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Vous avez déjà vu le film « Yes man » avec Jim Carrey ? Une comédie moyenne où le héros ne peut refuser quoique ce soit, et doit accomplir tout ce qu’on lui propose, accepter toutes les opportunités qui s’offre à lui ? Et bien depuis quelques mois, je vis dans ce film.
Sauf que je n’ai pas accepté tous les évènements Facebook qu’on m’a envoyé. L’expérience aurait été cocasse. Je serais allée dans beaucoup trop de lancements de livres, d’albums, de vernissages, de soirées dans les bars, de 5 à 7, de fêtes de gens que je connais à peine, de shows hip-hop, de soirée dans des clubs cools avec des DJ célèbres, etc. En ce moment même, je manque un « Lady’s night » à Boucherville, 2 soirées d’humour louches, une soirée « Madness » à Bromont , un spectacle de Fonfon à Acton Vale et le Montreal Roller Derby ( Cibouère, c’est quoi ça ? )
Ça ferait une sacrée bonne télé-réalité d’avoir à suivre tous ces évènements.
Mais bon. Ces temps-ci, je dis oui.
Veux-tu aller là ? OUI
Veux-tu faire ça ? OUI
Es-tu libre ce soir ? OUI
Veux-tu manger ça ? OUI
Veux-tu acheter ça ? OUI
Bref. Coup de cœur d’une Yes Girl :
Le Upright Citizens Brigade Theatre à New York, c’est une excellente façon de rire . Les meilleurs comédiens de New York performent devant des jeunes new-yorkais avides de rire. La bière est pas chère. On se croirait à Saturday Night Live mais sans décor, ni band. De beaux magiques, uniques, rires garantis. John Mayer est allé chiller là le mois passé, d’un coup que vous voulez vous essayer sur ce coureur de jupons, c’est là qu’il se tient quand il est de passage dans la Grosse Pomme.
Oh. Et il y a le spectacle Fuerza Bruta aussi. Un show que je suis incapable d’expliquer sans que ça ait l’air ridicule. Il y a un homme qui court, des filles qui bougent dans l’eau, des gens qui dansent. C’est la pire explication du monde, mais c’est une des meilleurs shows que j’ai vu de ma vie. C’est comme retomber en enfance, dans un monde imaginaire, magique, où tout est possible, pendant une heure et demie.
Les choux à la crème de Papa Beard dans le Upper West Side ainsi que les biscuits du Milk Bar de Momofuku sont selon moi les meilleurs desserts de l’île de Manhattan.
Le policier qui était au dépanneur de la 5e et de Brodway est un des plus bel homme que j’ai vus dans ma vie. ( Bonne chance pour le retrouver. Fallait que j’en parle.)
Entendre sa chanson préférée, d’une chanteuse lugubre pas connue, sur un CD avec une playlist des années 80, dans un taxi mexicain, un soir de pleine lune…est un des moment les plus intenses de ma vie. Malgré qu’il aurait pu finir en drame parce que j’ai crié si fort quand j’ai entendu les premières notes de The Story de Brandi Carlile après les succès de Michael Bolton et de Whitney Houston. C’est un miracle qu’on n’ait pas pris le clos. Merci au chauffeur de taxi d’être resté alerte, malgré ma crise d’hystérie et mes claques sur son épaule. Je me demande encore pourquoi la vie a voulu que j’entende cette chanson, à ce moment-là.
Le vent de Los Angeles, la candeur de la ville, les grands espaces, les hommes d’affaires, les californiennes, les restaurants sur les toits…J’ai bien aimé Los Angeles. Les palmiers en plein cœur de la ville. Les parcs. Les jus de fruits frais disponibles partout. L’excellente nourriture, car oui, on peut aussi BIEN manger, aux USA.
Et au PERCH, un restaurant sur le toit d’un building, je bois un verre de Prosecco, regardant au loin et en me disant, « bordel que c’est bon, dire oui à tout. » Et à ce même moment, dans ce resto branché de LOS ANGELES….une chanson des Colocs. Dédé qui me chante dans les oreilles Tassez-vous de d’là. Je comprends pu rien. Je comprends pu ce que la vie essaye de me dire.
J’ai aussi fini dans un karaoké à 3h du matin à chanter une toune de La Chicane.
J’ai aussi fini au Confessional à chanter du The Cranberries avec un band, jusqu’à 5h du mat.
J’ai aussi mangé des biscuits au chocolat, joué de la guitare, ri jusqu’aux petites heures, fini sur des balcons à regarder des levers de soleil avec des nouveaux amis.
Pour la première fois de ma vie, je lâche le volant, je ferme les yeux, et je fais confiance à la vie. Ça fait peur.
Mais au moins, en cette période transitoire de ma vie…je me sens vivre.
Je pars au Nouveau-Brunswick cette semaine. Que va-t-il m’arriver ? Je ne sais pas trop. J’ai rien de prévu. Je vais continuer de faire ce que je fais de si bien, ces temps-ci. Laisser la vie me surprendre. Et voir, pour l’amour du ciel, où elle veut bien m’emmener, car elle n’a jamais été aussi imprévisible.
Je vous souhaite tous d’avoir un jour, cette liberté de vous laisser surprendre.