Pour Noël, on s’offre du non renouvelable

Pour Noël, on s’offre du non renouvelable
18 Déc 2012

Par Jean-Martin Aussant  |  Publié dans : blogue

Que nenni, je ne suggère pas ici que l’on s’achète des cadeaux individuels sous forme de produits anti-Kyoto, mais tout simplement de se redonner collectivement ce qui nous appartient déjà: nos ressources naturelles.

Petite fable de Noël. Il était une fois un citoyen comme vous et moi qui avait sur son terrain un pommier bien à lui. Un jour, il vit un touriste débarquer sur son terrain pour faire provision de pommes, comme si de rien n’était. Sans surprise, le bon citoyen couru s’enquérir auprès du touriste, à savoir de quessé.
 
Le touriste lui répondit que, puisqu’il avait pris certains risques dans ses déplacements et encouru certains coûts de chez lui jusqu’au pommier d’ici, il trouvait normal de se bourrer la face de succulentes pommes. Il les méritait bien, non? Justement, non. Notre citoyen, doté d’un minimum de fierté, rétorqua que les choses ne se passaient pas ainsi dans le pays des hommes éveillés, et qu’il exigeait compensation pour les pommes consommées.
 
Il vint alors au touriste la même idée de génie qui lui avait permis de bien s’en tirer dans des pays où les hommes ont les rotules plus usées que les semelles: il allait simplement offrir un emploi au propriétaire du pommier. Il allait en faire son cueilleur de pommes content. Selon sa savante thèse, la création d’un emploi devrait suffire à faire taire ce citoyen qui prenait ses droits pour des droits.
 
Toutefois, notre subtil citoyen expliqua au touriste que le salaire de cueilleur couvrirait son travail, soit, mais que pour les pommes, il faudrait quand même verser des redevances. Comme le dit le vieil adage, on ne compare pas des pommes avec du travail (ou quelque chose du genre).
 
Transposons maintenant cette fable dans la réalité québécoise. Nous sommes dans un univers kafkaïen (je n’ai pas lu énormément de Kafka mais j’aime le mot) où les gouvernements en place n’osent pas dire aux compagnies –souvent étrangères– que les ressources naturelles québécoises doivent enrichir d’abord les Québécois. Ce qui veut dire que la création d’emplois ne devrait pas justifier que les redevances soient ridicules. Un salaire, c’est pour rémunérer le travail, pas la propriété.
 
La solution? Nationaliser nos ressources naturelles. Voilà, c’est dit.
 
Je précise d’entrée de jeu que je ne suis pas communiste. J’aime l’économie de libre marché dans un cadre réglementaire bien défini. Le mot nationalisation fait peur pour rien et l’exemple d’Hydro-Québec est le meilleur qu’on puisse mettre de l’avant. L’État est devenu maître d’œuvre de tout un secteur par le biais d’une nationalisation qui laisse toutefois beaucoup de place au privé dans le développement dudit secteur. Ce ne sont pas des fonctionnaires qui bâtissent les barrages, mais bien des firmes de construction et d’ingénierie privées. Sauf qu’en bout de ligne, c’est l’État (donc la population) qui reçoit les profits générés par les ressources naturelles hydrauliques. Le gros bon sens finalement, quand on se dit que ce que personne n’a inventé appartient à tout le monde.
 
Alors idem pour toutes nos ressources naturelles. Rémunérons très bien les privées pour leur travail, leur expertise, leur innovation, leur prise de risque, mais pas pour la propriété de ressources naturelles qu’elles n’ont pas inventées. Les profits découlant de la propriété de la ressource doivent logiquement revenir aux propriétaires. Ça, c’est nous.
 
Les privées quitteront si on affirme trop fortement notre propriété? René Lévesque s’est fait servir exactement le même discours dans les années 60 quand il voulait nationaliser l’hydroélectricité. La différence avec les chefs d’aujourd’hui, c’est qu’il s’est tenu debout, lui. On lui disait que son plan minerait (sans mauvais jeu de mots) la réputation du Québec sur les marchés mais il a bien vu le bluff. Il fallait quand même que son expérience de joueur de cartes serve quelque part après tout.
 
La triste réalité du Québec est que plusieurs compagnies minières reçoivent en aides fiscales davantage qu’elles ne versent en redevances. Oui, nous nous trouvons à les payer pour qu’elles viennent chercher nos ressources. Et ces ressources sont non renouvelables, rappelons-le. Nous ne pourrons donc pas nous reprendre plus tard. C’est la première et unique exploitation de ces ressources qui compte et elle se passe maintenant.
 
La prochaine fois qu’on vous dira que l’État n’a rien à faire dans le secteur minier, rappelez-vous que le Québec laisse des États étrangers faire ici ce que nous n’osons pas faire nous-mêmes. Des compagnies étatiques étrangères sont en effet admises dans l’exploitation de nos ressources naturelles. Allez donc y comprendre quelque chose. On assiste dans de tels cas à une nationalisation de facto de nos ressources, mais par d’autres pays. Digne des colonies vous dites? On mérite tellement mieux que ça.
 
Il n’est pas impossible que devant l’évidence du gros bon sens en faveur d’une nationalisation, on tente de vous faire croire que les ressources financières du Québec ne seraient pas suffisantes pour devenir maître d’œuvre du secteur minier. Ah non? Bizarre, pourtant le Plan Nord prévoyait que l’État québécois investisse la majorité des 80 milliards requis pour son développement. La majorité, comme dans maître d’œuvre…
 
On vous sortira aussi des exemples bien précis de projets qui ont déçu et fait perdre de l’argent à l’État, comme l’amiante par exemple. Mais comme par hasard, on ne vous fera aucunement mention de tous les autres projets très rentables qui, eux, profitent aux compagnies privées et/ou étrangères. La vérité c’est qu’à terme, et avec un portefeuille de ressources aussi diversifiées que celui du Québec, les ressources naturelles représentent un secteur très rentable. Il faut de la vision et un minimum de colonne.
 
Avec tout ça j’en oublie la fin de la fable. Elle se termine avec un touriste qui ne s’en va pas et qui reste plutôt en payant ses redevances pour les pommes. Parce que ce sont ces pommes qu’il veut et c’est ici qu’elles sont. Le propriétaire du pommier se fait aussi payer un juste salaire quand il aide le touriste à les cueillir et à les emballer. Ce fut même au tour du citoyen propriétaire d’avoir une idée de génie: plutôt que de vendre toujours ses pommes en vrac et de les racheter à gros prix sous forme de produits dérivés, il commença à les transformer lui-même en tartes, compotes et cidres, créant encore plus d’emplois ici et faisant un profit à l’exportation.
 
Puissions-nous un jour avoir un pomiculteur lucide comme premier ministre.

Joyeux Noël!
Derniers commentairesRSS
  • votre analogie de la pomme ne fonctionne pas car la personne prend une pomme sur le pommier de l'autre. n'importe qui vous dirait que les pommes appartiennent à la personne qui a pris le risque de les faire pousser et qui a travaillé SA terre. Votre risque n'a aucun lien avec l'exploitation du bien

    Encore un analogie boiteuse pour sortir ses bons cotés, je croirais lire Lapresse.

    C'est justement l'inverse dans cette situation, le québécois qui habite la région de Montréal a-t-il une fois risqué d'investir ou de travailler la terre du nord où il fait froid (plus froid) et où les services et divertissement culturelles sont inférieurs.

    Ce que personne n’a inventé appartient à tout le monde. Est-ce que le Québec a inventé ces ressources non donc pourquoi n'appartient-elle pas autant à un américain qu'un québécois ? (C'est une question rhétorique ridicule bien sûr)

    En quoi une région, une province, un pays, peut se rendre propriétaire de ressources qui ont été exploité, investit et travaillé que par peu. Le québécois moyen voudrait le bénéfice de ces ressources, mais aurait-il le courage d'investir ses propres dollars à lui en tant qu'individu ou se remet-il encore à l'état pour gérer des revenus prouvant ainsi son manque de débrouillardise.

    12 Fév 2013 | Mathieu

  • Je voudrais amener quelques précisions concernant des propos ou des questions de certains commentateurs.

    Tout d'abord, concernant le coût de la nationalisation d'Hydre-Québec, quoique le montant ait été important à l'époque, la valeur actuelle de la société d'état n'a aucune commune valeur avec le coût d'acquisition et cela sans compter les bénéfices sociaux en plus des bénéfices financiers de l'entreprise.

    Pour ce qui est de la qualité de sa gestion actuelle, il faut clairement pointer du doigt les libéraux qui ont carrément vandalisé l'entreprise. Le PDG actuel ne pouvant être mieux nommé eu égard au travail de sape qu'il a accompli. Même constat pour le travail d'Henri-Paul Rousseau à la Caisse de dépôt. Il faudrait être bien aveugle pour refuser de voir que la destruction des institutions québécoises rendaient plus difficile l'accession à la souveraineté.

    Voilà pourquoi, nous devons, dans les meilleurs délais reprendre le contrôle de nos richesses, pour faire un pays dont l'objectif est le bien commun des québécois.

    2 Jan 2013 | Michel Berbery

  • La nationalisation d'une ressource qu'elle quelle soit représente un risque financier. Particulièrement dans le secteur minier. On peut croire que c'est un risque que le Québec devrait prendre mais j'aime pas quand on essai de faire croire qu'il n'existe pas.

    27 Déc 2012 | Maxime Gagné

  • Je vais le répéter pour la ième fois depuis plusieurs semaines : c'est mon billet préféré de Aussant (mais bon, je l'avoue, j'connais son argumentaire sur les doigts de la main).

    Au fait, concernant le cas de Monsieur Pinel, ce que vous dites en quelques sortes est qu'aucun Premier Ministre n'aurait le droit de refuser la vente et/ou le droit d'exploitation d'une ressource minière. Bref, vous ouvrez la voie pour excuser l'acceptation future d'abus à notre patrimoine, chose que même «l'infâme» Dupplesis a refusé d'accorder en 1937 pour Anticosti.

    Mais bon, si vous vous ne permettez même une gouvernance égale ou supérieur en qualité que le cheuf, c'est votre choix. Et surtout pas le miens ;)

    24 Déc 2012 | Nicolas Beaulieu

  • Felix Pinel , un péquiste a tue tëte, tente a chaque occasion de discréditer Option nationale et son chef.

    22 Déc 2012 | samuel Arto

  • @Felix Pinel:

    Combien de quoi? Combien de dépenses initiales, ou combien de revenus subséquents? Croyez-vous que ça puisse ne pas être rentable? Le Plan Nord nous coûte très cher en dépenses, mais où sont les revenus? En fait, on n'a même pas le DROIT, apparemment, de savoir ce que ça nous rapporte!

    "Malgré le changement de gouvernement à Québec, il est toujours impossible de savoir combien d’entreprises minières paient des redevances à l’État, le nom de celles-ci ou les montants versés par chacune d’elles."

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/366588/redevances-minieres-qui-paie-et-combien

    "Combien perdons-nous actuellement?" est une question bien plus grave, selon moi.

    À savoir qui sera perdant, je serais tenté de dire: personne. Les compagnies y perdront certes ce qu'elles nous donneront, mais sans pour autant que l'affaire n'en devienne ruineuse. Et nous, accablés de dettes que nous sommes, trouverons un moyen facile de faire plus d'argent. Si je comprends bien notre situation, c'est ce que tout le monde veut actuellement.

    En somme, votre question traduit votre prudence, voire votre inquiétude dans un contexte où on n'a pas beaucoup de marge de manoeuvre. Toutefois, avant de rejeter la proposition de M. Aussant, je suggère de lui accorder la confiance qui lui revient. Rappelons que M. Aussant s'est donné la peine d'étudier non seulement l'économie, mais aussi l'administration des affaires et l'actuariat. De plus, M. Aussant s'est toujours sincèrement et respectueusement adressé au peuple québécois. Ce n'est certes pas un carriériste corrompu qui quitte un parti bien établi par convictions politiques.

    Qu'un homme aussi compétent et sincère prenne la peine de nous proposer une solution durable à notre déficit budgétaire, qu'il prenne la peine de nous faire réaliser la façon dont on se fait avoir de nos jours, est en fait une chance pour nous, et j'espère que ses propositions seront considérées avec intérêt et rigueur.

    S'il-vous-plaît, ne les balayez donc pas si légèrement. Vous et moi ne savons pas ce qu'il en coûte de nationaliser une ressource, ni le montant exact que ça nous rapporte. M. Aussant, qui est au courant et souhaite notre bien-être, suggère de le faire. Voilà qui stimule mon intérêt pour la question.

    20 Déc 2012 | Hugo Mailhot

  • Les ressources naturelles sont déjà nationalisées...d'où le principe des redevances minières. L'entreprise privée verse un montant au propriétaire de ces ressources pour exploiter celles-ci.

    20 Déc 2012 | ouch...

  • @Nathalie Grogières

    Vous ne trouvez pas ça un peu facile de promettre des choses que l'on ne peut pas chiffrer?

    Moi, je promets la bouffe gratuite pour tout le monde pour toujours... et ne me demandez pas de chiffrer cette promesse, car je n'ai pas les chiffres, je ne veux pas me les faire reprocher et je suis un hybride père Noël/Bonhonne sept heures

    19 Déc 2012 | Félix Pinel

  • Amen !

    19 Déc 2012 | Lise Charbonneau

  • @ Monsieur Félix Pinel: pourquoi demander ici des chiffres qu'il est impossible d'évaluer avec précision sans disposer de toutes les données? Pour se les faire reprocher?

    J'espère que vous n'êtes pas en train de jouer au Bonhomme Sept-Heures?

    19 Déc 2012 | Nathalie Grogières

  • Nous espérons bien vous avoir comme pomiculteur en chef un jour, Monsieur Aussant! Merci de nous éclairer de façon aussi simple et limpide. Bonne idée que cette fable!

    18 Déc 2012 | Nathalie Grogières

  • C'est toujours facile de promettre le bonheur quand on joue au Père Noël...

    COMBIEN?

    Ça fait plusieurs fois que je pose la question... à quel montant M. Aussant évaluez-vous le prix du rachat de nos droits sur nos ressources? Les compagnies ne seront pas perdantes en tout cas... elles feront de l'argent sans avoir à travailler...

    18 Déc 2012 | Félix Pinel

  • et avec l'accord que Harper a signé avec la chine, pour reprendre la fable, si on refuse de laisser le touriste prendre des pommes, le touriste va poursuivre le propriétaire du pommier en dommage, intérêt et perte de revenu. Le touriste a même le droit de couper le pommier pour y ramasser les pommes et le propriétaire ne peut l’empêcher sinon poursuite... :P

    Bref, le touriste est le réel propriétaire de tous les pommiers qu'il pourra trouver et a plus de droits sur eux que les résidents et propriétaires des terres...

    18 Déc 2012 | Raph

  • Un billet comme je les aime M. Aussant. Bravo! Et j'espère vous lire sur beaucoup d'autres sujets. Une politique de l'eau par exemple.

    Je vous invite à visionner le film Le Nord au coeur, le parcours d'un géograhe qui est encore à l'affiche au cinéma Ex-Centris cette semaine.

    18 Déc 2012 | Carole Smith

  • Ma seule préoccupation provient du fait que le fleuron-exemple de société d'état (Hydro-Québec) est actuellement très suspecte dans l'opacité de ses activités.

    D'ailleurs, c'est Daniel Breton qui dénonçait le "vol du siècle" d'Anticosti et qui semblait impliquer des fonctionnaires de HQ. Sans mentionner les légendes sur le "moteur-roue" et autres projets aux tournures obscures où planent des odeurs de corporatisme. J'ai d'ailleurs un étrange sentiment de paranoïa qui m'habite chaque fos que j'examine la liste des administrateurs d'HQ,

    Je ne dis pas qu'une société d'état soit ultimement une mauvaise chose. Même que, je trouve que les idées de M. Aussant sont les meilleures pour le Québec, pour autant que les sociétés d'État soient gérées avec plus de transparence. Je crois qu'Option Nationale devrait aborder le problème du corporatisme en premier et s'assurer qu'une société d'État agisse dans l'intérêt du Public et non dans l'intérêt de ceux qui sont nommés au C.A.

    18 Déc 2012 | Richard

  • Belle histoire de pommes... une chance que le pommiculteur n'a pas trouvé de minerai dans son sol, pcq là il aurait fait un moyen saut:

    Les camions reculant sur son terrain, les pépines creusant le sol riche, le pommiculteur s'empressa de demander, de quessé?

    Et le valeureux fonctionnaire de lui expliquer que les ressources sont une propriété nationale et que donc elles appartiennent à tous et toutes les Québécois(es) et bien que le pommiculteur soit sur son terrain, il n'est pas sur son sous-sol, voyez-vous.

    Ne vous inquiétez guère mon cher, nous vous replanterons des pommier sur un terrain et y transporterons votre maison aussi, lui dit le sympathique fonctionnaire (parce que voyez-vous il y en a des fonctionnaires sympathiques, même ceux payer pour vous prendre ce que vous pensiez être vôtre). Vos voisins ont pensé bonne l'exploitation de votre, pardonnez-moi de notre, minerai. Votre gouvernement vous remercie de votre sacrifice cher agriculteur et soyez assuré que vous aimerez votre nouvelles demeure tout autant que celle-ci.

    18 Déc 2012 | Mathieu

  • Le hic c'est que les pommes repoussent et que les ressources minières et pétrolifères elles, ne se régénèrent pas ad vitam eternam. Aussi est-il d'autant plus urgent et impératif que des actions soient prises afin que nos ressources collectives demeurent entre les mains de la collectivité ou à tout le moins, qu'elles lui profitent en toute première instance.

    Toujours aussi intéressant (et divertissant) de vous lire M. Aussant!

    18 Déc 2012 | Guillaume S.

  • Combien coûtera la Nationalisation... celle d'Hydro avait couté 621 millions ( dollars de 1962)?

    MT

    18 Déc 2012 | Martin Tremblay

  • C'est drôle, je me disais exactement la même chose que simon en lisant ce billet. Bravo ! :-)

    18 Déc 2012 | Émilie

  • Jean-Martin Aussant pour PM! C'est le seul qui a un discours intelligent et de réelles solutions pour nous sortir de la crise de la consommation et du crédit, détruire les mesures d'austérité et financer les mesures sociales au lieu et rendre au peuple québeçois ce qui lui revient de plein droit! j,ai hâte quie le Québec comprenne et réalise que la démocratie c'est plus qu'un système électoral bipartite à l'américaine dont les acteurs ont épuisés leur discours et n'apportent pas de réelles solutions aux enjeux environnementaux et sociaux mais axent toujours et tout sur l'économie et reprennent les idées de leurs adversaires pour se faire élire car ils sont incapable de renouveler leur projet ou encore courbent l'échine devant les corporations étrangères tandis qu'au Québec la situation se dégrade d'année en année. Vivement Option Nationale aux prochaines élections provinciales!

    18 Déc 2012 | Jasmin Demers

  • Excellente pédagogie M. Aussant! À chaque fois que je vous lis je me demande pourquoi personne n'a jamais pris le temps de décrire les chose aussi simplement avant! Que d'encre que nous aurions sauvé! Que de victimes de radio/journaux poubelle aussi!

    Merci!

    18 Déc 2012 | simon

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