Un chef, combien vaut-ce?

Un chef, combien vaut-ce?
12 Mars 2013

Par Jean-Martin Aussant  |  Publié dans : blogue

Le congrès d’Option nationale s’est prononcé il y a quelques jours en faveur d’une rémunération pour son chef (que je trouve personnellement plutôt bon chef). C’était une évidence pour certains, ça demeure une interrogation pour d’autres. Scandale éhonté ou bonne idée? Voyons voir.

Combien vaut un chef de parti, voilà une question sans réponse unique. Ça dépend du chef et du parti. Et de la partisanerie à laquelle il est impossible d’échapper dès qu’on parle politique. Pour ma part, je considère que certains chefs mériteraient juste une bonne tape dans le dos et un retour à leur occupation d’avant la politique. Pour ceux qui n’ont fait que de la politique toute leur vie, juste la tape (un peu plus forte d'ailleurs).
 
La question qu’un parti doit se poser, quand son chef ne siège pas à l’Assemblée nationale, est plutôt simple: préfère-t-on un chef qui gagne sa vie en travaillant dans un autre domaine et qui ne s’occupe du parti que dans ses temps libres, ou un chef qui se consacre à temps plein au parti et qui en fait en quelque sorte sa profession en attendant d’être élu? Avec son appartenance au groupe sélect des cinq partis politiques nationaux au Québec, Option nationale a décidé que la deuxième option était préférable.
 
Ne pas comparer des pommes avec des citrons

 
La pratique en soi n’est pas nouvelle pour les chefs qui ne sont pas élus et qui travaillent néanmoins à temps plein pour leur parti. Le Parti québécois l’a fait dans le passé et le Bloc québécois le fait actuellement.
 
Mais là où certains fins observateurs ont erré, c’est dans les comparaisons avec le salaire que Jean Charest a reçu de son parti pendant plusieurs années, salaire que j’avais moi-même dénoncé à l’époque. Soyons sages et analysons les deux cas.
 
Cas 1: Un premier ministre qui reçoit « discrètement », pendant 10 ans, un salaire additionnel d’une source autre que les fonds publics. Quand la nouvelle sort par accident, le malaise immense qu’elle crée le force à renoncer à son salaire additionnel (du moins, nous a-t-il dit).
 
Cas 2: Un chef de parti qui ne siège pas à l’Assemblée nationale, qui fait entériner son salaire par le congrès national du parti avant de toucher le moindre sou, et qui le fait ouvertement devant les médias présents au congrès. On y spécifie aussi que le salaire cessera d’être versé dès que le chef retrouvera son siège à l’Assemblée nationale.
 
Si quelqu’un trouve encore que les deux cas sont vraiment comparables, je pourrais parier avec d’assez bons odds sur ses allégeances politiques.
 
Et que dire d’un député en poste qui fait des conférences à 20 000$ pour parler… de politique? Ça c’est autrement discutable. Je fais le tour des universités et collèges du Québec pour parler de politique et jamais il ne me serait venu à l’esprit l’idée de charger le moindre dollar pour ces conférences. Ni même demander un remboursement de déplacement. Ah Justin, Justin, Justin. J’espère qu’il donne un good show au moins.
 
Le fameux salaire minimum
 
Le symbole sur lequel mon salaire en tant que chef a été basé est celui d’une personne qui travaille à temps plein en politique active, i.e. un député. Dans l’explication de la chose, j’ai utilisé une métaphore qui disait qu’au nombre d’heures travaillées, on parlait presque du salaire minimum. Vous pensez bien que les plus curieux se sont mis à calculer.
 
Capsule linguistique: Une métaphore est un procédé de rhétorique par lequel on transporte la signification propre d'un mot à une autre signification qui ne lui convient qu'en vertu d'une comparaison sous-entendue (Larousse). Fin de la capsule.
 
Au salaire de base de député, il faut travailler pratiquement 24 heures par jour pour parler du salaire minimum. D’où le terme métaphore qui visait davantage à souligner le fait que les heures sont nombreuses, de jour comme de soir, en semaine comme en fin de semaine, lorsque l’on est chef de parti qui ne refuse aucune occasion de faire connaitre sa plateforme. Et pour satisfaire les curieux ci-mentionnés, le véritable salaire horaire à l’aune du temps investi se rapproche davantage des 20 dollars que du salaire minimum (qui passera à 10,15$ dans quelques semaines).
 
J’avoue, il y a des métaphores meilleures que d’autres. Comme par exemple: le Québec doit faire son LIT (Lois, Impôts, Traités). Ça c’est une bonne métaphore.
 
Se donner les moyens
 
Quand un parti politique en montée veut mettre toutes les chances de son côté, il se doit d’avoir certaines personnes qui en font leur occupation première, à commencer par la chefferie, la direction générale, et la direction des communications. Au milieu de sa deuxième année d’existence, Option nationale a déjà parcouru un chemin phénoménal compte-tenu des moyens limités à sa disposition et il lui faudra au cours des prochaines années agrandir son équipe permanente et salariée. Le militant demeure certes à la base de la vitalité d’un parti, mais il faut aussi une administration et une organisation minimales qui viennent du personnel employé. Des bénévoles qui étudient ou travaillent ailleurs ne peuvent tout faire, c'est bien normal.
 
En bout de ligne, la meilleure façon de convaincre les gens que c’est une bonne idée de payer un ou une chef pour qu’il ou elle se consacre au parti à temps plein en attendant son élection, c’est qu’il ou elle en donne pour son argent et fasse avancer les idées du parti. Sur ce plan, je pense ne pas me tromper en disant que je mets tout ce que j’ai pour mériter ce signe de confiance. D’ailleurs, je dois vous quitter, je suis attendu aujourd’hui en Estrie pour quelques entrevues, une ou deux rencontres, deux conférences devant des étudiants et une activité militante en fin de journée avant de revenir chez moi tard ce soir.
 
Oui c’est plus que le salaire minimum, mais c’est tout de même beaucoup de travail. Et quand on aime ce qu’on fait, tout le monde en sort gagnant.
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  • Bonne chance dans votre nouvelle carrière Monsieur Aussant. Nous espérons votre érpsence à SHERBROOKE... MAISON DES ARTS DE LA PAROLE...

    Samedi 28 septembre 2013, 20 h

    Le vagabond céleste

    Simon Gauthier

    Maison des arts de la parole,

    Sherbrooke

    Simon Gauthier a déjà une soixantaine de représentations derrière lui avec son dernier spectacle «Le vagabond céleste». Et ce n’est pas fini puisqu’il reprend la tournée dès l’automne. «Je vis bien de mon métier car je suis invité partout. Je roule en France, en Belgique, en Suisse, au Maroc, en Tunisie. J’ai le privilège de faire une centaine de spectacle par année.»



    En plus de son succès international, Simon Gauthier apprécie son indépendance en tant qu’artiste. L’idée de pouvoir produire ce qu’il veut quand il le veut l’enchante. «Mon amour pour le conte n’a pas changé avec les années. C’est un métier toujours aussi excitant et nourrissant. Il maintient mes neurones actifs et me permet de demeurer jeune et curieux.»



    En parallèle, Simon est lamiste (scie musicale). Il a d’ailleurs eu la chance de jouer avec l’Orchestre Symphonique de Montréal en décembre. «Sur la scène devant 2000 personnes et sous la direction de grand Kent Nagano, je n’ai jamais été aussi neveux de toute ma vie!», lance l’artiste qui a collaboré à nouveau avec l’OSM afin de former un de leurs musiciens à la scie musicale.

    JOURNAL LE REFLET DE TADOUSSAC

    VOLUME 7, NUMERO 34

    MERCREDI 29 AOUT 2012



    CRITIQUE



    DÉDÉTORIAL

    LE VAGABOND CELESTE DE SIMON GAUTHIER

    Bien fatigué, j’y suis allé avec la peur de m’endormir.

    Finalement je voulais que ce récit ne puisse finir afin de ne

    pouvoir partir pour continuer mes rêves.

    Quelle prestation! C’est l’histoire inspirée d’un personnage qui

    est passé par Tadoussac et que plusieurs ont eu la chance de

    côtoyer. Dans un premier temps il a séjourné trois semaines

    à l’Eau Berge puis il est revenu pour repartir sur la route de

    ses rêves. C’était un petit «grand homme» à chapeau, barbe

    blanche et guitare en bandoulière qui composait des chansons

    sur les gens rêveurs essayant de réaliser leurs rêves. Plusieurs

    personnages de Tadoussac ont noirci son cahier.

    Son Histoire remonte à plusieurs années alors qu’il était bien

    installé dans le nord de Mtl plus précisément à Val David. Là-bas,

    il avait tout pour être heureux, maison, femme, famille

    et argent…...

    Un matin il s’est levé pour annoncer autour de lui qu’il laissait

    tout et partait sans le sous, vivre ses rêves. On a cru à un

    coup de déprime, on a tenté de le retenir mais devant ses

    arguments on a fini par le comprendre et lui souhaiter bonne

    chance dans son rêve. Pendant 5 ans il a fait les quatre coins

    du Québec sans rien demander à personne. Les hasards de

    la vie le guidaient au quotidien. Il attendait qu’on lui offre

    une «raye» pour avancer, sinon il marchait inlassablement.

    Jamais il a demandé à manger ou coucher, c’était... quand on

    l’invitait!

    Simon Gauthier l’a rencontré par le biais de Richard Fontaine

    qui lui aussi à sa façon, vagabondait ici et là avec ses pinceaux

    comme compagnons de route.

    Depuis, selon Simon ce «Vagabond Céleste» a balancé sa

    guitare à la rue pour s’installer dans une petite chambre

    dénudée près de l’Oratoire St Joseph, et il parcours les

    bibliothèques. A date il a à son actif une maîtrise et plusieurs

    doctorats en poche sur le rêve.

    Son nom est Pierrot (mais lequel?) Un monument existe

    encore en son honneur, rue St-Paul dans le bas le la ville de

    Mtl.

    Fondateur des Deux Pierrots dans le vieux, cette

    boite mythique des plus fréquentée encore, est le seul endroit

    qui ait survécu aux Boites à Chansons qui nous ont donné

    nos grands: Claude Léveillé, Vigneault, René Claude, Claude

    Gauthier, Raymond Lévesque, etc

    Si Pierrot en quittant, gloire, succès et argent pour vivre ses

    rêves est un message d’espoir, un baume sur le mal de vivre

    qui nous guette, Simon Gauthier par son spectacle nous a fait

    découvrir quelqu’un de chez nous porteur de bonheur.

    Simon offre à quiconque veut découvrir plus intimement

    ce personnage, de venir dans vos maisons, vos salons, vos

    verrières vous présenter cet être lumineux.

    Est-ce le présage que notre conteur national se prépare à

    parcourir les routes du monde avec dans son pack sac Pierrot

    le Vagabond Céleste disposé à vous faire du bien à l’âme et

    vous brasser les idées?



    L’OPINION D’UNE SIMPLE SPECTATRICE

    Bien sûr, l’avoir croisé à Natashquan au moment même

    où il rencontrait celui qui serait le personnage principal

    de son conte a ajouté beaucoup de magie au voyage

    onirique dans lequel m’a emporté Simon Gauthier ce

    mercredi¸15 août 2012 à Tadoussac.

    Pourtant, cela n’est pas nécessaire car le Vagabond

    Céleste transporte n’importe quel spectateur sans que

    celui-ci ne sourcille un instant, car nous apparaissent au

    travers de la voix du raconteur et de celle du musicien qui

    l’accompagne, Benoit Rolland, de «sacrés personnages»,

    au sens de personnes extraordinaires, dont on aime tirer

    exemple, car elles nous aident à vivre mieux.

    Lors de cette envolée entre réalité et rêve, entre un

    village et l’univers, entre ce que l’on est et ce que l’on

    voudrait être, on sourit, on rit parfois, on pleure même...

    Mais surtout, on touche du bout des doigts l’essence

    même de la vie: l’amour universel.

    Hier soir, mon esprit a grandi de cette bouleversante

    rencontre avec la vie d’un homme merveilleusement

    mise en mots par Simon Gauthier, et je souhaite qu’il en soit

    de même pour vous



    www.enracontantpierrot.blogspot.com

    www.reveursequitables.com

    sur google

    video simon Gauthier, le vagabond céleste

    26 Août 2013 | vagabond celeste

  • Bientôt 56 ans, c'est la première fois de ma vie que je suis membre d'un parti politique et j'étais présente au superbe congrès d'ON. Qu'ils étaient beaux tous ces jeunes à voir et à entendre affirmer leurs espoirs et convictions pour notre futur pays. J'ai toujours été une nationaliste discrète et convaincue, mais depuis le dernier référendum 95, comme bien d'autres, ma flamme était en dormance. Avec la venue d'ON et son brillant chef, Jean-Martin Aussant, ça me transporte au temps des années 70 avec l'inoubliable René Lévesque. Nous avons tellement besoin d'un tel rafraîchissement politique.

    J'ai voté sans hésitation pour le salaire de M. Aussant. Il fait déjà suffisamment de sacrifices pour la «cause» sur les plans familial et financier. Sa rémunération d'un salaire de député est la moindre des choses. Sa «mission» exige qu'il s'y consacre à temps plein et je suis persuadée que ce sera «payant» pour l'ensemble de notre nation québécoise.

    M. Aussant, vous avez toute mon admiration et vous pouvez compter sur mon militantisme pour ON, si petit soit-il.....en route maintenant vers les prochaines élections, Yé!

    16 Mars 2013 | Mme Desjardins

  • Bonjour Jean-Martin et les rares autres qui lirons ceci,

    Félicitation pour ton implication et ton salaire est tout à fait justifié comme cet article.

    J'ai participé à des discussions sur le sujet et je pense qu'il est bon de rappeler au gens le pourquoi de ce salaire. Il ne faut pas oublié qu'on est souvent plus motivé, engagé, disponible et surtout responsable lorsqu'on est rémunéré de façon équitable.

    Je fais parti du comité formation avec Danielle et je pense qu'il est essentiel de respecter l'intelligence des gens et de bien leur communiquer un message clair et sincère sur nos intentions, nos buts et ce que nous réalisons.

    Par la suite il reviendra aux électeurs de décider si nos idées font du sens.

    S'ils ne sont pas d'accord avec nous c'est que nous ne sommes pas assez convaincus et convaincants ou que nos idées ne fond pas de sens pour eux et qu'il faudra repenser nos idées ou mieux les promouvoir.

    J'ai également été bénévole au congrès. J'ai été fier de voir toute cette jeunesse passionnée d'idéaux débattre sur les fondements de notre plate-forme. ON est pas toujours d'accord, mais au moins on avance dans la même direction et on fait des compromis.Je comprend l'immense sacrifice familial que cette vie politique représente et il vaut amplement le salaire d'un vrai député.

    J'espère que certaines idées débattues au congrès pour lesquelles tout le monde était d'accord sur le fond (le contenu), mais pour lesquelles la forme, la clarté ou la formulation a fait que d'excellentes idées on été rejetées seront discutées à nouveau par les décideurs afin de capturer cette valeur ajoutée.

    Merci et continuez votre bon travail!

    14 Mars 2013 | Micaël Masse

  • @Mylaine

    C'est étrange, mais vous êtes en train de justifier une justification.

    12 Mars 2013 | Le chevalier du Lys

  • Pourquoi Monsieur Aussant juge-t-il pertinent de justifier la décision? Personnellement, je ne vois pas cet article comme une justification mais plutôt comme une approche pédagogique (prof, sors de ce corps!). Je m'explique. La vision de la politique d'Option Nationale vient mettre beaucoup de points d'interrogation sur la pertinence de la politique actuelle...son système, ses politiciens, ses dons, etc. Autre que le but ultime de l'indépendance, je vois en Option Nationale, un parti qui veut éduquer ses citoyens, leur faire confiance, leur donner plein jugement, leur redonner le pouvoir finalement. Cet article pour moi est donc un article pédagogique qui vise à rassoir certaines choses et brillamment remettre en perspectives d'autres pratiques disons beaucoup plus...questionnantes! Je suis d'avis que Monsieur Aussant est la personne tout indiquée pour faire avancer le parti et ses idées fantastiques et stimulantes...

    12 Mars 2013 | Mylaine

  • J'ai malheureusement manqué le Congrès, j'étais alité avec bronchite.

    Je supporte entièrement cette décision. Il est essentiel d'avoir des citoyens qui se consacrent à temps plein aux débats politiques importants pour ce pays. Il est tout à fait normal que des militants d'un parti veuille financer les salaires de la direction de leur parti.

    Je n'ai pas l'intention de faire de la politique à temps plein, mais je veux être certain que les idées que j'appuie, elles, feront du chemin! Et pour que ça arrive, il faut rémunérer nos porte-étendards, ça va de soi.

    Les plus calculateurs appelleraient même ça faire un investissement. Et un bon.

    12 Mars 2013 | Jéricho Jeudy

  • En tant que membre présent qui a voté pour ce salaire, je vois juste pas comment on pourrait penser dépenser cet argent là pour le parti en étant plus efficace qu'en embauchant Jean-Martin Aussant à temps plein.

    Paraît en plus qu'il a une poignée de main ferme et sure de lui, et ça c'est l'essentiel dans une entrevue mon père disait!

    12 Mars 2013 | Rémi Vachon

  • Salut! Moi aussi je supporte Jean-Martin Aussant. Certains ont vraiment un rapport tordu avec l'argent. Ils sont plus souvent qu'autrement juste jaloux de, non pas de la quantité d'argent, mais la vitalité et la force de caractère des gens plus fortuné qu'eux. Vous consentirez qu'obtenir un salaire équivalent à celui à celui d'un député demande beaucoup beaucoup d'énergie, de temps et de prestance.

    Si seulement j'pouvais avoir le 1/3 de ses connaissances et de son génie, je voudrais clairement être payé au dessus du 100k$.

    Ah pis eux qui sont bénévoles à temps plein, est-ce qu'on les a seulement entendu chialer? Non! Sérieusement, quand c'est rendu qu'on chiale juste pour chialer, c'est vraiment imbécile.

    PS: Pour la cause, je vote qu'on clone JMA. Une récente recherche au Japon sur le clonage nous prouve qu'il est possible de cloner une souris identique 25 fois de suite à partir du clone de la précédente! /joke

    12 Mars 2013 | Gabriel TD

  • Payer pour de la pub à des corporations ou payer une personne qui va publiciser le parti, je n'y voit aucune différence de ce côté. Même si la métaphore du salaire minimum était mauvaise, voir même insultante pour ceux qui travaillent à ce salaire, au moins ce n'est pas de l'argent cacher comme d'autres partis le font.

    12 Mars 2013 | Jack Mcleod

  • On l'a voté ton salaire. t'as toute légitimité. Travaillons, maintenant.

    12 Mars 2013 | Patrick Lebel

  • Il aura été préférable que vous gardiez le silence, car là en défendant votre salaire, vous ne défendez pas la cause indépendantiste, car moi, je préfère de loin un chef qui ne travail pas pour sa paye, mais pour la cause, il est là le problème avec votre salaire et votre réplique de carriériste.

    On peut très bien vivre avec la moitié de votre salaire tout en travaillant à temps plein. La question que j'aimerais vous poser, serait de savoir s'il y a d'autre employés au sein du parti qui ont un salaire inférieur au vôtre et qui travail pour la même cause que vous avec la même ardeur. Ensuite, s'ils ont moins que vous ce que je présuppose, est-ce que leur travail a moins de valeur que le vôtre ? J'en doute. Faites preuve d'abnégation et prouver aux membres du parti que vous n'êtes pas un carriériste et coupé votre salaire en deux. Faites ce sacrifice pour la cause que vous défendez, car en faisant ce sacrifice cela ne va que redonner de la valeur à votre parti et de la crédibilité à la cause que vous défendez.

    12 Mars 2013 | Le chevalier du Lys

  • Certains puristes pensent que l'engagement n'est pas noble à moins de s'accompagner de multiples sacrifices, surtout au niveau pécuniaire. J'ai le regret de leur expliquer (regret, parce que je préférerais ne pas avoir à le faire) que personne n'a l'obligation de s'engager en politique comme on entre en religion: le voeu de pauvreté n'y est pas un prérequis!

    Faire le choix de s'engager, tout en ayant une famille et en renonçant à une carrière autrement plus lucrative, c'est déjà, quant à moi, tout un sacrifice et d'autant plus noble.

    Je milite, mais avant tout, je dois faire vivre ma famille. Tout comme Jean-Martin, je sacrifie du temps en famille pour mes convictions... De mon côté, je n'ai pas le choix, je continue à occuper un emploi rémunérateur, ce qui réduit le temps que j'ai à consacrer à Option nationale.

    Dans son cas, il le fait à temps plein, pour le plus grand bien et la visibilité de notre formation politique. Il mérite amplement la rémunération que nous lui avons voté et ça nous coûterait autrement plus cher s'il devait nous quitter pour des cieux plus richement pourvus.

    Merci de ton implication, Jean-Martin... et merci à C. et à tes enfants qui te soutiennent et qui vivent avec un horaire pas évident!

    12 Mars 2013 | Amélie Dolbec

  • Salaire tout à fait justifié. Et même un peu bas. M. Aussant devait faire plusieurs fois ce salaire durant ses années dans de bons postes en finance. Je ne dis pas qu'il devrait recevoir de telles sommes. Je dis simplement qu'il faut mettre les choses en perspective.

    12 Mars 2013 | AEdouard

  •  

    Ça me fait rigoler quand ON mentionne le LIT comme si c'était l'invention du siècle - La Souveraineté ça a toujours été défini ainsi depuis la nuit des temps - Lois impôts et traités - Au lieu de tripper sur l'acronyme faudrait peut-être que ON précise comment ils veulent les rapatrier parce que chaque fois que j'entends des ONistes en parler on dirait que ça va prendre 5 minutes et ce sera chose faite - Dites-nous ce que ON compte faire quand Ottawa refusera bien évidemment de céder un seul pouce - Moi ce que l'on m'a confié c'est des rapatriements illégaux comme de carrément cesser de payer les impôts - C'est vraiment très gagnant de se mettre le ROC à dos et ça ne risque pas de nous aider non plus pour l'appui de l'Internationale - Vous faites les choses à l'envers - La formule de 1995 était tout à fait gagnante et la preuve en est qu'en vérité ce référendum a été gagné - Ce que l'ON veut vraiment c'est une élection référendaire et ceci est tout à fait inacceptable d'autant plus qu'il sera bientôt possible de prendre le pouvoir au Québec avec 25% du vote.

    12 Mars 2013 | Frédéric Dénommé

  • Monsieur Aussant, j'espère que c'est la dernière fois que vous sentirez le besoin de justifier votre salaire comme chef. C'est absolument acceptable, voir même idéal que vous receviez un salaire de député, avec la position que vous occupez.

    J'en profite pour vous faire connaître mes encouragements. Je suis converti à Option nationale officiellement depuis ces dernières semaines. Beau congrès, belle énergie, et vous êtes de loin le parti le plus enivrant et le plus authentique. Vive O.N., Vive le Québec libre, et Vive JMA!!

    P.S. Même quand j'étais encore ambivalent entre P.Q. et O.N. il y a quelques 2 semaines, je ne voyais aucun problème avec votre salaire reçu du parti. Les membres de tous les partis devraient reconnaître qu'il n'y a là rien d'anormal.

    Salutations!

    12 Mars 2013 | Philippe Gaudet

  • Moi je te supportes Jean-Martin. Quand est-ce que les Québécois vont cesser d'avoir ce rapport toxique avec l'argent. Comme si ont était tous nés pour un ti pain.

    12 Mars 2013 | Martin P.

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