Quand ça vaut trop cher pour ne pas être gratuit

Quand ça vaut trop cher pour ne pas être gratuit
12 Fév 2013

Par Jean-Martin Aussant  |  Publié dans : blogue

Bien sûr que la gratuité scolaire est possible au Québec. Ce n’est pas une question de moyens, c’est une question de vision, de courage et de priorités politiques. Est-ce trop demander à nos inspirés leaders?

Ce billet sera mon plus long à date. Non pas que je souffre d’une bock-côtite, c’est plutôt que le sujet me semble trop important pour en faire un survol bâclé.
 
Une véritable discussion de fond sur la gratuité scolaire n’a toujours pas eu lieu au Québec. Certes, des gens intelligents de chaque côté du débat ont fait valoir leurs arguments, mais le grand public qui prend ses infos à LCN ou RDI n’a pas eu droit à un vrai forum où les pour et les contre auraient été sérieusement soupesés. On a plutôt eu droit à ce genre d’échanges pour l’instant:
 
     Un intervenant
       – La gratuité scolaire est une très bonne idée.

     Autre intervenant
         – Mais en a-t-on vraiment les moyens?

     Animateur
         – Météo pour ce soir et cette nuit…
 
Vous avouerez que ça ne nourrit pas les cerveaux de grosses protéines ça.
 
Quelles sont nos priorités?
 
Petite mise en situation. Vous vous cassez une jambe sur un trottoir glacé et on vous conduit à l’hôpital pour vous soigner. À votre sortie de l’hôpital, on vous présente une facture de quelques centaines de dollars pour couvrir une partie des frais encourus pour les soins prodigués...
 
Ça ne passerait tout simplement pas. La société québécoise a décidé il y a longtemps que la santé était une priorité globale et que ce sont les taxes et impôts généraux qui couvriraient un système universel et gratuit lorsqu’on doit en faire usage. Sans égard pour vos moyens financiers, que vous soyez assisté social ou millionnaire, vous ne recevrez pas de facture pour une visite à l’hôpital. C’est le système fiscal, qui vise à prendre davantage d’impôts auprès des riches, qui s’occupe des contributions jugées équitables de chacun au système universel. Soit, le système fiscal n’est pas parfait, mais vous voyez l’idée.
 
Vous êtes victime d’un acte criminel et un policier vous sauve la vie? Encore ici, vous ne recevrez pas de facture ponctuelle de la part de l’agent pour cet inestimable service, puisque la société québécoise a décidé que la sécurité publique faisait aussi partie des priorités globales et qu’elle devait être financée par les impôts généraux, pas par celui qui a besoin d’un service ponctuel. Sans le sou ou millionnaire, pas de facture directe, les impôts globaux s’en chargent.
 
Alors si on se dit, comme société avancée, que l’éducation est au centre de tout progrès humain, social et économique et si on comprend collectivement qu’une société plus éduquée sera plus en santé et mènera à une plus grande sécurité publique (les deux autres priorités mentionnées précédemment), qu’est-ce qui fait que l’éducation et la formation au sens large ne sont pas couverts aussi par les impôts généraux plutôt que d’exiger des frais directs? C’est une question de priorités sociales et l’éducation doit crucialement en faire partie.
 
Devrait-on mettre en place des balises dans un contexte de gratuité scolaire? Je pense que oui, pour éviter un laxisme qui pourrait mener à du gaspillage. Les ressources universitaires n’étant pas infinies, elles doivent être attribuées efficacement. Devrait-on travailler au Québec après avoir bénéficié d’une formation gratuite? Un certain temps, certainement. Si l’intérêt de la gratuité réside dans le fait de bénéficier d’une population plus émancipée et mieux formée, encore faut-il qu’elle reste minimalement dans les environs pour que ça se concrétise. Et des examens d’entrée? L’idée est à explorer, encore une fois pour s’assurer que les bons talents soient dirigés vers les bonnes ressources rares. Cette mesure n’en serait pas une d’exclusion élitiste, mais davantage une d’orientation. Ne devient pas graphiste hors-pair ou physicien nucléaire qui le veut.
 
Oui mais les finances publiques?
 
Plusieurs pays dans le monde ont instauré la gratuité scolaire, il ne s’agit pas d’une invention québécoise. Et ces pays (scandinaves par exemple) sont plutôt heureux de l’avoir fait. En moyenne, les gens vont plus loin dans leur formation gratuite que s’ils devaient payer pour étudier. Qui dit formation plus poussée dit salaire plus élevé et, conséquemment, impôts prélevés plus élevés. Le gouvernement a-t-il calculé la valeur de ces entrées fiscales potentielles avant de décréter de façon simpliste que nos finances publiques ne nous permettent pas la gratuité?
 
Certains commentateurs y vont de raccourcis inquiétants en nous disant que les pays d’Europe où la gratuité scolaire existe imposent aussi le service militaire. Comme si ces deux politiques étaient directement reliées l’une à l’autre. Premièrement, plusieurs pays d’Europe n’ont plus de service militaire obligatoire, mettez-vous à jour les commenteux. Deuxièmement, les pays qui l’imposent encore ne le font pas en contrepartie directe de la gratuité scolaire, c’est démagogique de prétendre cela. La géopolitique européenne et les nombreuses guerres relativement récentes dans cette région du monde mènent à une autre perception de la chose militaire qu’ici au Québec. N’oublions pas que plus de 20 pays s’entassent sur un territoire plus petit que le Québec dans ce coin du monde et qu’ils ont tous directement vécu des conflits sur leur territoire au XXe siècle.
 
Les arguments en faveur de la gratuité scolaire sont forts sur les plans philosophiques et sociaux, mais aussi sur le plan du gros cash, pour ceux qui ont le profit comme seul langage. Le développement économique et l’innovation additionnels qui découlent d’une population mieux formée sont évidents. Nul ne peut minimiser l’importance de la gratuité scolaire pour s’assurer que jamais un étudiant prometteur ne doive retarder ou abandonner ses études pour des raisons financières. Ce n’est pas un cliché que de parler de la société du savoir qui s’en vient, dans laquelle les nations les plus prospères seront celles qui font appel à leurs cerveaux davantage qu’à leurs ressources naturelles ou leur cheap labor. En serons-nous, ou aurons-nous été trop myopes et pleutres pour faire les bons choix?
 
Quant à la question du financement des universités, c’est pratiquement un débat distinct de celui de la gratuité scolaire. Décidons d’abord du niveau de financement que l’État veut accorder aux universités, puis parlons ensuite des formes possibles dudit financement. L’État pourrait très bien décider de réduire ou d’augmenter le financement universitaire, gratuité ou pas. Sur le plan des moyens de financer les divers campus, les solutions ne manquent pas: révision du système de redevances minières; instauration d’une seule déclaration d’impôt au lieu de deux; contribution spécifique de certaines entreprises comme les institutions financières qui en ont grandement les moyens; mise en place d’une Pharma-Québec; toutes ces mesures dégageraient des centaines de millions de dollars applicables au financement des universités sans ponctionner un sou de plus auprès des contribuables. Encore une fois, c’est une question de vision et de courage politiques, point à la ligne. Mais quand on est possédé par un désir de réélection à court terme davantage que par une vision à long terme de développement social, on dirait que la moelle épinière se fait ténue.
 
Plus loin que l’individualisme, les intérêts collectifs
 
L’un des arguments anti-gratuité veut qu’un diplômé bénéficiera grandement lui-même de son diplôme et qu’il doit donc y contribuer financièrement. Eh bien ça s’appelle des impôts! Plus il sera diplômé et formé, plus il est probable que son salaire élevé l’amène à payer des impôts qui couvriront par la suite plusieurs fois le coût de sa formation. Cet argument du « diplômé bénéficiaire » ne tient tellement pas la route. Le principal bénéficiaire d’une opération à cœur ouvert, c’est le patient lui-même. Pourtant, les impôts globaux paient ses soins sans qu’on lui demande de contribuer davantage pour la prestation des services dont il est le principal bénéficiaire.
 
En fait, avez-vous déjà remarqué à quel point ceux qui prônent des barrières financières à l’entrée de quoi que ce soit sont toujours ceux qui ont les moyens de payer de toute façon? On vise à exclure après s’être assuré de son inclusion. C’en est presque mignon.
 
Comme le souligne aujourd’hui même dans Le Devoir le premier ministre Jacques Parizeau (les premiers ministres gardent le titre à vie, ne m’écrivez pas qu’il n’est plus premier ministre actif, je suis au courant), la gratuité scolaire a longtemps été l’objectif à atteindre au Québec. On avait fixé grosso modo à 500$ les frais de scolarité et on comptait sur l’inflation annuelle pour faire tendre cette somme à presque rien dans le budget d’un étudiant. Pourquoi nous être distancés par la suite d’une si bonne idée?
 
Le fameux Sommet
 
Si la rencontre de la fin du mois se déroule sans que l’on considère au moins la gratuité scolaire comme un objectif à atteindre à moyen terme, il s’agira simplement d’une messe d’entérinement de ce que le gouvernement a déjà décidé de faire. Vient un temps où les relations publiques et les fausses apparences d’ouverture, quand tout est déjà ficelé, peuvent avoir l’air un peu ridicule comme stratégies de base.
 
D’ailleurs, nous attendons toujours une confirmation de la part du gouvernement qu’Option nationale, en tant que parti politique national, ne sera pas exclue du Sommet comme ce fut le cas lors du dernier budget. Bizarrement, ils font des pieds et des mains pour plaire à une association étudiante de 70 000 membres directs et indirects, alors qu’un parti qui reçoit l’appui direct de plus de 83 000 électeurs (sans doute plus si on exclut le triste vote stratégique) leur semble anodin. Serait-ce un calcul froidement partisan du nombre de votes potentiels à aller chercher de part et d’autre? Allons, cessons de penser cyniquement qu’un gouvernement responsable peut réfléchir de la sorte, voyons donc...
 
La gratuité scolaire est un exemple parfait d’un dossier qui demande certains efforts d’explication et une dose de vision politique, et dont les bénéfices sont inestimables. Un peu comme la souveraineté, tiens. Je souhaite toujours voir poindre en ce gouvernement un appui plus évident aux deux causes. Mais dans des gestes concrètement posés, pas dans des plans de marketing stériles.
Derniers commentairesRSS
  • @ Mathieu: si vous voulez contrer mon argument, faites une citation complète...

    je rajoutes à la citation incomplète ce qui suivait et qui expliquait correctement le bénéfice social de l'investissement par intérêt:

    "Vous le faites en partie par intérêt, sinon vous vous trouveriez un nouvel emploi. Un travailleur passionné est aussi plus efficace. Dois-je renier à la société les retombées de mes intérêts ?"

    auquel vous répondez:

    "la société retire des bénéfices mais non pas parce que ça m'intéresse, mais bien parce que la société en a besoin. Moi, j'en retire les bénéfices parce que ça m'intéresse, mais si ce qui m'intéresse c'est l'entomologie, la société n'en tirera peut-être pas les bénéfices."

    Bien sur que la société retire des bénéfices de ce dont elle a besoin, car le bénéfice et le travail ont pour but de "répondre à un besoin". Le problème, c'est cette catégorisation de "l'utile" qui mène à la marchandisation de l'éducation. On finit par ignorer les liens qui ne sont pas mesurables immédiatement en retombées monétaires. Si pour vous un entomologiste n'est pas utile à la société, allez demander à un agriculteur son avis sur les espèces invasives, lui vous répondra qu'il en a besoin (je suis conscient que c'est un exemple, mais connaissez vous beaucoup de métiers qui sont entièrement "inutiles" à la société ? bon ok, à part sénateur ;) ).

    Ça ne change pas le fait qu'une société retire VRAIMENT des bénéfices parce que vous le faites par intérêt, ce qui vous pousse à vous améliorer et bien le faire. Quelqu'un qui n'aime pas son travail et ne le fait que pour le fric, ça donne du travail bâclé, et ça ne sert pas la société. Quelqu'un qui ne le fait que par intérêt personnel, ça donne des abus comme dans le milieu de la construction et ça ne sert pas la société.

    Peut-être que la portée de mes paroles était trop philosophique, mais c'est une question de fond à se poser...

    Les études, pourquoi ? et ensuite, comment...

    15 Fév 2013 | Jérémie Poupart Montpetit

  • Oui M. Aussant, la santé, la sécurité publique et l'éducation sont vraiment comparables. On ne voit presque pas la différence. Félicitations pour votre bel analogisme. On ne pourrait pas penser à quelque chose de plus pertinent. Par ailleurs, en utilisant votre analogie farfelue, j'imagine que vous souhaitez que l'éducation au Québec ait le même niveau de la qualité que les services de santé offerts à la population. Encore une fois, félicitations. Vous êtes un génie de la rhétorique populiste. D’ailleurs, comme Hitler y était lui aussi.

    15 Fév 2013 | Serge

  • Je suis entièrement daccord avec vous M. Aussant. Les arguments opposés à la gratuité scolaire sont souvent de nature économique et individualiste. Pourtant, on ne s'attarde que rarement à la question de fonds à savoir si l'éducation devrait être considérée comme une priorité sociale au même titre que la santé par exemple. Or, comme vous l'exposez, lorsque qu'on essaie de se doter d'une vision à plus long terme, la gratuité scolaire s'avère économiquement rentable. Difficile de comprendre comment la population est autant divisée sur une mesure qui s'avère socialement et économiquent rentable.

    15 Fév 2013 | David

  • Si la gratuité scolaire passe, elle est mieux d'être rétroactive. J'ai bien l'intention de me faire rembourser mais 4 années d'études universitaires!

    13 Fév 2013 | Michel

  • D'accord avec ceux qui disent que de s'attaquer au décrochage scolaire au niveau secondaire aurait un impact beaucoup plus considérable que de couper les frais de scolarité universitaire sur le niveau d'éducation des québécois. En fait, c'est ici que se trouve la principale barrière devant la porte des facultés.

    Certes, les universités sont occupées d'abord et avant tout par des gens qui viennent de milieux "plus aisés". Seulement parce qu'ils sont plus riches? Ne serait-ce pas parce que dans ces milieux les gens accordent beaucoup plus d'importance à l'obtention d'un diplôme universitaire? Que les parents mettent toutes les ressources disponibles à la portée de leurs enfants et ce dès le plus jeune âge pour favoriser l'éveil intellectuel? On peut voir certains enfants savoir lire et ce dès la maternelle alors que d'autres auront encore beaucoup de difficulté rendus à la polyvalente...

    Lorsqu'il est strictement question d'argent, il ne faut pas oublier que plusieurs cours techniques mèneront vers des emplois mieux rémunérés que plusieurs baccalauréats. La valeur que l'on accorde à l'éducation post-secondaire doit donc provenir de d'autres sources que d'un futur rapport d'impôts

    Dans ce contexte, la gratuité semble vouloir dire mettre la charrue devant les boeufs ou commencer par la fin. C'est peut-être aussi pour ça que le Québec n'est pas encore mûr pour ce débat.

    Mange ton assiette si tu veux du dessert...

    13 Fév 2013 | François

  • Quand je lis les commentaires et que je commence a compter les fautes grossières d'orthographe, les phrases sans verbe, l'utilisation de l'infinitif en lieu et place du participe passé ou son contraire, je peux penser que le système d'éducation québécois est défaillant.

    50 % des Québécois sont considérés comme des analphabètes fonctionnels, 50 années après le rapport Parent, un désastre...alors que le budget de l'éducation est le deuxième budget du gouvernement.

    Nous n'obtenons pas du système ce que nous devrions en recevoir. Il y a de nombreuses raisons a ceci;

    L'accès aux études universitaires est sans limite et sans sélection. Si l'on regarde les pays nordiques, Suède, Norvège, Finlande, etc, la Suisse et l'Allemagne, on peut découvrir que si l'université est gratuite, la sélection est féroce. Seuls les meilleurs peuvent intégrer l'université, les autres sont dirigés vers des formations professionnelles courtes (cuisinier, grutier, plombier, etc...). Il faudra un moment que cesse cette situation et que la sélection sur les capacités s'installe. C'est déjà le cas en médecine, en dentisterie, etc.

    Nous n'avons pas besoin de former des centaines voire des milliers de spécialistes en communication, en marketing, en sociologie, en étude théatrales, etc, mais nous avons besoin de professionnels que nous ne trouvons pas ici, et que nous allons chercher à l'étranger.

    Ce n'est par hasard si les grèves de 2012 ont été particulièrement suivies dans les départements ou les chances de trouver un travail sont minces....

    Je n'ai rien contre la culture et n'ai pas une approche pro-marché, mais si votre passion est le roman courtois du 15 ième siècle et vous désirez faire un doctorat, pourquoi pas, payez pour vos études....

    Trop d'étudiants actuellement, Cegep ou université, doublent ou triplent des classes, etudient pendant des années, sans résultats. Le Ministère de l'éducation avait je pense, mes souvenirs ne sont pas exacts, décidé de limiter a 8 années (!!!) le temps nécessaire à l'acquisition d'un DEC.

    Le ministère de l'éducation est un monstre dans lequel il faut mettre la hache, même si cela provoque des crises de nerfs avec les syndicats, On ne compte plus les spécialistes en didactique, conseillers de ceci et de cela, sans même tenter de comprendre le maquis des conventions collectives...Les commissions scolaires sont des échelons supplémentaires qui n'apportent stictement rien au système éducatif, elles sont un héritage du système britannique, des échelons intermédiaires ruineux. Qui se déplace pour voter pour l'élection des commissions scolaires ? Moins de 5 % de la population...

    Il faut faire un ménage des départemenst universitaires, s'occuper de mettre en place des systèmes d'enseignements a distance de pointe, mettre fin à l'expansion sans limite des universités qui construisent des campus un peu partout. Ceci ne répond a aucun besoin si ce n'est de faire plaisir aux régions et au système universitaire qui assure son maintien. Bien sûr ceci ne fera pas plaisir aux régions...mais il faudra y venir.

    Expliquez-moi par exemple pourquoi nous avons encore 2 facultés de théologie ?

    Il faut aussi mettre fin a la Berezina scolaire qui fait que 50 % des jeunes quittent a 16 ans le système scolaire sans diplôme et sans formation..

    etc...

    Après on pourra se poser la question de la gratuité....

    13 Fév 2013 | alain maronani

  • @ Daveyy

    Je crois que tu n'as pas compris que les arguments des soins médicaux ainsi que celui des services de l'ordre n'était qu'une prémisse pour emmener l'argument qu'une société éduquer est plus en santé et moins responsable d'actes criminelles. Donc logiquement ceci désengorgerait les hôpitaux et réduirait les frais, même principe avec les services de l'ordre (police, juge, etc). Une analyse plus sérieuse du texte ne fait pas de tord !

    12 Fév 2013 | Seb L.B

  • La société québécoise n'a pas vraiment eu l'occasion de faire le choix de société de l'Assurance-Hospitalisation puis de l'Assurance-Maladie quelques années plus tard. Ces deux mesures ont été implantées chacune à cause d'une loi fédérale, la première par le PLC de Louis Saint-Laurent, et la seconde par le PLC de Lester Pearson. Ça empêche évidemment pas le Québec d'avoir eu plein de partisans de la gratuité médicale à l'époque et d'en avoir plein encore aujourd'hui, c'est juste que politiquement, le premier parti au pouvoir qui l'a osé, c'était au fédéral.

    12 Fév 2013 | Mathieu L Bouchard

  • Très bien explique oui ;-)..Peut-on lt'iinviter dans les principaux média? au Sommet? au caucus? !!!

    5 petite minute d'explication à une Masse populeuse.. et on aurta tous et toutes compris.! ;-)

    12 Fév 2013 | Pierre

  • @Daveyy

    1. Ce n'est pas la Nlle-Écosse (5497$/an), mais l'Ontario (6316$/an) qui les frais de scolarité les plus élevés au Canada: http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/110916/t110916b1-fra.htm

    2. L'Ontario a un taux de fréquentation universitaire moins élevé qu'au Québec

    3. Les années de fréquentation universitaire sont différentes au Québec (19-22 ans) que dans le reste du Canada (18-22 ans). À cause des cégeps, il faut comparer les taux de fréquentation post-secondaire.

    4. Le Québec a le taux de fréquentation post-secondaire le plus élevé comparé aux 9 provinces du ROC. http://www.youtube.com/watch?v=aOLB3CWV-sA @ 11:56

    =>Facts checked, votre argument tombe à l'eau

    12 Fév 2013 | Thomas Goyette-Levac

  • Get over it de se débat la...vous l'avez déjà fait au printemps passé. ON EST PLUS CAPABLE la réponse c'est NON me semble c'est clair. Moi aussi je suis pour la gratuité mais la maudit décroché.

    J-M Aussant votre plateforme électoral est pleine de contradiction. Vous avez été défait par un CAQiste, je repete battu par un CAQiste dans votre propre compté. Vous avez dit au monde de voter avec leur coeur et le lendemain vous passer un accord avec QS pour ne pas présenter de candidat dans vos compté. Logique??

    Il vous faut quoi pour passer à autre chose? et non ne me répondez pas: on va sa battre jusqu'à la victoire, vous avez perdu lorsque votre mouvement de grève a pris des vacances rendu l'été PCQ Ho my god les vacances c'est important quand on est en mission NOT!

    12 Fév 2013 | Mathieu

  • Bon sang, le système de santé n'est pas gratuit, nous le payons à même nos impôts. Nous devrions nous garantir des services dans tous les domaines en ouvrant l'accessibilité à l'éducation supérieure non seulement aux riches qui peuvent payer mais à tout le monde. Il s'agit d'un investissement social.

    12 Fév 2013 | Danielle

  • Les opposants à la gratuité scolaire considèrent que de payer ses études est un investissement profitable pour l'étudiant. À mon sens, les études universitaires ne sont pas bien différentes que le "training" que les employeurs payent pour que l'on travaille pour eux. Imaginez que ces employeurs refusaient de payer pour ce training sous prétexte que l'emploi sera exclusivement bénéfique pour le travailleur.

    12 Fév 2013 | Jordan

  • @carcajou

    Justement la population est vieillissante, on se ramasse avec de plus en plus de personnes agés de classe ouvrière qui prennent leur retraite à 65 ans et dont on entretient gatuitement la vie jusqu'à environ 85 ans qui ne font que manger dormir et chier... Faudrait peut-être justement mettre de l'argent un peu dans l'éducation pour permettre à la future génération de travailleurs de payer pour les pensions de tout ce beau monde pauvre avec leur impôts... Ce que vous êtes entrain de dire c'est quon devrait payer avant de travailler, pendant qu'on travaille et continuer de payer après vue que le taux de natalité va pas en augmentant y'aura pu assez de monde pour payer pour nous vue que toute notre planning de vie est décalé en conséquence... Mais bon peut-être que j'ai totalement tord... Ça arrive a tout le monde de se tromper :)

    12 Fév 2013 | Sofluffy

  • @mathieu

    "De là mon point qui était: Le choix d'une profession est un investissement professionnel, personnel selon les valeurs et intérêts d'un individu."

    D'un point de vue personnel et économique oui, mais est-ce là la seule mission d'une université ? Je crois que non. Le rôle d'une université est aussi de former de bon citoyens et de les enrichir intellectuellement.

    12 Fév 2013 | Yoann

  • @Jérémie Poupart Montpetit

    Je n'insinuais pas méchamment l'égoïsme, mais bien plus de l'égoïsme rationnel ( comme Ayn Rand). Je trouve une balise où on empêche les gens d'aller travailler ou voyager dans un autre pays liberticide (peut-être même anticonstitutionnel). Je pense que travailler à l'étranger peut-être une expérience extrêmement enrichissante, et que c'est justement à la fin des études lorsqu'on a pas encore de famille que c'est le meilleur moment.

    Et votre argument ne tient moins la route que le mien quand vous dites

    "La société retire des bénéfices de vos études justement car ça vous intéresse; participation aux entreprises locales, impots, recherche, développement, etc."

    Ce n'est pas la vérité: la société retire des bénéfices mais non pas parce que ça m'intéresse, mais bien parce que la société en a besoin. Moi, j'en retire les bénéfices parce que ça m'intéresse, mais si ce qui m'intéresse c'est l'entomologie, la société n'en tirera peut-être pas les bénéfices. Donc les étudiant étudient par intérêt et valeur, mais la société bénéficie par réponse à ses besoins d'où certaines nécessités de contingenté une éducation gratuite ou de demander une engagement monétaire ( frais, acompte)

    De là mon point qui était: Le choix d'une profession est un investissement professionnel, personnel selon les valeurs et intérêts d'un individu.

    12 Fév 2013 | mathieu

  • (Je suis d'accord avec le commentaire précédent).

    Par ailleurs je ne comprends pas l'argument qui avance que si les études universitaires sont gratuites, plus de gens iront à l'université. Je ne crois pas qu'il y ait une masse significative de gens qui, actuellement, a renoncé aux études universitaires (ou y renoncera) parce qu'elle trouvent cela trop cher. Je n'ai jamais entendu quelqu'un dire: "Mon rêve c'est de faire des études à l'université, mais ca coûte trop cher, alors tant pis." Je serais curieuse qu'un sondage soit lancé dans l'ensemble de la population à ce sujet. Il est possible que je me trompe. Aussi si l'objectif est d'ammener la population à se scolariser davantage, je ne crois pas que seule une mesure telle que la gratuité puisse agir de facon significative. Le problème est structurel et profond; le cycle de la pauvreté ne pourra pas être brisé avec une telle mesure; malheureusement, il y a un lien entre milieu précaire et faible scolarité. Par ailleurs nombreux sont les diplomés universitaires actuels qui peinent à se trouver un emploi dans leur domaine et très souvent, ils doivent composer avec les réalités du marché. Dans bien des milieux de travail on retrouve des gens qui ne font pas ce que leur diplôme les destinaient à faire (exemples: un diplomé en musique qui travaille comme conseiller financier; un diplomé en histoire qui travaille comme concierge; un diplomé en urbanisme qui fait de la vente; une diplomé en sexologie qui est secrétaire, une diplomée en littérature qui est réceptionniste etc.); plusieurs doivent même mentir sur leur formation pour ne pas se faire dire qu'ils sont "sur-qualifiés" ou qui n'ont pas le profil (c'est vrai qu'ils n'ont pas le profil, mais ils doivent bien gagner leur vie!). Vu cette réalité tres nombreux sont ceux qui doivent retourner à l'université pour aller se chercher un diplome "d'appoint" en gestion qui correspond plus aux réalités du marché (d'ailleurs, les écoles de gestion peinent à contenir la demande). Imaginez si ce nombre de diplomés "malchanceux" augmente parce que plus de personnes décidaient d'aller étudier maintenant que ce serait gratuit (et, du coup, une concurrence plus féroce sur le marché du travail, et dans ce cas là - comme c'est le cas d'ailleurs aujourd'hui - le simple fait d'avoir un diplôme est loin d'être suffisant, il y a toute la notion de savoir-être qui rentre en compte). En somme, je crois que le débat de la question de la gratuité doit comprendre les éléments suivants: quel est (sont) l'(les)objectif(s) réel(s) ? Augmenter le niveau général de la scolarité des québécois? Donner un répit aux étudiants qui doivent travailler en étudiant? Permettre une éducation qui ne trouvera pas nécessaire écho ou répondre à un besoin réel du marché du travail (à moyen et long terme)? Quels domaines valoriser: tous ou quelques-un? Que faire des nombreux diplômés qui ne se placent pas? Par ailleurs dans cette question d'accessibilité, doit-on uniquement considérer le facteur prix, ou on veut rendre l'université accessible à TOUS, peu importe le "background" de l'individu (donc on éliminerait les conditions d'admission aux programmes et le conteingents)? Les questions sont nombreuses, les impacts peuvent l'être tout autant (et pas aux endroits espérés).

    12 Fév 2013 | Étienne

  • @Carcajou: Les arguments rationnels et bien exposés visant à rallier des indécis sont rarement destinés aux convertis et encore moins aux extrémistes. Le but d'exposer les balises n'est pas de convaincre les jusqu'au-boutistes, mais bien les indécis.

    12 Fév 2013 | Guillaume Courchesne

  • On choisit peut-être de devenir ingénieur ou médecin, mais le choix des études qu'on fait ne devrait pas être limité par nos ressource financières. Pourquoi , (sans prendre en compte les frais pour les livres et le matériel didactique) l'étudiant en technique policière ne paierait que 174$ par session pour ces études, celui en Charpenterie-menuiserie 130 pour l'ensemble de sa formation alors que l'étudiant universitaire en éducation ou comme ingénieur devrait payer sa session 10 fois le prix d'une session collégial (comme c'est le cas en ce moment) et même plus selon les partisans de la hausse des frais de scolarité ?

    Y a t'il une si grande différence entre les ressources financière nécessaires pour assurer un bon service au professionnel, au collégiale et à l'universitaire qui puisse expliquer ces différences de coût ?

    En fait, qu'est-ce qui explique qu'on programme d'étude soient plus accessible financièrement qu'un autre? Ce

    12 Fév 2013 | Ingrid

  • @Carcajou

    Pourquoi devrait-on privilégier les vieux plus que les jeunes ? Si l'on poursuit votre raisonnement, les vieux ont eu toute leur vie professionnelle pour ramasser leur argent, pourquoi devrait-on payer encore pour qu'ils aient de meilleurs services contrairement aux jeunes qui eux n'ont dès lors, aucun revenu.

    Je suis moi même parent de 2 enfants en bas âge et je peux vous dire que je paye présentement pour leurs frais de scolarité en côtisant à un REEE (chose que le gouvernement encourage, et payé en partie par les contribuables soit dit en passant). Donc, qu'une partie de mon salaire soit viré automatiquement dans un REEE ou qu'il soit prélevé sur mon salaire en tant qu'impôt général, vous m'excuserez mais je ne vois pas la différence.

    Là ou je vois la différence, c'est que je suis heureux de contribuer à la réussite globale de la société en éduquant des jeunes qui n'auraient pas eu cette chance autrement, et surtout comme John Green le dit si bien: "Let me explain why I like to pay taxes for schools even though I don't personally have a kid in school - I don't like living in a country with a bunch of stupid people".

    Soit dit en passant, je ne perçois pas les gens qui ne vont pas à l'université comme des gens stupides, loin de là, mais je trouve que cette citation reflète bien l'effet à long terme d'une université payante et de moins en moins accessible au fil du temps.

    12 Fév 2013 | Mr M.

  • Mr Aussant,

    Bien que je sois d'accord avec la grande majorité de vos arguments, j'ai toujours de la difficulté avec celui qui dit: formation plus poussée = salaire plus élevé = impôts plus élevés. Il me semble qu'on atteindra à un moment donné un plafond parce qu'il n'y a pas un nombre illimité d'emplois payants. Y a-t-il une étude qui a été faite pour estimer l'augmentation réelle des revenus d'impôts d'ici à ce qu'on atteigne cette asymptote?

    12 Fév 2013 | Sylvain Coulombe

  • @Guillaume Courchesne

    "expliquer clairement les balises de la gratuité universitaires constituerait une arme rhétorique plus qu'intéressante."

    OUI, mais ceux qui manifestent dans les rues pour cette "gratuité" ne comprendrais pas.

    12 Fév 2013 | Carcajou

  • Tout ceci n'est que discours d'enfants gâtés qui ne voudront pas payer les études de leurs enfants. Tous le monde le sait très bien que les Soins de santé sont gratuits au Québec mais ô combien déficients, longs et archaïques. Les riches s'en sacrent, ils vont dans les cliniques privés, verre de champagne à la main. La charcuterie c'est pour le petit peuple. Si les études post-secondaires deviennent gratuites, imaginez la merde qui va être servie aux étudiants! Et les riches? Dans des universités privées ou à l'étranger, tout simplement! Qui aura la meilleure éducation et les meilleures chances dans la vie?

    La gratuité est une énorme erreur mais les gens veulent tout gratuit. Normal que ça se retrouve sur la selette à tout bout de champs. Les priorités? Est-ce que l'on pourraient s'occuper des personnes agées qui vivent avec moins d'argent qu'un réfugié politique, de meilleurs soins de santé, de meilleurs infrastrucutures routières et j'en passe. Pour ce qui est des priorités, la gratuité est loin derrière. C'est sûr que ce ne sont pas les malades et les personnes agées qui vont fouttre le bordel dans les rues de Montréal.........

    12 Fév 2013 | Carcajou

  • ** proviendront plutôt que surgiront. Et celles-ci plutôt que celle-ci. Milles excuses.

    12 Fév 2013 | Guillaume Courchesne

  • M. Aussant,

    Vous effleurez à peine la question des balises liées à une éventuelle gratuité. Dans un éventuel débat, ces mêmes balises sont pourtant essentielles, puisque c'est de celle-ci que surgiront la viabilité d'un tel projet. Exprimer votre point de vue précis sur la situation apporterait un vent de fraîcheur à un débat qui ne semble pas avancer, ou si peu.

    Après tout, votre billet parle de priorité, de finances publiques, de volonté politique, d'individualisme versus collectivité, soit les mêmes points ressassés maintes et maintes fois depuis des mois. J'ai moi-même mes idées sur les dites balises, mais un commentaire ici ne me semble pas la plateforme idéale.

    Qui plus est, pour convaincre les craintifs face à cette approche, proposer et expliquer clairement les balises de la gratuité universitaires constituerait une arme rhétorique plus qu'intéressante.

    Bien à vous.

    12 Fév 2013 | Guillaume Courchesne

  • @ Mathieu:

    votre argument sur l'investissement personnel ne tient pas la route. La société retire des bénéfices de vos études justement car ça vous intéresse; participation aux entreprises locales, impots, recherche, développement, etc. Vous le faites en partie par intérêt, sinon vous vous trouveriez un nouvel emploi. Un travailleur passionné est aussi plus efficace. Dois-je renier à la société les retombées de mes intérêts ?

    Rien ne vous empêche d'étudier en espagne (avec les programmes d'échanges étudiants) et travailler en angleterre (avec les stages de travail) et voyager à tahiti l'hiver si ça vous chante, ça c'est un choix entièrement personnel et égoiste (pour recycler votre mot).

    @ Daveyy

    On ne choisit pas de subir les méfaits, mais on choisit de payer la facture collectivement, on parle de choix de société ici. S'il est vrai qu'on choisit librement d'aller à l'université pour atteindre un emploi qualifié, encore faut-il en avoir les moyens, ce qui limite l'accessibilité au service... public ?

    De plus, votre exemple avec la nouvelle Écosse est médiocre: il s'agit de la province ayant le taux de formation militaire le plus élevé, ce qui couvre en très grande partie les frais d'études pour les domaines concernés (médecine et ingénierie principalement) . À titre de comparaison, faites le calcul du coût des études en médecine civil et en médecine militaire, vous seriez surpris.

    12 Fév 2013 | Jérémie Poupart Montpetit

  • Cher Daveyy

    Je vous invite à faire vos recherches d'une meilleure façon, car c'est l'Ontario qui a les frais de scolarités les plus élevés au Canada, à moins que vous preniez en considération le 30% de réduction offert aux familles moins fortunées.

    Voir ici : http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/120912/t120912a001-fra.htm

    De plus, il faudrait que vous précisez sur quel échantillon vous basez votre taux de diplomation. Est-ce par rapport au nombres d'étudiants fréquentant l'université selon les cohortes ou est-ce relié à la population en général qui sont en âge de pouvoir aller aux études supérieures.

    Et là encore, votre strate est-elle les 18-24 ? Les 18-35 ? etc... soyez plus clair ! ;)

    12 Fév 2013 | Gabriel Pelland

  • @Davery. Un seul exemple ne suffit pas à prouver qu'il n'y a pas de lien entre les frais de scolarité et l'accès aux études supérieures. En fait, de nombreuses études ont démontré qu'il existe un lien direct entre le coût des études supérieures et le nombre de diplômés; il a notamment été démontré que les pays où les études universitaires sont les plus accessibles expérimentent une plus grande mobilité sociale au sein de leur population (des parents ouvriers qui auraient un fils universitaire, par exemple). Par exemple, l'Ontario a augmenté les frais d'accès aux études de médecine et on a observé une nouvelle composition du groupe d'admis : de moins en moins d'entre eux proviennent de milieux "populaires". Évidemment, on ne manque pas de candidats aux études en médecine, mais le nouveau mode de sélection privilégie maintenant les nantis au détriment des meilleurs, et le renouvellement de la classe sociale aisée et instruite au lieu d'une certaine mobilité sociale pour les moins nantis.

    12 Fév 2013 | Jopani

  • On choisit également dans quel domaine d'étude on étudie. On le choisit parce que c'est notre intérêt. C'est la chose qu'on aime ou du moins où on croit améliorer notre avenir.

    À plusieurs points c'est un investissement personnel. Je choisis en partie de devenir ingénieur parce que c'est un métier respectable qui aide la société, mais c'est avant tout quelque chose que j'aime et qui je crois m'amènera un bel avenir. Dois-je facturer à des gens mes intérêts.

    Dois-je ensuite être obligé de travailler au Québec après 15 ans d'étude de la première année à l'université. De la part de quelqu'un qui a étudié en Espagne et qui a travaillé en Angleterre, je trouve ça égoïste de m'obliger à ne pas vivre à l'étranger et profiter de ma jeunesse qui me reste.

    12 Fév 2013 | mathieu

  • Votre comparaison avec les soins médicaux ou les services de l'ordre sont fausses. On choisit librement d'aller à l'université, on ne choisit jamais la maladie, l'accident ou de subir un acte criminel.

    La Nouvelle-Écosse a les frais de scolarité les plus élevés au Canada ainsi que le taux de diplomation le plus élevé, prouvant que les frais et l'accession ne sont pas directement liés.

    12 Fév 2013 | Daveyy

Commenter



    Le chien Urbania

    Vous devez être membre afin d'utiliser l'outil dock

    Devenir membre