M. Bock-Côté, sociologue ou commentateur social ?

M. Bock-Côté, sociologue ou commentateur social ?
5 Mars 2012

Par Mathieu Noury  |  Publié dans : blogue

L’énergique et controversé M. Bock-Côté est souvent considéré et se considère lui-même comme un sociologue.

La fiche biographique de son site Internet débute ainsi : « Mathieu Bock-Côté est sociologue et chroniqueur ». Un récent article du Devoir (« L’obsession conservatrice de Bock-Côté » de Louis Cornellier) utilise d’ailleurs le qualificatif de « sociologue ». Or, compte tenu de la large diffusion des idées de M. Bock-Côté et du nombre de commentaires qu’elles suscitent, il est important d’apporter une précision sur ce qualificatif de « sociologue ».

Pour le dire directement, M. Bock-Côté n'est pas sociologue et ses analyses ne peuvent pas se revendiquer et être qualifiées de sociologiques. Elles sont clairement partisanes (conservatrices et nationalistes) et doivent être comprises de la sorte. Sociologue ne rime pas avec commentateur social, mais avec analyste « rigoureux » du social. Cela remet donc en cause l'intégrité sociologique des analyses de M. Bock-Côté et, par conséquent, la validité académique de ses propos.

Pour arborer le titre de sociologue, que l'on attribue d’ailleurs à tout va, il faut être titulaire d'un doctorat et être chercheur et/ou professeur à l'université. M. Bock-Côté n'est ni l'un, ni l'autre. S’il est effectivement inscrit au doctorat à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), cela ne lui donne aucunement le droit de revendiquer ce titre et d’user de la légitimité sociale qui va avec. D’ailleurs, les positions « analytiques » de M. Bock-Côté sont l'objet de plusieurs critiques académiques. Trop partisanes pour être sociologiques... On se demande alors pourquoi personne ne lui demande d’arrêter d’arborer ce titre. Que dirait-on d’une personne qui pratique la médecine sans être médecin ?

M. Bock-Côté se dit aussi être chargé de cours à l'UQAM. Il est effectivement inscrit sur la liste des chargés de cours. Mais deux choses. Tout d'abord, qu'est-ce qu'un chargé de cours (en tout respect pour cette fonction) ? C'est un enseignant à l'Université qui n'est pas titularisé, c’est-à-dire qui n'est pas professeur d’université. Un étudiant au doctorat (comme M. Bock-Côté) ou toute personne dont on juge l'expérience suffisante peut très bien donner une charge de cours. Un chargé de cours en sociologie (à moins qu'il soit titulaire d'un doctorat et/ou qu'il fasse de la recherche) ne peut donc pas se revendiquer du titre de sociologue. D'autre part, une visite rapide sur le site du département de sociologie de l'UQAM nous apprend que M. Bock-Côté n'a pas enseigné à l'automne, ni n'enseigne cet hiver. D'ailleurs, quelle est la dernière fois où M. Bock-Côté a donné une charge de cours ? Cette précision n’apparaît pas sur son curriculum. L’honnêteté académique voudrait ainsi que M. Bock-Côté n'arbore pas ce titre pour légitimer un statut qu'il ne possède de toute façon pas. 

Pour finir, une autre analogie éclairante. Considère-t-on un étudiant en ingénierie comme un ingénieur ? Et lui laisserait-on construire des ponts ou des routes qu'emprunteront des milliers de personnes ? C'est la même chose pour les analyses du social. La complexité de telles analyses (comme par exemple… la question nationale) nécessite une construction méthodologique et une réflexion théorique rigoureuses qui obligent l'analyste à être en possession d’une expertise reconnue par ses pairs et qui soit sanctionnée par un diplôme (dont le rôle social est bien de prouver la compétence du détenteur). Je ne pense pas que beaucoup de sociologues québécois qualifieraient M. Bock-Côté de sociologue et le considèreraient comme un collègue. Les idées de M. Bock-Côté ne sont donc pas sociologiques ; elles sont de l'ordre de l’opinion personnelle. Si ses idées intéressent bien des personnes, il faut les prendre pour ce qu’elles sont : des commentaires partisans et non des analyses du social.

Mathieu Noury
Doctorant
Département de sociologie
Université de Montréal

(Crédit photo: Joannie Lafrenière)
Derniers commentairesRSS
  • La pseudo-preuve comme quoi il ne donne pas de cours à l'UQAM à la session d'Automne... c'est parce qu'il en donnait à Sherbrooke. Une recherche minimement plus approfondie aurait conduit à trouver cette information, à moins qu'elle ait été délibérément mise de côté pour faire 'douter'.

    11 Déc 2013 | Tristan

  • C'est un faux-débat car la sociologie n'est pas scientifique, elle est "scientiforme".

    17 Juil 2013 | Pouec

  • LYON

    MERCREDI 29 MAI 2013,

    20H.30

    Simon Gauthier

    livrera son spectacle

    LE VAGABOND CELESTE

    accompagné de Jean-Luc Priano, instrumentiste

    dans l'amphiopéra de Lyon

    place de la comédie



    merci:)))



    www.simon gauthier.com



    www.enracontantpierrot.blogspot.com

    www.reveursequitables.com



    www.demers.qc.ca

    chansons de pierrot

    paroles et musique



    sur google,

    Simon Gauthier, conteur, video vagabond celeste

    http://www.reveursequitables.com.centerblog.net



    pierrot, vagabond celeste le 15/03/2013

    PARIS

    SIMON GAUTHIER

    CONTEUR INTERNATIONAL DU QUEBEC

    SPECTACLE "LE VAGABOND CELESTE"



    25 MAI 2013, PARIS

    21 H À 22H 30

    LE PETIT NEY

    10 AVENUE PORTE-MONTMARTRE

    15 Mars 2013 | pierrot vagabond

  • merci d’accueillir si généreusement

    ma chanson DANS UN CAFE PHILO

    sur votre blogue:)))



    puis-je me permettre

    de vous partager

    DES NOUVELLES

    DU CONTEUR INTERNATIONAL

    SIMON GAUTHIER



    ET DE SON SPECTACLE

    LE VAGABOND CELESTE

    racontant sur scène ma démarche poétique



    et



    PRESENTÉ

    EN EUROPE



    courriel du

    1ER MARS 2013



    Allo Pierrot, je suis en France.

    Je rentre demain au Québec.



    Il fait froid et humide partout, même dans les lieux publics.

    Il fait gris et un brin de soleil redonnerait du tonus à tout le monde!



    Je voulais te dire que j’ai raconté (ou plutôt) le vagabond céleste est

    passé et a été entendu

    à Quévin (près de LOrient en Bretagne)

    Il a été entendu à la prison de Béthune (Nord de la France) et pas un

    prisonnier ne s’est levé durant le spectacle (comme il est de coutume) les

    gardiens mon dit que c’est la première fois qu’ils voyaient ca!)



    et le Vagabond à passé à Lille avec son et éclairage, 3 rappels!

    Les gens sont restés longtemps

    et plusieurs larmes d’espoir brillaient dans le noir.



    Plusieurs messages me sont parvenus pour te dire merci!

    Merci!

    Merci!

    ++++



    Autrement la tournée me rentre dans le corps. Un bon brin de fatigue et de

    grippe à la gorge.

    De bonnes tisanes et des amis pour guérir

    +



    +++

    J’espère que tu vas bien et que ton travail de vulgarisateur âme, société,

    gens et pays oeuvre d’art

    va bien!



    On se voit sous-peu

    en mars, si la vie le veut!

    pour aller plus loin!



    Bonne journée

    Simon :+)



    —–

    REPONSE DE PIERROT

    A SIMON GAUTHIER

    CONTEUR INTERNATIONAL DU QUEBEC



    Cher Simon



    Je te prédis un succès international

    parce que tu es un poète-passeur:)))



    Bravo Simon

    longue vie à ta vie d’artiste

    et de conteur international



    Pierrot

    vagabond des mots



    http://www.reveursequitables.com

    http://www.enracontantpierrot.blogspot.com



    http://www.demers.qc.ca

    chansons de pierrot

    paroles et musique



    sur google,

    Simon Gauthier, conteur, video vagabond celeste, promotion



    merci



    pierrot

    vagabond des mots et des routes

    ---

    QUI EST SIMON GAUTHIER

    CONTEUR INTERNATIONAL

    DU QUEBEC?



    Simon Gauthier est arrivé au conte comme on tombe amoureux, avec fougue et passion. Depuis plus de douze années, il captive tous les publics par son imaginaire débridé, son énergie incandescente et sa sensibilité de poète.

    Natif de Sept-Îles, diplômé de l’UQAM en animation et recherche culturelle, Simon Gauthier est conteur professionnel depuis 1998. C’est après avoir vu le conteur Michel Faubert en spectacle, en 1997, que Simon a eu la piqûre pour ce métier. On peut dire que cette soirée de contes a été un point tournant dans sa vie professionnelle ; en effet, le lendemain de cette veillée mémorable, Simon s’est littéralement plongé dans la littérature de contes et a ainsi dévoré toute la section « conte » de la bibliothèque de l’UQAM, que ce soit les contes traditionnels du Québec ou ceux d’autres traditions. Cette nouvelle passion poussa Simon à se lancer impétueusement dans une aventure qui sera sa première tournée de conteur et qui le fera voyager sur toute la rive nord et la Côte Nord du Saint-Laurent, de Québec à Natashquan. Année marquante pour Simon Gauthier tout autant que pour les habitants de Natashquan, puisque c’était l’année même de l’ouverture du dernier tronçon de la route 138, de Havre-Saint-Pierre à Natashquan !!! En cet été 1997, Simon donnera donc quarante-deux spectacles, dont six à Tadoussac, au Café du Fjord, endroit mythique où s’étaient déjà produits Richard Séguin, Richard Desjardins, Claude Dubois et autres Fred Fortin de la chanson québécoise.

    Dès l’été suivant, en1998, Simon entreprendra une série de quelques dizaines de représentations de spectacles de contes qui auront lieu à la salle du CIMM (Centre d’interprétation des mammifères marins) à Tadoussac. Jusqu’à l’été 2003, Simon passera ainsi ses étés à Tadoussac et fera quelques dizaines de prestations, de fin juin à début septembre, soit durant la haute saison touristique.

    En 2000, Simon a fondé un festival de contes à Tadoussac, Conteurs en rafale, festival dont il assura l’organisation et la direction artistique jusqu’en 2004.

    Depuis 2004, bon an mal an, Simon effectue de trois à cinq tournées en France, d’une durée moyenne de deux à trois semaines chacune, présentant ses spectacles aussi bien dans des festivals qu’en salles ou en milieu scolaire. Il a aussi conté en Belgique, en Suisse, aux Pays-Bas, au Burkina Faso, en Tunisie et au Maroc. Bien sûr, il se produit régulièrement au Québec et a aussi conté en Ontario et en Nouvelle-Écosse.

    Simon Gauthier est un conteur établi et reconnu, tant par ses pairs que par le public, autant au Québec qu’en France. Un conteur phare nommé Auteur Nord-Côtier de l’année (Salon du livre de la Côte-Nord 2002) et récipiendaire du titre d’ambassadeur de la Côte-Nord (Les Grands Prix du tourisme québécois 2001).

    Le vagabond céleste



    Durée

    1h10

    Public visé

    à partir de 12 ans

    Simon Gauthier raconte l’abandon, l’abondance et le succès d’un homme qui avait tout pour être heureux. Mais un soir, il décille. Pierrot rêve de tout changer; il troque sa maison contre une paire de bottes, pour aller plus loin dans sa vie.

    Depuis, il marche le Québec. Réel, intense et actuel, Pierrot le vagabond enlumine la conscience des gens qu’il croise. Le rencontrer, c’est recevoir un grand souffle de poésie qui nous étreint, comme des bras chauds venus nous réconforter durant une nuit d’hiver, sans abri. Du bonheur à travers le froid. Un récit émouvant porteur d’avenir.

    Textes

    Simon Gauthier

    Direction artistique

    Daniel Gaudet

    JOURNAL LE REFLET DE TADOUSSAC

    VOLUME 7, NUMERO 34

    MERCREDI 29 AOUT 2012



    CRITIQUE



    DÉDÉTORIAL

    LE VAGABOND CELESTE DE SIMON GAUTHIER

    Bien fatigué, j’y suis allé avec la peur de m’endormir.

    Finalement je voulais que ce récit ne puisse finir afin de ne

    pouvoir partir pour continuer mes rêves.

    Quelle prestation! C’est l’histoire inspirée d’un personnage qui

    est passé par Tadoussac et que plusieurs ont eu la chance de

    côtoyer. Dans un premier temps il a séjourné trois semaines

    à l’Eau Berge puis il est revenu pour repartir sur la route de

    ses rêves. C’était un petit «grand homme» à chapeau, barbe

    blanche et guitare en bandoulière qui composait des chansons

    sur les gens rêveurs essayant de réaliser leurs rêves. Plusieurs

    personnages de Tadoussac ont noirci son cahier.

    Son Histoire remonte à plusieurs années alors qu’il était bien

    installé dans le nord de Mtl plus précisément à Val David. Là-bas,

    il avait tout pour être heureux, maison, femme, famille

    et argent…...

    Un matin il s’est levé pour annoncer autour de lui qu’il laissait

    tout et partait sans le sous, vivre ses rêves. On a cru à un

    coup de déprime, on a tenté de le retenir mais devant ses

    arguments on a fini par le comprendre et lui souhaiter bonne

    chance dans son rêve. Pendant 5 ans il a fait les quatre coins

    du Québec sans rien demander à personne. Les hasards de

    la vie le guidaient au quotidien. Il attendait qu’on lui offre

    une «raye» pour avancer, sinon il marchait inlassablement.

    Jamais il a demandé à manger ou coucher, c’était... quand on

    l’invitait!

    Simon Gauthier l’a rencontré par le biais de Richard Fontaine

    qui lui aussi à sa façon, vagabondait ici et là avec ses pinceaux

    comme compagnons de route.

    Depuis, selon Simon ce «Vagabond Céleste» a balancé sa

    guitare à la rue pour s’installer dans une petite chambre

    dénudée près de l’Oratoire St Joseph, et il parcours les

    bibliothèques. A date il a à son actif une maîtrise et plusieurs

    doctorats en poche sur le rêve.

    Son nom est Pierrot (mais lequel?) Un monument existe

    encore en son honneur, rue St-Paul dans le bas le la ville de

    Mtl.

    Fondateur des Deux Pierrots dans le vieux, cette

    boite mythique des plus fréquentée encore, est le seul endroit

    qui ait survécu aux Boites à Chansons qui nous ont donné

    nos grands: Claude Léveillé, Vigneault, René Claude, Claude

    Gauthier, Raymond Lévesque, etc

    Si Pierrot en quittant, gloire, succès et argent pour vivre ses

    rêves est un message d’espoir, un baume sur le mal de vivre

    qui nous guette, Simon Gauthier par son spectacle nous a fait

    découvrir quelqu’un de chez nous porteur de bonheur.

    Simon offre à quiconque veut découvrir plus intimement

    ce personnage, de venir dans vos maisons, vos salons, vos

    verrières vous présenter cet être lumineux.

    Est-ce le présage que notre conteur national se prépare à

    parcourir les routes du monde avec dans son pack sac Pierrot

    le Vagabond Céleste disposé à vous faire du bien à l’âme et

    vous brasser les idées?



    L’OPINION D’UNE SIMPLE SPECTATRICE

    Bien sûr, l’avoir croisé à Natashquan au moment même

    où il rencontrait celui qui serait le personnage principal

    de son conte a ajouté beaucoup de magie au voyage

    onirique dans lequel m’a emporté Simon Gauthier ce

    mercredi¸15 août 2012 à Tadoussac.

    Pourtant, cela n’est pas nécessaire car le Vagabond

    Céleste transporte n’importe quel spectateur sans que

    celui-ci ne sourcille un instant, car nous apparaissent au

    travers de la voix du raconteur et de celle du musicien qui

    l’accompagne, Benoit Rolland, de «sacrés personnages»,

    au sens de personnes extraordinaires, dont on aime tirer

    exemple, car elles nous aident à vivre mieux.

    Lors de cette envolée entre réalité et rêve, entre un

    village et l’univers, entre ce que l’on est et ce que l’on

    voudrait être, on sourit, on rit parfois, on pleure même...

    Mais surtout, on touche du bout des doigts l’essence

    même de la vie: l’amour universel.

    Hier soir, mon esprit a grandi de cette bouleversante

    rencontre avec la vie d’un homme merveilleusement

    mise en mots par Simon Gauthier, et je souhaite qu’il en soit

    de même pour vous



    WWW.SIMONGAUTHIER.COM

    4 Mars 2013 | pierrot vagabond poete

  • Bravo à votre équipe de rédaction:)))

    ce dernier article sur monsieur Bock Coté

    est vraiment décapant

    et respectueux en même temps



    ceci dit:)))

    Dans le cadre

    de notre projet de recherche

    mission sociale poétique,

    voici la question sur laquelle notre équipe

    (Marlene Auld, Michel Woodart et Pierrot Rochette)

    travaillons:



    Si devenir rêveur équitable,

    c'est allumer le rêve

    d'une autre personne

    sans intérêt personnel caché,

    quels sont les gestes à poser

    pour allumer le rêve de l'humanité?



    Pour illustrer cette thématique,

    permettez-moi,

    au nom de notre équipe,

    de vous offrir

    une de mes chansons:))



    DANS UN CAFE PHILO



    COUPLET 1



    dans un café philo

    pour des profs des ados

    où la question était

    qu’est-il permis d’espérer?



    moi l’vieux hippie

    pas invité

    j’me suis levé

    et j’ai murmuré



    REFRAIN



    faut être prêt

    à mourir pour son rêve



    quitte à dormir dehors

    car la vie est si brève



    faut être prêt

    à mourir pour son rêve



    quitte à dormir dehors

    car la vie est si brève



    COUPLET 2



    dans un café philo

    pour des profs des ados

    j’ai dit mort à la mort

    par la vie privée oeuvre d’art



    face à leurs profs

    aux yeux sans vie

    les étudiants

    m’ont applaudi



    COUPLET 3



    dans un café philo

    dans les yeux des ados

    j’ai vu naître l’esquisse

    d’un pays oeuvre d’art,

    oeuvre d’artistes



    de jeunes rêveurs équitables

    des milliers de pèlerins nomades



    allumant des millions de rêves

    par des poignées de mains insatiables



    REFRAIN FINAL



    faut être prêt

    à mourir pour son rêve



    quitte à dormir dehors

    car la vie est si brève



    oui moi je dors dehors

    qu’importe si j’en crève



    parce que déjà

    ma vie privée oeuvre d’art

    s’achève



    Pierrot

    vagabond céleste



    www.reveursequitables.com

    www.enracontantpierrot.blogspot.com



    sur google,

    video vagabond celeste, conteur Simon Gauthier.



    merci:)))

    31 Jan 2013 | pierrot rochette

  • MBC est un des plus brillants analystes de sa génération. Il a les défauts et les qualités de sa jeunesse. S'attaquer à lui par le biais d'un argument fallacieux sur l'utilisation du mot sociologue, alors que c'est manifestement son conservatisme qui déplaît à l'auteur, c'est cheap. Pardonnez-moi d'utiliser un mot aussi bas de gamme, je n'ai pas de diplômes...

    23 Août 2012 | Lise Ravary

  • Sociologue ou pas.. Ca reste un entourloupeur de première avec ses mots a 100$ qui veulent rien dire pour impressionner les baby-boomers écervelés qui comprenne que dale mais qu'il lui donne leur vote de confiance juste parcequ'il a l'air de savoir de quoi il parle. PATHÉTIQUE d'avoir des québécois de la sorte dans la sphère d'influence du québec, je m'en passerais..

    12 Juil 2012 | a

  • On voit dans ce blog que pas plus que 4-5 ont un diplome universitaire. Beaucoup semblent manques le but du texte (superbement ecrit d'ailleur).

    13 Mars 2012 | Spaceballs

  • Merci. Votre précision me semble bien importante. Beaucoup de mes collègues en sociologie ne cesse de décrier les propos de BC. Cela relève, selon moi, d'un faux pas. Ses propos ne sont pas dénués de sens ; ils alimentent le débat idéologique québécois. C'est une question, à mon sens, épistémologique. Il faut bien cadrer son discours. On peut se plaire à le lire. Par contre, ce qu'on lit n'a rien de sociologique. Et je vous comprends: cette étiquette qu'il s'arroge est déconcertante pour le sociologue.

    8 Mars 2012 | Etienne

  • Pascal Henrard

    C'est formidable tous ces gens qui prennent le temps de discuter, analyser, décortiquer, débattre, supputer, extrapoler sur... des gens. Pourraient-ils le faire avec autant de verve et de passion sur les idées?

    7 Mars 2012 | Pascal Henrard | Montréal/Bruxelles

  • J'ai bien aimé ce texte, et je crois que pour ce qui est des commentaires il faut savoir faire la par des choses. On ne questionne pas la qualité des propos de Monsieur Bock-Côté, c'est simplement qu'on ne peut pas qualifier de sociologique des propos partisan, et de souligner le fait que lorsqu'est fait un commentaire comme il l'a fait à tout le monde en parle cela ne donne pas une bonne idée d'un propos d'un sociologue. Voilà je crois ce qui était important de comprendre, je me suis moi-même fait cette réflexion en écoutant TLMEP, peut-importe s'il peut être considéré comme sociologue ou non, nous n'avons pas eu droit à une analyse sociologique, mais bien à un commentaire partisan, il n'y avait pas de concepts sociologiques, il n'y avait pas d'analyse sociologique, ce n'était pas de la sociologie.

    Merci à vous monsieur Noury pour cette précision qui s'imposait.

    6 Mars 2012 | Jules

  • « La sociologie me paraît avoir toutes les propriétés qui définissent une science. Mais à quel degré ? La question est là. Et la réponse que l'on peut faire varie beaucoup selon les sociologues. Je dira seulement qu'il y a beaucoup de gens qui se disent et se croient sociologues et que j'avoue avoir quelque peine à reconnaître comme tels. En tous cas, il y a belle lurette que la sociologie est sortie de la préhistoire, c'est-à-dire l'âge des grandes théories de la philosophie sociale à laquelle les profanes l'identifient souvent. L'ensemble des sociologues dignes de ce nom s'accorde sur un capital commun d'acquis, concept, méthodes, procédures de vérification. [...]

    Mais le problème n'est pas là : si l'on est tellement pointilleux sur la scientificité de la sociologie, c'est qu'elle dérange ».

    Pierre Bourdieu

    6 Mars 2012 | Un naturo-sociopathe

  • Ça se prend au sérieux pas à peu près, ceux qui font des doctorats en Sciences Molles. Se comparer à un ingénieur, il faut le faire tout de même! Et rabaisser les Chargés de Cours comme vous le faites, c'est du snobisme. Mais à quoi sert votre diplôme en Sciences Molles à part de travailler pour la même université que vous a formé? Est-ce que vous mettez le nez dehors de votre institution de temps en temps pour voir c'est quoi la vraie vie? Mathieu Bock-Côté a des opinions bien discutables, mais au moins il fait quelque chose de productif de ses journées: il met le nez dehors de l'Université et il parle au public.

    6 Mars 2012 | Tata

  • @eduardo mr: Vous avez raison. Malheureusement, les sociologues n'apprennent pas à nous dire en quoi leurs commentaires sur la société sont rigoureux. À mon avis, la sociologie analyse plus confortablement les opinions sur la société que la société tout court.

    C'est là une chose bien triste, parce que tant et aussi longtemps que les sociologues continueront à se fonder sur l'opinion et leur expérience personnelle, au détriment de la falsifiabilité et l'expérimentation, n'importe qui pourra usurper leur titre et ce, sans grandes conséquences pour "la validité académique" ou "la légitimité sociale" de leur discipline.

    Les analogies avec la médecine ou l'ingénierie sont grossières et mensongères. Il serait beaucoup plus juste d'assimiler les sociologues aux naturopathes, acupuncteurs et autres praticiens de la médecine alternative. Les sociologues gagneraient à apprendre de ces derniers, eux qui, sans prétention, préfèrent généralement rester hors de la portée de la vérification en valorisant l'expérience personnelle comme un des fondements de leur art.

    6 Mars 2012 | Vincent L.

  • Je comprends votre point de vue, mais il n'est pas nécessaire d'avoir un doctorat pour se déclarer sociologue; aucun ordre professionnel ne régit les sociologues et donc on ne peut pas comparer cela aux médecins et aux avocats en terme d'usurpation du nom.

    6 Mars 2012 | Jérémie Martin

  • Mathieu Noury

    Vu que certains commentateurs virulents de mon texte (certainement traversés par un surplus d'émotions après la lecture) ne semblent pas avoir pris la peine de lire les précisions apportées dans mon commentaire un peu plus bas, je me permets de le republier ici (avec un léger ajout) pour leur éviter l'effort de déplacer le curseur de la souris et ainsi d'éviter certains malentendus fâcheux :

    « Il ne s'agit aucunement d'un texte de « terrorisme intellectuel » et encore moins un texte qui « transpire de jalousie ». C’est avoir bien mal interprété mes propos… Il s’agit d’un texte de mise au point.

    D’une part, il est clair que tout le monde peut et, même à mon avis, doit commenter notre société. C’est notre devoir de citoyen. L’obtention d'un diplôme n'étant évidemment pas un passage obligé pour engager sa parole dans l'arène publique. En revanche, il faut faire une différence entre « commentaire » et « analyse ». Il s’agit d’une question de registre. Lorsqu’on exprime des opinions politiques (à droite comme à gauche), nous ne sommes plus dans le registre de l’analyse, mais du commentaire personnel. Lorsqu’on s’appuie sur des propos académiques pour faire des commentaires politiques, il faut bien avouer qu’il s’agit d’un glissement de registre : on passe de l’analytique à la rhétorique qui vise à la persuasion politique.

    Dans ce cas, on est évidemment plus dans le registre sociologique. Il faut faire la part des choses. Lorsqu’on exprime son point de vue dans des émissions (clairement partisanes), on ne me fera pas croire, et je ne suis pas le seul, qu’il s’agit d’un point de vue « sociologique ». Il y a des glissements de niveau de langage qui, lorsqu’ils ne sont pas mis à jour, sont aussi problématiques pour une société qu’un pont mal fait. Voilà ce que voulait, par exemple, exprimer la métaphore dans mon texte.

    D’autre part, le statut de sociologue n’est effectivement pas régi par un ordre professionnel. Ce qui pose la question : qui peut se revendiquer de « sociologue » ? La réponse est ouverte, comme certains commentaires le démontrent, et pourrait être longue. Mais, dans ce cas bien précis, lorsqu’on est « étudiant au doctorat » (et même si l’on publie, que l’on est chargé de cours et que l’on a une certaine considération académique et publique), la retenue académique demande de ne pas user d’un titre pour lequel on postule.

    On me traitera d’élitiste ou de délateur publique... au choix. Je n’endosse évidemment ni l’un, ni l’autre de ces rôles. Je n’ai voulu faire qu’un éclaircissement sur la base d’arguments tout à fait légitimes et, qui plus est, largement partagés »,

    6 Mars 2012 | Mathieu Noury

  • Dans le domaine des arguments ad hominem, c'est un sommet.

    6 Mars 2012 | Jacques Desrosiers

  • @M. Noury: je ne crois pas du tout qu'il s'agit de "faire la différence entre « commentateur » et « analyste » du social. " Au dernier paragraphe, vous laissez entendre que les analyses de Bock-Côté ne sont pas rigoureuses, je pense qu'il aurait été beaucoup plus productif de nous dire en quoi ou comment les analyses faites par le doctorant en sociologie de l'UQAM n'étaient pas rigoureuses et non pas juste le déqualifier d'emblée parce qu'il n'est pas encore obtenu son doctorat.

    5 Mars 2012 | eduardo mr

  • Ni sociologue, ni commentateur. Un jeune réactionnaire pontifiant tout frais chié du cadavre encore chaud d'un ancien membre de l'Alliance Laurentienne. Il faut s'abstenir de l'inviter à manger à la maison comme sur les plateaux de télévision; il fait pipi partout et ça coûte cher de litière ces cochons là.

    5 Mars 2012 | Marcel Ducon



  • Il ne faut pas utiliser un titre que nos soi-disant pairs ne nous reconnaissent pas. Il ne faut pas utiliser un titre dans le but de tromper. Par exemple, se faire appeler docteur pour laisser croire qu'on est médecin alors qu'on a un diplôme fort honorable par ailleurs de Ph D. Il ne faut pas utiliser un titre comme argument d'autorité. Il ne faut pas utiliser un statut administratif comme titre réservé de reconnaissance. Un chargé de cours est un enseignant universitaire mais ne confère pas le titre de professeur dont la fonction est reconnu dans toutes les universités au monde. Il ne faut pas utiliser un titre lorsque la communication n'est pas reliée au domaine d'expertise. Lorsque je signe ce commentaire, je signe avec mon nom car c'est à titre personnel que j'exprime une opinion.

    5 Mars 2012 | René LeSage

  • C'est une chose de lui repprocher d'écrire à titre de sociologue et c'en est une autre de lui repprocher de ne pas faire de sociologie dans le journal...

    5 Mars 2012 | Alexandre Paré

  • Et ça, c'est peut-être un commentaire « sociologique » : « le côté sombre l'ultra gauche » qui « dévoile des tentations autoritaires » dans une émission pas mal à droite...

    http://www.youtube.com/watch?v=R7EXXeBeuD0

    5 Mars 2012 | Martin

  • SVP quelqu'un me regarder en pleine face et me dire sans rire que ceci est de la sociologie.

    http://www.24hmontreal.canoe.ca/24hmontreal/chroniques/mathieubockcote/archives/2012/02/20120208-120947.html

    S'il y avait un ordre des sociologues, il aurait sûrement à choisir entre ses emplois de sociologue et de chroniqueur. Tout comme Elgrably et Lauzon chez les économistes.

    5 Mars 2012 | Vincent Lamontagne

  • @M. Noury

    ''Lorsqu’on exprime des opinions politiques (à droite comme à gauche), nous ne sommes plus dans le registre de l’analyse, mais du commentaire personnel.''

    Une opinion concernant, par exemple, une politique gouvernementale, qui pourrait être catégorisée à la droite ou la gauche, peut tout à fait être exprimée sur la base d'une analyse sérieuse.

    Le commentaire personnel ne devrait pas sortir de nul part. Et il n'est souvent pas nécessaire de faire un papier de 70 pages pour avoir une opinion éclairée soutenue par des fondations solides sur une politique en particulier lorsqu'on est spécialiste du domaine concernée.

    5 Mars 2012 | ADion

  • @Catherine L. : Il faut arrêter de jouer sur les mots. Selon le Larousse, le sociologue est un spécialiste de la sociologie. Point. Wikipédia (je sais, je sais, c'est interdit de citer Wiki) va plus loin et dit que le sociologue est un "scientifique qui étudie ou communique sur la sociologie". Quand on est maître dans un domaine, je crois bien qu'on peut se dire spécialiste dudit domaine en comprenant, comme tout nos pairs que l'on n'est jamais entièrement maître de tous les aspects d'une discipline. Quand on entreprend, au delà d'un maîtrise, un doctorat dans le même domaine, on confirme un certain intérêt pour le domaine en question et nos pairs peuvent au moins reconnaître qu'on doit en avoir une certaine compréhension aussi. Aller enculer les mouches en jouant sur les mots pour refuser à un de nos pairs le droit qu'il a de se déclarer spécialiste d'une discipline comme la sociologie et d'asseoir ses propos assez légitimement sur un titre qui lui revient, c'est plutôt puéril. Pour ce qui est de ne pas être spécialiste de tous les domaines sur lesquels il se prononce, effectivement, si je commente la performance du Canadien à titre de sociologue, j'imagine bien que le public sera en mesure de faire la part des choses.

    5 Mars 2012 | Alexandre Paré

  • Vous dites :

    "Pour le dire directement, M. Bock-Côté n'est pas sociologue et ses analyses ne peuvent pas se revendiquer et être qualifiées de sociologiques."

    Je suis assez d'accord avec l'esprit du texte, mais je déplore que vous ne vous soyez pas expliqué sur la deuxième partie de votre affirmation.

    Il eut également été intéressant d'avoir quelques références sur "nombre de commentaires qu’elles suscitent" [les idées de MBC].

    Surtout sur les commentaires qui appuient cette deuxième partie de votre affirmation.

    5 Mars 2012 | Siegfried

  • Alexandre Pare. Si cette personne utilise un titre pour asseoir son autorité et valider ses arguments, il est tout à fait valable de questionner ses propos en questionnant le titre qu’il revendique. Et à ce que je sache, M. Bock-Cote n'est pas un spécialiste de toutes les questions qui se permet de commenter.

    5 Mars 2012 | Catherine L.

  • C'est l'argumentum ad hominem qui est déplorable ici. Il n'est pas question d'aimer quelqu'un ou d'être d'accord avec ses propos. Il faut savoir reconnaître la légitimité d'un commentateur ou d'un interlocuteur et ce n'est ni sournoi ni frauduleux de la part de M. Bock-Côté de se présenter en la qualité de sociologue dans les médias puisque sa formation le lui permet et qu'il commente l'actualité et la politique généralement de ce point de vue. Les opinions qu'il expriment dans le contexte médiatique sont donc teintées de son analyse sociologique.

    C'est une dérive importante et dangereuse d'accepter que l'on attaque les intellectuels, peu importe l'école ou la tendance, en remettant en question la validité de leurs propos sur la base de leur titre. Le jour où un étudiant de première année du premier cycle se déclarera sociologue, on en reparlera.

    5 Mars 2012 | Alexandre Paré

  • Et que dire du directeur de thèse de MBC, monsieur Jacques Beauchemin, professeur, PHD et directeur du départemetn de sociologie à l'UQAM qui tient également des opinions plus ou moins similaires sous l'autorité de son titre de professeur parfois à titre de conseiller au sein du mouvement souvrainiste? Doit-on l'appeler sociologue?

    5 Mars 2012 | Martin Sasseville

  • M. Orel,

    À aucun moment, M. Noury n'indique ou ne laisse présager que seuls « les titulaires de doctorats devraient décortiquer la politique et la société ». Il distingue essentiellement le commentaire social de l'analyse. Ce que Noury dénonce est tout simplement l'instrumentalisation du titre de « sociologue » pour donner un lustre intellectuel aux nombreuses interventions médiatiques de MBC.

    Depuis des années, les médias télévisuels mettent de l'avant le vox populi pour débattre des problèmes de la société. Les débats de fonds sont de plus en plus rares, on préfère simplifier ou polariser grossièrement d'un phénomène en disant « les vrais affaires », « parler du vrai monde », ou sortir arbitrairement des chiffres sans nécessairement s'attarder de leur provenance. Comme vous devez vous en douter M. Orel, le quatrième pouvoir a besoin de faire passer des messages, des prises de positions, souvent conservatrices, promouvant le statu quo. MBC est donc un élément clé pour cet agenda politique. Non seulement, il est articulé, il représente un nouveau visage pouvant s'attirer une sympathie inter-générationnelle, un peu comme Éric Duhaime. Pour les spectateurs de la scène politique québécoise et les universitaires en sciences sociales, il n'est pas un nouveau-venu. Mais pour les milliers de gens écoutant religieusement TLMEP, MBC est apparu comme un « jeune» doté d'un aura intellectuel amplifié par ce titre dont Noury dénonce l'utilisation.

    Implicitement, Noury s'attaque avant-tout aux prises de positions de MBC en passant par la forme dont il est présenté. Vous dîtes de MBC : « La qualité de ses interventions ne vient pas de son diplôme, mais bel et bien de leur qualité intrinsèque.... »

    Je crois que la rigueur intellectuelle dont vous imputer Noury s'applique également à vous pour affirmer de tels commentaires subjectifs!

    5 Mars 2012 | M_A

  • Mathieu Noury

    Encore une fois, pour répondre aux critiques, le problème ici est d'user de la légitimité sociale du titre de sociologue pour soutenir des propos partisans. Donc de faire la différence entre « commentateur » et « analyste » du social.

    Quant à mon article sur Castoriadis, je ne vois pas vraiment le rapport...

    5 Mars 2012 | Mathieu Noury

  • Décidément c'est une obsession chez M. Noury :

    Noury, M., « Cornelius Castoriadis, sociologue ? Critique sociologique de l’ontologie de la création imaginaire sociale », Aspects Sociologiques, 2011 (à venir).

    Ne vous arrêtez pas sur cette lancée. Je vous propose : Marx, sociologue ? Bourdieu, sociologue ? Durkheim sociologue ? Wright Mills sociologue ?

    5 Mars 2012 | Maxime

  • À ce que je sache, la profession de sociologue n'est pas réglementée par un ordre professionnel. J'aimerais bien que l'auteur précise sur quoi il se base en affirmant : "Pour arborer le titre de sociologue, que l'on attribue d’ailleurs à tout va, il faut être titulaire d'un doctorat et être chercheur et/ou professeur à l'université". D'ici là, par prudence, j'imagine que signerai mes articles et mes rapports de recherche à titre de "technicien en sociologie" puisque ma thèse n'est pas encore soutenue et que j'exerce ma profession au sein d'un Institut de recherche non-affilié à une université.

    5 Mars 2012 | Maxime

  • Merci de m'apprendre que Bourdieu était pas un sociologue... Non mais quelle est cette idée néo-platonicienne que le sociologue doit s'isoler pour réfléchir sur la société et doit absolument avoir un PHD pour se nommer ainsi... On retourne selon moi à cette idée du philosophe roi platonicien et rien de plus... Mais d'une manière terre è terre comme le disait Ianik Marcil dans son commentaire, le "métier de sociologue" n'est pas régit par un ordre et ainsi plusieurs peuvent utiliser le terme, c'est la reconnaissance des pairs qui fait le titre selon moi, pas le PHD... La sociologie étant comme le ci-haut mentionné Bourdieu étant un "sport de combat", le guerrier aura bien le tirtre après s'être. Votre texte me donne également l'idée qu'on repproche à monsieur Bock-Côté d'être de droite dans une discipline des sciences humaines (et non pas une science en soi) plus ouvertement à gauche. Selon votre raisonnement, on peut donc être un sociologue marxiste et dire des absurdités dans un cadre universitaire et non un sociologue de droite avec un discours qui lui est propre dans le smédias? Je crois que vous me semblez être un sociologue qui a peur de la société...

    -Un sociologue sans PHD...

    5 Mars 2012 | Martin Sasseville

  • Le texte soulève la question de la subjectivité dans les sciences sociales, ce qui est une question très intéressante à debattre. C'est pourquoi je pense que tout analyse sociologique doit être débattu sous un angle épistémologique, méthodologique, etc, pour y répérer les failles ou les contradictions, et non pas juste en faisant mention d'avoir ou pas (encore) le titre de sociologue.

    5 Mars 2012 | eduardo mr

  • Il faut être à côté de la plaque et peu au fait des interventions de MBC pour affirmer qu'il tire la valeur de ses arguments de son titre de doctorant en sociologie.

    La qualité de ses interventions ne vient pas de son diplôme, mais bel et bien de leur qualité intrinsèque....

    Les titulaires de doctorats devrait-ils être les seuls à décortiquer la politique et la société? Semblerait que oui selon monsieur Noury...

    Voyons-donc, un peu de rigueur intellectuelle dans vos articles svp!

    5 Mars 2012 | Orel

  • Mathieu Noury

    Il ne s'agit aucunement d'un texte de « terrorisme intellectuel » et encore moins un texte qui « transpire de jalousie ». C’est avoir bien mal interprété mes propos… Il s’agit d’un texte de mise au point.

    D’une part, il est clair que tout le monde peut et, même, doit commenter notre société. C’est notre devoir de citoyen. En revanche, il faut faire une différence entre « commentaire » et « analyse ». Il s’agit d’une question de registre. Lorsqu’on exprime des opinions politiques (à droite comme à gauche), nous ne sommes plus dans le registre de l’analyse, mais du commentaire personnel. Lorsqu’on s’appuie sur des propos académiques pour faire des commentaires politiques, il faut bien avouer qu’il s’agit d’un glissement de registre : on passe de l’analytique à la rhétorique qui vise à la persuasion politique.

    Dans ce cas, on est évidemment plus dans le registre sociologique. Il faut faire la part des choses. Lorsqu’on exprime son point de vue dans des émissions (clairement partisanes), on ne me fera pas croire, et je ne suis pas le seul, qu’il s’agit d’un point de vue « sociologique ». Il y a des glissements de niveau de langage qui, lorsqu’ils ne sont pas mis à jour, sont aussi problématiques pour une société qu’un pont mal fait. Voilà ce que voulait exprimer la métaphore dans mon texte.

    D’autre part, le statut de sociologue n’est effectivement pas régi par un ordre professionnel. Ce qui pose la question : qui peut se revendiquer de « sociologue » ? La réponse est ouverte, comme certains commentaires le démontrent, et pourrait être longue. Mais, dans ce cas bien précis, lorsqu’on est « étudiant au doctorat » (et même si l’on publie, que l’on est chargé de cours et que l’on a une certaine considération académique et publique), la retenue académique demande de ne pas user d’un titre pour lequel on postule.

    On me traitera d’élitiste ou de délateur publique... au choix. Je n’endosse évidemment ni l’un, ni l’autre de ces rôles. Je n’ai voulu faire qu’un éclaircissement sur la base d’arguments tout à fait légitimes et, qui plus est, largement partagés.

    5 Mars 2012 | Mathieu Noury



  • Vous avez bien raison M. Noury de questionner le titre que M. Bock-Coté s’approprie à tout va pour se revendiquer une autorité sur la vérité. Vu l’importance médiatique de M. Bock-Côté et son influence, il est en effet important d’ouvrir le débat sur la légitimé de son titre. Ce débat est d’autant plus fondamental puisque comme l’ont mentionné certains commentaires les règles d’entrée dans la profession ne sont pas balisées par un ordre professionnel.

    Puisque la question de la validité institutionnelle semble contentieuse, à en juger par les réactions vives de certains commentaires, il est possible et, d’ailleurs souhaitable, de se tourner vers les analyses de M. Bock-Côté et de voir si oui ou non elles peuvent être qualifiées de sociologiques. En ce sens, M. Noury a bien raison de noter que les commentaires de M. Bock-Côté dans la sphère médiatique sont clairement idéologiques et partisanes, ce qui n’est pas caractéristique d’une pensée sociologique. M. Bock-Côté est très productif, ce qui lui empêche d’appliquer la rigueur intellectuelle à ses propos. Je suis donc bien d’accord avec M. Noury. M. Bock-Cote n’est pas un sociologue, mais bien un commentateur social.

    5 Mars 2012 | Catherine L.

  • Il y a un sophisme -- ou du moins un sous-entendu tendancieux -- tout au long de votre article: à savoir que celui qui détient un doctorat aurait des "opinions" de plus grande valeur que celui qui n'en détient pas. Vous êtes assez prudent pour ne pas le dire explicitement, mais c'est de toute évidence ce que vous pensez, et vous le passez en douce au lecteur.

    J'imagine que c'est là une idée reçue dans le milieu universitaire. Mais dans un argumentaire ça ne tient pas la route. D'un "doctorant", on s'attendrait à un peu plus de rigueur.

    5 Mars 2012 | Jacques Desrosiers

  • Et Dalì n'était pas surréaliste: http://fr.wikipedia.org/wiki/Salvador_Dalí

    5 Mars 2012 | Frédérick Séguin

  • Ça parle de jalousie et de terrorisme (euh?) dans les commentaires. Je peux comprendre d'où vous arrivez avec ces frustrations, mais je suis content que quelqu'un ose écrire au sujet de la légitimation des critiques et opinions avancées par M. Bock-Côté.

    Le titre de ce dernier est sa carte de visite ainsi qu'un argument d'autorité pour asseoir ses interventions. Dans le domaine des opinions, à mon humble avis, il est toujours bon de remettre en question et en contexte les arguments d'autorité. Dans le cas de M. Bock-Côté qui livre sa pensée sur des plateaux comme celui de TLMEP, il est bon de rappeler que son "titre" ne lui donne pas accès à une vérité sans appel.

    5 Mars 2012 | Victor H.

  • Émile Lévesque-Jalbert

    Vous avez peut-être raison, mais dans ce cas Diderot est un frauduleux encyclopédiste sans papier ; Tocqueville, un avocat qui ne peut avoir contribué aux sciences sociales ; Kerouac, un cannuck débauché sans littérature ; Miron, un technicien en édition.

    5 Mars 2012 | Émile Lévesque-Jalbert

  • Généralement, les gens ne s'énervent pas trop le poil des jambes à propos d'un titre lorsque celui-ci n'est pas régi par un ordre professionnel. Le pont construit par un ingénieur pas encore ingénieur peut tuer des gens. Un patient traité par un médecin pas encore médecin est potentiellement en danger. Le sociologue pas encore sociologue peut dire des niaiseries et mal orienter les politiques publiques. Le danger est moins immédiat.

    Et puis franchement, on repassera pour la sociologie comme science rigoureuse. C'est presqu'aussi drôle que l'économie comme science rigoureuse (venant d'un économiste).

    5 Mars 2012 | JEdouard

  • C'est très petit ce texte. Du terrorisme intellectuel, comme dirait l'autre. Vous sombrez bien bas...

    5 Mars 2012 | Alexandre Paré

  • Ce texte transpire une jalousie, une mauvaise foi et une malhonnêteté intellectuelle indigne de votre (non-)titre, monsieur.

    Je suis tout sauf un défenseur de Mathieu Bock-Côté; j'ai déjà publié un texte virulent contre ses idées mais surtout sa manière de faire.

    Cela étant, ce jeune homme a tous les droits comme citoyen et comme intellectuel de prendre part au débat public, sur la place publique. Comme vous et moi, incidemment.

    Depuis quand le titre de sociologue est réservé aux seuls PhD? Votre profession serait-elle réglementée par un ordre professionnels comme ceux des médecins et des ingénieurs auxquels vous faites une allusion aussi boiteuse que bancale? Un/e détenteur/trice d'une maîtrise en sociologie qui occupe un poste d'analyste dans un ministère ou une agence statistique n'aurait pas le droit de se dire sociologue?

    Voyons donc! C'est non seulement archi faux, mais extrêmement tendancieux. Car vous réservez à une élite tapie dans sa tour d'ivoire la propriété d'un savoir auquel ses semblables qui ne sont "que" détenteurs d'un bacc ou d'une maîtrise n'auraient pas droit. Partant, vous n'accordez donc, en toute logique, aucune espèce de valeur à ces diplômes.

    Je souhaite sincèrement que vous ne déteniez pas de si tôt (i.e. avant d'avoir un peu mûri votre pensée) le privilège de diplômer des étudiants dans notre réseau universitaire, à l'intégrité duquel vous porteriez une déplorable atteinte.

    5 Mars 2012 | Ianik Marcil

  • Guy Deshaies

    Ouain, mais au moins, peut-on lui donner un peu de crédit? Il serait un maudit bon vendeur de chars seconds dans Hochelaga non?

    5 Mars 2012 | Guy Deshaies | Victoriaville

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