Les fusils, les fusils, c'est pas une raison pour se faire tirer
Pour la deuxième fois en sept mois, un policier a tué un sans-abri. L’itinérant s’enfuyait. Si Kill Bill m’a appris une chose, c’est bien qu’on ne tire pas sur un homme de dos. Et qu’un one piece jaune, ça peut être adéquat.
On a inventé la bombe nucléaire et ceci. On a même réussi à créer une nouvelle grippe ultra-mortelle (Pourquoi ?!). Je trouve plutôt loufoque qu’on n’ait pas encore réussi à concevoir un immobilisateur à distance qui n’engendre pas la mort.
Est-on davantage porté à tirer sur un sans-logis? Est-on davantage porté à s’en crisser lorsqu’on l’apprend? Au fond, ne croit-on pas que la vie d’un homme sans demeure, sans statut social, plan d’assurance ou tondeuse en acier inoxydable est juste un tantinet moins valable? Est-ce que sans oser l’affirmer, une part de nous considère les itinérants comme des sous-humains, des bibelots laids offerts par la belle-mère qui pourraient être brisés par un bébé maladroit sans que ça ne nous fasse un pli sur la poche?
Lorsqu’on n’est pas en train de regarder Les naufragés des villes, on oublie rapidement que les plus démunis sont nos égaux, qu’ils ont une famille, qu’on leur a chanté bonne fête en 4e année, qu’ils peuvent ressentir la tristesse, qu’ils ont déjà frenché la plus belle fille de la classe et qu’ils ont peut-être même dansé la Macarena sur une scène ou serré la main de Julie Snyder.
Nous sommes désensibilisés. On ne leur répond plus, on ne les voit plus. Ils sont incrustés dans les murs gris du métro. Les croiser est devenu aussi banal que d’entendre Charles Tisseyre dire : « Bonsoir, bienvenue à Découverte.». Parfois, on leur lance quelques sous et le lendemain, lorsqu’on apprend que l’un d’eux a été abattu, on dit : « Shit », puis on fait un haussement d’épaules intérieur.
Les dirigeants des services policiers auraient sans doute intérêt à visionner de nouveau La Guerre des tuques pour comprendre que les fusils, les fusils, c’est pas une raison pour se faire tirer.
(Photo: The Further Adventures of Hobobob)





Whoa, on se calme le pompon. Le policier ne s'est pas fait "poignarder", il a été traité pour des lacérations ("des grafignes" en langage de matante). Et ça change pas qu'une Dirty Harriette a tiré trois balles dans le dos d'une personne en fuite, dans un lieu public. Ça, même votre copie usée du Joual de Mourrial le confirme.
Lâchez votre torchon un peu, ça vous rend (plus) caves.
11 Jan 2012 | Steve Austin
Moi je suis d'accord avec toi Nadia. Je ne pense pas que le but de cet article est de dévaloriser le travaille des policiers, qui on le sait, est extrêmement difficile et souvent dangereux. Cependant, je pense que tu soulèves un point intéressant lorsque que tu parle de la valeur de chaque être humain. Même saoule avec un couteau je ne croit pas que Julie Snyder se serait fait tirer dessus (désolé pour l'image). En fait, le simple fait que ces dis policiers travailles à la journée longue avec des ivrognes, des sans abris ou des punks irespecteux, doit clairement affecter leur jugement dans ce genre situation, dieu sait qu'il est facile à l'usure de tomber dans les pièges de notre société de de catégoriser les gens. De plus, il à été mentionné plus haut que qu'un policier sort uniquement son arme dans le but de tuer, et donc se doit de viser à la poitrine afin d'éviter d'autre incidents. Pour moi, sa fait du sens, cependant j'ai énormément peine a croire que 2 policiers n'ais pas été en mesure de maitriser un ivrogne avec un couteau sans le tuer. Clairement, il s'agissait d'une réaction impulsive de la policière qui voulais défendre son partenaire. D'ailleurs, selon les nouvelles, elle est encore en état de choc peut être que finalement elle avait pas tout fait calculé les conséquences de ses actes... Finalement au risque de me mettre toutes les féministes du Québec à dos, on dirait que dernièrement se genre d'incident à beaucoup plus toucher les policières... Peut être devrions nous mieux encadrer nos policières...?
10 Jan 2012 | ArnoSanchez
Pas d'accord du tout avec l'article de cette dame. Je lui suggère fortement de faire un (ride alone) excusez mon anglicisme avec un policier afin de voir et comprendre leur travail avant de dire n'importe quoi sur un sujet qu'elle ne maîtrise vraiment pas.
9 Jan 2012 | Karyne
Il est clair madame que vous n'avez absolument aucune idée de ce dont vous parlez. Il est facile d'écrire des beaux textes ''politicaly correct'' dernière son ordinateur, par contre, quand quelqu'un nous menace avec un couteau et qu'il poignarde un collègue, c'est différent. Sans abris ou pas, ne menacez pas de policier avec une arme et vous devriez vous en sortir sans être abattu. Je ne suis pas policier by the way.
9 Jan 2012 | Maxime Fortin
http://www.theppsc.org/Staff_Views/Tueller/How.Close.htm . ça explique ce qui est enseigné aux policiers en Amérique du Nord. Et il n'y a pas de Teaser pour tous les policiers du SPVM alors présentement ce n'est pas une solution pour la majorité des policiers. Et il ne faut pas oublier qu'il y a un policier poignardé...
9 Jan 2012 | JF
1. Je suis d'accord avec la prémice que de tuer quelqu'un (surtout en le tirant dans le dos) c'est pas l'idéal.
2. "N’enseigne-t-on pas aux flics à tirer ailleurs que dans le torse pour immobiliser un individu?"
NON!!! Justement pcq tirer ailleurs a beaucoup moins de chances de rendre un individu dangereux facile à maitriser. Si le gun sort c'est un solution ultime.
3. "N’y a-t-il pas des périodes de pratique d’une durée significative allouées à la maîtrise de l’outil capable d’enlever la vie en un temps un mouvement ?"
Oui mais pas assez longues par manque de budget. Il faut aussi considérer que le nombre de policiers qui doivent se servir de leur arme de service est petite comparé à la taille du corps de police.
4. "Je trouve plutôt loufoque qu’on n’ait pas encore réussi à concevoir un immobilisateur à distance qui n’engendre pas la mort."
On appèle ça le Taser, dans la très grande majorité des cas il n'est pas mortel et c'est un outil efficace mais les MATANTES du Québec ne veulent pas que chaque policier en soit équipé... C'est dangereux tsé....
5. "Est-on davantage porté à tirer sur un sans-logis?"
Probablement pcq les sans-logis semblent plus souvent portés à essayer de poignarder d'autres gens que la moyenne.
9 Jan 2012 | Viktor
C'est déprimant de voir qu'on laisse des gens publier des propos aussi décousu de la réalité policière. Nadia a tout simplement aucune idée des réalités policière et par le fait même, induit en erreur tout ceux qui lisent cet article. Sérieusement, au lieu d'écrire des niaiseries comme ça, tu devrais devenir associé de claude poirier ! Tu te sentirais apprécier à ta juste valeur !!!!
9 Jan 2012 | Jean-françois
Un peu ridicule de commencer l'article en comparant la fusillade à un film. La vie n'est pas un film, les policiers font face quotidiennement à des situations difficiles, délicates et souvent violentes. Les itinérants aussi, leur vie est difficile et les abus de drogues, d'alcool, le manque d'amour et l'indifférence mènent à ces situations violentes. D'ailleurs il n'y a bien que dans Kill Bill qu'un acteur avec un faux pistolet peut tirer avec précision dans une jambe, dans le feu de l'action, le cou et le visage ensanglantée après l'agression, il est très difficile de viser juste.
9 Jan 2012 | Thomas
@janismo
ll semble y avoir une importante corrélation entre la capacité d'écrire correctement et l'attitude envers les itinérants. Je vous laisse le soin de deviner l'endroit où vous vous situez dans cette équation.
9 Jan 2012 | Arnaud
Pour fréquenté le centre-ville quotidiennement, j'ai remarqué que les itinérants sont de plus en plus violents et intoxiqué. À plusieurs reprise je me fais invectivé par des quêteux parce que je ne leurs donne pas une cennes.
9 Jan 2012 | janismo
Wow. Que de spéculations. Oui, tuer des gens, c'est mal. On le sait. Merci.
En attendant, cracher dans toutes les directions sans connaitre les faits, c'est irresponsable.
9 Jan 2012 | Arnaud
Ah oui c'est vrai j'oubliais, un policier a été poignardé dans cette altercation, mais who cares ? Un policier, c'est bien juste un policier, tout le monde s'en fou...
Tout le monde se croît juge d'une situation à laquelle ils n'ont pas assisté.
Est-ce qu'on peut laisser de côté le petit sentiment gauchiste socialiste ici et se dire que s'il ne l'avait pas abattu, le fameux Farshad Mohammadi aurait pu blessé d'autres gens qui se seraient trouvés sur son chemin lors de sa fuite ?
Les policiers sont entraînés à utiliser le poivre, le bâton et maintes autres techniques pour neutraliser quelqu'un , pour utiliser le fusil en dernier recours. Si le policier a choisi l'arme à feu, c'est probablement parce que la situation en requérait l'usage, mais je ne ferai pas comme vous, et je ne me porterai pas juge d'une situation de laquelle je ne connais rien, outre l'opinion de La Presse.
Comment se serait intitulé votre article si le policier était décédé et le sans-abris s'était sauvé et n'avais pas été retrouvé ? "Il l'a mérité le criss!" ?
9 Jan 2012 | Charles
La solution est simple pour le gouvernement liquidons les personnes inutiles de la sociétés !
un sans abris n'a pas d'argent donc ne consome pas, n'a pas de logis donc ne pays pas de taxe infinie sur n'importe quoi, il est donc inutile a la société. en plus il est malade faut le guérir donc trouvons des motifs et liquidons les ! Il faut si faire et rien dire ca ben l'aire !
9 Jan 2012 | Mathieu
En réponse à renée:
on le sait très bien que parfois, les policiers ont eu plus de muscles que de neurones pour nous sécuriser et ne dites pas le contraire.
Le prestige de l'uniforme et des ses valeurs sont parfois bafouées mais je n'en fais pas une généralité!
Par contre c'est FAUX et je m'insurge sur votre phrase comme quoi
"Les sans-abris sont plus souvent dans la mire puisqu'ils sont malheureusement souvent malade et que notre société manque de ressources adéquates pour eux."
C'est juste que notre société individualiste préfère les gens riches, beaux et célèbres que ceux comme les itinérants qui n'ont pas cherché à être dans la rue.
Je n'oublie pas la drogue, l'alcool, la violence mais allez y une journée et vous comprendrez.....
On peut aider, faut juste le vouloir et le courage ne s'achète pas, il est dans notre coeur ou pas!
je rejoins l'auteur de l'article et je suis en crisse de voir ce que le pouvoir peut engendrer comme morts inutiles!
Charlie
9 Jan 2012 | absoluecharlie
Non, les policiers ne sont pas entrainés à tirer dans une jambe.
Les sans-abris sont plus souvent dans la mire puisqu'ils sont malheureusement souvent malade et que notre société manque de ressources adéquates pour eux.
Les policiers sont (bien) entrainer à sauver leur vie et celle des autres. Mais ils ne sont que des humains. Comme toi.
9 Jan 2012 | Renée