360 jours autour du globe: La poutine

360 jours autour du globe: La poutine
1 Nov 2012

Par Dominique Audet et Mario Pesant  |  Publié dans : blogue

On soupait tranquille, un soir à Bangkok, quand un Québécois est venu s’asseoir à la table d’à côté.

Un prof de langue de St-Jean-Port-Joli, vraiment sympathique, qui passe quelques mois en Asie du Sud-Est à apprendre le thaï et à donner des cours d’anglais. On a passé la soirée à discuter, devant une bière, de coups de cœur de voyage et d’actualité québécoise. Et c’est entre un éloge du Taj Mahal, deux allégations de corruption et une bouchée de pad thaï, que notre compatriote nous informe que la blonde de Bruno Blanchet tient un petit stand à poutine à deux coins de rue d’ici. Pardon?

Après sept mois d’exil, quand l’occasion de manger une poutine se pointe, tu la prends aux cheveux. Même si t’es à Bangkok et que tu y crois plus ou moins (en fait, moins que plus) à cette poutine thaïe, t’as pas le choix. L’instinct de la ceinture fléchée a refait surface. Tu dois manger une poutine. Final bâton. Le rendez-vous était donc pris : le lendemain soir, on ferait honneur à notre plat national avec notre nouvel ami.

L’heure venue, notre flair de fin limier nous a habilement mené jusqu’au subtil drapeau de huit pieds d’haut du Québec et celui – tout aussi discret – des Canadiens de Montréal permettant aux initiés de se savoir arrivés à bon port. Heureux comme des papes un lundi de Pâques, on s’est attablés à la seule et minuscule table trônant sur le trottoir et, l’œil sûr, on a commandé trois poutines comme si on avait fait ça toute notre vie.

Et contre toute attente… Wow ! Bon, on ne vous mentira pas, le fromage ne faisait pas squick-squick… Mais wow quand même ! Hormis l’absence de squickitude du fromage, on était en présence de la vraie patente. Pour vrai, c’était minimum vingt-deux pieds au-dessus de nos attentes. Bruno, qui n’était pas là ce jour-là, avait manifestement bien briefé sa souriante copine. On s’est régalé. En quittant, quand la blonde (thaïe) de Bruno nous a remercié d’un chaleureux « Merci beaucoup ! À bientôt ! » on s’est crus pendant un instant dans une cantine du Québec.

Et c’est aussi ça, la magie du voyage. Nous faire réaliser à quel point ça goûte bon, la maison.
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