Un quart de siècle sans Lévesque

Un quart de siècle sans Lévesque
30 Oct 2012

Par Jean-Martin Aussant  |  Publié dans : blogue

Heureusement que René Lévesque est né dans les années 20 du siècle dernier, sinon il n’aurait sans doute pas eu la carrière politique qu’on lui connaît. Nous y reviendrons.

D’abord, il me semble opportun, en début de collaboration comme ça, de me présenter un brin avant d’établir nos rendez-vous hebdomadaires. D’autant plus que le fait de parler de moi rassurera tous ceux qui pensent que mes efforts des dernières années n’étaient que le projet d’un gros égo. Allons donc. Moi, me prendre pour un autre! Jamais de la vie, pourquoi me rabaisserais-je? (Note aux trolls: c’est une blague)
 
Alors je me présente : Jean-Martin Aussant, musicien et compositeur. J’avoue que c’est une facette moins connue de mon existence d’économiste et de financier, mais la composition musicale demeure tout de même ce qui me définit le mieux dans la vie. Après avoir suivi une formation de plusieurs années en piano très classique chez les bonnes Sœurs, je me suis mis à la composition et je n’ai jamais arrêté d’écrire depuis.
 
Je vous entends d’ici réclamer d’entendre ce lyrique matériel et, un jour prochain, vous le pourrez. J’y travaille quand j’ai un peu de cette chose rare qu’on appelle le temps. Parce que j’ai quand même hâte de savoir si je suis le seul à trouver ma musique intéressante ou s’il pourrait y avoir preneur. Ou preneuse, pardon. C’est ici que je dois préciser que tous mes textes seront écrits en vieux français. C’est-à dire en français d’avant la rectitude politique de tout doubler en masculin-féminin. L’équité homme-femme est une évidence comme objectif de base, mais j’ai toujours trouvé affreusement langue-de-boisiens les discours à la Québécois-Québécoises, citoyens-citoyennes, laveuses-sécheuses. Comme me le disait un ami, on dirait que ça brise la musicalité de la langue française. Et j’ai quand même des amis intelligents.
 
Bon, maintenant qu’on se connaît mieux après cette exhaustive biographie, de quoi parler cette semaine ?
 
Je dois avouer que les sujets d’actualité ne manquent pas pour une première chronique, c’est le moins qu’on puisse dire. Je jetterai mon dévolu sur le 25e anniversaire du décès de René Lévesque, qui manque cruellement à tous ceux qui pensent que la politique doit redevenir cette chose noble et belle qu’elle peut être. Où logerait René Lévesque aujourd’hui s’il était dans la force de l’âge?
 
Ayant quitté le Parti libéral pour fonder le Parti québécois, on peut certes faire l’hypothèse qu’il parlerait de souveraineté. Rappelons qu’à son époque, le taux d’appui à l’idée d’un pays bien à nous était beaucoup moins élevé qu’aujourd’hui. Il serait encore plus naturel pour lui d’en faire la promotion sans relâche dans un environnement relativement plus favorable. Cette hypothèse élimine donc le Parti libéral et l’adéquo-CAQ.
 
Restent trois partis parmi les cinq à avoir siégé ces dernières années. Serait-il à Québec solidaire ? Je ne pense pas. René Lévesque tenait le discours de celui qui a conclu que la souveraineté est souhaitable et nécessaire. Il n’en était plus à deviser sur la pertinence de la faire, mais plutôt dans la pédagogie, dans la conviction des indécis et des réfractaires.
 
Ne restent que deux partis. Serait-il au Parti québécois ? Je ne pense pas non plus. Lévesque lui-même disait qu’un parti ne devrait pas durer plus d’une génération. Le PQ d’aujourd’hui n’est pas le PQ des années 70. Tous les partis qui ont connu le pouvoir (cinq fois dans le cas du PQ) acquièrent des réflexes de politiciens professionnels et deviennent davantage des machines à pouvoir que des génératrices de beauté collective. Quand on fonde un parti sur une idée centrale qui est de faire la souveraineté, il faut être prêt à en parler même si ça rend la tâche plus difficile dans certains contextes. Seuls les partis moins usés peuvent avoir le courage de leurs convictions, du moins c’est ce que l’expérience semble indiquer.
 
Tout le monde vante ses immenses qualités de leader, et avec raison. Mais personne ne parle d’une réalité incontournable dans le monde politique actuel. Comme je le disais au tout début, il n’est pas clair que René Lévesque serait en politique active s’il vivait aujourd’hui. Son personnage bourru, mal coiffé, mal habillé, fumeur en chaîne et dont le sourire paraissait inconfortable plus souvent qu’autrement, n’aurait pas bien passé la barre des médias. Vous imaginez bien qu’Infoman, par exemple, en aurait fait la cible de quelques commentaires assassins. En 2012, les bonnes idées de Lévesque auraient malheureusement eu plus de mal à se faire entendre. Très malheureusement.
 
Des cinq principaux partis, il ne reste donc selon moi qu’un parti dans lequel René Lévesque se serait senti chez lui. Un parti qui fait une véritable promotion de la souveraineté et qui ne passe pas d’abord par un calcul électoraliste. Un discours franc et direct sur le plan de la nationalisation des ressources naturelles, de la gratuité scolaire, de la réforme des institutions et bien d’autres. La population mérite cette audace et cette clarté. La confiance suivra. Option nationale n’a pas encore de grands moyens financiers, mais sur le plan des idées et de la fougue, c’est là que ça se passe.
 
« Coudonc, te prends-tu pour René Lévesque ? » est une question qu’on me pose de temps à autre. Je n’ai jamais aimé être comparé à René Lévesque, il n’était même pas beau. (Note aux trolls : c’est une blague)
 
L’anniversaire de la mort d’un libérateur de peuple ne survient pas toutes les semaines. J’ai donc l’intention de traiter plus précisément des avantages reliés à la souveraineté du Québec au cours des prochains mois. D’ailleurs, si vous avez des arguments fédéralistes à déboulonner, je les attendrai avec plaisir. J’ai toujours aimé démonter les mythes fédéralistes et les arguments mensongers qui visent à nous faire dire que nous ne sommes pas capables de gérer nos propres affaires.
 
Oh que oui, nous en sommes capables. Et ça s’en vient. Just watch me, comme disait Belzébuth.
 
JMA
Derniers commentairesRSS
  • Bonjour M. Aussant,

    Les moyens d’expression de tout ce qu’on ressent et veut communiquer sont nombreux. L’art en général, la musique que vous connaissez bien et la langue parlée.

    La musique, dit-on, est une langue universelle qui n’a pas de frontière, ni de sexe, ni de nationalité.

    On ne peut en dire autant de la langue parlée, du moins le français. Les langues évoluent au cours du temps, au fil des connaissances et des mentalités.

    Les mots inventés depuis des siècles en français ont pris la tangente du féminin et du masculin aux dépens des mots épicènes. Aussi, les règles de grammaire qui ont dictées notre manière de parler, autant les femmes que les hommes ont malheureusement de profondes lacunes. La pire évidemment étant celle du masculin qui l’emporte sur le féminin.

    Pour les hommes, les règles de grammaire française vous inclus 100% du temps. Pour nous les femmes, comme vous le savez, ce n’est pas le cas.

    Et cette exclusion ne s’est pas reflétée seulement au niveau du langage, mais aussi dans nos vies de tous les jours.

    Alors, pour nous les femmes, ce n’est pas de la rectitude politique ni langue de boisiens que de parler ou écrire quelques mots au masculin et au féminin, c’est ressentir qu’on fait partie du monde. C’est peut-être un peu moins musical et harmonieux à entendre pour les puristes et les rationnels, mais pour les autres ça nous rallie à la communauté.

    Certaines personnes en sont tellement imprégnées de cette règle, qu’à plusieurs reprises, dans des articles, même s’il n’était question que de femmes, tout était écrit au masculin. Le plus frappant étant un article que j’avais lu sur des femmes enceintes!

    Qui sait? Nous sommes peut-être dans une phase transitoire de notre manière de parler et d’écrire le français, mais en attendant une touche féminine dans le parler et l’écrit détermine notre appartenance aux propos énoncés.

    Cela dit, ce sera sûrement un plaisir de lire et partager vos points de vue politiques sur la tribune de Urbania.

    5 Nov 2012 | Danièle Bourassa

  • Valérie Paquette & Guillaume Reboux

    Lévesque ne serait-il pas un peu déçu de voir les souverainistes se diviser après avoir travailler si fort pour les rallier? Ceci dit, j'aime les idées d'Option national et sa façon clair de les partager...

    3 Nov 2012 | Valérie Paquette & Guillaume Reboux

  • Vous avez bien raison, la rédaction épicène m'horripile. Comme je suis femme, il m'est difficile d'oser le dire dans un milieu féministe, car les féministes le prennent comme une atteinte personnelle. C'est éprouvant. Cette sorte de gauche m'horripile également, moi qui suis de gauche!

    1 Nov 2012 | Nathalie Grogières

  • Si le Québec arrête de payer pour tous les collusionnistes et arrangeux de contrats, il est certain que l'indépendance devient la bonne voie pour les vrais indépendantistes.

    La cote de crédit du Québec serait excellente puisque nos "politiciens"...genre maires pourris, seraient là où ils devraient être. Pour ceux qui ont PEURS de la péréquation...on a besoin de moins d'argent quand on se fait pas voler.

    Merci Monsieur Aussant

    Bon Blog.

    1 Nov 2012 | Michel L'Ecuyer

  • Moi je crois sincèrement que René Lévesque en serait au même point que Pauline Marois ou peut-être aurions-nous pu avancer un peu plus dans le dossier de la souveraineté. Je crois aussi qu'il aurait été content que soient créé d'autres partis souverainistes mais fâché que si près du but vous ayez eu besoin de faire chambre à part pour assoir vos idées toutes intéressantes et légitimes qu'elles puissent être. Que sont 4 ou 8 ans dans l'Histoire? C'est encore un rendez-vous manqué. À moins que.....

    1 Nov 2012 | Julie Blaquière

  • Bravo Jean-Martin, bon départ!

    1 Nov 2012 | Harry Harrison

  • Très intéressant comme premier billet. À ceux qui se plaignent que JMA fait la promotion de son parti politique : ce type de billet se veut une sorte d'éditorial, donc on devrait s'attendre à connaître l'opinion personnelle de l'auteur.

    31 Oct 2012 | Guillaume

  • M. Jean-Martin Aussant,

    J'attrape au vol votre demande de nous fournir des arguments fédéralistes solides afin que vous ayez le plaisirs de les déboulonner. Comme je suis un indépendantiste convaincu, je ne puis faire que l'avocat du diable en essayant d'être un tantinet baveux comme les fédés peuvent l'être. Je vous soumets donc un tableau émanant du gouvernement fédéral intitulé "Tableau 7 - Recettes et dépenses de l'administration fédérale, Québec" sur la page Web suivante -> http://www.statcan.gc.ca/pub/13-018-x/2011001/t/tab0724-fra.htm .

    Il semble que ce dernier tableau soit conforme, véridique et exacte puisque les chiffres sont très semblables aux statistique publiées par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec. Statistique Canada (SC), Division des comptes des revenus et dépenses sur le site Web du gouvernement du Québec -> http://www.bdso.gouv.qc.ca/pls/ken/p_afch_tabl_clie?p_no_client_cie=FR&p_param_id_raprt=1478

    Je vous soumets que ces chiffres nous laissent à penser que le gouvernement du Canada dépenserait plus au Québec que notre contribution en impôts et en taxes. Je vous soumets ces données parce qu' André Pratte de La Presse, s'en sert abondamment afin de démolir vos arguments sur la rentabilité de l'indépendance. Voilà un argument économique fédéraliste qui est parfaitement dans vos cordes d'économiste et dont la réponse que vous nous fournirez vous fera sans doute jouir.

    31 Oct 2012 | Serge Savoie

  • Serge Tisseur

    Monsieur Aussant,

    J'ai suivi votre dernière campagne électorale avec beaucoup d'intérêt. Je tiens à dire que votre position sur la souveraineté m'a semblé la plus honnête. C'était aussi la plus courageuse de toutes et elle vous a malheureusement valu la défaite. Mais je vous prie de garder la même honnêteté et la même clarté, si vous êtes de nouveau candidat lors d'une prochaine élection. Même si la politique n'est pas le lieu des bons sentiments, je vous assure des miens.

    Serge Tisseur

    31 Oct 2012 | Serge Tisseur | La Pocatière

  • continuer comme sa M. Aussant j espère presque les partie d opposition von presque voté contre le but jet de marois ( elle mériterais juste sa pour etre revenue sur sa parole sur la taxe sante )

    ,j ai déjà hâte de retourner en élection et peu être que ce coup ci on pourra au moins faire élire un députer ,sinon venez plus dans la région de levis j ai pas eu encore la chance de vous rencontre et j aimerais bien .

    31 Oct 2012 | mathieu morin

  • Bonjour JMA,

    Bravo pour cet article et ce clin d'oeil à notre passé souverainiste..! René fut un Grand homme, un visionnaire, un défenseur du peuple, croyant sans équivoque à la nécessité, au besoin d'un Québec souverain, essentiel à l'épanouissement collectif , tant social, économique, ou culturel, ... de notre nation. René, ce précurseur, cet avant-gardiste, ce grand anticipateur, ce cerveau, pour ne pas dire ce «rêveur», avait une grande qualité essentielle comme politicien, prisée et enviée de plusieurs, apeurant même ses adversaire: son CHARISME ! Je le revois, sur son tableau noir, avec son bout de craie blanche, expliquant, vulgarisant ses visons du Québec de demain... Et je le revois aussi, lors d'assemblées, de congrès, de discours, faire LEVER une foule en moins de deux. C'était René, à son époque, à son meilleur...

    OUI JMA, les temps ont bien changés, les médias sont beaucoup plus intransigeants, bêtes et méchants, et surtout monopolisés et impliqués, directement ou indirectement, aux passages d'un message, d'une idée... Ils connaissent leurs pouvoirs , leurs influences, et ceux qui les possèdent, s'en servent indûment. Le masse-média est une mode, une force, un pouvoir de diffusion incommensurable, et il faut composer avec, et en tenir compte dans nos équations... Donc, contrer et maîtriser un contre-pouvoir, tenter de ramener le balancier à l'équité.... Et ON a bien réussi en ce sens. Le pouvoir d'aujourd'hui et de demain, c'est l'Internet, les réseaux sociaux, les blogues, occuper la place virtuelle, diffuser d'un à un, utiliser les chaines de courriels exponentielles, etc. Voilà la force de diffusion à notre portée, ce nouveau pouvoir de masse, nous permettant de contrer et de devancer les médias traditionnels. Un réseau bien structuré et organisé, peut facilement faire un pied-de-nez aux grands médias existants... ON l'a démontré.

    Pour revenir à René, le sujet principale de l'article, oui il était, comme tu le dis, et je te cite: « personnage bourru, mal coiffé, mal habillé, fumeur en chaîne et dont le sourire paraissait inconfortable plus souvent qu’autrement, n’aurait pas bien passé la barre des médias »... Mais son CHARISME compensait largement pour ses autres attributs. Si je reviens souvent, JMA, sur cette qualité imprenable de René, c'est que peu, très peu de politiciens de nos jours possèdent ce CHARISME, ce don, cette autorité, ce grand pouvoir de séduction auprès des foules... René avait compris et «naturellement» avait résolu l’énigme.

    JMA, tu as un pouvoir de vulgarisation incroyable, d'explication simplifiée, qui plait énormément à tes auditeurs. Je t'ai vu aller, et plusieurs abordent en ce sens, tu as la capacité d'expliquer des choses complexes aux communs des mortels, et de faire qu'ils saisissent et comprennent tes réponses, tes explications, et peuvent ensuite les redistribuer ! C'est une force importante et obligatoire pour un homme politique aujourd'hui, tu as cette force, cette capacité... Maintenant, reste à développer, à parfaire une façon ENLEVANTE de passer ton message, de prendre la parole avec plus de CHARISME, de CONVICTIONS, et de séduire et d'animer tes auditeurs... Tu sais, le peuple aime avoir un modèle, un motivateur, un chef qui sait les faire lever debout, etc. Avec cet engouement ajouté à tes discours, tu feras lever un Québec tout entier..!

    ON est le parti de demain, l'avenir du Québec, uni nous vaincrons !

    31 Oct 2012 | Michel Dion - iiiBooo

  • Salut Jean-Martin,

    J'ai bien aimé ce texte, quelques sourires parsemés d'agréables découvertes.

    Continue ton excellent travail, ton absence à l'assemblée nationale est regrettable et une grande perte pour le Québec.

    Profite bien des moments avec ta famille et courage, tu inspires beaucoup de gens ;)

    31 Oct 2012 | Micaël Masse

  • Monsieur Aussant.

    Je me réjouis d'avance de relire les arguments fondamentaux en faveur de la souveraineté.

    Le système fédéral canadien est une hydre à 12 têtes. Il est dysfonctionnel. Cette dysfonction ne profite qu'à une certaine classe de citoyens. On le constate clairement quand on voit s'agrandir l'écart en les riche et les pauvres. La raison d'être d'une fédération est de rationaliser les services, répartir les coûts et contrebalancer les écarts. Le Canada ne remplit pas son rôle premier. Il coûte plus cher à chaque canadien que ce qu'il rapporte en services directs. La souveraineté, du Québec et des autres nations est indispensable calibrage de l'économie mondiale. Les superstructures économiques supranationales ne servent que l'establishment financier international.

    30 Oct 2012 | Noël Beaupré

  • Très belle chronique Mr. Aussant.

    J'admire votre sens de l'humour et j'ai bien hâte de vous relire. Ah oui! Pour faire suite à votre requête: à ce qu'il parraît, si nous nous séparons du Canada, il vas pleuvoir des portraits de la reine et Harper vas nous chatouiller les orteils durant notre sommeil.

    30 Oct 2012 | Jérémie Tremblay



  • Toujours le même problème avec Option Nationale.

    Le babillage

    .

    .Au lieu de prendre contact avec la population pour expliquer ces idées si avancée de ON.

    Car elles sont avancées ces idées et elles ne sont pas toutes connues.

    C'est extrêmement désolant que ON n'en fasse pas la promotion « at large »

    Pour expliquer ces idées ça demande d’abandonner le babillage.

    Il y a des fausses notes dans vos compositions, mr Aussant

    Il était inutile de spéculer sur René Lévesque, il est décédé.

    30 Oct 2012 | Émile Lacas

  • La glace est finalement brisé... Félicitation pour ce premier blog... Petit train va loin...

    P.S. À toutes la critique : Critiquez est toujours plus facile que d'accomplir quelque choses. Et c'est malheureusement peut-être pour cela que le Québec est encore une province...

    30 Oct 2012 | Stéphane D'Astous

  • Moi ce que j'ai cru comprendre, peut-être me suis-je trompé ?, c'est qu'Urbania laissait aux auteurs le choix de décider si ce qu'ils écrivent est pertinent. En tant que lecteur, vous pouvez être contre les propos, contre les idées... Mais n'essayez donc pas, de grâce, de décider de ce qui doit être écrit et ce qui ne doit pas l'être. Spin politique ? Spin de libération d'un peuple. Si le seul parti qui en fait la promesse est le sien, ce n'est pas SON problème, c'est celui des autres partis, et tant qu'à ça, de tous les Québécois.

    30 Oct 2012 | David René-Laforest

  • J'ai vraiment apprécié le texte que je viens de lire. Ça m'a diverti, on aime bien ton humour Jean-Martin. Continu à être le politicien du bon coté de la force!

    Tout le Québec te regarde.

    Merci.

    Gabriel Tousignant

    30 Oct 2012 | Gabriel T

  • Belle chronique. J'ai hâte de lire la prochaine.

    30 Oct 2012 | Olivier Vinet

  • M. Aussant,

    votre texte m'a fait sourire et c'est très plaisant de vous lire ici! Je lisais certains commentaires qui font suite à votre texte et je me disais, ça y est... on est reparti dans les malaises entre PQ et ON, on vous accuse de spin politique, on est déçu, etc. Suis-je le seul à avoir vu un certain 2e degré avec, notamment, les notes aux Trolls! (Peut-être était-ce encore trop timide pour nous anoncer une certaine légèreté et clairement une bonne dose d'humour dans votre texte, non mais, ça va prendre quoi!? Faut slacker les analyses un moment donné et juste aprécié. Votre texte m'a fait rire il m'a fait du bien et je vous en remercie!

    Sur ce chers, chères, commentateurs, commentatrices, je vous souhaite la belle nuite ou le bon nuit! Allez-y accusez moi d'être souverainniste et de ne pas bien maîtriser ma langue!

    30 Oct 2012 | Olivier Grant

  • Vous dites que le PQ a été 5 fois au pouvoir. Il serait plus juste de dire qu'il a gagné 5 élections mais il n'avait été au pouvoir que 2 fois avant cette fois-ci. Et chaque fois il a déclenché un référendum sur la Souveraineté. Et si on ne peut pas en déclencher un 3e c'est parce que y'en a qui veulent s'obstiner sur la couleur de la casquette du capitaine comme disait Falardeau. Y'en a marre de vous entendre dire que le PQ ne veut plus la faire l'Indépendance - un peu de respect pour vos frères d'armes.

    30 Oct 2012 | Frédéric Dénommé

  • Un peu moche de voir ce premier article se transformer en simple spin partisan. Les gens lisent Urbania pour on petit regard tranché sur les tendances dans la société. Je trouve que cet article est un peu déconnecté de l'esprit du magazine.

    Après ça... bonjour l'analyse politique classique. On remet une couche de vernis sur le culte du cher René, en oubliant que c'est aussi lui qui à travaillé à minimiser une frange plus à gauche du mouvement indépendantiste.

    Franchement M. Aussant, ne pouvez-vous pas faire mieux qu'un spin politique? Nous ne sommes plus en campagne électorale.

    30 Oct 2012 | Julien Royal

  • Un peu court et fallacieux l'argument de l'accueil médiatique. Ses dons de communicateur, son authenticité et son charisme dépassaient de beaucoup les aléas de sa tenue vestimentaire. Si vous l'avez rencontré et pu causer avec lui, voix ne devriez pas parler ainsi. Déçu de vous voir si allègrement accréditer le formatage artificiel du message politique.

    30 Oct 2012 | Jacques Chabot

  • Monsieur Aussant,

    Avant de commencer, je tiens simplement à vous exprimer mon plus grand respect. Vous avez été pour moi, et je crois que plusieurs partagent mon opinion, une lumière qui éclaire (pas encore assez pourtant) une période sombre de la politique au Québec. Vous avez été pour beaucoup un exemple de pragmatisme et de franc-parler et j’ose espérer que vous continuerez sur ce chemin. Pourtant (parce qu’il doit bien y avoir un « pourtant » après quelques éloges J), je dois avouer que votre premier blogue, que j’attendais avec beaucoup d’impatience, me rend quelque peu mal à l’aise. Sans vouloir vous vexer, mon but étant plutôt d’exprimer mon opinion en tant que membre de ON, je ne peux m’empêcher d’être embarrassé devant l’utilisation d’un des personnages les plus importants du siècle dernier au Québec pour faire valoir ON. Ce n’est peut-être que mon côté historien qui refait surface, mais j’ai toujours ressenti un profond malaise en voyant des partis politiques s’accaparer des figures ou des évènements historiques à leur compte. Comment savoir où se situerait René Lévesque en 2012 n’est que pure fabulation et ne devrait pas servir d’outils comme tremplin à un parti ou à une idée; la figure de Lévesque ne devant pas se faire avaler par un parti, mais plutôt servir d’inspiration aux Québécois.

    Pour conclure, merci d’avoir créé ON et j’espère que vous prendrez notes du commentaire d’un simple étudiant au BAC en histoire. Mon but, comme je l’ai dit plus haut, n’étant pas de vous descendre, mais bien de vous donner l’impression que donne votre premier blogue sur un fidèle membre d’ON.

    30 Oct 2012 | simon deschenes

  • très beau texte . moi même souverainiste convaincu (j'ai quelque mythe fédéraliste qui me font me font peur c'est temps si)

    nous deviendrons une porte d'entrer pour les bateau de substance illégale ou d'immigrent illégale puisqu'on aura une moins bonne armée

    on aura une moins bonne armée ( même si on est pacifique il en faut une au cas)

    les emploi des fonctionnaires fédéraux seront aboli donc plein de chaumage, les solda canadien(québécois) seront déporter , les policiers de la grc seront déporter .

    merci de briser ses mythe

    30 Oct 2012 | kevin

  • Question de faire l'avocat du diable sur la question «Où logerait René Lévesque aujourd’hui s’il était dans la force de l’âge?», il faut quand même rappeler que, si la fondation de son parti pouvait être vue comme une "division du vote progressiste" de l'époque, il a été l'architecte d'une FUSION entre les divers courants souverainistes, et non d'une division. Moi je pense que c'est plus sain d'avoir plusieurs partis souverainistes qui collaborent ensemble sur ce projet commun plutôt que de vouloir mettre tout le monde de force dans le même partie, mais je ne pense pas que c'est comme ça que pensait Lévesque. Alors il ne serait pas chez Option Nationale. Son erreur aura été de ne finalement pas instaurer la composante proportionnelle, parce qu'elle favorise la multiplication des partis politiques.

    30 Oct 2012 | Jérôme Fortier

  • Comme disait Pierre Desproges :

    Françaises, français ! Belges, belges !

    J'ajouterais : Souverainistes, souverainistes !

    30 Oct 2012 | Étienne Hannequart-Ferron

  • Bonjour JMA,

    J'aimerais bien savoir en détails comment le Québec souverain se portera sans la péréquation. Je connais les grandes lignes (programmes fédéraux non souhaités, etc.), mais j'ai besoin de plus d'arguments lors de mes débats :)

    Merci,

    30 Oct 2012 | Philippe

  • Ce que vous avez écrit à propos de l'allure générale de Monsieur Lévesque (mal coiffé, fumeur, mal habillé, etc.) me frappe. C'est vrai qu'aujourd'hui, on remarque plus quelqu'un par la beauté de son image que par ses pensées et de ses convictions. Selon moi, la politique et l'image corporelle devraient être deux mondes totalement différents. On entend encore souvent des gens dire qu'ils vont voter pour un ou pour l'autre parce qu'il a fier allure. Lors de la dernière campagne électorale, Mme Marois a fait référence au poids de M. Barrette. On s'en fout !! S'il est compétent, s'il fait la «job», s'il réussit là où tous les autres ont échoués, il peut bien peser une demie tonne si ça lui chante !!

    C'est dommage d'avouer que René Lévesque n'aurait pas de visibilité dans les médias «traditionnels» parce qu'il préférait «embellir» ses idées et le Québec plutôt que d'aller chez le coiffeur et le tailleur pour être habillé «tendance».

    30 Oct 2012 | Keven Néron

  • Je me pose une question depuis quelques temps sur la cote de crédit M. Aussant et j'aimerais bien avoir votre opinion sur le sujet.

    Bonjour M. Aussant,

    J'ai un mythe pour vous, s'il est en un, à déboulonner. S'il n'en n'est pas un, que pourrais faire un Québec souverain afin de régler cet épineux problème?

    Il est souvent dit que la cote de crédit du Québec est gardée artificiellement basse, puisque le Québec fait parti du Canada et qu'en cas de défaut, c'est ce dernier qui paierait la note, comme lors des années 30, lorsque plusieurs provinces ont fait défaut.

    Un Québec souverain verrait donc son taux d'emprunt augmenter/exploser, c'est selon, puisque non seulement sa dette augmenterait significativement, mais il perdrait l'avantage de pouvoir être secouru par le fédéral.

    Qu'en pensez-vous?

    30 Oct 2012 | Jean-François Boismenu

  • Ah que je l'aime, ce JMA!! Toujours la bonne parole!

    30 Oct 2012 | Annie Hamelin

  • Au sujet du masculin qui l'emporte sur le féminin, je me permets, Monsieur Aussant, de partager avec vous le fruit de mes réflexions de linguiste, que saurez probablement apprécier. http://www.entouscas.ca/2012/05/de-l-invariabilite-en-francais/

    30 Oct 2012 | Anne-Marie Beaudoin-Bégin

Commenter



    Le chien Urbania

    Vous devez être membre afin d'utiliser l'outil dock

    Devenir membre