360 jours autour du globe: Le bateau

360 jours autour du globe: Le bateau
8 Nov 2012

Par Dominique Audet et Mario Pesant  |  Publié dans : blogue

On revient de passer quatre jours sur un bateau, dans le parc national des îles Similan, au large de la Thaïlande. Petit résumé.

Les îles Similan sont magnifiques. Moi qui entretenais enfant le rêve de vivre sur une île déserte à la Robinson, les îles Similan auraient été le cadre idéal pour vivre mon fantasme misanthropique. Un chapelet d’îles inhabitées, de magnifiques petites plages de sable blanc, avec la mer turquoise et la jungle en arrière-plan… Parfait. On a même cru apercevoir Vendredi se cacher derrière un cocotier. (Finalement, c’était un gars du groupe qui faisait pipi.)

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Le site de Richelieu Rock, dont la renommée fut faite par Jacques Cousteau lui-même en personne, est tout simplement grandiose. On y a plongé trois fois et on y serait retourné encore. Des pics rocheux sous-marins couverts de coraux multicolores en excellente santé avec des tonnes de poissons tout autour… Un véritable aquarium. Le genre de site qui devient malheureusement de plus en plus rare sur notre pauvre planète.

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Se faire réveiller à six heures du matin par un gros américain extra-loud qui crie RIIIIISE AND SHIIIIINE ! THE SUN IS NOT UP BUT YOOOOU ARE ! DIIIIIVING BRIEFING IN TEN MINUTES ! WAAAAAAKE-UP !!! à pleins poumons à deux pieds de la chambre, c’est drôle le premier matin, mais le quatrième, ça donne un peu envie de tuer.

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Dans les trucs que je m’étais dits que je ne ferais jamais dans la vie, il y avait la plongée de nuit. Y voyant le contexte parfait à une crise de panique de chez Panique, je laissais ça aux autres. Mais bon. C’était gratiiiiis. Au moins mon expérience cauchemardesque ne m’aurait rien coûté, me disais-je. Et bien, surprise ! On a adoré ça. Étonnamment paisible comme expérience. En fait, on est tellement concentré sur le particulier – les yeux rouges illuminés des crustacés qui sortent se nourrir, les poissons qui dorment dans les moindres craques disponibles, les murènes qui sortent chasser, le plancton luminescent – qu’on en oublie l’immensité noire qui nous entoure et ce qui pourrait s’y cacher… Pis on n’a même pas vu le kraken, faque tsé.

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Quatre jours en mer, ça peut vous aider à développer une panoplie de stratégies de mental toughness pour ne pas vomir. Et quand vous avez fait le tour de vos ressources, ça peut même vous faire vomir par un hublot, comme dans les bandes dessinées. Quatre jours en mer, ça vous fait aussi marcher comme un marin saoul dans la tempête, même sur la terre ferme. Quarante-huit heures après avoir regagné le continent, on fait encore nos premiers pas matinaux avec l’assurance d’un alcoolo, le soir de la Saint-Jean.

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Quatorze plongées en ligne, ça peut facilement se conclure en otite. Mais tsé. Faut ben rentabiliser ça, c’t’assurance santé-là. Pis les médecins thaïs sont tellement attachants.

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Bref, on a plongé, on s’est extasié, on a expérimenté, j’ai dégueulé et on a voulu tuer. C’est ce qu’on appelle quatre journées bien remplies.
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