Le front uni, ou la grotte et le feu

Le front uni, ou la grotte et le feu
6 Nov 2012

Par Jean-Martin Aussant  |  Publié dans : blogue

Vous est-il déjà arrivé d’être de bonne foi dans une discussion quelconque et, bizarrement, d’en payer le prix ? D’être ouvert pour ensuite vous faire reprocher à mots couverts d’avoir fait achopper ladite discussion ? Moi oui, et ça met son homme en ta.

Petite parenthèse sur les événements récents :
 
Depuis les élections du 4 septembre dernier, plusieurs commenteux ont reproché à de jeunes partis (Option nationale et Québec solidaire) d’avoir fait perdre « sa » majorité à un moins jeune parti (le Parti québécois). Comme si le pouvoir avait dû échoir par défaut au PQ puisqu’on a accepté au Québec un vieux système détestable qui favorise l’existence de seulement deux partis. Selon ce système, après 9 longues années pelquistes (adjectif pour PLQ), c’était inévitablement au PQ de venir nous dire que tout ira mieux. Jusqu’à ce que le PLQ puisse à nouveau nous dire que tout ira mieux sans le PQ dans quelques années, lorsqu’on sera un peu las du PQ. Toute personne voulant s’impliquer en politique devrait donc nécessairement entrer dans l’une ou l’autre de deux églises, celle du PLQ ou celle du PQ, qui se partagent le pouvoir sans interruption depuis plus de 42 ans et qui veulent bien que ça continue.
 
Surtout, ne pas diviser le vote ! Diviser le vote, c’est mal. Vouloir voter pour ce qu’on aime, c’est mal. Il fallait se contenter de voter pour ce qu’on pensait être moins mauvais (PQ) que ce qu’on détestait (PLQ). Notre système ne prévoit depuis toujours que deux partis dans le décor et ne vous avisez pas de venir « voler » des votes à l’un ou l’autre de ces partis avec vos lubies de nouveaux véhicules.
 
C’est ce qu’on appelle du conservatisme crasse. Ce système ne pourra plus durer dans un paysage politique qui se diversifie et qui s’enrichit de la voix de plusieurs partis. Cinq formations politiques ont présenté des candidats dans pratiquement tous les comtés lors du dernier scrutin. Quatre ont réussi à en faire élire quelques-uns ou plusieurs. Et la cinquième se reprendra, n’ayez crainte.
 
À l’approche des élections du 4 septembre, notre détestable système faisait en sorte que le PLQ avait une chance de se faufiler au pouvoir à nouveau à cause de la diversité de choix qui existait sur les bulletins. D’ailleurs, l’existence de l’adéquo-CAQ a sans doute coûté le pouvoir au PLQ. Autre division du vote. Mais ce concept de division du vote ne devrait pas exister dans une démocratie qui mérite ce nom. Différents partis mènent à la clarification du vote, pas à sa division. Différents partis augmentent aussi le taux de participation, alors que bien des gens voient enfin une option hors-duopole qui les incite à se prononcer.
 
Face à la menace pelquiste (j’insiste, les membres du PLQ sont des pelquistes si les membres du PQ sont des péquistes), le réflexe conservateur était de dire qu’il fallait tous rentrer au bercail dans l’autre parti d’alternance, soit le PQ. Il n’était pas question de remettre en cause le détestable système lui-même, bien qu’il nous incitera dorénavant à chaque élection à voter stratégique. Heureusement, nous ne sommes pas tous conservateurs et opposés à une certaine évolution, sinon nous serions encore dans des grottes à tenter de faire du feu. Remarquez, j’imagine que les conservateurs de l’époque voyaient d’un mauvais œil cette nouvelle technologie follement progressiste.
 
Selon plusieurs, dont je suis, la meilleure solution est d’insérer une composante de proportionnalité dans notre mode de scrutin, pour qu’enfin les gens puissent voter pour l’option qui les représente le mieux. Pour qu’enfin on cesse de parler de division du vote ou de vote stratégique. J’espère au passage que le ministre Drainville saura faire cheminer cette nécessaire évolution au sein de son caucus et de sa direction plutôt conservatrice à cet égard. En effet, le PQ nouvelle mouture a retiré cet élément de sa plateforme alors qu’il y avait longtemps figuré. Sacré attrait du pouvoir, ce que ça vous transforme des idéaux. D’ailleurs, avant d’être en politique, j’ai longtemps cru à tort que ce qui attirait le plus un homme dans la vie, c’était une femme (et vice versa). Maintenant, je sais que c’est une limousine.
 
Tout ça pour dire qu’entre le conservatisme qui veut faire perdurer un système inique et ceux qui veulent ajouter de la proportionnalité au mode de scrutin, une autre solution temporaire existait pour éviter ce que de nombreux Québécois craignaient, à savoir que le PLQ, usé par le pouvoir et ses mauvais réflexes, ne soit réélu pour une quatrième fois consécutive. C’était l’option d’un front uni ponctuel.
 
Un tel front uni aurait permis de faire en sorte que plusieurs comtés ne soient pas remportés par le PLQ ou la CAQ face au PQ, QS ou ON. Qu’on me comprenne bien, ces trois derniers partis ont le droit d’exister et leurs plateformes sont suffisamment différentes pour justifier leur existence distincte. Mais comme notre système électoral lui-même empêche cette réalité de s’exprimer, on aurait pu faire usage d’un peu d’imagination pour contourner ses plus grandes faiblesses.
 
Je vous épargne toutes les mécaniques possibles de la chose, mais le résultat probable d’un tel front uni, si les formations impliquées en avaient toutes voulu, aurait été un gouvernement majoritaire du PQ et l’élection de quelques députés de QS et d’ON. Ce gouvernement aurait eu certaines obligations face au front uni, dont celle de revoir le mode de scrutin pour que jamais plus nous n’ayons justement à faire de front uni pour combler des lacunes évidentes. Et ces lacunes seront de plus en plus évidentes puisque les alternatives continueront d’être de plus en plus nombreuses. Le temps des deux églises est terminé, et c’est tant mieux. Vivement un système électoral laïc.
 
Mais pourquoi ce front uni n’a-t-il pas fonctionné, me direz-vous ?
 
Parce que certains ont manqué de front, ayant peur de devoir expliquer cette chose inusitée à leurs membres. Or, pas de front, pas de front uni.
 
Parce que certains ont faussement cru n’avoir besoin de personne. Perception dinosaurienne oblige, on ne peut se « rabaisser » à parler aux autres, quel signe de faiblesse ce serait !
 
Parce que certains ne voulaient pas des conditions de base qui venaient avec le front uni, incluant entre autres l’ajout d’une composante de proportionnalité au mode de scrutin. La grotte et le feu sont forts dans le cœur de l’homme qui a peur du changement.
 
Mais aussi, parce que certains ont dit ne pas avoir assez de temps. Ce qui nous ramène ultimement au manque de front, mais qui nous permet aussi de nous demander ce qu’il adviendra du prochain rendez-vous électoral.
 
Si la volonté y est cette fois-ci, du temps nous avons. Et avis à ceux qui auraient tendance à penser à nouveau n’avoir besoin de personne : les diverses alternatives ne s’affaiblissent pas, elles se renforcent et se structurent. Vous pouvez vous enfermer dans vos grottes et y faire du feu, nous irons vous chercher quand l’hiver sera fini.
Derniers commentairesRSS
  • Aaaaaahh la proportionnelle. La fameuse proportionnelle. Celle que tout le monde demande mais que personne ne comprend, ou presque. C'est comme dire qu'on veut la paix dans le monde. Oui mais quelle paix, et comment? haha le diable est dans les détails, comme toujours.

    Pour changer un mode de scrutin, ça prend une crise nationale majeure, qu'elle soit sociale ou politique, ou un changement de paradigme, comme par exemple l'accession à l'indépendance d'un pays. Avant ces évènements, on peut bien dire qu'on désire changer de système, on ne saura pas ce qu'on veut quand même.

    Proportionnelle : il y a méthode a quotient, méthode à diviseur. Il y a méthode compensatoire, et non compensatoire. On peut avoir deux ou 1 tour. Plusieurs sièges par circonscription, une seule grande circonscription, plusieurs voix par personne, une seule voix, deux votes ou 3 ou un seul, etc. On peut avoir un mode proportionnel dit transférable ou pas, on peut avoir un mode basé sur des listes, ouvertes ou bien fermées. On peut avoir un mode mixte, mélangeant deux modes, comprenant encore ici autant de complexité à déterminer. On peut avoir un seuil de représentativité. 1%, 2%, 3,482% si ça nous chante. On peut avoir des circonscriptions hybrides, des quotas pour des groupes précis de la société ou des régions, ... Et ce n'est qu'une partie de la liste des possibles.

    C'est facile de dire que tout le monde veut une réforme, mais certains semblent avoir la mémoire très courte : en 2004, le PLQ a tenté de transformer le mode de scrutin avec le lead de Benoît Pelletier, suivant la frustration électorale connue en 1998 alors que le PQ avait eu la majorité en chambre sans majorité au suffrage et alors que le PLQ dépassait le PQ en terme de suffrage. On épargnera ici les motivations et les objectifs, libre à chacun de statuer sur la sincérité du projet (moi, personnellement, je crois que l'intention de base était sincère et démocratique). Mais voici les faits: cette tentative a lamentablement échouée, malgré toute bonne volonté au départ : les villes ont chialé (dont le maire de Montréal personnellement), les régions ont chialé, les partis d'opposition (PQ et ADQ) ont chialé, et même au sein du PLQ, on a commencé à chialer. Chacun chialait de manière opposée et sur des points dichotomiques, mais pas grave : ça ne faisait l'affaire de personne. Le projet de 2004, d'instaurer un mode de scrutin mixte-proportionnel sur la base de liste et de districts électoraux, a été abandonné. Ce mode de scrutin ressemble beaucoup, nonobstant quelques modifications ultérieures par les travaux du DGEQ, au projet promu par Option Nationale, devrait-on noter. Selon moi, il manquait d'ambition. Il était trop frileux et partisan. Mais, qui suis-je pour dire cela, en tant qu'opposant du PLQ? bref.

    Il y a toutefois des mythes, que je note quelque fois dans vos commentaires, à combattre :

    1- Il n'y a pas de bon mode de scrutin, il n'y a pas de "meilleure solution", il n'y a pas de mode de scrutin "plus équilibré et balancé". C'est une question de valeur et de choix de société. C'est relatif au contexte historique également et aux traditions connues. On n'est pas désincarnés dans nos choix politiques.

    2- À changement de mode de scrutin vient aussi changement de mentalité politique et changement de système partisan. Les partis et les opinions changent. Donc on ne peut académiquement pas, de façon cohérente, tenter de décrire à quoi ressemblerait notre parlement si on avait voté selon un autre mode de scrutin aux dernières élections : le mode de scrutin change toute la donne, jusqu'au choix des électeurs et aux choix des membres de la classe politique. La campagne aurait été totalement différente, si même elle avait eu lieu.

    3- Mais le changement de mode de scrutin n'est pas un remède miracle à tous les problèmes, spécialement la baisse de participation politique, la corruption ou le cynisme grandissant. Il peut aider mais ne doit pas être considéré comme un miracle. On doit imaginer aussi d'autres solutions. Il est faut de dire que de changer le mode de scrutin va miraculeusement politiser tout le monde, ou "laïciser" le monde partisan comme M. Aussant semble l'exprimer : de 2 églises (et demies, en fait), on passe à 3, ou à 4, ou à 5. Ça demeurera des églises, si on pousse la métaphore jusqu'au bout.

    4- Les modes de scrutins proportionnels (à finalité proportionnelle) incluant les modes mixtes (oui, ils sont également à finalité proportionnelle, ne vous en déplaise) ne sont pas synonyme d'instabilité, c'est un mythe véhiculé pour tenter d'inciter au statut quo basé sur un nombre très restreint d'exemples convaincants mais mal choisis et mal fondés. Les exemples qu'on ressort normalement, comme l'Italie, Israël ou l'Allemagne pré-nazie ne sont en fait que des exceptions, des mauvais exemples, surtout que l'instabilité de leur régime politique est beaucoup plus imputable à des éléments sociaux économiques ou militaro-sécuritaires qu'à des éléments purement partisan, lié au mode de scrutin. Il existe énormément d'États qui utilisent des modes dits proportionnels et qui sont très stables, tout comme il y a des États qui utilisent les modes uninominaux à un ou deux tours, ou plurinominaux à un ou deux tous, qui sont instables. Le Canada n'est d'ailleurs pas un grand exemple de stabilité, et encore faut-il savoir définir ce qu'est la "stabilité" (l'élection de 1993 est considérée comme l'une des plus instables, puisqu'ayant provoqué un changement extraordinaire de système partisan, du monde occidental). De toute manière, de par leur incroyable diversité de modalités, on ne peut pas considérer le "mode de scrutin proportionnel" comme un tout unique, une entité. C'est une "catégorie", une "branche" du système électoral. Rien de plus. Le travail de définition commence après.

    Quant au vote stratégique, sur lequel je suis en train de travailler, que tout le monde bombarde à boulets rouges, voici un fait indéniable qu'on peut démontrer de manière empirique : peu importe le mode de scrutin, il y a un vote stratégique. Le vote stratégique, ou "utile", relève du choix individuel de l'électeur et fait partie des choix légitimes dont il dispose en démocratie. Il est dénué de notion de "bien" ou de "mal". Là où on peut se poser des questions, c'est au chapitre de l'opposition qu'il peut sembler y avoir entre vote stratégique et vote par conviction. Or, les deux ne sont pas des contraires : il existe des modes de scrutin où un vote stratégique peut s'allier avec un vote par conviction. Mode de scrutin à vote unique transférable, par exemple.

    Ah j'oubliais : malgré l'apparente évidence statistique d'infériorité, nul ne peut réellement prouver ou démontrer que le changement de notre mode de scrutin vers un mode de scrutin proportionnelle est plus ou moins favorable à la souveraineté que le statut quo. C'est un mystère de la science sociale que toute projection statistique ne peut évaluer : on change les idées, donc si on considère que chaque être humain est une variable dans l'équation sociale, changer le mode de scrutin ne change pas qu'une variable, ou qu'une donnée : il les change toutes.

    Trop jouer avec des chiffres, en sciences sociales ou humaines, c'est comme jouer dans les émotions en mathématiques : c'est dangereux et ça mène à des abberations illogiques.

    10 Nov 2012 | Marc A Perreault

  • Effectivement, il faut réformer le mode de scrutin!

    "Comme il a été dit plus haut, le vote à compensation proportionnelle est probablement le système le plus juste et le plus balancé, puisqu’on y retrouve les avantages d’une élection directe tout en ayant ses inconvénients contrebalancés par une compensation proportionnelle. Un inconvénient de la proportionnelle pure (nommément le gel de la classe politique) demeure, mais il est amoindri par l’élection directe de députés locaux. Évidemment, meilleur est le système de scrutin direct, meilleur se retrouvera le système à compensation proportionnelle, et c’est pourquoi nous considérons qu’un système pondéré mixte à compensation proportionnelle serait indéniablement le système le plus juste, le plus balancé et refléterait le plus les préférences de l’électorat."

    http://www.ralliementcitoyenqc.org/2011/11/14/reflexion-sur-le-mode-de-scrutin-partie-ii/

    7 Nov 2012 | Scipio

  • On peut dire pelquiste, mais je préfère pelcaquiste. C'est plus juste.

    6 Nov 2012 | Étienne Hannequart-Ferron

  • Mr Bigras

    Citoyens et citoyennes, Quebecois et Quebecoises, laveuse et secheuses.

    6 Nov 2012 | Claude

  • Je pense qu'il faut dire péelquiste, et non pelquiste.

    6 Nov 2012 | Jérôme Fortier

  • Mais la limo, c'est pour attirer la femme quand t'es pas beau, non ?

    6 Nov 2012 | Liliane

  • En réponse à monsieur André Bigras:

    L'interprétation d'un texte en dit long sur celui qui l'a faite. En effet, il est navrant (pour réutiliser vos mots) de constater que c'est la seule question que vous ayez perçu dans cet article. Question qui n'y prenait d'ailleurs qu'une place secondaire. (Que faites-vous du sujet du système bivalent ne laissant pas de place réelle à d'autres options? Du refus de presque tous de s'unir?)

    De plus, vous dites "On ne vote pas pour se représenter...on vote pour un projet, pour une cause...pas pour être représenté." Qu'arrive-t-il quand la "cause" et le "projet" ne nous conviennent pas, on ne doit pas voter? Le projet pour lequel on vote est justement celui qui nous représente, non pas à travers un sentiment d'appartenance mais bien à travers le fait qu'il rejoigne nos valeurs et notre vision afin de "faire fonctionner le Québec et de résoudre une multitude de problèmes". Je n'arrive pas à concevoir que vous n'ayez pas fait un tel rapprochement.

    Concernant le refus de s'unir des deux autres partis "de gauche" (car cette union ponctuelle a été proposée, dois-je vous le rappeler, par Option Nationale):

    Ce refus d'union ne représente-t-il pas la réelle division du vote? Alors qu'Option Nationale proposait un front uni contre la droite, les deux autre partis ont refusé et le PQ l'a même fait en continuant d'accuser Option Nationale de diviser le vote de gauche.

    6 Nov 2012 | Jean-Nicolas Bourdon

  • @André Bigras

    Justement, on ne peut pas voter pour être représenté tant et aussi longtemps qu'on aura ce vieux système d'élection désuet. Ça me fait rire de lire que l'on vote pour un projet ou une cause, quand les principaux arguments des deux gros partis est la peur que l'autre soit élu. La majorité des électeurs sont en faveur d'un système de vote proportionnel...vous n'avez qu'à demander à n'importe quel inconnu passant dans la rue.

    6 Nov 2012 | David Robichaud

  • Vous avez tout faux. On ne vote pas pour se représenter...on vote pour un projet, pour une cause...pas pour être représenté. Il est assez navant de lire dans votre papier que cette seule question transcende toutes les autres questions. Comme s'il n'y avait pas - et qu'il n'y a pas encore- des sujets plus importants qui concernent une grande partie des citoyens et des citoyennes du Québec. Parlez-en à vos voisins ou à des personnes qui ne pensent pas nécessairement comme vous et vous verrez que ce qu'il leur importe, c'est de faire fonctionner le Québec et de résoudre une multitude de problèmes dont vous connaissez l'énumération. Alors, s'il-vous-plaît, votre mantra, on la connaît. Vous pouvez bien la répéter inlassablement - une mantra bien exécutée, ça peut calmer- ça ne fera rien changer à ce qui importe vraiment à la majorité des électeurs.

    6 Nov 2012 | André Bigras

  • C'est tellllllement logique.

    Vivement cette possibilité, où enfin, ce seront les idées qui prévaudront et qu'il sera possible de nuancer au lieu d'être polarisés entre deux.

    Je crois que c'est avec un tel front uni qu'Allende avait réussi à être élu président au Chili ce qui avait ultra surpris les USA qui avaient exercé leur terrorisme.

    6 Nov 2012 | Jocelyne

Commenter



    Le chien Urbania

    Vous devez être membre afin d'utiliser l'outil dock

    Devenir membre