Lettre à mes amis péquistes

Lettre à mes amis péquistes
29 Jan 2013

Par Jean-Martin Aussant  |  Publié dans : blogue

Le téléphone arabe n’est pas terrible. Quand c’est rendu que des gens vous font dire l’inverse de ce que vous souhaitez réellement, il est temps de se parler directement. Sacrée nature humaine.

Chers amis péquistes, c’est Jean-Martin Aussant. Vous savez, votre ancien collègue de parti et toujours collègue de cause.
 
Le résultat des dernières élections vous aura sans doute déçus, comme bien des gens d’autres partis d’ailleurs. Il a ramené à l’avant-scène les travers du système électoral archaïque avec lequel on doit fonctionner et toute la fameuse division du vote qu’il entraine. Un jour, l’évolution nous en sortira, mais ce n’est pas le sujet de cette chronique.
 
Le sujet de cette chronique est le fond de ma pensée. Parce que récemment, certaines personnes bien ou moins bien intentionnées m’ont parfois fait dire des choses qui ne correspondaient pas au contenu dudit fond et franchement, y’en a marre.
 
Alors voici les faits. Dans mon livre à moi (j’aime le hockey):
 
1. Je serai toujours ouvert à discuter avec les autres partis dits souverainistes. Nous le ferons pour le bien de la cause, qui dépasse de loin les petits intérêts partisans de tout parti, quel qu’il soit. Option nationale est d’ailleurs le seul parti à avoir inscrit cette règle de base dans ses statuts. Certains nous ont raillés d’avoir fondé un parti pour ensuite nous montrer ouverts à collaborer avec d’autres partis. Comme si la différence impliquait la fermeture. Bravo. Mais j’ai trouvé ce commentaire tellement partisan et empreint de pusillanimité que je ne nommerai pas l’officier chez vous qui a lancé ça, ni tous les excités qui y ont fait écho.
 
2. Dans toutes les entrevues que j’ai faites, je prends la peine de mentionner que de très nombreux anciens collègues au PQ souhaitent autant que moi que le Québec soit souverain. Si ce n’est que rarement retenu par les gens qui rapportent ensuite les entrevues, ça ne change pas la réalité que c’est ce que je pense et ce que je dis. C’est l’institution du PQ qui selon moi a pris un virage trop professionnel et opportuniste, comme René Lévesque lui-même le pensait quand il a dit que les partis ne devraient guère durer plus d’une génération parce qu’ils vieillissent mal après avoir conquis et reconquis le pouvoir (et tout ce qu’il faut de bien calculé entre les deux). Est-ce qu’un parti plus vieux peut redevenir le véhicule d’avenir qu’il était au départ? Sans doute pas impossible, mais pas très fréquent non plus.
 
3. Je n’ai pas quitté le PQ parce que Pauline Marois était à sa tête, mais bien à cause de la frilosité que j’y percevais de faire de la souveraineté un thème principal permanent avant, pendant et après une campagne électorale. Ça ne remet pas en cause l’engagement sincère de nombre de ses militants et députés. Je parlais plutôt d’une institution qui, devant un électorat indécis, tentait de trouver le sujet magique qui maximiserait le nombre de votes reçus, plutôt que de tenter de convaincre ces gens du bien-fondé de la souveraineté. Quand on en est rendu à se dire que ce n’est pas le temps de miser sur la souveraineté à la direction d’un parti dit souverainiste, il y a un os. Je le répète, ça n’implique absolument pas que les militants du parti soient moins souverainistes que d’autres.
 
4. Le PQ devra rapidement se faire une idée. Il peut choisir la solution partisane, i.e. ne rien vouloir entendre et tenter d’écarter de potentiels députés souverainistes provenant d’autres formations, au prix d’être minoritaire ou même battu par le PLQ à cause de la division du vote souverainiste dans tous les comtés du Québec (merci encore, système britannique uninominal à un tour). Ça me semble un pari risqué. Mais il peut aussi choisir la solution réaliste: s’entendre et faire en sorte qu’il y ait de la place à l’Assemblée nationale pour des souverainistes qui sont, disons, plus directs que lui, ce qui serait la fin officielle du monopole péquiste sur la souveraineté mais mènerait plus vraisemblablement à une victoire souverainiste en termes de sièges remportés.
 
5. Si on me donnait le choix entre la disparition du PQ ou un retour de ce dernier sur des sentiers plus affirmés en ce qui a trait à la souveraineté, je n’hésiterais pas un moment à souhaiter la deuxième option (pas du marketing, du concret) puisque la cause en serait aidée. Ce qui n’enlève en rien la nécessité d’un véhicule comme Option nationale qui travaille assidûment à la promotion de la souveraineté. Si ON doit le faire seule, elle continuera à le faire. Mais si d’autres veulent agir de façon aussi concrète et claire, il y aura collaboration ou même fusion comme le prévoient actuellement les statuts. C’est si simple: la cause avant toute considération ombilicale.
 
6. Je ne pense pas que cette soi-disant terrible réalité de l’exercice du pouvoir et tout le blabla qui l’entoure justifie qu’on mette la souveraineté en veilleuse. Un parti souverainiste au pouvoir, majoritaire ou minoritaire, doit faire avancer la cause. Est-ce que le PLQ minoritaire de 2007 a cessé un seul instant de dire qu’il fallait demeurer une simple province? Non, parce qu’il a comme mission de garder le Québec au sein du Canada. Soyons tout aussi conséquents chez les souverainistes et parlons de souveraineté, tout le temps. D’autant que des souverainistes au pouvoir qui montreraient trop de timidité pourraient bien faire reculer la cause dans l’esprit des gens qui les observeraient et se diraient que même les porte-parole de cette cause n’y pensent plus vraiment.
 
Voilà donc le fond de ma pensée. Sans raccourci ni sélection. Alors pourquoi est-ce si difficile de faire passer un message sans qu’il ne soit déformé, dévié à dessein, utilisé contre la cause qu’il veut pourtant promouvoir? Quelqu’un que j’admire beaucoup m’a dit un jour que l’un des avantages de bien connaître la nature humaine, c’est qu’elle nous déçoit peut-être souvent, mais elle ne nous surprend jamais vraiment.
 
C’est très certainement vrai dans le monde politique où l’on voit de fréquents changements de priorités politiques au gré de l’évolution des sondages, quels que soient les intérêts collectifs fondamentaux qui, eux, ne changent pas avec les sondages. C’est à cette unique question que j’aimerais bien que tous soyons jugés: avons-nous agi dans l’intérêt collectif?
 
J’ai la conscience en paix.
Derniers commentairesRSS
  • Si QS est souverainiste, c'est d'un souverainisme MOU. Je cite ici le M. Khadir: « La souveraineté si nécessaire, mais pas nécessairement. »

    22 Fév 2013 | Julie Théoret

  • Cette idée que QS ne serait pas souverainiste est une pure connerie mensongère, vous n'avez qu'à vous rendre à leur congrès et à serrer la main de chaque délégué présent et vous allez voir tout le contraire de ce qu'on prétend d'eux. La différence c'est la manière de la réaliser. La différence majeure entre QS et ON, c'est que les militants de QS qui sont pour la plupart d'ancien péquiste ne retourneront jamais au PQ que pour la question nationale, ils ne sont pas prêt à sacrifier leur idéaux de justice sociale que pour faire l'indépendance et c'est cela qu'il reproche à ON qui serait prêt à retourner avec le PQ si ce dernier serait plus souverainiste et cela même si le parti demeure un parti néo-libéral de droite. La neutralité n'existe pas en politque.

    3 Fév 2013 | Le chevalier du Lys

  • J'aimerais défendre QS dans toute cette histoire. Je crois que c'est vrai que plusieurs militants de QS ne sont pas souverainistes et, au mieux, autonomistes. Toutefois, le parti est officiellement souverainiste. Ces militants, je crois, sont simplement ouverts d'esprit, et acceptent volontiers qu'un parti aussi à gauche qu'eux soit souverainiste, pourvu qu'il soit à gauche. C'est vrai aussi que QS parle pas souvent de son côté souverainiste, c'est fâcheux à mon avis, mais ça ne veut pas dire que la volonté n'est pas sincère. Ce serait bien d'en discuter avec eux, je trouve. Je crois que QS voit simplement la droite actuelle comme plus menaçante pour le Québec que les fédéralistes, car le fédéralisme ne veut que le statu quo, alors que la droite veut modifier le Québec en profondeur tout de suite. Je crois que QS a un peu une vision semblable à Aussant, c'est-à-dire que le meilleur intérêt de la gauche au Québec passe par la souveraineté, toutefois, il ne cherche pas à attendre la séparation du Québec pour aller dans le sens de la gauche. Soulignons que l'une des pancartes électorale de QS portait explicitement sur la souveraineté. Si QS était un bastion de fédéralistes, il aurait eu un certain malaise à le faire, non ?

    3 Fév 2013 | Thomas

  • @ Pierre Corbeil

    Cette phrase de Falardeau était selon moi, une phrase de trop. Falardeau pendant toute sa vie a fait tout le contraire de ce qu'il disait et tout cela en soutenant le PQ aveuglément que pour l'indépendance. Alors, il soutenu la droite jusqu'à fond, c'est cela la réalité.

    L'indépendantisme de certain est aveugle, tellement aveugle que si Hitler avait été un souverainiste québécois, il l'aurait suivi malgré tout le reste de ce qu'il a fait.

    2 Fév 2013 | Le chevalier du Lys

  • Feu Pierre Falardeau avait tout résumé en une phrase: on devient indépendant puis ensuite on s'obstinera.....

    1 Fév 2013 | Pierre Corbeil

  • M. Aussant,

    Je comprends de moins en moins votre défection du Parti Québecois quand vous invoquez la frilosité de ce parti face à la souveraineté . Vous devriez , à mon avis , évaluer davantage les convictions souverainistes de Québec solidaire , parti auquel vous vous collez et qui m'apparaît par plusieurs sympathisants plus fédéralistes que Trudeau. Vous n'avez qu'à penser à Alexandre Boulerice , fier donateur à QS , et qui se définit comme un vrai fédéraliste. Beaucoup de souverainistes ont vraiment l'art de se tirer dans le pied en n'occupant pas les vrais lieux de discussion et de prise de décision pour faire avancer la cause. Cela ressemble à certains égards à une forme de nombrilisme dont le Québec n'a pas besoin.

    1 Fév 2013 | Johanne Laberge

  • @Martin Paquette

    Le PQ s'écroule par son virage à droite depuis Lucien Bouchard et non parce qu’il serait trop à gauche. Il n'y a jamais eu au PQ de virage à gauche qui l'aurait fait baisser dans les intentions de vote. Croire le contraire, c'est nier le passé.

    Le consensus où les gens se retrouve en ce moment est à gauche, il n'est pas à droite, surtout chez les souverainistes. Mettre autant d'attention sur la droite que pour être neutre ou en AVANT ne va qu’aliéner la gauche et tous les sondages démontre que les Québécois sont majoritairement à gauche, même la CAQ contient 50% d'électeurs de gauche, voyez ce sondage.

    http://www.lapresse.ca/actualites/elections-quebec-2012/201208/24/01-4567768-la-caq-ratisse-a-gauche-et-a-droite.php

    Actuellement, la droite est très majoritairement fédéraliste et surreprésenté, alors que la gauche est sous-représenté. Le vide politique n'est pas droite, mais bien à gauche. C'est tellement vrai qu'à chaque fois que la CAQ baisse dans les sondages, cela ne profite qu'à QS et ON, deux partis qui sont majoritairement perçu à gauche. Alors, le petit Bock Coté et Joseph Facal ne représente pas beaucoup monde, ils sont plus visible que représentatif de quoi se soit. À partir du moment où le PQ ne fera jamais l'indépendance, vous devez vous allié avec ce qui reste en fait d'opposition souverainiste et c'est Québec Solidaire. La coalition qu'était le PQ au référendum de 1995, c'était une coalition qui était basé sur la social démocratie et non sur le conservatisme identitaire et lorsque le PQ a commencé à virer à Droite avec Lucien et son acolyte Facal après le dernier référendum, il a sabordé ce qui faisait l'unité du parti, soit la sociale démocratie, une valeur de gauche et c'est à partir de ce moment que le PQ s'écroule et il n'a jamais remonté au seuil qu'il était avant le virage à droite de Bouchard.

    31 Jan 2013 | Léon

  • @Jean-Benoit Voyer

    Écoutez M.Voyez, je répondais surtout à ceux qui voient dans le projet d'indépendance, tel que formulé par le PQ, une proposition inadmissible parce que le gouvernement serait trop à droite (ce que je trouve discutable, mais c'est un autre débat). J'en avais contre le fait qu'on s'imagine que ceux qui font la promotion de la souveraineté doivent nécessairement confiquer le projet dans une orientation précise. On ne fait pas la souveraineté à gauche ou à droite, on la fait pour aller en avant.

    J'aimerais rajouter aussi que plusieurs gens à droite conspuent le PQ et son "projet souverainiste" parce qu'ils sont trop à gauche, ils ne s'identifient pas au PQ DONC nécessairement, ils n'embarquent pas dans "leur" projet. Sauf que si c'était un parti qui reflétait leurs valeurs, ils embarqueraient beaucoup plus facilement. Donc le problème n'est pas (en partie) qu'un problème avec l'idée de souveraineté, mais aussi un problème d'appartenance politique. On peut etre a droite économiquement (Joseph Facal et Lucien Bouchard) et conservateur identitaire (Mathieu Bock-Coté) tout en étant souverainiste. Et le point majeur étant que la souveraineté, quiconque la fera ou sera chef du gouvernement lorsqu'elle se fera, n'aura pas à l'accompagner d'une idéologie de gouvernance qu'elle soit à droite ou à gauche. Je crois qu'il y a un consensus général et des idées qui rassemblent tous les québécois et nous devons batir sur ces valeurs (égalité homme femme, primauté du droit, etc.)

    Pour revenir à votre question: ma réponse n'était pas nécessairement un plaidoyer envers la souveraineté et les arguments s'y rattachants. Mais si vous voulez un aperçu de ce qui me fait croire que la souveraineté est une bonne idée tant sur le plan économique que politique et culturel, je vous suggère d'aller faire un tour sur la page Youtube d'Option Nationale, vous pouvez commencer par écouter une liste de lecteure des petites capsules de JMA sur le sujet :

    http://www.youtube.com/watch?v=FRrtXelXxvc&list=PLFAA3A847E8F19DC6

    Et si vous voulez plus approfondir, il y a les discours et conférences de JMA :

    http://www.youtube.com/watch?v=PzIkjaaRB50&list=PL9521AB61BA5DA87B

    Mais ne vous méprenez pas, je "n'achète" pas tout ce que M.Aussant dit. Il y a des trucs qui méritent un plus gros argumentaire et justification. Mais c'est une très bonne piste de départ.

    Nous pouvons discuter plus longuement si vous le désirez, venez me rejoindre sur Facebook à : facebook.com/mlektra

    Sur ce, bonne écoute

    31 Jan 2013 | Martin Paquette

  • Ceux qui croient que le vote n'a pas été divisé sont-ils naïfs ou de mauvaise foi? J'ai voté pour un parti politique qui ne représentait pas 100% de mes choix politiques. J'ai tenté de voter stratégiquement dans un système électoral déficient.

    Nous avons mis au pouvoir un parti politique avec un couteau sur la gorge et plusieurs couteaux dans le dos, et puis nous l'accuserons de trahir ses promesses. Plusieurs ont simplement voulu en finir avec un parti exclusivement centré sur des intérêts privés (particuliers ou corporatifs), largement financé de manière illégale et criminelle, donc redevable aux instigateurs de prête-noms et de trafic d'enveloppes brunes. Il reviendra à la charge avec ses millionnaires, ses belles gueules et ses discours enrobés. Il n'est pas exclus qu'il reprenne le pouvoir. La conscience politique sait parfois se faire attendre.

    Je ne suis pas souverainiste pour la simple raison que nous n’en avons pas encore la maturité. La nature des débats le démontre hors de tout doute. Toutefois, je ne peux m'empêcher de rêver, souhaitant pouvoir apposer mon OUI, le jour venu: en soi, l'indépendance du Québec est une nécessité à tous points de vue, elle se fera aisément lorsque nous serons bien décidés et aptes à la mettre en œuvre.

    Première étape, faire amender la procédure d'élections de la manière suivante: ajouter au bulletin de vote le mandat suivant :

    - J'autorise le candidat pour qui j'ai voté à donner mon vote au parti suivant, dans les 72 heures suivant le jour de l'élection (un seul choix).

    Avec cet amendement, M. Aussant, au cas où vous ne seriez pas élu, vous aurez un assortiment de mandats proportionnels à l'allégeance exprimée des citoyens et citoyennes qui vous accordent leur confiance, incluant la responsabilité morale d'essayer de vous entendre. Le parti auquel vous donnerez vos votes lui assurant l'élection vous sera redevable politiquement au même titre qu'à ses propres partisans. Vous aurez trois jours pour vous rallier, et non pour vous diviser, dans un contexte d'ententes négociées sans obligations. Attention: cette mesure pourrait être appliquée autant à droite qu’à gauche, le but étant d'obtenir le gouvernement qu'on mérite, et non celui de la division. Regardez ce qu'une telle mesure eut pu donner dans la situation actuelle.

    Je refuse de faire passer mon idéalisme en priorité devant la nécessité d'élire le gouvernement qui aura les effets le moins désastreux possible sur les enjeux qui me tiennent à cœur. Lorsque nous serons tous morts, l'indépendance sera obsolète. Il y a tellement de forums pour exprimer mes allégeances politiques, je considère qu'une élection sert d'abord à déterminer qui va diriger l'État et ce, avec le maximum de puissance. Rappelons-nous à qui profite la faiblesse d'un gouvernement qui essaie d'orienter ses décisions politiques sur le bien commun, la justice sociale, l'environnement, etc.

    31 Jan 2013 | JL Pinard

  • Excellent texte M. Aussant. Vous avez mon appui, mon respect et mon vote.

    30 Jan 2013 | Stéphane Guérin

  • @ Martin Paquette

    Le problème, c'est que ce n'est même pas une supposition ou une suggestion, c'est une réalité. Avez-vous lu le programme du PQ ? Je suis désolé pour vous, mais il n'y a pas que l'article numéro un dans leur programme. Et oui, le PQ est à droite et son projet de société est à droite, même sa gouvernance souverainiste est de droite et les faits le démontre à tous les jours. Son dernier budget en est la preuve et l'histoire de ce parti n'est que cela et Option National serait prêt à retourner au PQ que s'il change l'article un du programme. Il est là le problème. Lorsqu'on choisi un contenant souverainiste avec un contenu de droite néo-libéral, je suis désolé, mais on choisi également le contenu. Alors, tout ce discours creux comme quoi qu'on doit faire l'indépendance avec la droite pour ensuite viré à gauche une fois indépendant est la meilleure façon de saborder le projet d'indépendance en lui-même. C'est comme essayer de vendre un tas de merde avec une étiquette souverainiste.

    30 Jan 2013 | Nicolas Rodrigue

  • @M. J-Y Duthel : Je suis surpris de vous lire et de voir votre désaccord avec JMA. Lorsque vous dites que René Lévesque a mis de l'eau dans son vin pour accéder au pouvoir, et rendre la souveraineté plus acceptable, vous oubliez un détail de taille. Ce détail, c'est que René Lévesque faisait la promotion active de la souveraineté! Jamais a-t-on vu un gouvernement péquiste aussi frileux sur la question que celui de Mme Marois. Autre constat, la question alambiquée du premier référendum, alambiquée pour gagner quelques points de %, a ni plus, ni moins, peinturé le PQ dans le coin. En effet, avec une question simple et claire (Voulez-vous que le Québec devienne un pays indépendant?), le PQ aurait pu revenir avec une question faisant référence à des négociations sans attendre 15 ans! Vous parlez aussi d'arroser les fleurs au lieu de tirer dessus, ce n'est pas tout de les arroser, il faut que le liquide soit bon pour la plante! Avec un PQ qui a peur de parler de souveraineté, qui flashe à gauche et qui vire à droite, vous comprendrez, qu'à mon humble avis, vous arrosez la fleur de la souveraineté avec de l'eau de fracturation de puits de gaz de schiste! Le PQ n'a pas le monopole de la souveraineté et si vous lisez le programme d'ON, vous verrez que nous sommes sérieux et résolu dans notre démarche. Si ON, en étant aussi clair sur ses intentions de faire un pays, est un jour élu, ne vous demandez pas pourquoi nous irions en référendum, c'est parce que le fruit sera mûr et la constitution du Québec écrite.

    30 Jan 2013 | Hugo Robillard Auger

  • À Martin Paquette :

    C'est quoi l'idée de faire l'indépendance pour l'indépendance ?? Mmm....Rien. Parle moi de la culture, la langue, l’opinion populaire différent entre le Québec et le reste du Canada, la dette, les enjeux économiques, les lois, etc. Mais arrive moi avec des arguments. Dans la vie on fait des choix. Toutefois, les choix réfléchit reste meilleur que celle fait par les rêves et les illusions. Donc, si tu souhaite soulever un point, arrive avec des arguments bien réfléchit et des chiffres pour ainsi faire changer les gens de positions. C,est pas avec des si qu'on va à Paris ;)

    30 Jan 2013 | Jean-Benoit Voyer

  • @ Marie-Thérèse Miller

    Vous ne comprenez pas MT ? Ce n'est pas un MINISTÈRE que Jean-Martin Aussant veut, c'est un parti qui fait la promotion ACTIVE de la souveraineté.

    Bon sang, est-ce que vous vous écoutez? Vous réfléchissez exactement comme les péquiste que JMA dénonce: des gens qui sont pret à sacrifier leurs idéaux pour obtenir un poste, une carrière...une job.

    Et c'est exactement le contraire que que JMA a sacrifé: un poste, une job, un ministère. Et il l'a fait parce qu'ila un idéal, une conviction probablement plus forte et plus intègre que ceux qui ne voient pas que le PQ ne fait que vouloir gagner des élections. Mais qui va voter pour la souveraineté une fois le gouvernement majoritaire du PQ (si jamais ça arrive)? Est-ce que ça va etre parce que Pauline aura convaincu les Québécois de faire la souveraineté? Je ne crois pas non. Si le Québec met ON au pouvoir (qui sait?), ce sera clair, net et précis que ce sera pour la souveraineté.

    @Nicolas R

    Est-ce qu'on peut arrêter de supposer ou suggérer qu'on fait la souveraineté à gauche ou à droite, avec ou sans Québécor ou pour le néolibéralisme? Est-ce qu'on peut cesser ce discours creux et inutile?

    On ne FAIT PAS la souveraineté pour autre chose que la souveraineté.

    Je m'arrache les cheveux à chaque fois que j'entend ce discours-là. Que ce soit avec des tenants de la gauche (droite) ou de la droite, c'est toujours la même chose. Qu'importe qui la fera cette souveraineté, nous ne serons pas "pogné" avec pendant 1000 ans. Le Québec, comme tous les pays normaux, alternera entre formations de gauche, centre, droit ou un hybride de tout ça.

    Cessez d'accoler des étiquettes puériles sur cette grande idée qu'est la souveraineté svp. On la fait pour devenir souverain, that's it.

    29 Jan 2013 | Martin Paquette

  • Beau texte pour une cause légitime. M. Aussant, vous avez mon vote et mon respect.

    29 Jan 2013 | Étienne Cantin

  • J'aimerais commenter votre pensée numéro 3 et 5, car effectivement, ce qui vous a poussé à quitter le PQ c'est ce que vous appelez au numéro 5, l'absence d'une souveraineté affirmé et non les questions sociales et économique, car au numéro 5 vous ne semblez pas remettre en question les politiques sociales et économique du PQ, car c'est cela qui nuit à la cause indépendantiste présentement. Si vous croyez qu'on peut réaliser l'indépendance du Québec en promouvant le néo-libéralisme et en l'associant à l'empire Québécor tel que le fait le PQ depuis plus d'une décennie comme présentement, je doute que vous allez réussir à convaincre les gens de voter pour un PQ qui serait plus affirmé sur la question nationale tout en étant à droite sur le plan économique et social tel qu'il est présentement et tel qu'il était lorsque vous étiez péquiste. Il n'y a pas que des anciens péquistes à ON, mais aussi à QS qui contrairement à ce que vous pensez, on pour la plupart quitter le PQ pour l'absence d'une souveraineté plus affirmés, mais également pour des questions sociales. Les militants de QS n'ont pas séparé les questions sociales de la question nationale et un parti politique, lorsqu'il a un programme à proposer, il ne peut se contenter d'un seul article où le reste du programme ne serait que du remplissage et du décoratif, comme pourrait le faire le Bloc pot avec sa priorité concernant la légalisation du cannabis. S'il n'y a pas de projet de société bien défini au projet d'indépendance, l'indépendance est voué à l'échec car cela servirait à quoi de faire l'indépendance si ce n'était que pour se constituer un pays qui serait à l'image du Canada de Harper qu'on aurait quitté.

    29 Jan 2013 | Nicolas Rodrigue

  • Cher Monsieur Aussant,

    Vous avez toute mon admiration pour le travail de sensibilisation, d'éducation que vous faites lors de vos conférences dans les universités et les cégeps. Il faudrait aller parler en région aussi. Vos membres vous attendent sûrement à Gaspé, à Rimouski, à Gatineau , à Sept-Îles... et oui, à McGill aussi, assurément. J'espère de tout coeur que le Parti québécois entende raison. Nous devons unir toutes les forces souverainistes. C'est la seule solution pour le prochain scrutin.

    29 Jan 2013 | Carole Smith

  • Monsieur Aussant bonjour,

    Vos idées semblent intéressantes mais cachent peut-être un stratagème tel que décrit par Pierre Dubuc dans L'Aut'Journal.

    Par ailleurs, bien que je sois une pressée comme vous, je ne crois pas que c'est en divisant le vote qu'on y arrivera. Vous auriez pu tout aussi bien faire valoir vos idées au sein du PQ d'autant qu'avec vos compétences et feuille de route vous auriez probablement été nommé ministre

    29 Jan 2013 | Marie-Thérèse Miller

  • Monsieur Aussant,

    Je trouve toujours incroyable que l'on réussisse à faire parler les morts! C'est votre cas en ce qui concerne monsieur Lévesque...duquel j'ai eu l'honneur d,être un proche collaborateur. de 1975 à 1984. Ce grand homme était avant tout un pragmatique et je gage que, si vous aviez été dans le décors politique à son époque, vous l'auriez accusé de tergiverser sur la question du référendum. Car, il faut s'en souvenir, pour avoir plus de chances de gagner l'élection du 15 novembre 1976, il a unilatéralement changé le programme du PQ pour que le fameux référendum - qui dans le programme devait être un scrutin final - s,il était gagné soit suivi d'un second une fois les négociations faites avec le fédéral. Et il avait raison car nous ne serions jamais arrivé au pouvoir. Il disait aussi, si vous permettez « qu'on ne fait pas pousser une fleur en tirant dessus, mais en l'arrosant». Je ne comprends toujours pas vos raisons d'avoir quitté le PQ et encore moins votre obstination ;a poursuivre dans cette voie. Si ce n'est pas la personne de Pauline Marois, comme vous le dites, c'est quoi au juste? Car lorsque je vous entends et vous lit je dois poser la question suivante: si vous étiez premier ministre du Québec, feriez-vous un référendum perdu d'avance? Si oui, vous n'êtes pas digne de l'être car précipiter notre peuple dans une troisième défaite serait terrible. Si non, qu'attendez-vous à revenir au bercail? Car, et vous le savez bien, en attendant, et ne serait-ce que 1 %, vous handicaper les souverainistes en entier. Que Québec Solidaire agisse ainsi ne m'étonne guère puisqu'en bons émules des trotskystes traditionnels ils finiront bien par nous dire qu'il faut arriver à « libérer» l'Amérqiue du Nord avant de pouvoir faire l'indépendance du Québec!

    29 Jan 2013 | Jean-Yves Duthel

  • "Parce que récemment, certaines personnes bien ou moins bien intentionnées m’ont parfois fait dire des choses qui ne correspondaient pas au contenu dudit fond et franchement, y’en a marre."

    Je peux me tromper, mais j'ai l'impression que cette pique vise Vincent Marissal de La Presse, dans sa chronique du 26 janvier.

    29 Jan 2013 | Crahenlas

  • Mon notaire, fédéraliste, m'a dit hier qu'il avait beaucoup de respect pour Option nationale parce que ses idées sont exprimées très clairement. Pas de langue de bois. Wow!

    29 Jan 2013 | Sylvie Brousseau

  • Pour avoir poussé autant que j'ai pu le vote stratégique aux dernières élections, je ne peux que soutenir la passion et la raison souverainiste que vous représentez. J'aime à dire que je suis souverainiste avant tout, même si j'ai donné mon p'iti 5$ au PQ.

    Vous êtes au mouvement souverainiste ce que JLMélanchon est à la gauche française. Ce que j'entendais au sujet de ce politique français s'applique aussi à vous: vous êtes un trésor national et je ne peux imaginer mon pays sans vous. Votre croisade dans les universités et les collège impose le respect et l'admiration.

    Quand vous verra-t-on donner une conférence à McGill ?

    29 Jan 2013 | serge William

  • Excellent texte! C'est exactement ce que je pense aussi: ''Des souverainistes au pouvoir qui montreraient trop de timidité pourraient bien faire reculer la cause dans l’esprit des gens qui les observeraient et se diraient que même les porte-parole de cette cause n’y pensent plus''

    29 Jan 2013 | Catherine

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