À la défense d’H&M

À la défense d’H&M
13 Déc 2011

Par Judith Lussier  |  Publié dans : blogue

Moi, les images de synthèse, ça me va.

J’ai beau retourner la question dans tous les sens, me mettre dans la peau d’une victime de l’anorexie ou d’une obèse morbide, je ne comprends pas les gens de s’offusquer qu’H&M ait utilisé des images de synthèse comme mannequins. Au pire, être à la tête d’un syndicat de mannequins, je m’inquiéterais pour la profession.

Pour le reste, honnêtement, je ne vois pas le scandale. On voit des mannequins de taille parfaite dans les vitrines de magasins depuis des décennies et on ne s’en offusque pas. On mettrait de vrais mannequins, je veux dire des personnes vivantes, dans les vitrines, qu’on trouverait que c’est de la cruauté envers les mannequins.

À la limite, ça démontre qu’avoir un corps comme ceux montrés par H&M n’est justement pas réaliste, puisqu’il s’agit d’images créées par ordinateur*. Personnellement, les vrais mannequins, les anorexiques, les botoxés, les chirurgiées, me rendent beaucoup plus mal à l’aise. Elles montrent que l’idéal est atteignable, à coup de sacrifices et de régimes de pamplemousse, et que si on ne l’atteint pas, c’est juste parce qu’on est de grosses paresseuses.

Et puis, pas tant que ça au fond. Des filles comme celles montrées dans les annonces d’H&M, en fait, ça existe. J’en connais plein. Il y a une tonne de filles dans mon entourage qui me complexent cent fois plus que les filles du H&M, justement parce qu’elles sont simplement le fruit de la nature. Des filles disciplinées, qui mangent bien, qui vont au gym. Et même parfois des filles qui font juste écœurer parce qu’elles mangent dix fois plus que moi et ne font rien pour entrer dans du 24. Triste de même.

Laissez-moi comparer des choses qui ne se comparent pas vraiment, mais qui donnent quand même à réfléchir. Je ne veux pas diminuer le problème de l’anorexie. Je sais que c’est grave, et qu’une fille anorexique, c’est une fille anorexique de trop. Mais l’anorexie touche 1% des adolescents. L’obésité, elle, est passée de 13,8% à 24,3% des adultes canadiens dans les 25 dernières années. À mon avis, et sans mauvais jeu de mot, notre problème d’obésité est beaucoup plus gros.

Depuis quelques années, on en est bien conscients. On sensibilise les gens à prendre soin de leur santé, à faire de l’exercice. Paradoxalement, on valorise les mannequins taille forte, moins menaçants pour l’estime de soi. Je n’ai rien contre les mannequins taille forte, mais je n’ai pas envie non plus qu’elles deviennent la norme. Même si c’est parce qu’elles ont des «gros os» et qu’en fait, elles sont en santé. Je n’ai pas envie que la norme, ce soit d’avoir quelques livres en trop. Que les gens regardent les vêtements sur des corps qui leur ressemblent, validant leur propre débordement lipidique.

Les filles d’H&M, selon moi, sont parfaites. Et si elles donnent envie d'aller au gym, pourquoi pas.

*Dans la mesure où c’est dit que ce sont des mannequins créés par ordinateur, bien sûr.

Suivez @JudithLussier sur Twitter.
Derniers commentairesRSS
  • Salut, On en veut davantage traité de cette manière. Quoiqu'il arrive, je vais revenir vous voir très prochainement. Vous pouvez venir voir mon [site Internet->http://cricrivoyage.mon-blog.net] Je vous souhaite que tout ce passe le mieux possible sur votre page !

    16 Août 2013 | Christine

  • Et on vous paie pour débiter pareilles conneries...

    18 Avr 2013 | Monsieur X

  • Je voudrais féliciter les commerciaux, qui paradoxalement ont plus d'imagination que les publicitaires, surtout lorsqu'il s'agit d'économie et de rentabilité. Nouvelle offre: ayez 10 mannequins pour le prix d'un! Cela n'empêche pas de dévoiler la gamme intégrale de la collection, il suffit de faire un plaquage dégueulasse du maillot de bain et de la tête du mannequin pour donner quand même un peu l'impression qu'il y a une diversité (et qu'on n'est pas complétement feignant). Bravo aux publicitaires pour ce super travail esthétique. On se croirait dans un épisode de star wars avec cette nouvelle armée de clone, tellement représentative de notre humanité.

    9 Jan 2012 | Chacha

  • L'amour de la mode, c'est l'amour des VETEMENTS.

    Ils mettent les vêtements sur des filles minces, simplement parce que ça

    met le VETEMENTS en valeur et pas la FILLE. L'Amour de la mode c'est pas pour

    autant l'amour de l'anorexie..

    20 Déc 2011 | Noémi O

  • TRÈS INTELLIGENT COMME POINT DE VU... lES GENS VOIX PAS LES NUANCES. Ils DÉFENDENT L’IDÉE général, (contre les CRITÈRES DE BEAUTÉ de la société) SIMPLEMENT PAR CE QUE sa sonne plus ''recherché'' QUE JASER MÉTÉO pendant un party! MAJORITAIREMENT, Y'ONT PAS PRIENT 2 SECONDES POUR Y PENSER. La nuance est claire, sa ce compare même pas comme effet un mannequins de plastique et une vrai fille. la maigreur réel d'une femme représente une preuve du stupide dicton: si tu veux tu peux, sa c'est dangereux. (les autres ce diminuent de pas y arriver). Le mannequin de plastique, yé neutre, standard et en plastique... pour tous... Raison simple, s'pour tous le linge, pis personne veux des mannequins de formes représentative(dodu, maigre)... Sa serrait comme dire pire: ''regardes même pas ce morceau là y'a pas ta taille.... Ceux qui voix pas la nuance, doivent capoter voyant juste un tronc pour vendre des cravates. loll

    20 Déc 2011 | patricia

  • Wow, beaucoup de p'tites grosses frustrées qui commentent ici ;)

    20 Déc 2011 | Alex G

  • Je suis d'accord avec la nuance que cette article apporte. On dirait que si je porte une petite taille et que j'aime l'image que je vois dans les magazines et dans la publicité, je suis une sexiste anorexique qui rêve d'un idéal dégradant. Je pense juste qu'un standard inaténiable, c'est une façon de se projeter. Comme les actrices mytiques du bon vieux holywood, on ne peut pas l'atteindre (ce standar) mais on le rêve et je pense que c'est à cela que servent les images.

    Je voudrais juste faire une petite paranthèse en terminant, les modèles électroniques du H&M c'est ceux qui servent de modèle à habiller. Donc je pense que c'est davantage par utilité qu'ils ont choisit de les créer que pour nous imposer des complexes. Nous femmes ordinnaires...

    19 Déc 2011 | rosa

  • Forgot to mention: these models plastic and real wear size 6 (27) bottoms. H&M sizes start at 2 and finish at 14.

    18 Déc 2011 | Pro marketing

  • This is all a bunch of BULLSHIT. I totally agree with Judith on this one.

    First off, for those who don't know, the brand does carry a line of clothes for big people called BIB standing for Big Is Beautiful. It is not available I'm Canada yet but soon will be and trust me I've seen the ads and they DO use fat models to showcase them.

    WHY? Because these clothes are made for fat people therefore they're shown on fat people. The lines available in Canada are NOT made for fat people so what GET OVER IT. You're fat you shop at stores where clothes are made for you! It's just too bad they can't care hundreds of items in 20 different sizes it makes no sense regarding productivity.

    Second, the mannequins. WTF is the problem, seriously! These mannequins are there to showcase clothes and make THE CLOTHES look as good as possible. Just picture going to H&M and seeing posters with fat women wearing size 14 and all the fat coming out everywhere! GET REAL no one wants to buy that image it's UGLY! Yes big is beautiful but know how to consider circumstances!

    Point is: no ones ever gunna be happy people will ALWAYS find something to complain about so I personally would rather see pictures of women who's clothes fit nice on rather than the opposite. Marketing is a business people need to get that into their heads.

    And last, from having gone through the anorexia bulimia whole story myself I think people that blame fashion and marketing for it are full of shit because these illnesses are caused by further and much more profound events that occur in life. I can count on the fingers of one hand how many girls I've met that were anorexic just for the fun of looking like a billboard model.

    Fat people need to accept the fact that somethings will never look as good on them as on a 18-24 IMC person and start doing something about their weight instead of being lazy, complaining and blaming society for making fat look stupid.

    18 Déc 2011 | Pro Marketig

  • Andréanne Bouchard

    @francisco : Sérieusement, VA écouter le vidéo recommandé par Marie-Ève Leblanc (dans les premiers commentaires) ou chercher Killing Us Softly par Jean Kilbourne sur YouTube.

    PENSES-TU SÉRIEUSEMENT, que si la pub ne marchait pas et que tout le monde y était immunisé, sauf peut-être une petite portion de "faibles du cocos", ils continueraient??? C'est prouvé MAINTES ET MAINTES ET MAINTES fois que présenter aux gens une image inatteignable ou les faire sentir mal dans leur peau les faits consommer. Et l'objectif, c'est de nous faire consommer, pas de nous dire: ah, regardez, ce serait une bonne idée de porter ça ou de faire évoluer l'art vestimentaire. C'est de la business. Nous donner toujours l'impression qu'il y a mieux que si on fait juste acheter la nouvelle patente ou le nouveau vêtements, on va atteindre le bonheur.

    Va écouter le vidéo de la conférence (avec des chiffres et des statistiques et des recherches, tu sais des FAITS) et après on va voir si ton discours a changé.

    15 Déc 2011 | Andréanne Bouchard

  • @francisco

    Du Petit Robert : « Publicité : (II.) Le fait d'exercer une ACTION sur le public à des fins commerciales ; le fait de faire connaître (un produit, un type de produits) et d'INCITER à l'acquérir ; ensemble des moyens qui concourent à cette action ».

    Qu'elle n'ait pas toujours un impact, soit, mais c'est tout de même sa vocation. Par ailleurs, si tu relis bien, je n'ai pas prôné son éradication, mais bien sa diversification.

    [fyi : Je ne te porte aucune haine. Toutefois, je suis au regret de t'informer que les êtres au discours aussi petit que le tien n'ont aucune emprise sur mon état psychologique].

    15 Déc 2011 | verolapointe

  • Moi je préfère celle du milieu

    14 Déc 2011 | Super Canon

  • @veromachin tu te trompes, tu te full trompes. Mais comme je suis un surhomme, je vais utiliser mes ondes cérébrales galaxiques de nouvelle génération pour influencer ton opinion de manière subliminale. Rien que le fait de lire cette phrase jusqu'à la fin a eu pour effet de te faire reconsidérer toutes tes convictions. Je suis dans ta tête.

    14 Déc 2011 | francisco

  • Judith, quelle grandeur portes-tu? À en lire ton article tu dois être du style assez mince, sans débordement lipidique...

    ...

    "À la limite, ça démontre qu’avoir un corps comme ceux montrés par H&M n’est justement pas réaliste, puisqu’il s’agit d’images créées par ordinateur*" J'aime bien ton astérix!

    "*Dans la mesure où c’est dit que ce sont des mannequins créés par ordinateur, bien sûr."

    Ta pensée est logique, mais la réalité, c'est que ce n'est pas écrit, ni dit, dans les vitrines ou sur le site internet: Attention mesdames! Ces corps sont faux..! Preuve à l'appui:

    http://www.hm.com/ca/fr/product/95124?article=95124-A

    Par contre, les couleurs et les tailles des bobettes peuvent varier selon les magasins.

    Il n'y a pas la mention que les corps des femmes peuvent aussi varier en couleur et en taille.

    Alors l'anorexique (en passant, je serais curieux de voir tes sources pour le 1% des filles anorexiques...) qui passe devant la vitrine et qui voit les corps parfait se trouve encore plus dégueulasse, encore plus grosse, énorme et ratée. Parce que c'est comme ça qu'elle se perçoivent. Savais-tu? À te lire, tu vis entourée par des gens avec des silhouettes parfaites, tout à fait à l'aise avec leur corps. Donc, tu ne dois surement pas être au courant de ce qui se passe dans la tête d'une anorexique. De toute façon, on s'en sacre d'elles et de ce qu'elles pensent, elles ne sont seulement que 1% des filles qu'on croise dans la rue, pas vrai?

    "Il y a une tonne de filles dans mon entourage qui me complexent cent fois plus que les filles du H&M, justement parce qu’elles sont simplement le fruit de la nature. Des filles disciplinées, qui mangent bien, qui vont au gym. Et même parfois des filles qui font juste écœurer parce qu’elles mangent dix fois plus que moi et ne font rien pour entrer dans du 24. Triste de même." J'adore ce passage. Tellement ridicule!

    Donc, pour être belle, maigre et te faire complexer, il y a deux solutions? Être le fruit de la nature ou être discipliné, allé au gym et bien manger!

    Il faut croire qu'il y a une femme sur quatre qui n'a encore rien compris à la vie! (Ah oui, bravo pour le 24%, c'est la bonne statistique!)

    Allez mesdames, faites un cours de discipline 101, allez au gym et manger des légumes! C'est ça le remède à l'obésité!

    ...

    Ton dernier paragraphe, sur la norme sociale, je me demande encore si t'es vraiment sérieuse? Au fait, est-ce que ce serait si dérangeant que ça que les mannequins aient un petit débordement lipidique, comme tu l'appelles si bien? Tu ferais vraiment "Ouach!!" En les voyant? Regarde autour, juste en arrière de ton club d'amies parfaites au corps parfait, Qu'est-ce que tu vois? Un débordement lipidique? Pourquoi la norme ne serait pas conforme à la réalité? Au fond, ce qui est absurde, c'est que toutes les femmes subissent une pression par la société, et par toi, pour devenir mince...

    Enfin, la phrase la plus censée de ton texte est celle-ci: Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles d'Urbania

    J'espère!

    14 Déc 2011 | Lecteur offusqué

  • Je ne suis tout simplement pas d'accord.

    Vous connaissez la charte pour une image saine et diversifiée, c'est ça qu'il faut prôner!

    Peut-être que le corps de ces mannequins donnera envie aux filles "trop grosses" d'aller au gym, mais le but à atteindre sera... irréaliste! Il faut aller au gym pour se sentir en santé et en second lieu pour se sentir belle, pas pour se cogner sur la tête et se dire "je vais devenir comme cette mannequin de H&M"... dessinée à l'ordinateur! Être belle et en santé, c'est d'abord dans la tête que ça se passe. Si j'essaie les vêtements que ces mannequins portent et que mes courbes plus prononcées que les leurs me désespèrent, je vais tout simplement me découragée et me sentir laide! Et d'ailleurs, on peut me dire qui est-ce qui se sent 100% belle en se regardant en bobettes devant le miroir comme ces mannequins?

    14 Déc 2011 | Ariane

  • @francisco (tiens, un commentaire plus constructif) et tous les autres.

    J'ai trouvé un dossier fort intéressant sur l'image corporelle. C'est un « spécial » entièrement dédié à la question, de l'Association pour la santé publique du Québec (publié en mai 2010). Y ont notamment participé le Groupe de recherche Médias et santé de l'UQAM, le Groupe d'action sur le poids Équilibre (voir commentaire plus bas), le ministère de la santé et des services sociaux du Québec et le Réseau québécois d'action pour la santé des femmes.

    Il y a plein de références à des publications et études scientifiques en bas de page, pour les sceptiques.

    http://bit.ly/vaSCFO

    14 Déc 2011 | verolapointe

  • Citation: "Paradoxalement, on valorise les mannequins taille forte, moins menaçants pour l’estime de soi. Je n’ai rien contre les mannequins taille forte, mais je n’ai pas envie non plus qu’elles deviennent la norme."

    Quel passage stupide ! Il n'est pas venu le jour où l'on valorisera les tailles fortes au détriments de maigrichonnes, n'ayez crainte Mme Lussier. Les mannequin dites "tailles fortes" ne correspondent souvent même pas à cette définition, elle ne sont souvent que de taille "normal" Ça me rappel l'histoire de la mannequin montréalaise Coco Rocha qui est était considérée trop grosse pour pouvoir parader sur le podium.

    14 Déc 2011 | Sylvain

  • @francisco :

    Je paraphrase (corrige-moi si je me trompe) :

    « On devrait tous être en mesure de vivre sans l'influence de la pub dans nos vies si on le souhaite, puisqu'on est doué de discernement.

    Je suis capable de vivre sans cette influence.

    Tous les autres êtres humains en sont donc forcément capables et sinon, c'est qu'ils sont des sous-merdes paresseuses ».

    Dans Wikipédia, sous « sophisme », on trouve l'exemple suivant :

    « Tout ce qui est rare est cher,

    Un cheval bon marché est rare,

    Donc un cheval bon marché est cher ».

    Bravo, surhomme.

    14 Déc 2011 | verolapointe

  • C'est pas l'industrie qui décide de quoi tu dois avoir l'air, c'est TOI. Tu es un/une adulte, doté/e de sens critique et de discernement (la preuve c'est que tu es en train de lire Urbania) et tu es capable de faire la différence entre la fantaisie (la photo du burger) et la réalité (le burger dans l'assiette). Tu es certainement capable de choisir quels sont tes modèles, et à quels barèmes tu te mesures.

    Faut vraiment être fait simple pour prendre ce qu'on voit dans un catalogue comme un diktat sur comment on doit être et comment on doit vivre sa vie. Si ça coûte moins cher de faire ça avec un ordi, ou avec photoshop, au lieu de prendre des vraies photos, who cares? C'est pas un manuel de comment être un humain. C'est un catalogue. Tu le mets dans le bac vert. La vie continue.

    Mais non, pas pour tout le monde. Garde, là. GARDE! C'est pour ÇA que je suis grosse/maigre/triste/névrosée/déprimée/trop/pas assez/pareille/différente! Je suis une VIIIIICTIIIIIMMMMEEEEUUUUUUU.

    Désolé, mais le burger n'a jamais ressemblé à la photo du burger.

    14 Déc 2011 | francisco

  • ÉquiLibre est un organisme à but non lucratif dont la mission est de prévenir et diminuer les problèmes reliés au poids et à l’image corporelle dans la population.

    Nous constatons avec enthousiasme que plusieurs lecteurs partagent notre opinion sur le sujet. En effet, ce que nous demandons à l’industrie de l’image, ce n’est pas de cesser de présenter des images de personnes minces au profit d’images de personnes enrobées, mais plutôt de présenter une diversité dans les formats corporels, plus représentative de la réalité.

    Pour encourager et féliciter des entreprises québécoises qui mettent de l'avant des initiatives en faveur d’une diversité corporelle dans le monde de la mode, des médias et de la publicité, visitez le http://www.derrierelemiroir.ca/vote-pour-le-prix-imagein/ pour en apprendre plus sur le Prix IMAGE/in.

    Suivez-nous sur Twitter : #GroupeEquiLibre

    Suivez-nous sur Facebook : http://on.fb.me/vyPKrc

    14 Déc 2011 | ÉquiLibre

  • Je ne sais pas ou tu prends tes chiffres sur l'anorexie, mais ca touche pas mal plus que 1% des filles...

    Très bon article par contre, je suis d'accord avec toi à 100%.

    Je trouve simplement que ta statistique de l'anorexie vs l'obésité n'a pas sa place...on ne peut pas comparer des pommes et des bananes! L'anorexie est une maladie dans 100% des cas. L'obésité est RAREMENT due à une maladie et souvent dû à de mauvaises habitudes de vie que les gens refusent de changer de leur plein gré. Si les gens obèses se sentent mal dans leur peau à cause d'images comme celle-là, je n'ai aucune pitié pour eux, ils ont le pouvoir de changer les choses et ne le font tout simplement pas (pas dans 100% des cas évidemment, disons 85 à 90% d'entre eux...).

    14 Déc 2011 | Pascale Lefebvre

  • Ça me

    Donne comme

    Le

    Gout de recommencer a me faire vomir cet article. Bravo, beau travail, beau sens du discernement.

    14 Déc 2011 | la fille aux "gros os"

  • oui, l'obésité monte en flèche. Oui, c'est grave. c'est important de penser à sa santé.

    tout comme faire des régimes et se priver de nourriture, ce n'est pas ça, penser à sa santé. penser à sa santé c'est manger à sa faim, et faire du sport régulièrement. ce n'est pas fitter dans les diktats que la société nous impose.

    je crois que ce n'est pas parce qu'1 ou 3% semblent bien petits comparés à 24% qu'il faut les minimiser.

    je comprends qu'on en ait marre de parler des mannequin anorexique. je comprends qu'elles peuvent se sentir pointée du doigt, ces mannequins qui ne sont pas anorexiques.

    la responsabilité ne revient peut-être pas au mannequin en soi. je crois que c'est nous en tant que société qui peuvent faire des choix. tant et aussi longtemps que nous accepterons ces images, cette maigreur presque universellement valorisée, alors on en subira les conséquences. je ne crois pas qu'il faut exclure cette silhouette du marché ce n'est pas ça. ça reviendrait encore à exclure une silhouette type au profit d'une autre. je crois que l'importance réside dans la diversification des silhouettes...

    des études ont été faite par rapport aux médias et aux diktats de beauté.

    sur une petite île où il n'y avait pas internet, un sondage à été fait auprès des femmes qui y habitaient. toutes étaient relativement confortables avec leur corps et avaient une bonne estime d'elles même. puis, est apparu la télévision. deux ans plus tard, ces femmes ont repassé un sondage. des cas d'anorexies et de boulimies sont montés en flèche.

    tout ça pour dire que les troubles alimentaires sont un calvaire, et sont étroitement liés avec l'image que les médias fabriquent. ce n'est pas exclusivement les médias qui provoquent des troubles alimentaire. il y a des raisons génétiques, familiales, contextuelles, des traumatismes qui en sont à la base. mais reste qu'ils ont une forte influence...

    je trouve ça triste qu'en tant que société, on soit rendu là.

    que les entreprises soient rendu tellement obsédées par le pouvoir de l'argent, qu'elle valorise un idéal de beauté type qui représente 1% de la population, parce que c'est ça qui fait vendre. la beauté est considéré comme valorisante. si les mannequins sont beaux et belles, les gens seront attirés par les produits, pour avoir une source indirecte de valorisation.. je trouve ça triste que l'industrie soit tout à fait consciente des désastres que ça peut créer, mais qu'elle continue de vendre ces images parce que c'est ce qui fait faire le plus d'argent..

    et judith, je ne peux pas m'empêcher d'être bouche bée quand tu dis que ça fait des décennies qu'on ne dit rien et qu'on ne se choque pas de ces mannequins-trop-maigre et que tu te questionne sur pourquoi maintenant? on devrait rester planté là à se faire imposer des images qui ne nous conviennent pas? je rappelle que je ne dis pas qu'ils faut les exclure du marché. je dis qu'il faut une diversité plus représentative de la population. ce qui veut dire que ça les inclus aussi. mais bordel, pas juste ça. on se compare et on pense que c'est ça la norme. parce que c'est juste ça qu'on nous montre.

    bref, ce que je veux dire, c'est UNE CHAAAAAAANCE qu'on s'est réveillé après tout ce temps. UNE CHANCE que maintenant, on s'affirme et on demande de la diversité. une chance qu'on existe encore, en tant que citoyens, et qu'on exprime notre désaccord par rapport à ce que l'industrie de la mode et l'industrie médiatique nous impose. une chance qu'on a ça, le droit de se lever debout. une chance qu'on se soit réveillé, et qu'on demande du changement.

    13 Déc 2011 | charlotte

  • @Andréanne Bouchard : bravo !

    ***

    Salut Judith,

    Je comprends l'idée de départ de ton article : pourquoi crier au meurtre, devant cette campagne, alors que depuis toujours la pub nous montre des corps dits « parfaits » ? Ainsi, selon toi, le fait qu'ils soient générés par ordinateur ou non ne change rien, sauf pour le portefeuille de ces mannequins.

    Je pense que les gens réagissent parce que ce qui les frappe, dans cette nouvelle, c'est que même ces filles de 6 pieds qui bouffent du junk 3 fois par semaine et sont quand même sublimes, ont des seins et un cul parfaits, entrent dans du 24 sans jamais avoir dû courir le tour du bloc ; celles-là mêmes ne sont plus suffisantes pour l'industrie. Du moins c'est l'impression que ça laisse. D'où le fait que ça ravive tout le discours sur l'impact de la pub sur la perception de l'image corporelle.

    D'après moi, on ne devrait pas penser la personne en fonction des vêtements mais les vêtements en fonction de la personne (objets fabriqués pour couvrir le corps humain, le cacher, le protéger, le parer - Petit Robert). Que ce soit dans les rayons des magasins ou dans la pub.

    (Un jour, vers mes 16 ans, j’ai appelé le service à la clientèle de chez Simon’s pour me plaindre que le Large était en fait du Médium. Je voulais savoir pourquoi ils ne faisaient pas d’Extra large, puisque +de 25% des Québécois sont obèses et que donc ça ferait augmenter leur chiffre d’affaire. Ils m’ont répondu que ce ne serait pas bon pour leur image de marque).

    Penses-tu, Judith, que parce que je suis ronde, que c'est grave (problème de santé et même santé publique), l'on ne devrait NI me représenter dans la pub, NI me servir dans les magasins ? C'est plutôt le cas en ce moment. Si c'est vraiment ce que tu penses, je pense que tu devrais réfléchir plus longtemps au fait que les gros sont aussi des êtres humains.

    La pub idéale est une pub diversifiée. Elle inclut des minces, des maigres, des grosses, des rondes, des grandes, des petites, (et des blanches, des noires, des asiatiques, des latinas, des arabes, des indiennes, etc.), en alternance, selon la catégorie d'âge visée.

    Parce que c’est ça la réalité ! (Évidemment, la même idée devrait aussi s’appliquer à la pub destinée aux hommes).

    On devrait tous avoir la chance d'apprendre auprès de nos parents et à l'école que ce qu'on voit dans la pub n'est pas la réalité. Que même si t'es grosse, ça se peut que tu sois belle. Et que la beauté, c'est pas uniquement physique. Mais tu sais, tous n'ont pas cette chance. Et tous n'ont pas de force de caractère pour se débrouiller sans ça.

    À l'exclusion de certaines belles et rares initiatives (telle que le Fonds d'estime de soi de Dove et sa campagne Vraie beauté dont on se souvient tous : http://bit.ly/10WkYd ), l'industrie ne cesse de renforcer l'idée que pour être beau, il FAUT être mince, voire maigre (et blanc, 90% du temps). Certes, on peut plaider qu'être mince, c'est souvent être en santé. Mais stp, ne nous dis pas que de voir des minces dans la pub va motiver les gros à aller au gym ! C'est insultant. Et d'ailleurs, ce n'est pas la pub qui a freiné l'épidémie d'obésité.

    Salutations, ma chère !

    13 Déc 2011 | verolapointe

  • L'influence de la publicité présente dans les magasins n'est pas néglige, car elle affecte directement la santé des femmes.

    Petit rappel des faits.

    Just saying:

    Actuellement, environ 3 % des femmes sont affectées par un trouble de l’alimentation sévère.

    Au moins 10 % des Québécoises âgées de 13 à 30 ans souffrent d’un trouble de l’alimentation important.

    De 0,5 % à 4 % des femmes souffriront d’anorexie mentale au cours de leur vie, et de 1 % à 4 % souffriront de boulimie.

    De 5 % à 10 % des cas d’anorexie nerveuse et de 10 % à 15 % des cas de boulimie sont observés chez les hommes et les garçons.

    34 % des adolescents et plus de 40 % des adolescentes de niveau secondaire sont insatisfaits de leur image corporelle et affirment vouloir modifier leur apparence.

    56 % des femmes ayant un poids santé selon leur indice de masse corporelle veulent perdre du poids.

    Source: www.jesigneenligne.com

    Autre lecture à faire Mademoiselle Lussier, une publication sur le survol des enjeux de santé liés à la question de l’image corporelle des femmes et des jeunes filles.

    Cette étude nous prouve ceci:

    34 % des adolescents et 40 % des adolescentes de niveau secondaire au Québec sont insatisfaits de leur

    image corporelle et affirment vouloir modifier leur apparence.

    (Étude sur les jeunes, la santé sexuelle, le VIH et le SIDA au Canada : facteurs influant sur les connaissances, les

    attitudes et les comportements. Toronto, Conseil des ministres de l’Éducation (Canada); repris dans Le sexe dans

    les médias : obstacles aux rapports égalitaires. Avis du Conseil du statut de la femme, mai 2008)

    › Selon une étude mondiale réalisée par Dove auprès de 3 000 femmes de 15 à 60 ans, issues de 10 pays, en 2004.

    (http://www.media-awareness.ca/english/resources/educational/teachable_moments/campaignrealbeauty.cfm)

    - Plus des deux tiers, 68 % sont fortement d’avis que « les médias et la publicité imposent des standards de beauté artificiels que la majorité des femmes ne peuvent pas espérer atteindre.

    - La majorité, 76 % souhaite que les médias présentent la beauté féminine comme ne se réduisant pas aux

    seuls critères de séduction physique.

    - Soixante-quinze pour cent ajoutent qu’elles voudraient que les médias dépeignent mieux la diversité de la beauté féminine, en fonction de l’âge, de la forme ou de la taille.

    Source: http://rqasf.qc.ca/files/enjeux_sante_stats.pdf

    13 Déc 2011 | Léa Clermont-Dion

  • Mathieu St-Onge

    Oh, et Judith, je crois que tu viens de trouver LE slogan publicitaire du XXIe siècle : « Moi, les images de synthèse, ça me va. » Fort, très fort.

    13 Déc 2011 | Mathieu St-Onge | Montréal

  • Cela fait deux fois que je tombe sur l'un de vos articles et je suis encore une fois franchement déçue par le manque d'approfondissement dont vous faites preuve (la première fois en lien avec le site Nous sommes les filles). Les modèles H & M je ne crois pas qu'ils devraient choquer en soi, c'est en effet l'industrie du prêt à porter qui est un peu choquante de fabriquer des vêtements aussi peu adaptés à différents types de corps. Ensuite, pour le reste de l'article... je trouve ça franchement faible ; dire que les femmes qui ne cadre pas avec ce modèle ne sont pas assez disciplinées, vaillantes, c'est encore plaider pour l'emprise de stéréotypes superficiels et être incapable de respecter l'hétérogénéité des corps. Et surtout encourager le culte de l'apparence à tout prix, je trouve aussi l'équation un peu simpliste avec la santé. Je ne sais pas qui sont vos amies qui vous servent de modèles, mais pour ma part j'ai été très maigre et critiquée par les femmes de mon âge (ma maigreur devenant véritable un complexe) : est-ce qu'au fond d'elle ces femmes enviaient ma maigreur ? ce qui m'amène à aborder la question de la compétition féminine en terme de beauté et la mesquinerie très vicieuse qu'elle amène trop souvent chez les femmes. Aujourd'hui, j'ai un poids que l'on qualifierait de normal, et on m'accuse d'être grosse... je pense que ce qui est le plus vicieux c'est cette compétition très malsaine qu'entretiennent les femmes entres elles et dont votre propos est exemplaire à ce titre.

    13 Déc 2011 | Véronique

  • Mathieu St-Onge

    Moi, ce qui me fascine le plus dans tout ça, c'est la réponse émise par H&M pour justifier l'utilisation de ces corps modélisés : « Ils peuvent faire adopter des positions qui mettent plus en valeur les vêtements que si des êtres humains les portaient eux-mêmes. »

    Je lis et relis cette phrase, comme un mantra, et je ne m'en lasse pas.

    Cela me rappelle une conférence de Jean Baudrillard (si ça ne vous sonne aucune cloche : Wikipédia) à laquelle j'ai assisté il y a plusieurs années. Le vieux bougre était venu faire un saut à Montréal, peu de temps avant sa mort, le temps de discourir sur « le désert du réel ». À l'époque, je m'étais dit qu'il poussait un peu le bouchon.

    Mais le vieux bougre avait peut-être raison après tout : « Aujourd'hui l'abstraction n'est plus celle de la carte, du double, du miroir ou du concept. La simulation n'est plus celle d'un territoire, d'un être référentiel, d'une substance. Elle est la génération par les modèles d'un réel sans origine ni réalité: hyperréel. Le territoire ne précède plus la carte ni ne lui survit. C'est désormais la carte qui précède le territoire - précession des simulacres. »

    13 Déc 2011 | Mathieu St-Onge | Montréal

  • AVEZ VOUS été voir a quoi servais ces mannequin sur le site, ce sont comme des poupée de papier simplement pour vous donner un idée des match de vetement quon peut faire dites vous quil faut refaire les fit pour tout les vetement du magasin et les match inimaginable fait un calcule... le but ces juste ca, si on créer un "corp parfait pour que les vetement tombe bien, cest pour mettre en valeur leur coupe...et quon la voit mieux possible les détails, vous savez c'est quoi des vetement pret a porter? ce sont des vetement qui ne sont pas fait sur mesure... donc dans les règles de l'art si on est pas content on pourais tjrs aller faire ajuster nos vêtement chez la couturière parce que persoone a le meme corp..

    pour ce qui est de limage imposé je dirais simplement ce que de nombreux designer on souvent répété: a base si les mannequin sont mince c uniquement pour que loeil regarde plus le vetement que les courbes voluptueuse et attirante de la femme... si les femmes decide que elle doivent ressembler à ça... c'est qu'elles ne doivent pas faire preuvent de disernement... faut juste etre dans son poid santé... au nombre de personne qui mon dit que jtais pas assez grosses et que je devrais grossir ( ca ma surement plus arriver souvent que ben des femmes complexé par leur sur-poid imaginaire) et au nombre de femme mieux enrombé qui font tourné les tetes des hommes plus que j'ai pu le faire c'est pas tres justifié... bref peu importe le modèle quon nous montrera a la tv on sera jamais satifait car personne PERSONNE na le meme corp... il faut apprendre a s'accepter et faire preuve de DISCERNEMENT.

    13 Déc 2011 | leithicia

  • jo

    je voulais plutôt dire sur mon commentaire précédent "sur un vrai FAUX corps photoshoppé d'un bout à l'autre"

    13 Déc 2011 | jo | Montreal

  • Je ne comprend pas l'entêtement des gens a s'offusquer que ce ne soit pas des filles (ou des hommes aussi ca existe) normales dans les publicités. Ils (les publicitaires) sont dans la 'buisness" de vendre du rêve, pas de montrer de manière documentaire comment les femme de ce monde sont......Il n'y a rien de "normal" ou presque dès que l'on ouvre la télé, ou que l'on regarde un film de toute facon...Sérieusement, y a-t-il quelqu'un ici qui a déja acheter du linge afin de ressembler a la fille ou au gars dans l'annonce...c'mon.

    Je me doit d'etre d'accord avec Judith et trouver que l'obesité et la disparition des habitude de vie saine est bien pire que la tendance immémoriale des publicitaire a montrer quelque chose qui ne reflête pas la réalité...

    Par contre si vous voulez vociférer contre l'omniprésence de cette publicité, alors la, libre a vous....

    13 Déc 2011 | Colin Beaudry-Sylvain

  • jo

    Le malaise serait moins ressenti si on photographiait des mannequins de vitrines. On reconnaitrait la supercherie au premier coup d’œil pour en arriver vite à la conclusion que "c'est pas des vraies" Mais ici il y a quelque chose de l’ordre du mensonge subliminal qui achale un peu plus. Et en même temps, c'est inévitable d'en arriver là. Tant qu'à photoshopper à l'extrême les vraies mannequins qu'on paye $5000/heure pour un shooting, on va juste payer pour sa tête, la sacrer sur un vrai corps photoshoppé d'un bout à l'autre et on sauve plein de fric pour un même résultat.

    13 Déc 2011 | jo | Montreal

  • Bon. Moi tout ce discours-là, ça m'énerve. Je suis bien d'accord avec le propos de l'article, sauf que ça me fait vraiment chier qu'encore une fois, le stéréotype du mannequin anorexique revienne. Eille chose, ça fait bientôt 8 ans que je suis mannequin, j'ai travaillé sur trois continents, et j'ai rencontré une seule fille malade d'anorexie parmi les centaines de mannequins que j'ai croisés sur mon chemin.

    Petite règle de logique que les gens comprennent pas : les scouts (chercheurs de têtes) vont pas scouter une toutoune ou une fille qui fit pas naturellement pour le métier. 99% des mannequins sont génétiquement avantagées par la nature. Grandes, minces. ÇA EXISTE DES GENS COMME ÇA POUR DE VRAI TSÉ.

    Le problème de l'anorexie vient pas des mannequins elles-mêmes, il est une conséquence de ce que peuvent ressentir les femmes et les ados en se comparant. Le phénomène est là. Arrêter de blamer les mannequins. Elles ont pas choisi ce métier. Elles ont été choisies. C'est comme ça que ça marche. Point barre. Si vous voulez mieux comprendre, adressez-vous à des agences. Elles vous expliqueront que 99% des filles qui se présentent durant les journées portes-ouvertes ne finissent pas mannequins. À force de trop vouloir, c'est là que se développent des habitudes malsaines.

    Et je sais que certains vont dire que je parle à travers mon chapeau car je connais l'envers de la médaillle et que "je peux ben parler", mais reste que je suis tannée qu'on soit pointées du doigt comme responsables de la détresse psychologique des anorexiques. Les femmes vont toujours de comparer aux autres. Et va toujours y avoir un modèle prédominant pour servir de canon de beauté.



    13 Déc 2011 | Anonyme

  • Voici une réflexion hautement plus approfondie et complète du sujet:

    http://www.youtube.com/watch?v=1ujySz-_NFQ&feature=related

    http://www.youtube.com/watch?v=E4-1xCf3I7U

    13 Déc 2011 | Marie-Eve LeBlanc

  • Bien que le fait que les mannequins soient de peau ou de pixels me laisse complètement indifférente, ce qui m'inquiète est le point soulevé par Cyberpresse - et ici par Madame Chose. Qu'aucun corps réel ne puisse mettre en valeur un vêtement est scandaleux.

    Scandaleux ? Oui. Mais il semble que ce bombardement d'images de corps 'parfaits' ait fait son effet - sur vous du moins. "et même parfois des filles qui font juste écœurer parce qu’elles mangent dix fois plus que moi et ne font rien pour entrer dans du 24. Triste de même." QUOI ? Avoir une amie qui porte du 24 (quand on a passé 16 ans, s'entend) ça écoeure ? Parce que c'est donc un idéal à atteindre ? LA façon d'être belle ?

    Je vous invite à vous informer sur ces mannequins qu'on dit "de tailles différentes". Pour la majorité, elles ne sont... qu'à un poids santé, rarement en surpoids. Qu'on pense à Crystal Renn dont on a fait grand cas, la classant dans la catégorie 'Grandes tailles", qui avec un imc d'autour de 24 est bien loin de l'obésité ! La caméra grossit, faut dire...

    Je suis d'accord avec vous en ce que projeter sans cesse une image grossissante n'est pas plus sain. Mais des femmes comme, mettons, juste normale, ça ce pourrait ?

    Un autre enjeu entre en ligne ici: le commerce. Les vêtements paraissent mieux... Peut-être. Et quand on les essaie bien entendu, ils ne paraissent pas aussi bien et on se dit que ce magasin-là n'est pas pour nous. Des mannequins aux formes plus normales présenteraient les vêtements plus réalistement et aideraient sûrement la chaîne à en vendre plus !

    13 Déc 2011 | Fabienne Elliott

  • Richard Juneau

    Je crois que la majorité des femmes connaissent le côté artificiel de la publicité et ne sont pas dupes de ces corps « parfaits ». Je crois qu'on a fait un trop grand plat. Dans l'ensemble, il n'y a pas seulement les vêtements qui font l'objet de « rêves » de la perfection.

    Les cosmétiques, les parfums, les bijoux, les voitures, l'appartement ou la maison, les meubles, les décorations, les écoles privées et j'en passe. Plusieurs sont des symboles de réussite ou indiquent simplement un certain niveau social.

    Devrait-on bannir les autres publicités qui vendent du rêve aussi, parce que ce n'est pas totalement vrai? Doit-on baisser les bras de vouloir s'améliorer? Doit-on niveler par le bas?Pire, doit-on empêcher les autres de rêver ou d'agir à leur guise, parce que personnellement on veut s'assurer que les autres épousent nos points de vue?

    Je crois qu'on peut faire la distinction entre le réel et le rêve, même si l'on aime baigner dans le rêve.

    13 Déc 2011 | Richard Juneau | Brossard

  • Lire ce billet m'a donné plusieurs fois le goût de recracher ma bouchée de toast pour crier, crier, et crier encore.

    Tu dis que les modèles H&M montrent des corps parfaits, qui s'obtiennent avec de la discipline.

    Ne vois-tu pas que cet idéal de beauté que tu as, que nous avons toutes à un degré divers, ne vient pas de nous? Qu'il alimente une angoisse perpétuelle de ne pas être adéquate, et nous transforme en objets de consommation?

    Le modèle de la "vraie femme" qu'on nous impose, par définition, est inhumain.

    Il ne peut pas être atteint de manière saine, car il va à l'encontre de la morphologie humaine. On parle d'un standard de taille, de mensurations, de traits de visage qui renvoient à une manière "d'être femme".

    Le modèle du genre est une construction imposée, renforcée par les pairs et par l'image qu'on nous renvoie sans cesse de "nous mêmes".

    Des bras graciles, une taille fine, des cheveux soyeux, sont tant de caractéristiques physiques reliées à la féminité.

    Mais qu'est-ce que la féminité, dites-moi? Beaucoup de douceur, de gentillesse, jamais de colère, une empathie à toute épreuve, un don de soi qui va jusqu'à s'effacer complètement derrière l'autre.

    Tout ça sont autant de symptômes accompagnant la conviction profonde d'avoir besoin des autres (en l’occurrence d'un homme) pour être accomplie.

    Qu'est-ce que la féminité, donc? C'est un FAUX besoin de subordination relié à un profond manque d'estime personnelle. C'est se définir en fonction de l'amour qu'on nous porte.

    De nos manières, de notre apparence.

    C'est vivre à l'extérieur de soi, avoir besoin de PLAIRE pour être aimée.

    Mais qui peut aimer quelqu'un qui n'est pas complet?

    D'où l'angoisse! D'où le vide intérieur qui pousse les femmes à consommer pour se sentir attrayantes, pour se sentir "femmes".

    Pour se sentir aimées.

    C'est la SOCIÉTÉ qui a CONSTRUIT ce MODÈLE de FEMME.

    Qui mise sur se définir en fonction de l'amour qu'on nous porte.

    Qui fait des femmes (et pas seulement elles, les hommes aussi, mais ce serait une toute autre histoire) des OBJETS.

    Des objets qui se définissent en fonction des produits qu'ils consomment, des services qu'ils utilisent.

    Car, comme tu l'as dit, on est profondément convaincu que si on ne correspond pas au modèle, c'est de notre propre faute.

    C'est qu'on est paresseuses. Qu'on ne fait pas ce qu'il faut.

    Qu'on n'est pas ce qu'on devrait être.

    ...Quel drame.

    13 Déc 2011 | Claudia Maréchal

  • «On voit des mannequins de taille parfaite dans les vitrines de magasins depuis des décennies et on ne s’en offusque pas.»

    Si, justement, nous, on s'en offusque: http://ladiagonale.ca/la-fille/ruer-dans-les-brancards-d-hm

    13 Déc 2011 | La Diagonale

  • Andréanne Bouchard

    J'ajoute la question suivante : les vêtements ne devraient-ils pas être conçus pour habiller les corps plutôt que les corps conçus pour mettre les vêtements en valeur?

    Ne serait-ce que l'énoncer démontre le ridicule de leur justification. Le vêtement a perdu son utilité et n'est maintenant qu'un produit qui doit être présenté et mise en valeur de façon optimale. Ça ne sert plus à habiller les gens, ça sert à promouvoir une image de marque?

    Il y a un million de problèmes dans cette histoire!

    13 Déc 2011 | Andréanne Bouchard

  • Julie Bouchard

    Je crois que tu apportes un envers de la médaille intéressant qui m'invite à me questionner sur le réel problème amené ici. D'ailleurs merci, ça fera un beau débat pour l'un de mes cours... L'essence du problème pour moi est de mettre l'apparence physique sur un piédestal au profit de tout le reste... oui je sais, pardonnez le cliché. Mais il reste que c'est ça que comprenne rapidement les jeunes filles, pas seulement par les pub d'H&M et cie, mais par leur simple entourage qui valorise les régimes et l'exercice physique, pas pour le plaisir non, mais bien pour perdre du poids. Ce qui est merveilleux dans le corps humain, c'est qu'il nous communique tout ce dont on a besoin: pas plus, pas moins! Si on apprenait à l'écouter plutôt qu'à faire le contraire de ce qu'il nous demande, il nous enseignerait à manger lorsqu'on a faim et à arrêter lorsqu'on n'a plus faim. Tout comme à bouger lorsqu'on en a besoin, pour le plaisir et non pas pour se martyriser... or, un seul régime et vous venez de débalancer toute cette belle chimie. Ça ne fonctionne plus, niet! Et là on entre dans le cycle vicieux des régimes on and off... voilà, selon-moi, l'essence du problème, avant même de tomber dans l'anorexie ou l'obésité... d'ailleurs, juste une petite parenthèse, la boulimie est un trouble alimentaire beaucoup plus fréquent que l'anorexie et cause tout autant de ravage même sans la maigreur extrême... mais là n'est pas la question.

    13 Déc 2011 | Julie Bouchard

  • Moi je trouve ça triste et laid des mannequins numériques.

    Regarder les mains... leurs seul raison de produire comme ça s'est assez simple - $$$$$$

    13 Déc 2011 | Pierre Manning

  • "À la limite, ça démontre qu’avoir un corps comme ceux montrés par H&M n’est justement pas réaliste, puisqu’il s’agit d’images créées par ordinateur". Je suis parfaitement d'accord. Ces filles numériques NE VONT PAS REMPLACER les mannequins en chair et en os des campagnes sur photos ou à la télé de H&M. Elles sont destinés à la boutique en ligne pour faire matcher des vêtements et faire pivoter sur 180 degrés. Disons que ce devait être plus simple d'utiliser un seul schéma et de placer les vêtements dessus.

    Je comprends que ça devienne lassant de voir toujours des filles très minces dans la publicité, mais pourquoi s'entêter sur le peu de réalisme d'une modélisation 3D, alors qu'à la télé, le même magasin nous montre la même collection de lingerie de façon hypersexualisée, avec une jeune femme très mince et une poitrine parfaite? (Ouvrez la télé, c'est une blonde aux cheveux bouclés qui se regarde les boules d'un air coquin).

    13 Déc 2011 | Emilie

  • Madame Lussier, je suis consternée qu'un tel texte émane d'une jeune femme moderne telle que vous. L'excuse que se donne H&M pour avoir généré des corps par ordinateur est la suivante : «ils peuvent faire adopter des positions qui mettent plus en valeur les vêtements que si des êtres humains les portaient eux-même» (source :Cyberpresse). Je trouve cela fort scandaleux puisque leurs vêtements seront portés par de vraies femmes justement. Et je me demande quelle est l'étape suivante : H&M va-t-il empêcher les femmes avec des mensurations plus communes de porter leurs vêtements sous prétexte qu'ils seront moins en valeur ? Décidément, la condition de la femme recule. Et je trouve ça déplorable qu'un tel discours vienne d'une femme. Et le pire, c'est que plusieurs d'entre nous, en voyant ces corps parfaits, auront envie d'acheter leurs vêtements pour ressembler à ces filles.

    Madame Chose

    madamechose.com

    13 Déc 2011 | Madame Chose

  • "On voit des mannequins de taille parfaite dans les vitrines de magasins depuis des décennies et on ne s’en offusque pas." À une époque également, on ne voyait pas d'afro-américains dans les autobus publics, de gais s'afficher publiquement, de femmes voter... et peut-être a-t-on eu raison de s'en offusquer.

    Le problème d'obésité est une chose, la représentation de l'image du corps féminin émacié en est une autre. Il ne faut pas tout mélanger pour essayer de justifier des propos rétrogrades affligeants.

    13 Déc 2011 | Gabriel Gaudette

  • Je ne suis d'accord à aucun moment avec cette chronique. La problématique que les mannequins d'H&M (ainsi que les autres, d'ailleurs) soulèvent n'est pas celle de l'anorexie vs. l'obésité. Mais plutôt la question d'une image de la femme uniforme, déformée, idéalisée. Qui ne nous choque plus.

    Que ces mannequins soient ordinés ou pas ne change que peu de choses (à part peut-être le prenant sentiment d'inquiétante étrangeté qu'ils provoquent - Freud se retourne dans sa tombe). S'ils avaient été "réels", ils auraient tout de même véhiculé encore et encore un corps de femme déconnecté de la réalité. Ces corps ne sont pas trop maigres. Ils ne font pas l'apologie de l'anorexie. Mais ils normalisent, standardisent toujours le concept de beauté corporelle.

    Ne pas soulever leur controverse et dire "Les filles d’H&M, selon moi, sont parfaites. Et si elles donnent envie d'aller au gym, pourquoi pas. ", je trouve ça profondément dangereux.

    C'est décider d'aller main dans la main avec l'industrie qui décide de ce que nous devons avoir l'air. Et des moyens que nous devons prendre pour y arriver. Ce n'est plus voir qu'un corps humain, c'est tellement, tellement plus que ça.

    13 Déc 2011 | La Fille

  • "si elles donnent envie d'aller au gym, pourquoi pas" ... Quel éditorial de merde.

    13 Déc 2011 | JF

  • Genevieve Piquette

    Je comprends très bien ton point de vue, le sujet est délicat et tu n'as pas tord dans ta comparaison «petit vs gros». Le problème n'est pas là. Le fait d'utiliser de faux corps et de les faire passer pour de vrais femmes crée l'impression que ces femmes sont réalistes et ce n'est pas le cas. Oui de telles femmes existent mais ils ne courent pas les rues (au gym peut-être !). De nos jours on a l'impression que toutes les femmes sont taillées au couteau et c'est faux. Si les entreprises veulent se servir de fausses femmes dans leur publicité qu'ils le fassent mais avec honnêteté en ajoutant une mention au bas de la page : «Attention les femmes représentées ici sont le fruit de notre imagination et ne sont pas réelles» Comme ça on sait à qui l'on a affaire !

    13 Déc 2011 | Genevieve Piquette | Montréal

  • Andréanne Bouchard

    on crierait au scandale et au diabète de Type II (ironiquement, on le fait déjà même si c'est pour d'autres raisons). Au même titre que des lois en Angleterre interdisent les faux-cils dans les pubs de mascara, on devrait interdire les faux humains dans les pubs de linge.

    13 Déc 2011 | Andréanne Bouchard

  • Andréanne Bouchard

    C'est de la fausse représentation. C'est dire : si vous portez nos vêtements, voici ce à quoi ça pourrait ressembler, alors que c'est physiologiquement impossible. Et les filles "naturelles" dont vous parlez, si vous les voyiez toutes nues, elles sont probablement pleines de petites "imperfections" (je n'aime pas ce mot mais bon) avec un peu trop de gras par-ci par là qui plisse de telle ou telle façon lorsqu'elles adoptent la pose en question. C'est comme la sculpture grecque antique : les Apollons ont l'air bien désirables mais lorsque les spécialistes en anatomie s'y attardent, ils constatent facilement qu'il est physiologiquement impossible de faire saillir les muscles en question dans la position donnée par le sculpteur. À la différence près que les artistes grecs antiques n'essayaient pas de nous vendre de la guenille en utilisant des techniques de marketing et en créant un modèle inatteignable qui nous laisse constamment dans un sentiment d'inaccomplissement qui stimule notre envie de consommer pour atteindre le modèle en question. Le problème n'est pas l'existence d'images telles que celles-ci. Le problème c'est leur utilisation savamment orchestrée pour nous faire dépenser et l'effet pervers, qui n'est pas le seul fait d'H&M je vous l'accorde, de créer une image de la femme idéale physiologiquement impossible, limite pré-pubère et qui finit par avoir un impact sur les psychées masculines et féminines qui causent des tords plus graves à long terme. Si le standard était de présenter des grosses femmes boulottes et que toutes les femmes se mettaient à se gaver pour l'atteindre,

    13 Déc 2011 | Andréanne Bouchard

Commenter



    Le chien Urbania

    Vous devez être membre afin d'utiliser l'outil dock

    Devenir membre