l’hôpital, parce que de nombreuses fois je l'ai menacé de partir.

    Alors quoi ?

    Je pars, il/elle meurt, je vis avec ça sur la conscience.

    Est-ce qu'on va m'accuser de ne pas lui avoir porté assistance ?

    Est-ce qu'on va m'accuser de l'avoir tué puisqu'il/elle est mort(e) chez moi ?

    Est-ce que je serais capable de vivre en me disant que je l'ai laissé crever ?

    J'ai honte.

    Oui j'ai honte parce que j'ai pensé à la laisser crever. Plusieurs fois.

    J'ai honte parce que je savais en rentrant chez moi que je devrais encore l'amener à l’hôpital en urgence et inventer une histoire saugrenue.

    J'ai honte parce que je lui ai mit une claque, une fois, dans un excès d'indignation.

    J'ai honte parce que ce n'est pas humain qu'une personne puisse penser toutes ces choses de moi.

    J'ai honte parce que ce n'est pas humain qu'une personne puisse avoir une telle haine en soi pour avoir envie de me frapper.

    Je ne suis pourtant pas un monstre. Je suis humaine, je fais des erreurs.

    Alors pourquoi ai-je cette impression de l'avoir poignardé en plein cœur quand je fais une connerie ?

    Et puis il y a les autres.

    Toutes ces personnes qui savent secrètement ce qu'ils se passent.

    Toutes ces personnes qui te disent "Tu as changé, tu n'es plus ce que t'étais !".

    Toutes ces personnes qui te disent "C'est une connasse, c'est une succube !".

    Toutes ces personnes qui te disent "Je ne te reconnais plus où es-tu ??"

    Oui.

    Ou suis-je ?

    Pourquoi personne n'essaye de comprendre que je ne suis pas la seule dans cette histoire ?

    Pourquoi personne n'essaye de comprendre qu'une vie est entre mes mains ?

    Pourquoi personne n'essaye de comprendre qu'une souffrance est une souffrance ?

    Pourquoi personne n'essaye de comprendre que tout le monde se détache, que tout le monde fui ?

    Pourquoi cette personne qui n'essaye pas de comprendre ne se rend t-elle pas compte qu'elle aussi fui la réalité ?

    Elle sait, cette personne ce que je vis, pourquoi me juge t-elle ?

    Pourquoi n'essaye t-elle pas de se rappeler d'un événement tragique avec cette douloureuse sensation que tout s'effondre et qu'elle ne pourra remonter la pente ?

    Pourquoi ne prend t-elle pas de mes nouvelles ?

    Pourquoi efface t-elle mon numéro ?

    Pourquoi n'agit-elle pas puisque je change, puisque je me perd.

    Oui je suis perdue.

    J'entends que je suis une merde et puis que je suis la seule au monde.

    J'entends que je serais mieux morte et puis que je suis toute sa vie.

    J'entends que je suis insensible et puis que je suis compréhensive.

    J'entends que j'ai changé et que que je dois changer.

    J'entend que ma famille est une brebis galeuse et que ma conjointe est un mouton noir.

    J'entends que je suis devenue anorexique mais je n'entends rien de mon médecin.

    Je vois les gens fixer mon visage tuméfié et je les vois accepter mon explication biscornue.

    Je vois les gens qui aimeraient m'aider et je les vois perdus, désorientés sur la marche à suivre.

    Je vois les gens dans la rue me dévisager couverte de sang et changer de trottoir, "Surement une fille à problème. Surement une putain de bagarreuse ou une junkie."

    On a tous nos petits travers.

    Alors quoi ?

    Qui a raison ?

    Qui a tord ?

    Je sais qui a raison, je sais le tord que je subis.

    Mais si moi je dois sauver mon bourreau de lui-même qui va me sauver.

    Je ne suis qu'un être humain, je ne suis pas un super-héros.

    Je suis physiquement assez forte malgré mes 10 kg de perdu mais je ne suis pas médecin.

    Je suis psychologiquement assez forte pour endosser la responsabilité d'une personne psychologiquement instable mais je ne suis pas psychologue.

    Je suis psychologiquement assez forte pour endosser l'aveuglement des autres mais je ne fais pas de miracle.

    Je suis psychologiquement assez forte pour survivre dans un milieu hostile mais je ne suis pas Bear Grylls.

    Je suis abnégation, je suis sauveuse, je suis pour autrui.

    Je suis la vie, je suis le souffle de l'autre.

    Je suis humaine.

    A toutes celles et ceux qui ne comprendraient pas ; on a tous nos petits travers.

    25 Oct 2013 | Sahn

  • Pour avoir connue des femmes dans cette situation, pour m'être jurée de ne jamais en faire partie, pour tout le courage, pour toute la souffrance, je vous dis merci d'avoir partagé cette lettre.

    Rien n'est plus éprouvant que de comprendre que la femme en face de vous, prise d'une panique chronique, n'est plus que l'ombre d'un calvaire, petite et dérisoire. Rien n'est plus éprouvant que d'être ce calvaire, que de voir dans l'oeil que l'on voudrait tendre, cette rage meurtrière qui détruit tout. Tout. Même l'âme, par petits morceaux, jusqu'à ce qu'il ne reste que néant. Qu'une peur immuable. Qu'un desespoir sans fond, tel un gouffre qui mène aux enfers.

    Madame, qu'enfin vous soyez libre, donne à mon coeur cette chaleur que l'on appelle bonheur. Pour vous, parce que personne ne mérite le mépris de l'autre, surtout si cet autre est l'être aimé. Parce qu'avec ce mot vous avez fait exploser le taboo, et peut être, pour celles qui vous liront, un peu de lumière. Un peu de paix. Un peu de courage pour faire cesser, enfin, les violences

    25 Oct 2013 | Cynthia

  • je suis de tout coeuravec cette femme je lui souhaite tout le bonheure qu'elle merite, je comprend ta douleur ayant echapper a cette vie il y a si peu de temps. Il y a des centre d'hebergement oui, partout au quebec.... Par tellephone il m'ont bien expliquer un plan de match pou le moment ou j'aurais enfin le courage et la force de partir, apres m'avoir fais passer une espece de test pour verifier le taux de dangerosité de mon ex..... Mais a aucun moment ont m'a permis de pouvoir me refugier ou que se sois avec mes enfants. Ont m'a donner plusieur raison... je n'en veux pas a personne soyez sans crainte seulement la situation d'une femme battu est tellement rependu que les centre son plein. J'ai su trouver la force de me battre et de fuir par mes propre moyen et sans aides puisque ni le centre ni la polices.... se voyait en possibiliter de m'aider. Nous parvenons a prendre la fuite malheureusement que lorsque nous atteignons enfin le bout de notre tolerence mais apres ca apres la fuite, il y a la peur par la poursuite mais une fois que tu t'ais tisser un reseau de confiance autour de toi de tamaison lendement la peur s'attenue et le sommeil commence a revenir ont reapprend a se connaitre a avoir confiance en sois a croire que nous ne somme pas moins intelligente qu'une autre, ont recole les morceau pour reussir a reprendre espoire. espoire que un jour tu aura droit a une vie normal, un jour tu ne tremblera plus chaque fois que tes enfants sorte de la maison, loin de ta protection, espoire que tu arretera de toujours regarder derriere toi lorsque tu sort de la maiosn et espoire qu'un jours toi aussi tu pourra te sentir en securité chez toi, qu'un jour cette valisse cacher dans le garde robe remplis de tous se que toi et tes enfants avez besoin pour reconncer une vie apres une nouvelle fuite.... l'espoire qu'un jours cette valise sera vide et tu ose croire que la semaine prochaine, vous serrez encore la

    25 Oct 2013 | Mel

  • Je pige pas ...

    Comment avec une telle prise de conscience es tu resté dans cet enfer ...

    25 Oct 2013 | Elgrio

  • @ Michaël Lessard : le monde dans les hopitaux n'interviennent pas?

    ce n'est pas que le monde dans les hopitaux n'ont rien fait, nous essayons de faire tout notre possible : rassurer, guérir, convaincre ces femmes et hommes battus qu'il y a une lumière de l'autre côté du mur, que c'est possible de s'en sortir, mais parfois l'emprise et la peur que ces hommes/femmes qui les blessent est tellement importante que nous ne pouvons rivaliser. ces femmes et hommes battus ont besoin de courage qui viens de l'intérieur afin de s'en sortir, et la première choses qu'ils perdent c'est leur humilité, leur courage et leur force intérieure, je ne peux pas dire comprendre ce quelles vivent, mais je reconnait la forces quelles démontrent lorsquelle réussissent à amasser leur courage et s'en sortir! Le monde dans les hopitaux, on est là pour elles lorsquelles ne sont pas prêtes encore à le faire, et on est prêt pour elles lorsquelles l'ont fait.

    j'aimerais lever mon chapeau à toutes celles qui ont réussi, et encourager le reste à le faire : s'ils vous aime vraiment, il vous protégerait du mal, il ne le vous causerait pas; je ne doute pas que vous l'aimez, mais si vous vous aimez, quittez le!

    c'est un Ultimatum : vivre votre vie et le quitter ou lui donner une raison de s'acharner sur son propre sort et lui permettre de vous battre.

    25 Oct 2013 | marjorie

  • puisse tu être et vivre heureuse pour le restant de tes jours et ne jamais ,mais jamais plus te laisser manipuler par qui qui ce soit xxx

    25 Oct 2013 | claire

  • Si seulement le monde pouvait s ouvrir les yeux a cette realité de la vie...et je trouve triste de voir qu elle se traite de conne en plus...ils ne font pas juste mal au physique mais plutot au mental,afin de s assurer qu elle se sente comme un bonne a rien et qu elle est peur de partir...je lui envoie plein d amour et de courage pour qu elle puisse enfin se sentir libre et existante...femme forte garde la tete haute car la honte ne t appartient pas mais elle appartient plutot a celui qui te blesse...sache que tu est quelqu un de bien..prend ta vie en main et soit toujours fier de qui tu est.. je prie pour toi afin que le restant de tes jours soit rempli d amour de paix et de douceur

    25 Oct 2013 | Martine

  • Jessie: Ma mère était une femme battue. Ces femmes en majeure partie, sont des femmes au départ souvent dépendantes et qui manque de confiance. Ajoutons a cela le fait de se faire rabaisser et convaincre sur une base régulière qu'on ne vaut rien sans lui, qu'on n'accomplira rien par nous même... La violence psychologie cause des dommages souvent pires que les coups.

    25 Oct 2013 | sophie

  • Pour avoir vu des femmes connaitre la violence, bien que surtout psychologique, je me suis toujours dis que jamais je ne laisserais quelqu'un me traiter ainsi et pourtant, apres 7 ans et demi, c'est mon fils de 4 ans qui m'a ouvert les yeux.

    Jamais je n'oublierai son regard et ses mots : " maman, fait dodo avec moi ce soir pour pas crier et pleurer demain matin"

    Ces mots la m'ont frappés plus que ceux que son pere aurait pu me dire, plus que les coups qu'il aurait pu me donner "pour mon bien"..

    C'est difficile de partir et de n'avoir rien, sauf que ça vaut grandement la peine de vivre pour vrai ensuite. C'est aussi possible de retrouver l'amour, un homme qui vous fais vous sentir comme une reine, il faut juste ne pas se laisser trop hanter par ses fantomes.

    Continuer de croire a la vie, je comprends tres bien que vous n'ayez pu partir, maintenant vous etes libre, soyez heureuse, de la ou il se trouve, c'est ce qui le mettra le plus en colere, mais il ne peut plus rien!

    25 Oct 2013 | kate

  • Je veux simplement dire merci, merci d'avoir écrit cette lettre. Elle ne changera peut-être pas le monde, mais si elle rejoins une seule personne c'est déjà gagné. J'espère que vous allez vivre en paix maintenant et que vous pourrez vivre votre vie. Bonne chance et restez aussi courageuse.

    25 Oct 2013 | Marilou

  • Oui, c'est possible de partir. Ma mère l'à fait. Mais 18 ans après la mort de mon père, elle est toujours hanté par tous ces souvenirs douloureux qui lui reviennent en mémoire. J'aimerais sa qu'à 60 ans, elle pussse respirer un bon coup, l'esprit tranquille. Dire que la moitié du sang qui coule dans mes veines provient d'un monstre.Oui, c'est quand même mon père, à la vie, à la mort...mais pouvoir voyager dans le temps, j'irais faire une petite visite surprise à mon père, quand yetais Bin saoul dans un bar...oh que y mangerais une volée!!!

    25 Oct 2013 | Cynthia

  • Chère Dame, je vous souhaite la paix intérieure. Si je ne vous dis pas bon courage, c'est que vous en avez beaucoup, trop même. Que la sérénité vous accompagne pour le reste de votre vie.

    25 Oct 2013 | Donald

  • Wow quel témoignage...quelle force. Quelle écriture. Vous devez être fière de vous et vous êtes la preuve que oui, c'est toujours possible une fin heureuse. Et surtout pas de culpabilité, vous en avez assez ressentie. La vie sait ce qu'elle fait. Maintenant à vous de vivre la vôtre, il n'est jamais trop tard. Peut-être sauverez-vous d'autres vies avec vos mots. Je vous souhaite tout le bonheur de monde.

    25 Oct 2013 | Mel

  • Personnellement, j'aimerais accuser surtout quiconque voit certainement les blessures, surtout dans un hôpital, mais n'intervient pas.

    Dans le récit de cette lettre, il y a plusieurs blessures qui ont nécessairement nécessité plusieurs interventions à l'hôpital.

    En bref, cette lettre me rappelle à moi-même de parler ou de rapporter si jamais je vois vu que c'est comme une prison et que la personne a parfois besoin d'un petit coup de pouce pour se libérer.

    25 Oct 2013 | Michaël Lessard

  • Isa: Pour que des vraies victimes que vous jugez crédibles se fassent traiter de menteuses, d'hypocrites et se fassent dire qu'elles sont trop vieilles pour lire Urbania? Des vraies victimes se sont assez fait dire "C'est sur que si tu lui parles de même ça va le fâcher" ou "T'avais juste à t'en aller".

    25 Oct 2013 | Marie

  • Marie je comprends tes propos mais je suis d'accord (sur certains points) avec Jenny.

    C'est un peu de la manipulation médiatique si cette lettre est fausse.

    Et je n'ai rien contre la sympathie pour les femmes battues. J'aimerais qu'on en parle plus souvent. Mais qu'on nous présente de vraies victimes

    25 Oct 2013 | Isa

  • Jenny: Pourquoi vous regardez le contenant de toute façon?

    Même si la lettre était fausse et que tous les commentaires qui s'adressent à "madame" s'adressaient à toutes les femmes battues partout à travers le monde, qu'est-ce que ça peut bien vous faire? Au pire vous faites de la peine à la femme qui l'a écrit, au mieux, vous empêchez plein de femmes battues de profiter d'un vent de solidarité bien mérité.

    25 Oct 2013 | Marie

  • @ F Guindon

    Donc, vous confirmez que cette lettre est vraie? 100%?

    Sur sa page FB, qqun a écrit qu'il avait passé à ArtTV et affirmé qu'il avait écrit la lettre.... C'est donc faux?

    25 Oct 2013 | Jenny

  • Frédéric Guindon

    @Jenny:

    votre commentaire a été effacé parce que Rabii n'est pas passé à la télé hier et que, par conséquent, il n'a pas pu affirmer ce que vous mentionniez.

    25 Oct 2013 | Frédéric Guindon

  • Pourquoi a-t-on enlevé mon commentaire??????

    Y'a de la censure sur Urbania?

    25 Oct 2013 | Jenny

  • Merci. Vous êtes une grande dame pour avoir partagé cette lettre... Tout un pas qu'est le premier vers votre nouvelle vie! Je n'ai jamais lu de description aussi juste de la situation... Même si je ne suis pas "battue", nous subissons tous de la violence en cours de route. Plusieurs lessons à tirer de votre expérience, même si à un moindre niveaux. Je vous souhaite plein d'amour. Et maintenant, à vous d'épauler votre fille, qui va probablement répéter le modèle qu'elle a vécu.

    25 Oct 2013 | Caroline

  • Ou sont les hommes qui respectent les femmes dans ces histoires? je ne suis pas pour une justice de rue, mais dans le cas d'un homme qui bat une femme, cete justice est un moyen dissuasif assez puissant

    Levez vous les mecs lorsque vous tes temoin de violence, qu'elle soie physique ou verbale et montrer a l'agresseur un adversaire a sa taille

    Vous pouvez etre pour ou contre cette facon de faire, mais si cette facon peut sauver une femme alors vous aurez eu raison peu importe le risuqe encourue

    aucune femme ne devrait etre violenter d'aucune facon que ce soit, attendre pour intervenir peut etre fatal pour ces femmes, cessons de pleurer sur ces femmes et prenons action a chaque occasion. ces hommes meritnet de subir leur propres medecine et plus encore. Aucune pitié pour ces individus en ce qui me concerne

    25 Oct 2013 | Sylvain

  • Annie: c'est facile de juger quand on ne l'a pas vécu.

    25 Oct 2013 | Euh

  • wow..ou etait la famille?? ou etaient les amies???

    la police?? impensable de faire vivre ces evenements a un enfant.....

    si tu ne le fait pas pour toi...fait le pour lui/elle.....

    partir....trouver refuge....ca existe.....

    25 Oct 2013 | Annie

  • Ouf...'' aujourd’hui, c’est le premier jour du reste de ma vie. '' Cette phrase, je me la suis dite y'a un an et demi.

    Je viens de sortir d une longue relation ou la violence psychologique régnait. Ça en aura prit du temps avant que je m’aperçoive du poison qui c'était immiscé dans ma vie sans que je m'en rende compte.

    Bien que ça ne soit pas des coups physiques, la confiance et le courage m'ont été enlevés petit à petit, je crois que j'étais aussi fragile que si j'avais reçu des coups poing etc.

    Pour le quitter, j'ai du prendre un grand respire et foncé.

    La séparation a été horrible, car il n'allait pas me laisser partir comme ça, évidement. J'ai du quitter mon travail, changer de numéro, cesser de voir nos connaissances communes, surveiller mes arrières en tout temps, porter plainte pour harcèlement, la cour etc...Ça commence à peine a se calmer, je commence à peine à respirer.

    Le courage m'est revenu au fur et a mesure que l'enfer de la séparation évoluait bizarrement...J'apprends a redevenir la fille que j'étais.

    Ce témoignage m'est allé droit au cœur...Ce matin, je me dis: Allez ma grande, vis le reste de ta vie maintenant!

    25 Oct 2013 | M

  • Oufff :(

    25 Oct 2013 | Julie

  • et à tout ceux qui ergotent pour savoir si le témoignage d urbania est vrai ou pas ... il suffit d avoir été juste une fois du mauvais coté de l uppercut pour savoir qu il n'a pas besoin d être vrai pour être universel ...

    25 Oct 2013 | demipoulpe

  • Je n'ose pas imaginer le soulagement lié à l'écriture de cette lettre et de vous rendre compte de votre émancipation face à votre bourreau.

    J'espère de tout coeur que vous allez aller chercher de l'aide. Votre mari est peut-être décédé, mais vous avez malgré tout un travail reconstruction à faire et il est important que vous le fassiez pour vous émanciper totalement et passer une extraordinaire nouvelle vie.

    25 Oct 2013 | Eve

  • Pour le premier commentaire, c'est bien de se faire justice..mais je pense que, pour réellement aider cette femme que tu avait comme voisine dans Rosemont, la meilleure chose aurait été d'appeler la police car là ils ont déménagé..donc ta présence n'a plus d'importance pour le bourreau de cette femme, qui sais peut-être cette femme est-elle morte dans sa nouvelle maison?.. Je crois que le best c'est d'avoir les bons intervenants qui s'occupe de cela. Il n'y a rien de mieux que la loi et la prison pour faire comprendre à des êtres humains les conséquences de leurs actes. Car en menaçant l'Autre, il va avoir peur pour un temps mais s'il change d'endroit, tes menaces ne tiennent plus. sinon pour la lettre c'est touchant. Cette femme a eu du courage surtout à cet âge là.

    25 Oct 2013 | Laurie

  • Bonjour très touchante votre lettre. Que de sentiments de tristesse et d'empathie ressentie, mais également de colère aussi.Voici mon temoignage (Claire Lamarche c'était tellement bon MRD!).

    Pour faire une histoire courte, j'ai aimé beaucoup de femmes dans ma vie (même si a 30 ans et je suis encore célibataire). Par le passé j'ai demeuré dans un immeuble ou une voisine était battue (secteur Rosemont petite-patrie mais avant que ca devienne tendance). Bref les querelles étaient de plus en plus violentes et la police chaque fois arrêtais le petit monsieur qui s'en allait séjourné en prison une nuit et se repointer le museau le lendemain matin émeché par son exces d'alcool cheap et aussi parce que cette femme trop démuni (pas travail, pas d éducation, bref la victime idéale) ne portait pas plainte malgre les contusions faciales evidentes.

    Donc un soir rentrant chez moi d'une soirée bien arrosé, (début vingtaine j'étais un joyeux luron et surtout j'aimais marché dans le quartier a 4 hr du mat c'était ma façon a moi de m'approprier ces rues et parfois j'y rencontrais des amis aussi en état d'ébriété que moi, mais bon on netait roi chez nous) je fut saisi par un cri de mort de madame provenant de son appartement, (je ne sais pas pourquoi mais mes muscles ce sont tendus et ma machoire crispé d'un coup sec) je couru donc direct vers sa porte (crisse il va la tuer le TBK) qui était ouverte ((m'en fout j'aurai passé au travers de toute façon) et j'aterri dans sa cuisine pile entre lui et elle. Je vous ne rapporte pas les paroles qui sont sorti de ma bouche, mais le bonhomme quand il m'a vu, il comprit aussitôt qu'il était dans la marde (pas merde) car pour lui les represailles aurait été térrible car juste de réputation et avec le nom de famille que j'avais j'étais invincible et lui fit comprendre que si ne serai-ce qu'un cri dans le futur, il viendrait faire une balade en voiture avec moi et des copains (nous avons notre justice dans la rue qui peut etre aussi expéditive que cruelle car la police... bah c'est la police lol). Bref a partir de ce moment tout cessa pour 1 an et par la suite ils demenagaent ailleurs

    Morale de cette histoire, les femmes sont la plus belle création de dieu et comme les enfants, on se doit de les aimer et de les protéger en tout temps en toute circonstance et si tes pas capable de comprendre ca, c'est que tes pas un homme, et si tu bat la mere de tes enfants c'est que t'es un enfoiré qui mérite une sévère correction!

    25 Oct 2013 | Frantz Letank

  • J'aimerais tant n'avoir jamais faire partie de ce groupe.... C'est important de parler. En personne, au téléphone, par écrit.... N'attendez pas qu'ils meurent. Reprenez vos vie, parce que OUI, c'est simple de partir, même les mains vides. Le monde ne demande que ça, des causes à supporter. Merci d'avoir publié et partagé,...

    25 Oct 2013 | Natalie

  • Je suis complètment émue, il faut a tous prie vivre et tous faire dans cette vie!!!! faite toute ce que vous voulez et profiter de tous les moments qui se présente pour vivre chere Dame!!!!!!!! je vous admire ,

    25 Oct 2013 | Anik

  • faut se battre

    25 Oct 2013 | Michele

  • Je suis sans voix, c'est vraiment très touchant et très choquant aussi.

    25 Oct 2013 | Melgane

  • très émue par cette lecture, j espère avoir votre approbation pour l'afficher dans le centre de femmes battues dont je m occupe... je vous souhaite dorénavant, une belle vie... et continuer à coucher des mots où vous voulez, n'arrêtez pas...

    25 Oct 2013 | boissiere

  • Je suis sans mots et les larmes aux yeux.

    24 Oct 2013 | Catherine

  • chère madame

    que je compatis avec vous et comme je vous comprends..dans mon plus jeune age j'ai été confronté avec la violence..Je n'avais pas d'enfant avec lui ni marié mais en conjoint de fait..ça été très difficile de quitter et il m'a poursuivi longtemps très longtemps avec menaces de mort et fusil braqué sur moi...cette violence est très réel et dangereuse si on part..je vous comprends...je suis contente qu'aujourd,hui vous reprenez votre liberté et svp gardez pas de rancune dans votre coeur...ça va vous empoisoner..vivez librement bisous xxx

    24 Oct 2013 | anne

  • Madame Marie

    Merci Rabii. Ce geste de ta part de bien vouloir céder ton espace de prise de parole pour ce billet me conforte davantage dans mon choix de suivre tes chroniques.

    À toi chère femme, je vous souhaite une seconde vie douce, remplie d'amour, d'amour sain. Je vous souhaite de guérir de ces blessures ancrées sur votre corps mais aussi de ces blessures invisibles qui sont sans doute inscrites à jamais dans votre tête.

    Les coups sont toujours accompagnés d'une violence psychologique qui meurtrissent l'estime de soi de toutes ces femmes.

    Étant une ancienne femme battue, les attaques physiques sont atroces, mais les insultes, les manipulations et agressions verbales sont tout aussi dévastatrices. Il nous isole de nos réseaux, il réussi à transformer la perception que l'on a de nous même et des autres. On se retrouve seule. Seule avec lui. On ne peut qu'être convaincue de l'aimer et de n'être plus rien sans lui.

    Le cheminement qu'une femme victime de violence conjugale doit faire pour se sortir de ce type de relation est immense. Alors à vous toutes et à toi chère femme, je vous comprends plus que jamais de ne pas partir, et de ne pas être partie.

    À vous ami-e-s, familles, proche de ces femmes, soyez présent-e-s, soyez toujours là pour elles. Ne jugez pas. Soyez là. Vous ne savez jamais à quel moment elles décideront de partir et d'avoir besoin de vous.

    24 Oct 2013 | Madame Marie | Montréal

  • Il y a des abrutis batteurs de femmes, et de sales chiards qui ont des préjugés face aux gens d'un certain âge. Lire Urbania à 60 ans et plus c'est pas crédible? L' âgisme c'est rétrograde, condamnable au plus haut point. On n'est tellement pas sortis du bois.. je me demande même si on y a fait l'entrée. Courage.

    24 Oct 2013 | Claire

  • Cet histoire est vraie . Même si elle est monté de toute pièces ...elle est vraie ! Peu importe qui la écrit ou imaginer c'est la réalité pour plusieurs femmes et je doute que quelqu'un ai pu interpréter si bien des faits inexistant . Tan mieux pour elle s'il est mort , c'est pratiquement impossible de s'en sortir sans aide sinon . A tout ceux qui lisent ceci et que l'un de leurs proche son dans cette situation ...aller la chercher ...sorter la de la ...de force s'il le faut ...contre son gré ....losqu'il est sorti...amener la dans un refuge , elle a besoin d'aide , elle vous remercira plus tard .

    24 Oct 2013 | Sophie

  • j'ai la chance de ne pas connaitre de femme battu et de mari violent dans mon entourage, mais ma sœur a eu une expérience similaire avec son ex il la violentait verbalement. on était conscient qu'il n'était pas tout a fait normal, mais il était philosophe, il ne pensait pas comme nous. il ne l'insultait pas, non, au contraire, mais une fois qu'elle l'a quitter c'est seulement a se moment qu'elle a compris a qu'elle point elle n'était pas libre de ses décisions. j'ai toujours eu de la difficulté a comprendre pourquoi les femmes battu restaient avec leurs agresseurs, aujourd'hui j'en es une meilleur idée.

    24 Oct 2013 | anonyme

  • Vrai ou pas, ce n'est assurément pas de la fiction...ce message, aurait, pourrais,pourra être écrit par des centaines de femmes...Moi, je décide de le croire. À vous chère femme battue, je vous souhaite de vous retrouver et surtout je vous envoie plein d'amour pour que vous puissiez le faire grandir en vous, pour vous.

    24 Oct 2013 | Clo

  • Vous avez eu la force de traverser tant d'épreuves, je vous souhaite d'utiliser celle qui vous reste pour trouver une parcelle de paix d'esprit et d'épanouissement vous le méritez tellement xxx

    24 Oct 2013 | laurence

  • À ceux et celles qui ne comprennent pas pourquoi ni comment on se retrouve une tel situation. Je peux comprendre.

    J'étais moi aussi dans cet incompréhension et il m'est sûrement arrivé de juger ces femmes.

    Jusqu'à ce que je tombe dans ce piège qu'est l'engrenage vicieux de la violence. Je n'y suis plus et ma vie est si belle. Il faut avoir le courage de s'aimer soi même de toute ses forces. Se choisir toujours en premier.

    24 Oct 2013 | Genevie

  • Ce soir....j'ai pu comprendre ce que ma mère à vécu et pourquoi ce silence face à cet homme qui aussi me violentait.

    Merci et longue vie à vous

    24 Oct 2013 | Nathalie

  • Wow! Tellement triste de penser qu'une femme peut endurer un calvaire comme ca pendant toute sa vie.

    Femme battue, tu es forte, intelligente et capable de te sortir de là. N'attends plus, bouge, prend action, prend des risques. Dans la vie il faut vivre et non survivre. La vie est si belle! Je sais quil est facile pour moi, "femme normale", de parler ainsi, mais chacune d'entre nous avons passé des epreuves difficiles dans notre vie et cest la persévérance, la foi en cette force interieure qui nous habite et l'espoir qui nous permet d'avancer, alors Vie. Prend le controle de ta vie et libere toi, tu en est capable!

    24 Oct 2013 | Stephanie

  • je vous souhaite tout le bonheur de la terre après ce que cette ordure vous a fait subir.

    24 Oct 2013 | michel

  • Je suis avec Kat et je doute de la véracité de ce témoignage.

    Ça sonne faux!

    La revue Urbania qui est selon moi , une revue de jeunes en quête d'identité .

    Elle ne devrait pas se retrouver sur la cuvette de cette triste personne .

    24 Oct 2013 | jean-philippe

  • Je vous envoie un océan d amour et sur chaque vague un gros gros callin

    24 Oct 2013 | manon

  • C'est " Grace " aux insensibles de ce monde que ce sujet est encore un tabou!!! Je trouve cela terriblement courageux de la part de cette femme et j'ai honte de mes semblables qui encore en 2013 qualifie les femmes battues de femmes " faible " !!!

    On ne peu comprendre ou JUGER ces personnes qui vivent des épreuves aussi grandes que celle la !

    Bravo chère dame !!

    24 Oct 2013 | Julie

  • Merci Rabii

    24 Oct 2013 | Brune

  • Bonne chance madame pour le début du reste de votre vie !!! je vous souhaites un millier de bonheurs et de moments paisible !

    24 Oct 2013 | nancy

  • moi j'y crois et ne vous juge pas, car je sais en partie ce que c'est, heureusement pour moi ça n'as duré que 5 ans, vous êtes une survivante, ne vous reste qu'à vivre maintenant!!! je vous souhaite une belle et heureuse vie!!!

    24 Oct 2013 | valérie

  • Le discours le plus pur et puissant....et à la fois empreint d'un espoir pour toutes ces femmes qui souffrent en silence!!! Bravo et bon nouveau départ Femme xxxxxx

    24 Oct 2013 | Helene La Capitaine

  • C'est tellement une lettre que ma mère aurait pu écrire.

    Sourire à son enfant...

    J'y comprenais tellement rien.

    Bonne naissance à votre nouvelle vie. Ne la remettez pas entre les mains de n'importe qui maintenant xxx

    24 Oct 2013 | Fa

  • Superbe texte, malgré toute l'émotion d'une grande tristesse qui le traverse.

    Oui je crois que cette femme peut écrire ainsi malgré c'est 68 ans. Cette femme n'est pas née dans les années 1800. Elle a vécue l'époque yé-yé et la libération sexuel de l'époque woodstock. Ce n'est plus un écrit de l'époque de la plume trempée dans l'encre. Faut un peu évoluer, les dames de 68 ans d'ici 20 ans parlerons avec les expressions de leurs temps tout comme cette dame.

    Mais chère dame, sachez que je vous trouves à la fois courageuse d'avoir sus survivre à ceci. Mais en même temps au fond de moi, je rage, ça me fait tant rager de voir que des hommes peuvent être si cruels et que des femmes si soumises.... Oufff

    Bien à vous, maintenant comme vous dites, vivez le restant de votre vie!

    24 Oct 2013 | Cyb

  • Je souhaite que vous puissiez écrire votre vie et la publier! Votre histoire aiderait sans doute beaucoup de femmes battues à survivre ces violences. Bonne continuité de vie et soyez maintenant heureuse!

    24 Oct 2013 | Alfred

  • à Kat : J'ai 72 ans, et je lis Urbania ainsi que les commentaires. Crois-tu vraiment qu'à 60 ans et plus on devient conne? Tu crois qu'on perd la boule et qu'on ne sait plus écrire? Plusieurs romancières ont écrit passé 80 ans. Renseigne-toi, apprends un peu l'histoire littéraire. Et, le sort des femmes battues n'est pas à prendre à la légère, même si ce récit est inventé, il n'en décrit pas moins l'histoire des femmes battues, des histoires sordides, des trucs impensables que leurs bourreaux ne cessent d'inventer pour faire mal et de plus en plus mal.

    24 Oct 2013 | Muguette

  • mais oui,il y des femmes de 70 ans qui lisent urbania ne vous en déplaise!

    24 Oct 2013 | margot

  • Malheureusement, l'amour nous rend aveugle et incapable de réagir.

    Ce qu'on peut endurer! On se réveille et ...

    Belle et longue vie à vous!

    xxx

    24 Oct 2013 | soniadube

  • Chère femme.

    Je suis une femme de 43 ans,

    Une mère de trois enfants,

    Je suis du meme genre que vous... J'ai aussi eu un mari

    "de mauvaise qualité"qui ne me battait pas avec ses poings,

    mais avec ses mots et ses yeux...

    Chacune de nous s'en sors a sa façon.nous ne sommes pas

    Connes... Nous ne méritons pas ce genre de mari, et eux ne nous

    Méritent pas non plus.

    Bonne vie femme libérée!

    24 Oct 2013 | Martyne

  • Que la vérité pourtant! Félicitations madame pour avoir le courage d'exorciser ce cauchemard. Je vous souhaite une nouvelle vie toute en douceur.

    24 Oct 2013 | Moi

  • Je vous souhaite que du bon et des belles années à venir. Courage.

    24 Oct 2013 | valery

  • Laissez-moi douter de la véracité de tout ceci. Déjà, une femme de 68 ans qui lit Urbania... Mais surtout, une femme de 68 ans qui écrit de cette manière? Avec ce genre de construction de phrase? Vraiment, j'en doute.

    24 Oct 2013 | Kat

  • À toutes ces personnes qui ne comprennent pas comment une personne peut endurer ça. Sachez que l'homme qui bat sa femme n'entre pas dans cette relation au jour 1 en lui "sacrant une volée!" Il y a toute une escalade.

    Au départ, de l'attirance, de l'amour vrai, souvent d'une femme qui doute déjà d'elle-même un brin. Elle fait confiance à cet homme, l'homme devient sa référence. Il a raison, il est bon, il est correct, il est parfait! Au point où elle se compare à lui et le trouve meilleur qu'elle cet homme qu'elle adore.

    Il y a des hommes qui ne sont pas violents ou agressifs, des hommes sains. Dans ce temps-là tout baigne.

    Il arrive cependant parfois qu'un homme qui doute de lui-même tombe sur une femme qui l'admire autant. Ça flatte son ego, il s'identifie par rapport à cette femme. Il est mieux qu'elle... C'est le principe du "bully". Il n'a tellement pas confiance en lui et en ses moyens qu'il ressent le besoin de caler les autres pour se remonter.

    Ca commence par des remarques, des critiques, des commentaires. La femme l'écoute parce qu'il a toujorus raison. Parce qu'elle l'aime, parce qu'elle veut lui faire plaisir.

    Vient ensuite la violence psychologique, la manipulation, "voyons, comment ca se fait que t'as échappé ça, t'es ben innocente!" La femme a honte, elle se sent diminuée. À force de ce faire répéter ça tous les jours, elle en vient à le croire, elle n'est plus du tout objective, elle doute d'elle-même sur tout et n'importe quoi, elle perd la tête.... L'homme finit même par lui faire croire qu'elle est chanceuse de l'avoir parce que personne ne voudrait d'une empotée pareille, d'une telle conne. Elle croit que c'est partout pareil, qu'elle ne mérite aucun respect, aucune attention, aucun amour... lui au moins, il l'aime....

    Puis vient la première fois, la première claque ou la première bousculade. La première réaction : incrédulité. La femme ne réalise pas ce qui vient de se passer. Ça ne se peut pas. Déni, pardon, c'était pas de sa faute, il n'était pas dans son assiette, il n'est pas comme ça d'habitude...

    Quand il n'y a aucune conséquence à la première giffle, vient la 2e et la 3e. Dans le fond, ça fonctionne pour monsieur, il a ce qu'il veut de sa femme, il la contrôle, elle fait ce qu'il veut.

    Quand la claque ne fait plus assez mal (ou simplement parce que le geste n'a plus autant d'impact), il serre le poing et ça fait pareil... quand il a trop mal de l'avoir frappée, il la jette à terre, contre le mur, et gare à elle si elle va se plaindre, si elle part... "Si tu racontes ca a quelqu'un tu vas en manger toute une". "Si jamais tu me quittes je te tue!"

    La femme encaisse les coups et fait tout ce qu'elle peut pour calmer son homme. En espérant être assez bonne et assez fine pour ne pas se faire frapper aujourd'hui. Elle vit dans une peur complètement irrationnelle.

    Facile de dire que si un gars me frappe, je porte plainte et je le quitte. Moins facile quand tu crains pour ta sécurité, ta santé, ta vie ou celle de tes enfants. Parce que vient un moment où elles réalisent que cet homme-là est vraiment dangereux. Elles ont plus peur de ce qui pourraient arriver si elles partaient que de ce qu'elles vivent au quotidien.

    ***

    Pour ma part, ce que je m'explique moins, c'est comment un homme peut en venir à juger que c'est normal de sacrer des coups de fer à repasser à sa femme....

    24 Oct 2013 | kath

  • Je suis intervenante en maison d'hébergement depuis 12 ans. Ces femmes violentées (terme beaucoup plus représentatif des différentes formes de violence et de leurs conséquences), je les connais bien. Elles ont eu le courage de briser le tabou intime et ont contribué à faire évoluer les lois ultra misogynes qui étaient en cours depuis toujours. Mais si les lois changent, les mentalités sexistes persistent dans encore beaucoup trop de situations de la vie quotidienne. L'histoire enseignée dans nos écoles laisse bien souvent celle des femmes de côté, ce qui explique l'ignorance entourant le problème SOCIAL qu'est la violence conjugale et le féminisme québécois. Car on est tous concernés, mais personne ne veut vraiment s'en mêler. Il est facile de se renseigner aux bonnes sources, il existe même une trousse pour aider les médias à bien traiter le sujet !

    http://securitetraumatismes.inspq.qc.ca/violenceconjugale/home.aspx

    Visiblement, elle n'est pas consultée souvent ! Renseignez-vous donc un minimum avant de juger...et invitez les hommes qui commettent ce genre de comportements à aller consulter ! Rien ne justifie la violence, c'est un manque d'argument et le moyen des faibles.

    Merci pour cette lettre, qu'elle soit fictive ou non, elle est d'une triste véracité.

    24 Oct 2013 | MH

  • Vive la vie plate des femmes "normales"! Je suis désolée pour cette femme. Mais raconter en details une agression qui date de plus de 40 ans... Ça me rapelle la vie passionnante et la femme extraordinaire que j'étais lorsque j'étais en relation avec un homme violent... Les femmes battues font vivre les psys. À l'auteure de cette lettre, je lui souhaite un regard tout neuf sur la vie normale.

    24 Oct 2013 | isa

  • (erreur sur le "quant", sous l'impulsion du moment)

    24 Oct 2013 | Ed

  • Quant on est un homme timide, falot, effacé

    Quant on est un homme doux, mais faible, qui n'a pas la l'agressivité suffisante pour se faire accepter, ni le charme de...se faire aimer, tout simplement.

    Quant on est de sexe masculin frôlant le demi-siècle et que l'on a pas accumulé assez de conquêtes féminines pour pouvoir ne serais-ce que les compter sur deux moufles.

    La lecture de cette lettre produit un effet étonnant :

    De la haine. Froide. Totalement non-rationnelle.

    De la haine pour le connard violent qui a torturé cette pauvre femme si longtemps.

    De la haine, aussi, pour cette ignoble faiblesse dont elle a fait preuve.

    De la haine pour elle, autant que pour soi.

    Ne pouvais-tu partir, pour protéger ta pauvre fille et ta pauvre vie?

    Ne pouvais-tu choisir un homme faible mais doux? Comme moi?

    Au delà de l'explication psychologique, de l'excuse logique et sordide

    Au delà du tabou, nourri par les détails atroces

    Mon âme racornie, ma frustration quotidienne, ma tristesse fânée

    Me ronge comme une sale bête.

    Chacun son enfer, ma grande. Je ne te plains pas.

    24 Oct 2013 | Ed

  • Amélie,

    on essai pas d'être empathique. On l'est ou on l'est pas. Bien que je n'ai pas vécu se que cette femme à vécu et je ne peux affirmer comprendre se qu'elle a ressentit lors de ces multiples sévices, je crois qu'ici l'important est que cette femme ai prise la décision de parler ouvertement de se qu'elle à vécu. On ne peux juger les autres dans leurs façons d'agir ou de réagir en toutes circontances soit-elle. Tout comme vous le faite, cela vous appartient d'être convaincu que si cela vous était arrivé à 22 ans, avec tout le respect que vous avez pour vous, vous ne seriez pas rester. À votre façon, vous êtes forte et déterminé. Vous avez le courage de vos opinions, je vous respecte dans se que vous êtes. Je respecte tout autant la dame qui a écrit cette lettre. Elle est aussi forte à sa façon, 46 ans de violence physique, démontre beaucoup d'endurance. Déterminé à croire qu'à chaque fois c'était la dernière fois, l'espoir l'habitait encore et encore. Courageuse de faire face jour après jour à cet homme, de dénoncer se qu'elle à vécue, d'affronter l'opinion publique sachant qu'à chaque fois un sentiment de culpabilité ferait surface. Chacune, de manière différente, vous avez les mêmes qualitées. Essayons plûtot de comprendre l'être humain dans ses émotions et ses besoins cela peut qu'être positif. Un nouveau chapitre attent maintenant cette femme, ses proches devront être à l'écoute et lui donner beaucoup d'amour car c'est le commencement d'une vie inconnue.

    À toute les deux, n'oubliez pas qui vous êtes et soyez en fière.

    24 Oct 2013 | Sally

  • Mesdames et messieurs si dans votre entourage vous connaissez des victimes ou si vous l'êtes contactez ces numéros de première ligne:

    SOS violence conjugale

    1 800 363-9010

    24 heures sur 24 / 7 jours sur 7

    C'est gratuit et c'est confidentiel.

    ou Le centre d,aide au victime d'acte criminel

    au 1866 532 28 22

    24 Oct 2013 | Hugo

  • Pour l'avoir vecu je sais de quoi elle parle c'est pas aussi facile de partir quand tu vie dans cette violence et sous la menace heureusement je m'en suit sortie avec de l'aide auj je suis heureuse et mes enfants aussi , ont fini par pardonner mais ont oublie jamais et les blessures reste je lui souhaite plein de bonne année de bonheur

    24 Oct 2013 | manon

  • Je vous souhaite de belles années a venir ... Surveillez bien votre fille car elle peut croire que c est ça l amour ... Prenez soin de vous !

    24 Oct 2013 | Andree

  • C'est possible aussi de partir, j'en ai connu une qui est partie. C'est vraiment vraiment difficile mais possible.

    24 Oct 2013 | Rolande

  • Chère Sophie,

    Vous qui semblez avoir côtoyé une femme battue, expliquez-moi quelles raisons pourraient justifier le fait d'accepter de vivre avec un homme violent pour le reste de sa vie ?

    Je ne dit pas que c'est stupide ou quoique ce soit.

    Je ne comprends pas. C'est tout.

    24 Oct 2013 | Jessie

  • Pour tous ceux et celles qui ne comprennent pas pourquoi elle est restée avec son mari malgré ce qu'il lui faisait subir je vous pose cette question:

    S'il était si facile pour une femme battue de quitter son bourreau, croyez-vous qu'il existerait sur cette planète Une seule femme battue?

    Dans la vie, il faut essayer de voir au-delà de ses propres opinions, il faut s'informer sur un sujet que nous ne connaissons pas pour essayer de comprendre les autres, et ensuite donner son opinion. Parce que, selon moi, quelqu'un qui demande à cette pauvre dame, pourquoi elle n'est pas partie, est quelqu'un qui ignore complètement tout de ce sujet.

    À vous chère dame battue, je vous souhaite beaucoup d'amour et de passion dans votre nouvelle vie. XOXO

    24 Oct 2013 | Karelle

  • Amélie et Jessie, deux filles qui n'ont probablement pas beaucoup de vécu pour juger de la sorte la vie d'une autre. Deux filles qui n'ont clairement jamais été et côtoyé des femmes battues pour avoir une telle pensée.

    24 Oct 2013 | sophie

  • Amélie et Jessie, deux filles qui n'ont probablement pas beaucoup de vécu pour juger de la sorte la vie d'une autre. Deux filles qui n'ont clairement jamais été et côtoyé des femmes battues pour avoir une telle pensée.

    24 Oct 2013 | sophie

  • Jessie et Amélie, deux filles qui n'ont clairement pas beaucoup de vécu pour penser que c'est facile pour ces femmes de quitter.

    24 Oct 2013 | sophie

  • Pardonnez mon ignorance, mais en quoi cette lettre aidera-t-elle d'autres femmes dans la même situation si ce n'est que de montrer un exemple à ne PAS faire. Et si ce qui l'empêchait de partir était la peur, et bien je ne vois aucun acte de courage dans cette histoire. (Parce que non, je n'y crois absolument pas à l'histoire d'amour... C'est de la dépendance affective, point.)

    Le texte est bien beau. Je suis d'accord que la violence envers les femmes est dégueulasse. Triste histoire que d'avoir perdu plus de la moitié de sa vie parce qu'elle n'a pas su se prendre en main et accepter ce qu'elle vaut.

    24 Oct 2013 | Manon

  • Chère Madame,

    Svp, allez chercher de l'aide pour vous reconstruire. Vous êtes libre de votre bourreau, mais tâchez de vous libérer psychologiquement.

    Tout mon respect.

    24 Oct 2013 | Martin

  • J'ajouterais ceci: C'est pas juste le probleme de la femme, mais bien un probleme de société. Je crrois pas que la solution est entre les mains de la "femme qui doit apprendre a quitter un mari abusif" mais plutot une question de société. Comment ça se fait que nos petits gars deviennent des torsionaires, qu,est-ce qui se passe avec nos enfants pour qu'ils deviennent des monstres. Comment ça que ya AUTANT d'hommes violents... Le probleme pour moi c'est pas que les femmes soient figée face a leur abuseur mais plutot l,existance même, et une exitance RÉPENDUE, de ces agresseurs.

    24 Oct 2013 | Filigrann

  • Je suis probablement une des seuls personne qui peut répondre à cette lettre, j'ai été battu d'une fois par semaine à plusieurs fois par semaine par mon père, mon frère, les enfants de l'école et ce de l'âge de 6 ans, âge à laquelle les médecins ont déclaré que j'était complètement remis de mon opération cardiaque à l'âge de 5 ans et ce jusqu'à l'âge de 15 ans... 14 ans... cette époque de ma vie est tellement flou.

    Cette lettre me laisse ambigu, car je sais pertinemment que mon père, mon frère ainsi que les enfants qui m'ont battu ne se sentirait pas visé par cette lettre si c'était moi qui l'avait écrit à leurs égards.

    Les seuls personnes qui sont affecté sont les hommes décents qui compose la majorité des hommes dans notre société, Ses hommes sont impuissant car il ne peuvent pas intervenir. Quand un homme intervient physiquement contre un homme violent, la victime de cette homme va défendre l'homme qu'elle aime.

    Quand c'est un enfant qui est dans cette position, il aura la même réaction de défendre sa famille qui sont en même temps son bourreau. Je ne cherche pas à excusé la violence de mon père, mais il a lui même été victime de violence, et il n'a pas eux de famille, personne pour l'écouté, et mon frère me battait car il était lui-même battu.

    Moi j'ai brisé en moi-même le cycle de cette violence, ça ma prit 10 ans pour me débarrassé de ces réflexe de défense.

    La seul façon d'en finir avec la violence est de brisé le cycle, la honte, les accusations, bref toute ces violences psychologique ne font rien pour interrompre la violence, elle l'alimente.

    Je suis de tout coeur avec cette femme, je comprend ce que cette femme à vécu, cette culpabilité non mérité, l'impression que l'on ne peux jamais rien faire de bien et que l'on a mérité de ce faire battre.

    Si vous voulez vraiment interrompre le cycle de la violence prenez soin des gens qui vous entourent femme comme homme, n'oubliez jamais que tout à chacun ont des sentiments. Et que personne n'est parfait surtout pas nous même.

    24 Oct 2013 | Louis Mazuret

  • C'est pas pire battre une femme que battre un homme. C'est quoi votre idée, genre cassez la yeule a un gars qui veut meme pas se battre pcq il a osé effleurer ton épaule dans le club, c'est correct mais calissez une volée a sa blonde, ça ça se fait pas? La violence, la haine, l'injustice, la peur, ça touche tout le monde.

    C'est la violence qu'il faut dénoncer et combattre, arretez donc d'agir comme si les femmes sont comme des enfants qu'il faut protegez pcq elles sont vulnérable. IL N'Y A PAS DE SEXE FAIBLE.

    24 Oct 2013 | FiligraNn

  • Bien qu'un quidam m'ait traité d'insignifiant hier, je ne peux laisser cet incident futile m'empêcher d'écrire pour signifier mon appui aux femmes qui vivent le même cauchemar.

    Je m'y suis pris à deux reprises pour finir la lecture de cette lettre absolument déchirante. Le coeur arrêté à la lecture de l'abomination qu'un homme puisse faire vivre à une femme.

    À défaut d'accepter, je peux comprendre qu'on ne sort pas facilement de ce type de relation. Tous n'ont pas le même bagage, le même vécu, le même contexte ni les mêmes ressources... Il n'y a pas de mode d'emploi à suivre, on ce qu'on peut avec ce qu'on a et dans le contexte qu'on vit, malheureusement.

    Je vous souhaite, chère dame, de vivre pleinement la nouvelle vie qui s'offre à vous aujourd'hui.

    Je souhaite à votre fille de savoir reconnaître le "pattern" (s'il existe) afin qu'elle ne le reproduise jamais...

    Vous avez ma sympathie la plus sincère et la plus profonde.

    Vous avez aussi mon appui le plus solidaire dans la lutte et la sensibilisation à ce que vous vivez douloureusement en cachette, malheureusement.

    24 Oct 2013 | nick

  • Chère dame, vous m'avez émue. Je suis encore flabbergastée d'avoir lu votre lettre. Quelle plume formidable possédez-vous. J'ai moi-même vécu avec un homme violent pendant 6 longues années, le jour où je suis partie avec l'instinct de survie a été le plus beau jour de ma vie. Vous avez de la chance en quelque sorte puisque votre agresseur est mort. Le mien pas. J'ai toujours peur de le recroiser quelque part un jour. J'espère que maintenant vous prenez soin de vous et que vous souriez de joie, parce que vous êtes libérée. Je vous souhaite le meilleur ainsi que de belles années devant vous, vous qui venez de renaître. :)

    24 Oct 2013 | RisingSun

  • C'est avec une boule dans la gorge que j'ai lue cette lettre.

    Touchante, triste réalité, ça fait songer et ça nous place dans d'autres souliers pendant un cours instant.

    24 Oct 2013 | Emmanuelle Melançon

  • une leltre touchante qui témoigne de la fragilité et du non sens de cette vie où sans le vouloir vraiment tu consens, car tu n'as plus la force, plus d'amis, plus d'attaches, plus de points de repère et que tu arrives à croire que tu mérites cela, parce que la manipulation et la perte de l'estime de soi devienne ton pain quotidien... peu de femmes arrivent à quitter ces cercles de violence et pouvoir le faire c'est retrouver la confiance en soi, ce que ces femmes ont perdu depuis si longtemps... je te souhaite une vie paisible... bien que je ne pense pas que tu soit une ex femme battue, comme on n peut pas être une ex femme violée... tu peux vivre en paix et dans la joie quotidienne mais tu porteras toujours en toi les séquelles de cette violence journalière qui a été la tienne... je te souhaite la meilleure vie possible et surtout la paix... merci pour ton partage courageux... ton témoignage peut peut-être aider d'autres femmes comme toi.

    24 Oct 2013 | claudia

  • the change has to come from the women themselves. they have to decide to leave their obuser and change their situation. You can only help the ones that want to help themselves. I dont see how you stay your whole life with someone who beats you. Makes me want to puke. Makes me hate that I am a female - a weakling instead of a strong leader.

    24 Oct 2013 | smi

  • Oui il est parti avec une partie de ta vie, mais la partie que tu a gardé en dedans, c'est la partie la plus forte, celle qui n'a pas pu prendre, TA FORCE, et c'est avec elle que tu va pouvoir rebâtir ta vie. Tu sais maintenant que tu es capable et plus personne ne pourra te faire mal. Merci à Toi...

    24 Oct 2013 | Lynne

  • Message a ceux ou celles qui disent c'est simple cas t'en... Ces hommes qui nous battent commencent par detruire la femme de lminterieur avant de la rouer de coup. Il l'amoindrit la fait se sentir fautive, sale elle n'a pas l'impression de meriter autrement et fini meme par croire qu'elle merite ce traitement. J'ai lue un commentaire qui ma facher... Parce qu'ayant moi meme quitter un milieux violent avec mes enfants je sais que ça demande beaucoup... C'est parfois meme physiquement impossible de fuir... Ils nous isolent detruisent notre reseau social cas seule on es plus facilement manipulable. Ces femmes on assez de se faire battre n'alllez pas en plus le leur reprocher en disant qur qui fait le verre de terre se fait marcher dessus...

    24 Oct 2013 | Stephanie

  • Au moins ce n'est pas toi qui est partie avant, en succombant a des blessures. C'est lui qui est partie, et tu peux enfin commencer à vivre, oui il est tard, mais il n'est pas trop tard. Tu es libérée de lui, il est peut-être partie avec une partie de ta vie, mais tu ne lui a pas laisser te la voler complètement. Quand on lis ca, on a tellement envie de dire ''Mais qu,est-ce que t'attends pour t'en aller de cette relation là maudit, continue pas à subir ça'' mais ce n'est pas aussi facile. Heureusement aujourd'hui tu es libérée de ton bourreaux et de tes souffrances, je te souhaite une très bonne vie ma chère et bon courage. xx

    24 Oct 2013 | Jessica

  • À Amélie,

    L'« insensible» qui a écrit le premier commentaire.

    Il est plus que clair que tu ne comprends en rien la réalité d'une personne, autant une femme qu'un homme, battu(e). Je trouves tes propos très embarassants et surtout, ignorants.

    Je te conseille vivement d'aller t'informer auprès d'une maison pour femmes battues ou toute autre ressource pour femmes vivant une telle problématique.

    Mais bon, je comprends que tu aies entendu les propos de radios poubelles ou toutes autres informations provenant de personnes qui ne comprennent pas les problématiques sociales et tout ce qui les entourent.



    Bonne chance

    Chantal

    24 Oct 2013 | Chantal

  • Je trouve malheureux le désintérêt de vos lecteurs masculins habituellement si nombreux outre quant à Alain et Baptiste. Quant à l'autre, Hugo Germain, il me semble évident que ce n'est pas la vraisemblance ou non qu'une femme battue de 68 ans ait écrit à Rabii qui importe, mais que le thème soit abordé. Nous connaissons tous sans le savoir bien souvent, des Ariane et leur maman, mais la violence faite aux femmes n'est généralement pas très populaire et ce, même si elle touche encore tous les groupes d'âges et toutes les couches de la société. Les batteurs de femmes aiment exercer le pouvoir et le contrôle, ce qui sied très bien à un PDG.

    Alors que votre lettre soit vraie ou pas, qu'elle intéresse les hommes ou pas, merci de l'avoir fait et de toucher un lectorat différent par vos propos que celui de Châtelaine.

    24 Oct 2013 | Gene

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