L’Amérique que j’aime

L’Amérique que j’aime
7 Nov 2012

Par Pascal Henrard  |  Publié dans : blogue

Trève de cynisme! Au diable le défaitisme! Avant-hier, nos voisins étatsuniens ont réélu Barack Obama. Par la peau des fesses, il est vrai. Mais ils ont quand même choisi sa vision démocrate plutôt que la mormone et conservatrice de son adversaire républicain.

C’est l’Amérique que j’aime qui a gagné. Celle qui va de l’avant, qui ne regrette rien mais qui veut se réinventer. L’Amérique des nouveaux défis, des rêves éveillés et des horizons infinis.

Celle des cheveux longs, des chemises qui sortent du pantalon, des chansons autour du feu l’été sur une plage du Mass., des liquor stores, des State Parks, des trails dans les Green Mountains. Celle des petits villages du Vermont, des routes qui serpentent entre les montagnes du New Hampshire, des petites plages cachées du Maine. Celle des trottoirs bondés de New York, du Capitole, de la Maison Blanche et des avenues solennelles de Washington. Celle des autoroutes qui se perdent jusqu'à l’Océan Pacifique, des villes sacrifiées du Michigan, des rues de San Francisco, des fermettes de Pennsylvanie.

L’Amérique de toutes les couleurs. L’Amérique des Blacks, des Latinos, des gays, des lesbiennes, des fumeux de pot, des geeks, des astronautes, de Philip Roth, de John Irving, de Paul Auster, de Halle Berry, de Scarlett Johansson, de George Clooney. L’Amérique de toutes les religions, du brassage des cultures et du mélange des genres.

Pas l’Amérique pâle et étriquée qui se plie devant Dieu et se range derrière une interprétation exigüe d’une Bible poussiéreuse. Pas celle des guerres impérialistes et de la peur de l’autre. Pas l’Amérique bien coiffée, au garde à vous et trop boutonnée.

L’Amérique de la jeunesse désordonnée et optimiste. L’Amérique accessible. L’Amérique qui aime le monde.

Tout n’est pas rose dans cette Amérique bleue tachée de rouge. Tout n’a pas été merveilleux. L’économie mal menée (oui, en deux mots), le grand écart entre les ultra-riches et les hyper pauvres, la dette abyssale, la délocalisation des emplois, la faillite des énergies fossiles, l'immigration anarchique, les guerres oubliées,…

Mais Barack Obama a le don de redonner l’espoir. Et c’est avec l’espoir qu’on traverse des déserts sans eau, qu’on atteint la lumière au bout du tunnel, qu’on touche à l’inaccessible étoile.

Aujourd’hui, l’Amérique des États-Unis est remplie d’espoir et veut aller de l’avant.

Si au moins ça pouvait inspirer ces autres Américains qu'on appelle Canadiens et qui sont englués dans le conservatisme obscurantiste et rétrograde du Harperland.


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  • Complaisance gaugauche boboiste:

    Définition:

    Déresponsibilisation intellectuelle et sociale par l'attachement a un éthos très particulier et non-examiné qui autoproclame sa doctrine politique,intellectuelle, économique et sociale comme étant de facto juste et équitable et donc moralement et spirituellement bonne au sens manichéen biblique du terme. Cet éthos est constamment définit par antagonisme, comme dans ce magnifique article, avec une présuposé mauvaise idéologie de droite, obscurantiste et élitiste en établissant une ligne claire et unidimenssionnelle les séparant. Le bobo complaisant ne remet jamais en question son bagage idéologique pour la simple raison qu'il se croit dénué d'idéologie et croit que la sienne est construction rationnelle et introspective sur les grands principes de l'équité et qu'elle se fonde aussi sur des faits incontestables et donc dotée d'une justesse empirique incontestable. Il affiche aussi souvent une connaissance assez médiocre de l'historique même de l'idéologie à laquelle il adhère ainsi qu'aux différents mouvemements sociaux des deux derniers siècles ce qui explique son manque de perspective et de profondeur dans son analyse des problèmes et dilemnes moraux auquelles font face son univers contemporains. Bref, il se complait donc dans sa zone de comfort hyppocrite sur la réalité du monde globalisé d'aujourd'hui dont la complexité infinie lui donne la peur légitime de se rendre compte de son incapacité à avoir une opinion pertinente sur tout. Il démontre en cours de route son ignorance, son insignifiance (Scarlett Johannson comme mariane de l'amérique pour tous les hommes en manque sexuelle), et surtout contribue par sa large plateforme à "englué" toute possibilité d'une vraie discussion sur la place publique dans son martelement de lieux-communs dichotomiques qui ne servent qu'à garder les gens dans leur apathie démocrate croyant tous être du 'bon' côté, collés sur ces chimères que sont les pôles des la droite et de la gauche.

    Bonne journée

    Pour plus d'information sur la complaisance gaugauche boboiste: http://www.youtube.com/watch?v=5Y0aydhFHNE

    13 Nov 2012 | Frédéric

  • Pascal Henrard

    Ceci donne un peu de substance à ce que j'évoquais dans ce texte... Si vous avez 16 minutes ça vaut la peine. http://www.msnbc.msn.com/id/26315908/ns/msnbc_tv-rachel_maddow_show#49736294

    8 Nov 2012 | Pascal Henrard | Montréal/Bruxelles

  • soupa lognion

    CANADA!! CANADA!! CANADA!! (lire USA!!! USA!! USA!!)

    Le nouveau billet de $20 qui rend hommage à la contribution du Canada à la première guerre mondiale est un bon exemple des changements subtils du Harperland. Après tout, tous les militaire sont maintenant des héros...

    8 Nov 2012 | soupa lognion

  • Je trouve que ce texte, bien que très beau et canalisant la joie que j'ai ressentie cette semaine, manque somme toute de profondeur.

    Parler de l'«Amérique que j'aime», une Amérique qui serait celle d'un Américain sur deux, c'est somme toute fort sélectif comme amour...

    La comparaison avec Harperland à la fin est encore plus boiteuse. Non seulement les Républicains sont beaucoup plus à droite qu'Harper (économiquement ET SURTOUT socialement), mais on s'entend que ces derniers ont eu AUSSI plus de votes qu'Harper en 2008. Romney a obtenu 48.1%, Harper seulement 39,6%. Les USA sont EXTRÊMEMENT plus conservateurs que le Canada. On a tendance à l'oublier parfois, parce qu'ils ont Obama comme président et qu'ici Harper est premier ministre, mais il n'en est rien. Pensez seulement aux absurdités qui ont été sorties cette année sur l'avortement. S'il avait fallu qu'un haut placé conservateur ait affirmé que le viol «est la volonté de Dieu» dans certaines circonstances, le parti de Harper aurait été balayé, alors qu'aux USA, de telles répliques (à répétition) n'ont pas du tout empêché le nez-à-nez final.

    Leur système fait en sorte que cette forte proportion de Républicains n'a pas gagné ses élections, mais j'en ai quand même un peu plein le cul des remarques du genre: L'Amérique a fait le bon choix. Il ne faut pas oublier que la différence en votes entre les 2 partis a été très mince et que le Congrès est républicain (et ce dernier dispose d'un véto sur les décisions présidentielles).

    8 Nov 2012 | David Mérette

  • Pascal Henrard

    Frederoc

    Je suis ravi d'avoir comblé votre manque. Mais j'aimerais que vous m'expliquiez ce qu'est la "complaisance gaugauche boboiste", ma suffisance intellectuelle a des limites.

    8 Nov 2012 | Pascal Henrard | Montréal/Bruxelles

  • Bill maher,...c'est toi?

    He m' ennuyais de ta complaisance gaugauche boboiste et de ta suffisance intellectuelle.

    8 Nov 2012 | Frederoc

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