360 jours autour du globe: La vieillesse et la coloc

360 jours autour du globe: La vieillesse et la coloc
15 Nov 2012

Par Dominique Audet et Mario Pesant  |  Publié dans : blogue

Un spécial cette semaine. Deux histoires pour le prix d'une! On est de même nous autres. Des fois, on se prend pour le IGA.

La vieillesse

On est vieux. On s’en doutait un peu, mais là c’est officiel. On est arrivés depuis deux jours sur l’île de Phi Phi, un paradis pour Australiens de dix-neuf ans, suintant de phéromones, ayant comme principal objectif de s’enfiler des buckets d’alcool par intraveineuse. Et nos conversations vont à peu près comme suit.

*

En se couchant :
- Sacrament. C’est donc ben fort c’te musique de sauvages-là. Les bouchons sont où ?
- Je sais pas… As-tu regardé à côté de ton dentier ?

*

En observant un couple visiblement lendemain-de-one-night qui déjeune, une jeune fille de bonne famille avec une espèce de tout croche de première :
- Ark. Y est vraiment gross. Ça pas l’air propre c’te p’tit gars-là. Bonjour les maladies vénériennes. Qu’est-ce tu ferais si notre fille arrivait avec un gars d’même ?
- Clairement, faudrait l’éliminer.
- Ben là. Franchement.
- Ou au moins le relocaliser. Comme y font avec les mouffettes.

*

En marchant dans les rues désertes, le matin :
- Coudonc, sont où tout le monde ? Y a tu eu une alerte au tsunami pis on est les seuls pas au courant ?
- Tsé ma douce, quand tu te couches à huit heures du matin, ça se peut qu’à dix, tu dormes encore…

*

Ben coudonc. J’imagine qu’on pourrait aussi appeler ça de la maturité. Me semble, non..? Non ? Ben oui… non ? Anyway. On quitte le rave vers un petit havre de paix (place de vieux) demain.

* * * *

La coloc


Tout d’abord, une petite précision. Il m’apparaît important à ce stade-ci de spécifier que j’ai eu une enfance à la Mowgli. Enfant des bois – mais aussi des champs, des ruisseaux, des lacs et des swamps – j’arborais fièrement de la corne d’un quart de pouce sous des pieds noirs (les chaussures, c’était pour les faibles) et de la boue jusque dans les cheveux pendant à peu près tous mes étés jusqu’à l’âge de douze ans. (Rassurez-vous, je me rendais un peu plus présentable quand venait le temps de retourner à l’école. Quand même tsé. Faut pas alerter la DPJ pour rien.) Et je me souviens de m’amuser des réactions de citadines de mes petites amies de la grand ville de Magog (une mégalopole de 14 000 habitants) qui venaient jouer à la maison : Waaaach !!!!! Un veeeeer de teeeerre !!! Pfff. De vraies filles, me disais-je avant de l’avaler.

Bref. Tout ça pour dire que je n’ai pas des réactions de fifille face aux couleuvres, limaces, crapauds et autres bibittes de ce monde. J’en ai vu d’autres.

Alors si je vous dit que la grosse criiiiisse d’araignée dans notre salle de bain de bungalow d’hier m’a tellement traumatisée que ça m’a empêchée de dormir (autre précision, je suis une dormeuse de haut niveau), et bien ça veut dire quelque chose.

Un mot : Ark.

C’est tout ce que j’ai à dire sur ce sujet.
Derniers commentairesRSS
  • Max B

    Je seconde Karianne, je ne manque pas un seul article! Belle plume, belles anecdotes, on en veut toujours plus!

    19 Nov 2012 | Max B | Montreal

  • J'adore votre blogue! J'adore votre façon d'écrire et l'humour glissé à travers vos histoires! Je viens de lire en un coup tous les articles depuis le début de votre voyage et je suis impatiente de continuer!

    Merci bcp!

    16 Nov 2012 | Karianne

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