Toi pis ton carré rouge…

Toi pis ton carré rouge…
2 Déc 2011

Par Aurélie Lanctôt  |  Publié dans : blogue

Ces militants étudiants, ils viendront à bout de ce qu’il reste de mes nerfs élimés par la fin de session. Complainte d’une grosse-méchante-étudiante qui ne veut pas aller en grève…

Le torchon brûle entre le gouvernement Charest et le mouvement étudiant, alors que Line Beauchamp brandit narquoisement sa politique de hausse des frais de scolarité, plus chiffrée et imminente que jamais.

C’est vrai que ça serait un peu poche de devoir augmenter les frais de scolarité. Ils étaient d’ailleurs 20 000 pour le souligner le 10 novembre dernier, sous la bannière éloquente : « WTF, LA HAUSSE? ». À en croire l’ASSÉ, l’AFESPED, l’AFESH, la FEUQ, l’AF-OMFGWTF ou je ne sais quelle autre encore, si la hausse est adoptée, le prétexte serait suffisant pour déclencher la fin du monde prévue en 2012.

À moins, mes braves, que nous nous regroupions sous le carré rouge de la raison et qu’ensembles nous érigions l’avenir de la cause étudiante en un glorieux édifice! Qui m’aime me suive et que les autres croulent sous le fardeau financier au péril de leur âme et que… Eille, chose, prend ton gaz égal, veux-tu?

Non, je ne milite pas contre la hausse des frais de scolarité. La frénésie vindicative et agressive des mouvements étudiants, je n’arrive pas à y adhérer. Je ne suis d’ailleurs pas particulièrement contre la hausse, mais là n’est pas la question. J’aurais d’abord besoin qu’on m’explique les rouages des associations étudiantes qui, soi-disant, « me représentent » avant de me positionner. Avant de se battre tout croche, on peut-tu jaser, mettons?

Au risque de me faire lyncher : je suis ben à boutte du manichéisme empreint de mépris dont font preuve les étudiants militants. Attention : je ne prends pas position pour ou contre la hausse. Je pense que la question doit encore être évaluée. Par contre, il y a un point sur lequel j’ai établi une position ferme: l’attitude des militants étudiants, ça y va pas pentoute!

À mon sens, il y a une marge entre le fait d’être contre la hausse et celui d’être pour la grève. Et malheureusement, dans cet interstice se perdent les voix de nombreux étudiants qui, comme moi, se questionnent encore sur la pertinence des méthodes de protestation employées.

Dans l’état actuel des choses, honnêtement, finir l’école en juin ou faire une croix sur ma session à cause d’un noyau de pas-contents qui vont avoir réussi à convaincre juste assez de gens de voter la grève dans leur assemblée générale occulte, ça me ferait tout simplement suer. Ce n’est pas parce que je suis une égoïste finie, parce que j’ai un iPhone, que j’étudie en communications ou que je veux partir en voyage en mai. Ça m’insulte tout simplement qu’il n’y ait personne d’engagé pertinemment dans le mouvement qui ait proposé qu’on discute tous ensemble en-dehors des foutues A.G., afin de s’assurer que tout le monde ait compris l’enjeu dont il est question.

Malheureusement, dans les associations facultaires, le mot d’ordre ressemble davantage à: « tu te bats avec nous, ou t’écrases. » Et à ce chapitre, je vous jure, j’en ai des coliques de frustration à force d’essuyer du mépris de la part de ceux qui n’admettent pas l’ambivalence. Je crois fermement que je ne suis pas la seule à éprouver ce sentiment.

Avant-hier, en bonne étudiante soucieuse de pallier à son ignorance, j’ai passé une bonne heure dans les locaux de l’Association fédérative des étudiants en Sciences humaines (AFESH) et de l’Association fédérative des étudiants en sciences politiques et droit (AFESPED), à l’UQAM, histoire qu’on m’explique où en était rendu le projet de grève; qu’on me tienne au fait, quoi.

J’ai eu la nette impression de déranger. Grosso modo, entre quelques soupirs indolents, on m’a exposé que «  ce sont des mécanismes plein de subtilité; c’est compliqué», l’air mi-irrité par mes interrogations.

VOYONS, TOÉ? Es-tu en train de me dire que la prochaine mi-année de ma vie ainsi que l’issue de mon parcours universitaire vont être déterminés par des « rouages subtils qu’il serait trop compliqué de t’exposer »? J’espère vraiment que tu me niaises!

Et non, on n’interrompra pas la prochaine Assemblée Générale pour m’expliquer, ni à moi ni à personne.

Je pressens qu’après ce texte, on me traitera d’égocentrique apathique pro-hausse de la pire espèce. Pourtant, je suis tout simplement pro-dialogue et, surtout, radicalement opposée à l’ « élitisation » d’une cause qui devrait obéir à des instances démocratiques des plus rigoureuses, quitte à ce que le mouvement se tempère. Il ne faudrait pas oublier que l’indécision est elle aussi une variable à considérer dans l’exercice d’une réelle démocratie.

Évitez de gârrocher toute roche directement dans votre écran d’ordinateur. Vous regretteriez.

(Crédit-photo: Pascal Dumont pour quartierlibre.ca)
Derniers commentairesRSS
  • les ti cris de carré rouge d enfants roi pourris de furures bs ,c toute des grand parleur,ti feuseur...avec leurs milles et unes idéé de petit étudiants cave...EY LE CAVE SI T ENCORE A L ECOLE YA PROBABLEMENT UNE RAISON POUR SA, APPREND CALIS! vous pis votre tite clique de hippie vous etes pas économiste ni ministre ,faqu payer le pris de vos études ou allez étudier ailleur (bon débaras)

    HIPPIES!

    12 Avr 2012 | tamere

  • Viens faire un tour au Collège de Valleyfield, nous avons élaborer une stratégie de dialogue en face de l'association étudiante: Parlons de la hausse sur le divan. Un petit coin coquet où l'on peut se jaser.

    4 Avr 2012 | Cédrick Mainville

  • Je comprend ta collère et tu as tout le droit d'être fachée

    MAIS

    La grève est pour le bien des étudiants ainsi que pour notre future sociétée. Donc, tu devrais comprendre pourquoi on fait ça. Si tu t'y oppose, ça veut dire que tu t'oppose a aider la société et que tu est orgueilleuse. Ne pense pas juste a toi et a ton avenir... Pense aux autres aussi!

    L'éducation c'est la vie...

    21 Mars 2012 | Gabriel

  • Si l'association étudiante fait mal son travail, il ne faut pas blâmer la cause, mais les messagers. Ceci dit, je crois que la grève est le seul outil qui reste à la disposition des étudiants :

    "Lors du sommet de décembre 2010, qui devait réunir les étudiants, les syndicats, les recteurs d’université et le gouvernement, ce dernier avait fermé la porte à toutes négociations autres que celles portant sur le montant de la hausse. Les syndicats et les étudiants avaient alors quitté le sommet en affirmant que cette consultation n’en était pas une, puisque la hausse des frais de scolarité avait déjà été décidée et annoncée dans le budget subséquent. Dans l’année qui a suivi, le gouvernement s’est entêté à fermer la porte à toutes les suggestions présentées par les groupes étudiants. Comment négocier avec un gouvernement qui ne veut pas négocier? Maintenant que la hausse est officiellement mise en place et que la menace est directe et imminente, les étudiants se sont résolus à employer leur outil de dernier recours : la grève. Aussi moche soit-elle, elle est le seul levier suffisamment puissant qui soit à la disposition des étudiants pour forcer le gouvernement à négocier avec les associations étudiantes, voire même reculer avec son projet discutable."

    http://www.ralliementcitoyenqc.org/2012/02/27/greve-et-frais-de-scolarite/

    29 Fév 2012 | David

  • wow le comble de l'individualiste.. Bravo tu es un parfait produit de ta société... je te plein, ce n'est pas de ta faute on t'a formé pour penser comme toi...

    Allons donc il y a beaucoup à faire mes amis pour éduquer nos pairs.

    la première chose à se poser comme question, c'est ; Pourquoi ?

    petit message d'une étudiante en enseignement...:)

    Maintenant, la deuxième question serait comment se construit une société ? Qu'est-ce que le bien commun?

    Alors vous comprendrez que la grève est impérative.. Et que l'éducation devrait être gratuite. Car au ne devrait pas s'enrichir sur la pauvreté des autres.

    Je pense que la personne qui a écrit cet article manque d'information et surtout d'éducation!

    Il est bien décevant de constaté que le monde du désign adopte cette voix...

    28 Fév 2012 | Maya Bonnier

  • Si une si grande majorité était contre la grève, on ne serait pas 42 000 à la vivre en ce moment, la grève à été voté démocratiquement

    22 Fév 2012 | Jérôme

  • Totalement D'accord avec toi.

    22 Fév 2012 | Rachel

  • N'étant pas pour la hausse des frais de scolarité, mais pas pour la grève non plus, j'ai aussi eu droit à l'arrogance de ceux qui se disent remplis de valeurs collectives et qui sont pour la grève (mais iront-ils vraiment aux manifs?). J'ai beau assister aux A.G, lire tout ce qui se fait en terme de documentation que le comité mob nous distribue et être ouverte aux opinions et discours qui détonnent du mien, on me considère quand même comme une illettrée épaisse qui comprend rien et à qui ça ne vaut même pas la peine de porter attention.

    Je ne cherche aucunement à convaincre les gens d'adopter ma position, loin de là, je respecte que certains soient pour, mais évidemment, quand je vois un ti-clin qui vote pour pour aller en voyage, pour travailler plus d'heures, pour ne pas se pointer aux mobilisations, bin là je me permet de sortir les griffes.

    Je suis informée, de toutes les manières inimaginables possible et oui, peut-être que suite à la grève, quand je verrai les résultats positifs, je serai contente au fond que nous aurons utilisé ce moyen. D'ici là, j'ose croire encore, qu'il y a d'autres options possibles...

    Vous direz peut-être que je vis dans une utopie? Je dirai la même chose de ceux qui pensent qu'un jour tout sera gratuit.

    15 Fév 2012 | Annie

  • J'trouve que t'as raison sur des points. J'avoue que l'attitude de plusieurs militants est pas la bonne/désagréable. Et qu'on bloque souvent la discussion dans la but d'avancer vite. J'aime pas ça non plus, c'est pourquoi je suis pas si proche de ces gens. D'ailleurs ton texte est très légitime et recevable, bien fait.

    Par contreee, bloquer cette hausse c'est tout simplement la bonne chose à faire. Je ne peux t'exposer tout les bons arguments maintenant. Mais je reviendrai le faire si tu me réponds. Tu as sûrement une pas pire base sur le sujet, qui te permet de peser toi même les pour et les contre et de faire les bons choix dans tes prochains votes selon tes valeurs et la société dans laquelle tu souhaites vivre.

    Pour ce qui est de la grève générale illimitée, c' est le seul moyen d'obtenir un rapport de force véritable avec le gouvernement et de le faire reculer sur ces positions, je crois. T'as entendu parler d'autres moyens? Notre force réside là, par notre nombre et notre solidarité. C'est l'important du débat pour l'instant je crois quand même, même s'il est important que des gens se lèvent et parlent comme tu le fais du fonctionnement étranges de plusieurs associations.

    Merci pour ceux qui me liront.

    30 Jan 2012 | Marilou

  • Olivier Lanctôt, lorsque tu as écrit ton commentaire, as-tu réalisé que tu ne disais absolument rien de concret? Tout le monde peut faire comme toi.

    "Je constate que tu es déjà un membre de la gau-gauche syndicaliste démagogue, qui veut tout avoir gratuit sans jamais rien payer."

    Ce genre de commentaire est vide de substance et n'est supporté par aucun argument.

    13 Déc 2011 | phil

  • L'éducation universitaire n'est pas un droit.

    Le système est sous-financé.

    Hausse ou pas, mes études représente un investissement qui sera rentabilisé avec l'emploi que je décrocherai.

    Je fais plus confiance au gouvernement qu'à des étudiants pour ce qui est de toutes les considérations sociales et économiques derrière le débat. Votre point de vue est biaisé, vous qui ''manifester'' sur le sol du métro Berri. Vous étudiez dans des domaines à débouchées moindre.

    Au lieu de chialer, pourquoi ne pas travailler ($) ???

    Oh, et en passant, l'été dure quatre mois... ça s'appel travailler à temps plein.

    get a life :)

    13 Déc 2011 | badaboom

  • Steph Lafond-Larin

    Je suis d'accord, les A.É. je les compare aux syndicats : complètement à côté de la plaque et c'est une minorité qui représente une majorité.

    Le pire, c'est que je suis étudiante à l'université, que je trouve déjà que ça coûte cher, et pourtant je suis POUR la hausse des frais.

    Là où j'accroche, c'est le système des prêts et bourses : pas du tout adapté aux besoins des jeunes qui habitent à logement et qui travaillent pour des « pinottes » à 30h/semaine en plus de tout le reste. Et puis, aujourd'hui, on ne quitte plus la maison familiale parce qu'on se marie, qu'on achète une maison avec une grosse mise de fond et avoir un bébé dans l'année qui suit, avec la job de nos rêves qu'on garde de là à notre retraite... L'AFE considère qu'on peut vivre avec 7$/jour, chaque fois que je fais le test sur leur site ça dit que je vis au-dessus de mes moyens... Je serais donc censée vivre dans un 2 et 1/2 miteux (parce que pas cher), sans télé car je considère le téléphone et Internet comme essentiels quand on est étudiant, à manger des toasts au beurre d'arachide à l'année longue... Et ensuite faut vivre quand on n'étudie pas!! Les mois où on ne reçoit pas d'aide financière, même en travaillant à temps plein, au salaire minimum c'est pas évident d'arriver!! Puis quand vient le temps de se réinscrire, l'AFE tient compte de ce qu'on a gagné dans l'été, et on se fait couper des bourses...

    Franchement, la hausse, elle est nécessaire. Ce qui ne marche pas avec ça : l'AFE et les taxes et impôts qu'on paie à outrance et qui se perdent dans le système trop lourd et corrompu.

    Enfin, pour parler du billet en lui-même et le sujet dont il traite (et qu'on soit pour ou contre la hausse des frais), la grève c'est chiant pour les étudiants qui veulent en finir. Mais y a-tu d'autres moyens de nous faire entendre?? Efficaces, je veux dire! Une pétition ou une manif, c'est pas assez pour faire plier le gouvernement, on est comme obligé d'employer des moyens plus extrêmes.

    Mais tu sais, c'est exactement comme une élection : les gens votent pas donc ils se ramassent avec un gouvernement qui ne les représente pas du tout. Si un parti rentre à 40%, ben c'est 40% du % de gens qui ont voté, mettons 54% de taux de vote. Sur 100 personnes, 54 ont voté. Sur ces 54 personnes, 21 ont voté pour le parti qui gagne. Ça représente ben juste 1/5 de la population, au final...

    Ça veut donc dire que tous les étudiants qui se taisent mais ne veulent pas de grève devraient aller aux A.G. et voter CONTRE la grève. That's it. La foutue majorité silencieuse devrait arrêter de se taire, et là, le monde changerait.

    9 Déc 2011 | Steph Lafond-Larin

  • Aurélie porte avec aise le masque de la jeune-hipster-réac'-en-comm-version-2011. Aussi bien dire, elle est une parfaite instanciation du concept de « capital humain ».

    7 Déc 2011 | Olivier Lanctôt

  • Je suis d'accord à 100%, j'ai même protesté à ma façon pendant mon parcours universitaire: J'ai quitté l'UQAM à mi-chemin dans mon bacc pour le compléter à l'U de M et J'AI EU LA SAINTE PAIX pour bien réussir mes cours

    7 Déc 2011 | Philippe Martel

  • Le lien... :

    http://montrealcampus.ca/2011/12/toi-sans-ton-carre-rouge…/

    7 Déc 2011 | Marc-Etienne Carrier

  • Aurélie, je te conseille aussi la réponse du Montréal Campus. Elle est un peu plus directe que la mienne et traite plus de la grève en tant que tel, mais il n'en reste pas moins qu'elle est très pertinente, bien que démagogique à certains égards (non, mais il faut bien que je garde ma rigueur, si je dénonce d'un côté, je dois le faire de l'autre aussi!).

    7 Déc 2011 | Marc-Etienne Carrier

  • Dans le temps ou j'étais au cégep c'était pareil... Les AG sont controlés par des étudiants qui devraient déjà avoir terminer mais qui chill au cégep histoire de pas avoir à rembourser leur prêt tout de suite... Et on va en grève en se disant que le gouvernement osera pas annuler une session sous prétexte que ca serait la cohue à la session suivante ... Je suis pas pour l'augmentation des frais mais totalement contre le fonctionnement des ASSOs étudiantes!

    Arrêtez de funer du pot, vous allez avoir les moyens de payer vos sessions!

    7 Déc 2011 | Martin

  • Je seconde entièrement cette position.

    6 Déc 2011 | Jerome

  • tsé, Aurélie, moi je l'ai de tatoué le carré rouge. On habite sous le même toit, et tu t'es pas foutue de venir me voir une seule fois pour jaser. J'aurais pu t'en parler longtemps des rouages des associations étudiantes pour que tu puisse te positionner avant de garocher un tas de marde dans l'espace public.

    5 Déc 2011 | Laurence

  • À qui n'est pas jeté le sort de s'exprimer ?

    S'éduquer, c'est surtout de se prendre au sérieux et de relever les défis qu'impliquent la langue française. Un objet absorbe de l'information, des codes, du savoir pour éventuellement incarner le sujet des conversations. Il n'y a pas de meilleure façon pour s'entendre parler que de se voir ne serait-ce que cinq minutes au bulletin de nouvelle, notre cause personnifiée à la première personne du pluriel. Il n'y a ici que solitudes temporairement projetées sur le grand écran, parce que généralement, il n'y a que les fous qui ne changent pas d'idées. Nous dirons même qu'il n'y a que les fous qui prennent tous les détours nécessaires pour ne pas convaincre le public cible de leurs divines paroles. On n'a pas à s'inquièter de l'être. À quoi servirait le dialogue, l'échange, si, de ses retombées, l'individu ne pouvait altérer l'état de sa conscience à long terme pour mieux se fondre au système? Qu'il soit question d'ententes à l'amiable ou d'insultes dissimulées sous de la prose technocratique, l'influence d'autrui ne se mesure ni en hauteur, ni en largeur. Il faut jouer à l'avocat du diable, même si c'est fait en délicatesse et en nuances. L'identité s'accroche aux véhicules disponibles, aux hobbys disponibles, aux fondements intangibles, cédant facilement à l'arrogance d'imposer une remise en question ''bien élevée'' aux autres. Le calme fait de l'ombre à ce qui se trémousse réellement au niveau des intentions profondes : celles de, malgré tout, réussir dans le milieu ET de la gauche ET de la droite. De réussir dans ce qui nous sera donné comme changements à vivre, malgré tout. On se lave généralement les deux mains à moins qu'une d'elle soit gravement blessée. Les bons termes font les bons textes. Nous voilà plongés tête première dans un maelstrom de réactions diplomatiques, le statut quo enclin à nous faire halluciner des résumés de solutions à nos problèmes! La lumière que sur mon visage projette cet article -et seulement sur mon visage- rend aveugle, mon esprit en captivité.

    Je pense aux conclusions possibles, mais je m'arrête au graphisme du site web et à la pub de KOODO au bas de la page que je suis tenté de ramener vers le haut en cliquant sur PUBLIER :

    '' NOUVEAUX forfaits Canada Mur-à-mur à partir de 15$/mois.

    En savoir plus

    KOODO mobile''

    Une raison de plus pour se séparer ?

    5 Déc 2011 | Bruneault Duplessis

  • La question à se poser est la suivante: pourquoi le taux de participation est si bas aux assemblées?

    Je pense sincèrement que c'est dû à un manque de mobilisation des forces de centre, qui sont découragées face à des positions très penchées à gauche. Dans tout système politique où les gens ne votent plus, c’est très souvent en raison d’une désillusion face au système et par sentiment d’impuissance, ou bien par pur désintérêt ou paresse. Je n’ai pas de preuves, mais je suis certain que si les votes de grève étaient obligatoires, ou s’ils nécessitaient un taux de participation minimal de la majorité des étudiants membres, on ne partirait pas en grève à l’hiver 2012. Malgré tous les efforts déployés par les militants travaillant pour ces asso, on voit bien que la formule ne marche pas! C’est toujours les positions de gauches qui l’emportent et le reste des étudiants modérés ne votent pas…..Il faut donc changer de tactique, mais bien évidemment, ceux et celles qui profitent de la main mise d’un groupe d’étudiants très à gauche sur un système qui les avantage ne souhaite pas de changement. C’est comme au provincial quand le parti d’opposition parle de réforme électorale visant une meilleure représentation, mais qu’une fois arrivé au pouvoir, ces réformes n’ont jamais lieu, car ce même parti y trouve maintenant son compte.

    J'ai fait mon baccalauréat en science politique à l'UdeM et je suis présentement en train de faire une maitrise en droit international et politique internationale à l'UQAM.

    Je peux vous dire que depuis mon arrivée, je me sens définitivement plus au centre qu'à gauche. Je trouve que le débat est pollué par des notions extrêmes. Ex: La brochure explicative « 14 questions/réponse sur la grève générale illimitée » commence par: « la révolution Charest ». Je veux bien croire que la hausse est un grand changement, et j'ajouterais même, un changement très négatif, mais de là à parler de RÉVOLUTION? Personnellement je trouve ça ridicule et je trouve que ça frôle une rhétorique de propagande.

    Et ça c'est sans parler de la faucille et du marteau communiste gravés dans les toilettes des hommes du 3e étage d'Hubert-Aquin et des nombreuses phrases marxistes et néo marxistes écrites sur les murs. L’autre jour j’ai entendu une discussion au café de science politique sur la hausse des frais de scolarité: on y proposait tout simplement la gratuité scolaire, même pour les étudiants étrangers! Dans ce climat, je ne me sens pas prêt à « faire valoir mes idées ». Je n’ai pas envie d’attaquer Goliath. C’est pourquoi je prône un vote secret obligatoire pour des questions aussi importante que les votes de grève.

    J'ai également vécu une expérience dans un séminaire de maitrise, où il est simplement impossible d'apporter un point modéré sans se faire répondre de manière quasi agressive que TOUT le système est pourri par le capitalisme. Je sais très bien qu’on est loin du système parfait et qu’il reste BEAUCOUP à faire, mais j’en reviens pas que dans un séminaire de maitrise, il y a eu moins de 10 interventions dans une session complète. Belle place au dialogue!

    Pour terminer, je pense que la grève n’est pas la solution. Si une majorité de la population ne souhaite pas voir de hausse des frais de scolarité, et bien elle devrait voter pour un parti politique qui soutient cette idée, tout simplement. Le système actuel de vote est construit de manière a surreprésenter la gauche et malgré toute la bonne volonté des gens modérés de participer au dialogue, la tâches est tout simplement insurmontable : vous n’avez qu’à regarder les gens de l’asso qui distribue leurs pamphlets aux entrées de l’université, la grande majorité des gens les évitent….

    4 Déc 2011 | la modération a bien meilleure goût

  • Retour sur le texte

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    De l'avis de l'auteure, les étudiants-es militants-es feraient preuve de « manichéisme empreint de mépris » et la grève, si elle a lieu, ne serait l'expression que de la volonté d'une poignée d'étudiants-es, à peine majoritaires lors d'une « assemblée générale occulte », tout spécialement et préalablement convaincus-es à l'effet de la nécessité de la déclencher (cette maudite grève) ou de la reconduire à chaque semaine. Le tout sans passer sous silence que le mouvement étudiant ne serait bercée que par une « frénésie vindicative et agressive ». Une série d'affirmations qui met en évidence une incompréhension, mais surtout une généralisation tout bonnement digne du manichéisme que l'auteure dénonce pourtant: d'un côté les méchants-es, ces étudiants-es militants-es qui sont tous et toutes les mêmes, dont l'attitude est déplorable et dont la petitesse d'esprit est inexcusable et de l'autre, les étudiants-es qui se sont laissés-es convaincre ou qui sont tout bonnement laissés-es pour compte, qui ne se reconnaissent pas dans les positions adoptées par l'association étudiante, ou tant qu'à y être, pris-es, comme il l'est souvent affirmé, en otage par la grève. Si l'auteure se qualifie être « pro-dialogue » (sic), son texte n'en témoigne pas particulièrement. En effet, son idée me semble faite, bien arrêtée, et il a lieu de se questionner sur la réelle possibilité de discuter de quoique ce soit qui ne s'avérerait pas conforme aux idées et aux affirmations reproduites dans son texte.

    Je me questionne donc à savoir pourquoi l'auteure en est arrivée là. Ses opinions et ses prises de position découlent-elles réellement d'une incompréhension du fonctionnement de son association étudiante, du mépris exprimé à son égard par les militants-es de celle-ci, de l'information diffusée, de la possibilité même de s'exprimer et de faire valoir son point de vue ou, à la lumière des décisions prises en assemblée générale, elle n'adhère tout simplement pas au moyen de pression qu'est la grève?

    Le fonctionnement d'une association étudiante

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    Toute association étudiante digne de ce nom repose sur des structures, notamment l'assemblée générale, qui promeuvent la prise de parole et de décisions par les membres étudiants-es qui la composent. Il s'agit là d'un principe de fonctionnement bien établi et tout aussi reconnu dans le « mouvement étudiant ».

    En outre, et eu égard à ce qui précède, si un comité exécutif, à savoir composé d'étudiants-es membres de l'association et élus-es par la décision des membres, ou si un comité de mobilisation composé, en ce qui le concerne, d'étudiants-es qui optent autrement et notamment de s'impliquer plus informellement dans la diffusion de l'information au sein de l'association fait activement la promotion d'une grève, et ce, avant même que les étudiants-es membres de cette association ne se prononcent sur cette question, le tout pourrait en effet s'avérer problématique (j'y reviendrai plus en détails un peu plus loin). Dans un tel cas de figure, l'information diffusée pourrait très bien s'apparenter à de la propagande et la qualité objective et informative de ce qui aurait été diffusée pourrait être contestée.

    Peut-être l'auteure a-t-elle perçu ce qui précède au sein de son association étudiante. Peut-être l'auteure a-t-elle eu cette impression que la grève n'était pas sujette aux débats et qu'elle était déjà ce faisant chose sur le point d'être faite. Or, il n'en est rien, car de toute manière aucun comité exécutif ni aucun comité de mobilisation ne saurait imposer ou carrément déclencher une grève; seuls-es tous et toutes les membres seront appelés-es à décider

    1) Si l'association doit en premier lieu intervenir, voire s'opposer à une mesure politique ou sociale et la position qu'elle défendra ce faisant

    ET

    2) Si le recours à la grève est pertinent et nécessaire.

    À cet égard, l'assemblée générale entre précisément en ligne de compte.

    L'assemblée générale est tout sauf occulte. Elle se veut avant toute chose démocratique en ce sens que tous et toutes, peu importe le degré d'implication, sont invités-es à y participer, à activement y prendre part et à y faire valoir leurs points de vue, que ceux-ci soient ou non en accord avec la promotion de la grève. Les procédures, souvent perçues à tort comme contraignantes, assurent cet état des choses. Sans elles, une assemblée générale serait tout bonnement abandonnée à la loi du plus fort et n'aurait somme toute plus rien de démocratique. C'est notamment pour cette raison qu'une réunion quelconque (comme semble le laisser entendre l'auteure), un midi causerie ou une conférence, en guises d'exemples, ne sont pas des lieux où une décision de la gravité du déclenchement ou de la reconduction du grève pourrait être prise.

    Au sujet des procédures, plus concrètement et au premier chef, l'animateur-trice de l'assemblée veille à ce que tous et toutes puissent prendre la parole et veille surtout à ce qu'une personne puisse s'exprimer sans être intimidée verbalement ou physiquement, et ce, de quelle manière que ce soit. En somme, l'essence d'une assemblée générale est de permettre les discussions, les débats, le partage des faits aussi bien que des opinions et qu'à terme les étudiants-es prennent une décision. En dernier lieu, si une opinion ne semble pas rejoindre la majorité, ça ne veut pas dire pour autant que celle-ci n'aura pas su alimenter le débat.

    Le jeu démocratique implique, en respect de ce qui a été dit puis décidé, que les étudiants-es dissidents-es acceptent la volonté de la majorité. Autrement, on en comprendrait que les étudiants-es dissidents-es n'auraient souhaité participer et n'être entendus-es que si la décision aurait été au final la leur.

    Le mépris exprimé par les militants-es

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    Il est vrai qu'il n'est que trop fréquent que certains-es militants-es (pro-grève ou non) n'entendent pas remettre en question leurs opinions politiques ou n'entendent tout bonnement pas de prendre le temps de bien les expliquer à des étudiants-es qui ne partagent pas sensiblement leurs points de vue. Le mépris dont ils et elles font la preuve, voire leur dogmatisme à cet égard, est sans aucun doute déplorable. Delà toutefois à affirmer que tous et toutes les militants-es étudiants-es agissent de la sorte est tout aussi déplorable; il ne faut pas généraliser, au même titre que les étudiants-es opposés-es à la grève (dont un nombre certain ne sont pas militants-es) ne sont pas tous et toutes de la même tempe. Ils et elles sont parfois tout aussi méprisants-es et dogmatiques et l'agressivité, dont certains-es font la preuve lorsqu'une grève est déclenchée, dépasse également parfois grandement tout entendement. Suffirait-il de dire que les enjeux politiques sont tels que certaines personnes se laisseront toujours emporter par leurs convictions ou par la gravité de ce qui est en jeu?

    En somme, il faut s'adresser à plus d'une personne, il faut s'enquérir de toutes les sources d'information, se faire sa propre idée et participer aux assemblées générales pour obtenir un tour d'horizon complet, mais surtout, pour prendre une décision en connaissance de cause.

    L'information diffusée

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    Tel que mentionné précédemment, il n'est pas rare que l'information diffusée au sujet de l'éventualité d'une grève par un comité exécutif et par un comité de mobilisation ne soit pas en tout point « objective », en ce sens que le recours à la grève pourrait être largement encouragé. Toutefois, on peut tout à fait s'attendre d'un comité exécutif ou des militants-es d'une association que leur appréciation de la situation à la lumière notamment de leurs expériences collectives (au sujet d'actions ou de campagnes qui ont eu lieu récemment et par le passé, par exemples) transparaisse dans l'information qui est diffusée. Autrement, seule une énumération exhaustive de faits relatifs à une mesure gouvernementale (une hausse de frais de scolarité par exemple) pourrait être diffusée, mais cette énumération n'aurait potentiellement aucun encrage historique et souffrirait probablement d'une analyse plus en profondeur des conséquences et des moyens d'action à envisager.

    En somme, la ligne est véritablement mince entre les éléments essentiellement factuels d'une mesure gouvernementale et les conséquences de celles-ci et les moyens qui devront être mis de l'avant advenant le cas où l'association étudiante s'opposerait à cette mesure. En effet, ces deux derniers points soulèvent des considérations qui ne sont pas toujours de l'ordre à proprement parler des faits, mais d'une analyse politique et sociale qui sera, et à raison, soumise à l'appréciation et à la décision des membres en assemblée générale.

    4 Déc 2011 | Patrick Véronneau

  • Je t'épargnerai ma réflexion complète sur ton texte, puisque d'autres avant moi ont probablement soulevé les points nébuleux ou moins habiles.

    J'ai d'ailleurs hésité avant de commenter. Mais Dieu que mon agacement est profond.

    Ce que tu amènes peut être intéressant. Je crois comprendre que beaucoup d'étudiants vivent le malaise que tu décris. D'autant plus que la polarisation du débat entre deux axiomes réducteurs néglige l'importance d'un réel dialogue et circonscrit la question dans un cadre minuscule.

    Mais j'ai l'intime conviction qu'il vaut parfois mieux se prononcer, à plus forte raison avec autant de véhémence, en connaissance de cause. Pas qu'il faille documenter la moindre émission d'opinion, seulement tu tombes, au sujet des associations étudiantes, dans de fantastiques grossièretés et goujateries stéréotypées qui réduisent ton propos à de l'acharnement sur ce que, selon toute vraisemblance, tu n'as pas pris le temps de comprendre ou même de connaitre.

    Ton texte pourrait se résumer en quelques phrases qui souligneraient une réalité certaine, toute en faisant l'économie de bien des dérives dangereuses. J'ai l'impression que tu te sers de la beauté de la langue pour minimiser la brillante absence de réel contenu vérifié, réfléchi.

    Tu ressens un malaise? Moi aussi! Ce qui tu dis peut être réel, mais j'estime qu'il convient de prendre toutes les dispositions pour infirmer une critique avant de l'adresser de cette façon. Tu contribue très paradoxalement à la mort du dialogue.

    Il est à noter que je ne fais pas partie, à proprement parler, de ces mouvements étudiants que tu dépeinds de ta plume et de ton oeil omniscients. Cependant, je réussis à rassembler le peu d'efforts nécéssaires pour me présenter en foute A.G. de temps en temps. Et je te surprendrai peut-être en te disant que je suis souvent en désaccord avec ce qui est proposé ou débattu, sans pour autant me faire excommunier. Si ça ne suffit pas pour ne dire que du bien des assos, ta maigre connaissance du milieu ne suffit certainement pas pour n'en dire que du mal.

    Ce ne sont pas des propos lancés dans une causerie entre amis, c'est un texte que tu proposes dans l'espace public! Un peu de rigueur, nom d'une pipe.

    4 Déc 2011 | Philippe Néméh-Nombré

  • Je l'ai posté plutôt, mais sans dire que c'était une réponse directement adressée à Aurélie sur un autre média. Je ne traite pas de la grève, mais plutôt de la façon dont Aurélie utilise sa tribune et des dérives possibles d'une telle utilisation.

    http://www.regardpublic.net/2011/12/toi-pis-ta-non-pertinence/

    Je tiens à préciser que c'est une ouverture au discours et non une attaque, même si je reprend un peu la forme qu'elle utilise et que je pousse le même type de lignes qu'elle.

    3 Déc 2011 | Marc-Etienne Carrier

  • Frédéric Guindon

    Bonjour,

    je suis le Directeur du Contenu Web pour Urbania.ca.

    Premièrement, j'aimerais remercier tous ceux qui sont venus lire ce billet sur notre site.

    Deuxièmement, je voudrais adresser des félicitations généralisées à tous ceux qui ont pris la peine de commenter et d'alimenter le débat. Tout ça aurait facilement pu déraper et tomber dans les attaques personnelles. Mais dans l'ensemble, vos commentaires sont sensés, courtois, réfléchis et bien écrits. C'est tout à votre honneur!

    Peu importe votre opinion ou dans quel camp vous vous trouvez, je vous salue pour votre implication saine et démocratique à ce débat.

    Continuez! Vous trouverez bien un moyen de vous entendre...

    Merci.

    3 Déc 2011 | Frédéric Guindon

  • La façon dont tu as été reçue me surprend, honnêtement, mais c'est possible. Je crois que tu devrais réellement aller à une A.G. et poser tes questions. C'est sûr que si tu commences en étant agressive tu n'auras pas d'écoute. Si tu arrives en disant," hey je sais pas sur quel côté aller, je ne connais pas trop le sujet, quels sont vos points", ben là, je crois que tu pourras être bien répondue et bien outillée et forger ta propre opinion et même proposer d'autres alternatives que la GGI!

    3 Déc 2011 | Alexandre

  • http://www.regardpublic.net/2011/12/toi-pis-ta-non-pertinence/

    3 Déc 2011 | Marc-Etienne Carrier

  • Bonjour à tous et toutes!

    Sur ce site, vous pourrez avoir accès à des rapports fiables et concrets sur la causes des frais de scolarité ainsi que sur les CONSÉQUENCES RÉELS des frais de scolarité.

    Noter que les rapports sont rédigés par des spécialistes qualifiés.

    Nom du site: Isis-recherche.ca

    voici un lien au besoin:

    http://www.iris-recherche.qc.ca/publications/faut-il_vraiment_augmenter_les_frais_de_scolarite

    Christophe De Blois,

    étudiant au Cégep Marie-Victorin.

    3 Déc 2011 | Christophe De Blois

  • Excellente réflexion, je suis tout à fait d'accord!

    3 Déc 2011 | Bernosfer

  • Ben voyons donc! Je m'excuse, mais ce n'est pas de la faute des gens qui militent pour la grève et contre le dégel des frais de scolarité si 90% des gens qui s'y opposent ne sont pas foutus de se pointer dans les AG pour faire valoir leur point et voter...

    Dans mon cégep, y'a des gens qui sont contre la grève qui s'expriment devant tout le monde, et devine quoi, ils ne se font pas lapider ni lyncher...

    C'est comme les élections, si t'es contre la majorité, tu vas voter quand même...peut-être que ça peut faire une différence...

    À la place de chialer contre les gens qui se battent pour que l'on conserve le droit de se scolariser malgré un faible revenu d'étudiant endetté...tu devrais mettre ton énergie à convraincre les autres personnes qui sont contre la grève de se pointer dans les AG afin de rendre le vote le plus démocratique possible...

    D'ailleurs, je suis contre la hausse, et malgré le fait que je trouve légèrement égoistes les gens qui se fouttent que des personnes comme moi dont la famille a toujours été pauvre (et je ne suis pas la seule) ait un accès ou non aux études supérieures, je suis capable (comme la plupart des gens) de respecter ces personnes ainsi que leur point de vue s'ils ont des arguments cohérents à me présenter....ce qui est rarement le cas malheureusement...

    D'ailleurs, finir l'école en juin, ce n'est pas la fin du monde...nous l'avons tous fait pendant les 12 années du primaire et du secondaire...

    Par-contre, c'est vrai qu'il serait peut-être temps de trouver un autre moyen de protester que la grève...

    3 Déc 2011 | Ariane

  • Je ne comprends pas comment le monde peut blaster ton article, t'es pas égocentrique ou quoi que ce soit tu fais juste dire ''me semble que l'enjeu est assez grand pour qu'on explique un peu'' pi eux te donnent de la marde ? Si c'est eux qui représentent le mouvement contre les frais je pense bien passé de neutre à pour, juste pour les emmerder.

    3 Déc 2011 | David Beauchemin

  • «À mon sens, il y a une marge entre le fait d’être contre la hausse et celui d’être pour la grève. Et malheureusement, dans cet interstice se perdent les voix de nombreux étudiants qui, comme moi, se questionnent encore sur la pertinence des méthodes de protestation employées.»

    C'est le seul bout avec du sens dans ce commentaire sur la grève. Et je vais répondre en disant que depuis 2004 les personnes qui s'interrogent sur le choix de la grève ont eu tout leur temps pour modifier ou tenter de modifier les positions des AG. Mais puisqu'ils ne sont pas nombreux à être politiser (bref ils s'en calissent du dégel tant qu'il n'y a pas de grève dans leur établissement) il est clair que les positions en défaveur du gel n'ont en aucun cas été modifié avant cette automne.

    Bref, si vous vous sentez lésés par le choix démocratique d'une grève. Commencez donc par vous informez en lisant le code morin (ou autre selon votre asso) et présentez-vous aux AG pour faire valoir votre point. Pas quand c'est un AG extraordinaire... responsabilisez-vous ou assumez.

    3 Déc 2011 | Yann Roshdy

  • "À mon sens, il y a une marge entre le fait d’être contre la hausse et celui d’être pour la grève. Et malheureusement, dans cet interstice se perdent les voix de nombreux étudiants qui, comme moi, se questionnent encore sur la pertinence des méthodes de protestation employées."

    Merci Aurélie! Tu as tout résumé ce que beaucoup de gens pensent. En fait, je suis presque convaincu qu'une majorité d'étudiants se trouvent dans cet interstice que tu décris.

    3 Déc 2011 | Farell

  • Bien dit!

    Sans généraliser, disons que j'ai rencontré BEAUCOUP de défenseurs de la gratuité dans mon parcours d'étudiant qui avaient beaucoup de misère avec le concept de la diversité des opinions. Alors qu'ils sont les premiers à déchirer leur chemise devant des accros à la démocratie et aux grands principes de libertés, la dynamique est bien différente en AG quand tu ne dis pas pareil comme eux.

    Ce sont à mon sens des comportements pathétiques qui ne font que nuire à leurs idées.

    Ils y a des pro grèves, ils y a des proétudes coûte que coûte. L'important dans leprocessus, c'est les argumetns avancés pour ou contre la grève. J'ai beau écouté les arguments pro grèves de certains staliniens, je n'y crois pas. J'ai beau écouté les arguments contre grèves des étudiants qui non cure d'une seule journée de grève parce qu'ils une précieuse journée livre à moi, passez moi l'expression, mais je m'en fou de tes idées foutrement idéaliste pro individu, le monde est une socitété que tu sois pour ou contre, il faut vire ensemble. Moi je me dits, comment une société peut être démocratique et en paix avec sois même si elle n'offre pas ceux et celle qui le veut le désire détudier. La gratuit. scolaire est le seul moyen pour une société juste et équitable. Il est faux qu'un étudiant va passer sa vie à étudier parceque c'est gratuit, un moment donne, papa et maman ne payront plus pour lui. Cessez de vous butter à vos prinicpes de '' moi j'ai souffert dans la vie, les autres doiven vivrent la même chose que moi. L'argumetn ici est formidable: parce que moi j'ai souffert, toit aussi tu vas payer... Pourquoi notre géération payretait-elle pour les erreurs de nosa prédécesseur? Certes vous nous avex mis sur la carte, pourquoi est-ce à nous seul de payer la facture???????????????????

    3 Déc 2011 | Victor D. Gauthier

  • Je crois que la question la plus importante dans ce débat est celle du fonctionnement de la vie étudiante. C'est démocratiquement que les étudiants dans l'histoire ont décider d'adopter le fonctionnement de l'Assemblée Générale pour discuter et surtout prendre des décisions ENSEMBLE où tous peuvent être entendu également. Si quelques étudiants veulent, comme le dit entre autre Larra: " simplement suivre tranquillement leurs cours et ne pas être ralenti dans leur cheminement scolaire. " (elle parle ici des grèves qui ralentissent le cheminement scolaire) et bien je crois que ces étudiants doivent voire les choses en face. On vit dans ce qu'on appelle une société, ce qui implique une vie politique, parce c'est ce qu'on a choisit. Si vous ne voulez pas de ce vivre-ensemble, dans la société, je suis désolé, mais c'est impossible d'en sortir. Alors dans la communauté étudiante c'est la même chose. Il y aura toujours des gens, du moins je l'espère, qui voudront s'impliquer et qui, si vous ne réfléchissez pas aux enjeux collectif, si vous ne dites pas en plublique ce que vous en pensez et bien ils le feront à votre place. C'est bien plate, mais c'est comme ça que ca fonctionne dans la vie. En politique si ce n'est pas toi qui prend le pouvoir c'est quelqu'un d'autre et il y a des risque qu'il s'approprie ta parole. Dans les universités c'est géniale, on peut cesser d'être membre des associations étudiantes, si vous n'avez pas envie d'avoir le droit de parole, allez voir votre association étudiante et dites leur de vous retirer de la liste des membres. Vous n'aurez plus de cotisation à payer et vous ne serez plus représenter par l'exécutif que vous n'avez pas élu, puisque vous n'êtes pas aller à votre AG d'élection.

    Je comprend qu'on puisse être gêner d'aller dire haut et fort devant 200 ou 300 personnes, "je ne penses pas comme vous" et je voue un énorme respect à ceux qui ose le faire, cependant il est important de reconnaître que les modules organisent TOUS des espaces où, avec les gens de nos cours, on peut parler de ce qui se passe, de nos craintes et de nos désirs. Ces endroits sont aussi la place idéale pour essayer de comprendre ensemble les implications d'une hausse des frais de scolarité et prendre position par rapport à elle d'abord.

    Et pour ceux qui dirait que le noyau militant à déjà décider d'avance, je répondrais simplement que ça fait depuis l'ouverture de l'UQAM que la question de l'accessibilité aux études est réfléchie, en fait c'est même cette question qui est à la base de l'existence de l'UQAM, des cégep au Québec et de plusieurs autre universités dans le monde. C'est parce que cette question est réfléchie depuis très longtemps, que des positions précises ont été prises et reprises mainte et mainte fois et que plusieurs programmes universitaire, en science humaine par exemple, réfléchisse entre autre à ce genre de question qu'on peut avoir l'impression qu'il n'est pas nécessaire de reposer le débat. C'est à ceux qui n'ont pas encore pris de décision, à ceux qui manque d'information d'aller la chercher, sachant que des gens, des journaux, des capsules vidéo, des émission de radio et de télé sont à la disposition de tous pour répondre aux questions.

    Et si après avoir fait le tour des espaces de discussion, des journaux, des capsules vidéos, des exécutifs des modules facultaires vous n'êtes pas satisfait des efforts qui ont été fournie, je implore d'en parler à ceux qui veulent faire quelque chose pour remédier à la situation et en AG ou dans un espace publique pour que la demande puisse être réceptionner par le plus grand nombre de personne possible.

    La vie dans une collectivité ça se construit au travers de l'interaction entre ses membres à l'extérieur de ce qui constitue sa sphère politique oui, mais aussi dans son intérieur, parce que c'est là que les décisions sont prise, c'est là que les choses officiel se passent.

    Je suis vraiment heureuse de voir qu'il est possible d'avoir un endroit où plusieurs positions face à une question aussi chaude d'actualité et aussi controversé que celle d'une GGI, puisse exister. J'espère vous entendre tous à la prochaine AG de grève qui aura lieu en début de session prochaine et, bien qu'étant personnellement pour la GGI, je m'engage à défendre qui que ce soit qui osera prendre la parole au micro.

    3 Déc 2011 | Laurence, sociologie

  • Pourquoi est-il si difficile de vouloir réfléchir sur les MOYENS sans être accusé de prendre position POUR la hausse?

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    Disclaimer :

    J'ai été exécutant à mon association étudiante (AGÉBdeB) puis chef de pupitre de la section Vie Étudiante de notre journal étudiant (L'Infomane) avant de fonder un média électronique couvrant l'actualité politique du CÉGEP (La Nouvelle République). Je me suis présenté à chaque Assemblée Générale qui a eu lieu lors des deux années que j'aie passées à BdeB, j'en ai même présidé plusieurs. Je fréquente de nombreux militant(e)s impliqué(e)s dans diverses associations et fédérations étudiantes (ASSÉ, FAECUM, FECQ, FEUQ, associations locales multiples...). Je passe en moyenne 3 heures par jour à consulter divers médias locaux, nationaux et internationaux, et suis donc très au fait de l'actualité et de ses enjeux.

    En court : je fais mon devoir de citoyen, que j'ai très à coeur.

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    J'ai littéralement applaudi le texte d'Amélie parce qu'elle illustre avec une grande lucidité l'ATTITUDE de trop de militants face aux étudiant(e)s qui, pour des raisons parfois bonnes, parfois mauvaises, se plaignent de ne pas être suffisamment inform(é)s, consulté(e)s et surtout écouté(e)s.

    Les Assemblées Générales sont, pour les non-initié(e)s, un lieu où s'écoutent parler des gens d'avis similaires et qui tombent automatiquement sur la défensive, pour ne pas dire en mode attaque, lorsqu'on leur demande d'expliquer leur position, que ce soit parce qu'on veut comprendre l'enjeu ou leurs arguments. De plus le &$%/$%&?$* de code Morin est tout sauf aimable lors du premier contact et il peut facilement être utilisé pour museler quelqu'un qui ne le maîtrise pas par des gens qui ne veulent pas perdre de temps à revenir sur des points qui sont déjà bien clairs pour eux.

    Les AG ne sont pas des lieux d'information et de discussion, ce sont des lieux de débats et de prise de décision. Un(e) étudiant(e) qui, de bonne foi, se présente à l'AG où on l'a référé(e) pour "comprendre les enjeux" a toutes les chances du monde de passer un moment absoluement excécrable du moment qu'il/elle posera une question, car cette dernière a toutes les chances du monde d'être interprétée comme un nouvel élément apporté au débat, devant être contré/récupéré.

    Beaucoup d'intervenant(e)s réagissent ici à l'article d'Amélie comme s'ils/elles étaient en mode "AG". Paradoxalement, plusieurs de ces intervenants lui proposent d'aller poser des questions en AG au lieu de critiquer et de généraliser (ce qu'elle ne fait pas, en passant, puisqu'elle prend à partie deux associations facultaires bien précises, l'AFESH et l'AFESPED).

    Dire que le mouvement étudiant ne se pose même pas la question quant à ce qui pourrait être le "moyen de pression ultime" relève du constat, pas de la critique. (Je prends à témoin tous les commentaires ci-dessous écrits par mes camarades militants.) Dire que le mouvement étudiant n'est pas ouvert à la réflexion quant à savoir si la grève générale illimitée (GGI) est, oui ou non, le "moyen de pression ultime" relève également du constat.

    C'est la critique qu'Amélie adresse au mouvement étudiant. Elle ne concerne pas sa position sur la hausse des frais, elle concerne sa très grande difficulté à se remettre en question, particulièrement si la personne voulant initier la réflexion ne porte pas le carré rouge.

    3 Déc 2011 | Frédérick Brousseau-Gauthier

  • On peut se rencontrer dans les prochaines semaines ?

    Je suis étudiant à la faculté de droit de McGill et j'aimerais en savoir plus sur ton sentiment par rapport au mouvement étudiant. J'espère que tu pourras m'éclairer sur ses erreurs et que notre dialogue solvera une partie du problème. [michael.lessard@mail.mcgill.ca]

    3 Déc 2011 | Michaël Lessard

  • Je ne savais point que nous étions si manichéens et méprisants en langues communication aussi - puisque le texte semble généraliser. Personnellement, lors de chaque assemblée générale tenue cette session, nous avons fait un maximum d'effort pour inviter les gens à débattre librement. Nous avons organisé deux dîners-causerie où les gens ont pu discuter librement de sujets liés à la hausse des frais de scolarité (et il y en aura d'autres), nous avons participé financièrement à la création de capsules vidéos d'information de l'Institut de recherche en information socioéconomique (IRIS), nous avons ouvert nos structures internes (conseil exécutif, TAC) aux membres qui étaient curieux de voir ce qui s'y passait, nous avons une permanence au bureau pour répondre aux questions des gens, nous avons hautement publicisé la tenue des assemblées générales, les membres se sont appropriés le budget et le comité de mobilisation. Nous avons accueilli plusieurs idées de projets - notamment de capsules vidéo et d'autres projets de mobilisation moins «traditionnels» - sur lesquelles nous avons invité les gens à participer. À ma connaissance, nos assemblées générales ne sont pas des festivals d'insulte où règne la terreur et où la loi du talion s'applique si quelqu'un n'est pas en accord avec les autres. Il existe plusieurs plateformes de discussion hors-AG - c'est donc faux d'affirmer qu'elles n'existent pas - et nos AG sont très civilisées.

    Alors pourquoi aller passer une heure à discuter avec les archétypes négatifs du mouvement étudiant pour se faire une idée, alors que ta propre association est ouverte toute la journée et qu'il y a presque toujours des gens qui y sont prêts à discuter et à débattre de la chose de manière civilisée? Je crois que c'est vraiment ce qui m'insulte avec ce texte, c'est que nous, militants et militantes, y sommes tous dans le même panier.

    Je crois que la critique est juste dans certains cas, mais j'aimerais savoir qu'est-ce qui justifie de généraliser l'accusation.

    Je t'invite donc, si ton réel désir est de t'informer et de débattre de ce qui se passe, à venir nous voir au J-1190. Nous ne mordons pas et nous sommes toujours ouverts à la discussion!

    3 Déc 2011 | Philippe P. Bellemare

  • Certains parlent ici de desengagement, je crois qu'il s'agit tout simplement du contraire, je suis de ceux qui se presentent aux A.G et qui ne sont franchement pas a l'aise d'exprimer leur reelle facon de pensee face a la teinte toute predeterminee que prennent ces rassemblements, je suis tellement heureuse de constater qu'il y a une vraie opposition aux idees de greve et un malaise (plus repandu que ce qu'on pourrait penser) face aux procédés des associations etudiantes quand vient le temps de mobiliser l'opinion etudiante! L'unanimité n'est pas car il s'agit bien d'un debat et il n'agit pas ici d'une tentative de mettre fin au bel elan de solidarité mais bien de s'exprimer et de ne pas craindre de s'organiser et de se mobiliser et ce, des deux cotés du debat.

    3 Déc 2011 | Marie-Michèle

  • POUR AURÉLIE

    Je suis exécutante à l’association de communication de l’UQAM (AFELC) et je t’assure que ton avis compte tout autant que le nôtre et qu’il nous fera le plaisir le plus immense de te renseigner et de répondre à tes questions. On n’essaie pas du tout d’imposer nos manières de faire pression au gouvernement! Comme je dis toujours aux étudiant-e-s, l’assemblée générale vous APPARTIENT. Les décisions qui sont y prises VOUS APPARTIENNENT. Et l’AFELC travaille avec acharnement pour vous faciliter le plus possible l’accès aux procédures et tout autre truc qui pourrait décourager un étudiant ou une étudiante d’exercer son droit de parole.

    NOTRE DERNIÈRE INITIATIVE? À la dernière assemblée générale (30 novembre), j’ai créé l’escouade procédure qui consiste à avoir assis dans la salle, quelques membres de l’exécutif et quelques personnes autres qui connaissent les procédures de l’AG. À l’avenir, on vous donnera toujours un carton jaune en plus du carton de vote. Si à n’importe quel moment vous avez besoin d’explication concernant quoi que ce soit, vous levez le carton et une personne de l’escouade procédure viendra s’assoir à côté de vous pour vous répondre personnellement.

    Si tu savais l’effort que nous mettons à chaque jour pour essayer de vous donner le plus d’information possible afin que vous soyez en mesure de prendre une décision éclairée. Organiser une AG c’est une semaine de travail MINIMUM et on redouble d’effort à chaque fois pour rendre VOTRE espace démocratique le plus accueillant possible.

    Comme a dit Karl plus haut, nous avons organisé des diners-causeries, nous avons bombardé vos classes avec des dépliants informatifs, nous avons fait des tournées de classe, et j’en passe!

    L’AFELC n’est rien sans l’implication de ses membres. Que vous soyez POUR ou CONTRE, rien n’est plus satisfaisant pour nous que de vous entendre débattre à propos des enjeux apportés sur la table.

    DONC. Je t’invite à venir nous parler au J-1190. Notre local est ton local et ta présence ne nous dérangera pas! Au contraire! On adore rencontrer des membres!

    2 Déc 2011 | Virignie Mikaelian

  • Je pensais être la seule à penser comme ça! VIVE TOI! Tu as réussi a dire tout haut ce que nous, méchants-étudiants-égoïstes pensaient tout bas (question de ne pas se faire lapider).

    2 Déc 2011 | Vanessa

  • Il est 10h00, je viens de finir de travailler, j'ai l'esprit embrouillé donc je ne me perdrai pas en préliminaires : veux-tu m'épouser? Je peux te tutoyer? Je veux dire... je suis d'accord avec toi sur toute la ligne, et c'est si rare d'être autant d'accord avec quelqu'un que je nous sens une connection privilégiée. Vraiment.

    C'est difficile en milieu étudiant d'aborder le sujet de la hausse des frais du point de vue modéré sans se faire pointer la porte / le gibet. J'ai déjà occupé le poste que personne ne voulait dans mon association étudiante (c'est ironique, à la quantité d'étudiants qui se disent engagés et militants, que les postes les plus importants des associations étudiantes d'un point de vue politique soient si souvent inoccupés par manque d'intérêt...) c'est à dire VP externe. Je devais siéger au conseil des étudiants de premier cycle et voter au nom de mon asso. Je n'ai jamais eu de problème à voter contre mes propres points de vue, si je devais représenter la majorité. J'ai souvent voté "oui" à d'éventuelles grèves alors que j'étais plutôt contre... Mais pourquoi est-ce que, lorsque j'exposais mes idées différentes à des amis et à des collègues -juste pour jaser-, je me faisais lyncher et traiter d'enfant riche, gâté, pro-hausse qui veut pas aller aux manifs JUSTE parce qu'elle a des bourses? Oui, plein d'étudiants engagés contre la hausse sont super polis et sont capables d'accepter le point de vue adverse. Mais ils se cachent foutrement bien, ceux-là! Y'en a beaucoup plus qui m'ont cassé les couilles que je n'ai même pas avec leurs insultes et leurs reproches. "Capitaliste", "nazi", "égoïste"... oui oui, "nazi" qu'on m'a dit! On me l'a dit très sérieusement.

    J'ai fini de vider mon sac. Merci, j'appuie cet article. Ça fait du bien, des fois, de se retrouver un peu dans le discours de quelqu'un d'autre!

    2 Déc 2011 | Michèle Lévesque

  • Bravo pour ton article Aurélie! Je suis aussi particulièrement d'accord avec les propos d'Alice Tratt lorsqu'elle dit que ça ne sont pas tout les étudiants qui vivent sur la planète AG. C'est plate, mais c'est pas tout le monde qui veut autant s'impliquer. La grande majorités des étudiants veulent simplement suivre tranquillement leurs cours et ne pas être ralenti dans leur cheminement scolaire. Il faudrait les respecter aussi .... S'inscrire dans un programme d'étude ne vient pas automatiquement avec une participation obligatoire au AG !

    2 Déc 2011 | Larra

  • @Aurélie

    Ton association facultaire, l'AFELC, a organisé 2 midis causerie sur la hausse. Les moments de discussions hors-AG que tu réclames existent déjà. Ils ont été affichés pendant quelques semaines sur les babillards de l'UQAM et sur Facebook.

    Aussi, la question d'être contre la hausse mais pas pour la grève, c'est très bien, là-dessus je t'appuie. Par contre, il faut savoir que les associations nationales et locales ont tout de même misé sur une escalade des moyens de pression depuis quelques années, en attendant l'annonce (attendue) d'une hausse au printemps dernier. Depuis, encore une fois le ton a monté, mais le temps commence à manquer puisque la hausse débutera l'an prochain et qu'une fois qu'elle aura commencé, il est certain que le gouvernement ne reculera pas. Il reste donc une session pour régler ce problème.

    Je ne suis moi-même pas tellement en faveur d'une grève générale illimitée (GGI) pour des raisons tout à fait personnelles, mais je suis absolument contre la hausse, parce que ce serait injuste pour beaucoup trop de personnes, dont certaines que je côtoie (vraiment) à tous les jours. Mais je ne peux pas m'enterrer la tête dans le sable: si on veut que l'accessibilité à l'université reste égalitaire, il faudra passer par la GGI.

    La GGI coûte tellement cher au gouvernement, qu'il est alors obligé de négocier. Il ne peut pas allonger la session idéfiniment, puisqu'elle ne peut chevaucher la session d'été. L'annulation d'une session ne s'est jamais vue non plus, on n'a qu'à imaginer les problèmes financiers et de logistique que cela causerait. Les universités débordent déjà, impossible de faire entrer une cohorte supplémentaire sur les bancs d'école si on annule une session, ce n'est donc pas possible. Le gouvernement sait très bien qu'il devra faire des concessions en cas de GGI.

    2 Déc 2011 | Karl

  • J'ai été de ceux - et je le suis encore - qui demeure critique par rapport au travail des militants étudiants. J'ai été de ce groupe en 2005 jusqu'à tout récemment.

    Si je suis d'accord pour dire qu'il est nécessaire qu'un dialogue ait lieu au sein de nos associations étudiantes, et que l'AG n'est pas le seul lieu où ce dialogue doit se dérouler; si je suis aussi d'accord pour dire que certains militants sont arrogants, paternaliste et manquent de sens citoyen, je ne peux pas pour autant jeter exclusivement la pierre aux associations et aux militants pour l'absence de compréhension des enjeux par une majorité d'étudiants concernés par la grève.

    J'ai été de ceux - en 2005 - qui ont tenu un discours semblable au tient. Mes premières interventions en AG - sous l'oeil réprobateur et les rires camouflés de mes collègues - prônaient le refus d'une grève. Pourquoi? Nous n'étions pas assez informés à mon goût et la grève me semblait venir un peu trop rapidement. On a finalement fait la grève.

    L'année qui a suivi, pour être conséquent, j'ai milité pour l'information dans mon asso. Avec mes collègues «militants», j'ai fait des affiches, j'ai organisé des midis conférences, des kiosques, j'ai distribué des flyers, j'ai monté un site web, j'ai créé des mailing list... Tu étudies en communication, tu dois savoir ce que c'est: faire arriver ne serait-ce qu'une problématique ou un enjeu à débattre dans la tête de milliers de personnes, c'est pas de la tarte.

    D'un côté, oui, les exécutifs d'association et les comités de mobilisation doivent faire leur boulot: informer. D'un autre côté, ils doivent aussi adopter une attitude d'ouverture avec ceux qui ne sont pas de son opinions. Je suis totalement d'accord avec ça.

    Mais d'un troisième côté, les exécutants n'ont pas toutes les responsabilités: les étudiants ont aussi, en tant que citoyen, le devoir de s'informer sur les enjeux qui les touchent. Malgré les tendances individualistes de notre culture nord-américaine, il reste un État au Québec, il reste un système d'éducation publique et il reste donc des citoyens qui ont le devoir de s'informer et de participer à la gestion et à la vie démocratique de notre société. Les associations étudiantes sont les véhicules de notre implication citoyenne: profitons-en! Les militants n'ont pas l'exclusivité d'usage de nos associations étudiantes. N'importe quel membre peut y être élu et n'importe qui peut s'y impliquer. Avoir une influence dans un collectif aussi gros ne se fait pas du jour au lendemain, mais si j'ai pu le faire, je ne vois pas pourquoi n'importe quel universitaire ne pourrait pas le faire.

    Merci pour ta réflexion, et surtout, merci d'amener dans nos médias la problématique de la participation dans les associations.

    Cordialement,

    Grégory Brasseur

    2 Déc 2011 | Grégory Brasseur

  • Je suis pas estudiant mais on semble bien fort se marrer à l'université! Ho ho! Mais bien que loin de tout ça je considère pas moins la chose d'ici, et franchement comme bien du monde les petits caractères de l'affaire me dépassent de haut, c'est nébuleux, tarabiscoté je dirais même comme histoire, pas étonnant que si peu d'étudiants se mettent de la partie pour contester ou défendre la hausse.

    Mais pour ceux qui s'y retrouvent aisément là-dedans, vous, vous seriez pas en mesure, peut-être, je dis comme ça, de rendre cette si complexe problématique un peu plus concise, plus commode à saisir pour l'ignare apathique, mieux saisissable à la compréhension. Vous gagneriez à délabyrinther votre soi-disante mécanique, n'est pas Thésée qui veut, vous, tenants de justice sociale: éduquez les masses! merde



    loin les commentaires en réponses à l'article, fascinants enragés déchaînements! militantisme et conneries, le plus drôle: ces fameux tenants de la justice sociale, z'ont tout Marx dans la tête mais paraissent avoir l'humanité toute dans le cul.

    2 Déc 2011 | Sartaud

  • Je suis une étudiante égocentrique entièrement en accord avec toi. Bravo!

    2 Déc 2011 | Sandrine Carle

  • Ce texte n'est pas sans fondement. Il est vrai que certains étudiants se positionnent contre la grève, sans pour autant cautionner la hausse des frais. Il est aussi vrai qu'il existe des moyens alternatifs à la grève pour militer. Toutefois, pour être moi-même une étudiante uqamienne pas plus intéressée qu'il faut par les complexes mécanismes associatifs, je trouve que l'auteure de ce texte exagère. Selon moi, une vaste majorité des acteurs du mouvement étudiant sont prêts à prendre le temps d'expliquer les enjeux (parfois jusqu'à ce que les oreilles nous saignent) et à discuter avec leurs collègues des différentes avenues de solutions.

    J'ai plutôt l'impression que ce texte est un ramassis de préjugés de la part de quelqu'un qui n'a jamais même demandé le droit de parole dans une A.G. Parce que, oui, les gens auraient pris le temps d'arrêter pour t'expliquer. Mais es-tu même allée voter contre la grève à ta dernière A.G.?

    2 Déc 2011 | Émilie

  • @Laura

    Cette idée revient à presque toutes les AG (des sciences humaines en tout cas). Ce qui est difficile, c'est qu'il s'agit d'un geste individuel et lorsque le moment est venu, rien ne garanti que TOUT LE MONDE le fera. En effet, ce genre de geste se fait souvent pas une pognée de militant.e.s et malheureusement, ces personnes paieront seules les risques de leur geste (des frais supplémentaires, voir le renvoie de l'université s'il ne sont pas payés à long terme). Les conséquences sont trop importantes pour encourager un grand nombre de personnes à faire ce geste!

    Mais des alternatives pourraient être clairement apportées, dans les comités de mobilisation! : )

    2 Déc 2011 | Marilyn

  • Sandrick Mathurin

    Merci Aurélie ça ma fait réfléchir, voici ma réponse, commentaires et Solutions folles:

    http://www.tonpetitlait.com/vous-pis-vos-hausses.html

    2 Déc 2011 | Sandrick Mathurin

  • Dominique Boisvert

    Je me désole de ce déversement de fiel, mais en même temps je pense que si tu as cette opinion c'est sans doute parce que tu as eu une mauvaise rencontre avec le mouvement étudiant (si ton texte n'est pas une attaque gratuite contre le mouvement, je compatis). Mais bon je me fais un devoir d'essayer de coller les pots cassés. Des cons il y a en a partout, il ne faut pas laisser une mauvaise expérience ou un idiot te décourager de l'implication dans le mouvement. La meilleure façon de changer un mouvement c'est d'y participer ou du moins de communiquer avec lui. Si tu veux plus d'infos sur le mouvement, sa structure, nos façons de procéder, les enjeux de la hausse des frais, etc. ; je suis disponible pour te parler. Je suis très patient et, même si je suis en fin de session, je suis prêt à prendre le temps qu'il faudra pour discuter avec toi. Envoie-moi un message, je te laisserai mon numéro de téléphone.

    Dominique,

    scientifique, musicien et militant

    2 Déc 2011 | Dominique Boisvert | Montréal

  • Aïe, aïe, aïe!

    C'est vraiment dommage de généraliser le mouvement étudiant ainsi! Surtout d'en faire part de cette façon sans connaître où comprendre toute les facettes de la hausse! Ce qu'il faut comprendre, c'est que dans un idéal, personne ne désire la grève, même les ''pas-contents'' comme tu les appelles. C'est que lorsque tous les moyens ont été employés (pétition, rencontre de députés, lettres d'appui de nombreux organismes, manifestation, etc.) et que ça ne fonctionne pas, la grève s'impose d'elle-même. Car non, ce n'est pas le premier moyen employé, tu as dû le remarquer, et que oui, ça prend des sacrifices.

    Pour rassuré les moins convaincus, dans toute l'histoire du mouvement étudiant, reprendre une session à cause de la grève ne s'est jamais, pas de panique! Les cours finiront plus tard, alors peeeeace! Si tu désires parler de la hausse avec ton association et compagnons de classe, il faut en faire la demande! C'est un droit et cela me semble nécessaire...

    Plus de 20 000 étudiants dans les rues...le message n'est pas clair? Hausser les frais de scolarité de 75% est un décision grave. C'est de claquer la porte à des milliers d'étudiants qui n'auront pas les moyens d'aller à l'université. C'est, à long terme, de couper dans ses services publics, car oui, moins de diplômes= moins de gens sur le marché du travail.

    Enfin, j'espère que les étudiants et étudiantes qui sont moins renseignés chercheront de l'information, car la cause est loin d'être dénuée de sens, à mon envie. Je crois en la cause étudiante, il suffit simplement qu'elle soit responsable et organisée.

    Ensemble, nous vaincrons.

    2 Déc 2011 | Gabrielle

  • Je suis d'accord avec toi :D Tu traduis bien la pensée que j'avais ! Merci !!!

    2 Déc 2011 | Emy

  • "Pourtant, je suis tout simplement pro-dialogue et, surtout, radicalement opposée à l’ « élitisation » d’une cause qui devrait obéir à des instances démocratiques des plus rigoureuses, quitte à ce que le mouvement se tempère."

    Bien d'accord, mais bonne chance pour tempérer les ardeurs des militants les plus durs.

    C'est peut-être ça qui tuera le mouvement: l'incapacité des leaders à nuancer leur discours pour qu'il soit plus inclusif. Alex a ben raison là-dessus!

    2 Déc 2011 | Gabriel Tremblay

  • D'ailleurs, ce que je viens de dire, on peut en trouver un exemple parfait dans les propos de Chana, qui s'en prend à Aurélie et aux "petites filles de comm"...

    La majorité des étudiants de l'UQAM vont au Salon officiel ou un bar du genre de temps en temps et ils aiment ça, ils passent du bon temps. Même les gens de l'AFESH vont prendre une bière de temps en temps au Yermad. Mais les mêmes gens qui vont au Salon officiel se sont aussi retrouvé à la manif du mois dernier.

    Il faut respecter l'implication et le dévouement des exécutants des assos pour notre cause. Sans eux, il n'y aurait sûrement pas de campagne contre la hausse. Mais les exécutants, et le noyau dur de militants doit aussi respecter que les autres étudiants sont impliqués ailleurs. Oui, ils veulent participer à des manifs, des actions, des flashmobs et sont contre la hausse, même s'ils ne veulent pas militer activement à l'AFESH.

    Si on revient sur la grève de 2009, on se rappelle que la plupart des étudiants de l'UQAM étaient en grève, mais que très peu d'entre eux militaient activement. Pas parce que c'est des paresseux, superficiels qui chillent au Salon officiel. Mais parce qu'ils ne se reconnaissent pas dans le mouvement étudiant actuel. Et si les leaders de la campagne actuelle contre la hausse ne sont pas capable d'accepter que pour aller mobiliser plus d'étudiants, il faut éviter une attitude comme celle de Chana, ils auront peut-être leur grève, mais avec 200 militants c'est tout. Et ils ne la gagneront pas la grève. Les autres étudiants ne s'impliqueront pas parce qu'ils ne voudront pas se faire chier à se faire mépriser par des gens comme Chana. Et il y aura une hausse.

    2 Déc 2011 | Alex

  • J'ai étudié dans plusieurs universités du Québec et du monde (France, Belgique), reconnues pour leur 'culture de la démocratie étudiante' et pourtant, ce que j'ai constaté c'est que la démocratie directe qui a cours dans les associations facultaires de l'UQAM (dont vous peinez à écrire les noms exactes, Madame Lanctôt, ce qui est plus que triste pour une journaliste, ce qui est pitoyable) n'a tout simplement pas d'égal. Il est plus qu'idiot de vous plaindre que des discussions n'ont pas lieu en dehors des instances légitimes (A.G.), instances où il y a traditionnellement des débats de 2, 3 voire 4 heures précédents le processus de vote. Des espaces, en aval et en amont, il en existent plusieurs. Ne vous incombent-ils pas de vous les approprier ou bien d'en créer d'autres si vous considérez qu'il en manque? Votre article frôle presque le minimum intellectuel requis pour être publié lorsque vous mentionnez qu'on peut effectivement être contre la hausse des frais de scolarité mais remettre en question la stratégie préconisé: la grève. Très juste. Or, plutôt que d'appuyer votre réflexion d'une mise en contexte historique, une brève recherche sur internet, etc, n'importe quoi de brillant quoi!, vous justifiez votre malaise s'il en est un en mentionnant que ce n'est pas si 'méchant' d'être égocentrique et d'opposer dans la même balance: confort d'une fin de session qui me permettrait de filer en voyage ET, de l'autre, justice sociale. D'une part, un profit individuel, d'autre part, une atteinte au bien commun qui affectera les futurs générations. Sur quelle planète vivez-vous? Je me figure peut-être... Certes, il est beaucoup plus sexy de flâner dans les ruelles du Salon Officiel un vendredi soir que de porter le carré rouge (ô, s'intéresser à la justice! quelle horreur! ), beaucoup plus facile de cracher sur un mouvement que de l'appuyer. Mais vous savez, appuyer la grève ne vous enlèvera pas le droit de vous dissocier du manque de goût vestimentaire des militants les plus impliqués. Ils sont très ouverts. Toujours, vous pourrez porter vos grosses perles et votre rouge aux lèvres tel que vous allez le faire aux jeux de la com.

    2 Déc 2011 | Chana

  • Un des problèmes est aussi que certaines assos (justement l'AFESH et l'AFESPED, entre autres) semblent incapable de séparer des enjeux comme la lutte contre une hausse des frais et les luttes politiques plus larges qu'ils mènent (gauche radicale de toute sorte, dont la plupart des exécutants se réclament). Donc le dialogue est difficile, parce que dès qu'on n'est pas dans leur camp politique, on est des "réfo", des "réac", etc. Ceux qui ont voulu s'impliquer mais ne se sont pas reconnu dans le mouvement savent de quoi je parle. Donc le problème c'est vraiment le dialogue, et surtout le fait que c'est une petite clique de militants de la gauche radicale qui monopolisent le discours étudiant. Être très à gauche n'est pas nécessairement mal, mais peu inclusif. Par contre, seule cette "clique" s'implique vraiment, et ils passent beaucoup de leur temps sur leurs projets. C'est normal qu'ils soient frustrés d'entendre le monde chialer sans jamais voir personne aux AG. Il y a des efforts à faire des deux bords.

    2 Déc 2011 | Alex

  • Je suis tellement d'accord avec toi Aurélie! C'est drôle de réaliser que la vie politique est partout la même ( cégeps et universités) : «vont avoir réussi à convaincre juste assez de gens de voter la grève dans leur assemblée générale occulte» et leur mépris qui expriment envers ceux qui ne sont pas de leur avis. Je ne sais pas pour vous, mais à mon cégep, ils cherchent juste à obtenir assez de participant pour avoir le quorum et pour ne pas avoir d'opposition. Depuis deux AG dans mon école, les gens, qui d'habitude sont seuls aux AG, sont choqués que les autres étudiants viennent débattre et que certains ne soit pas en accord avec leur position. C’est d’autant plus surprenant que parfois ce soit eux qui refusent de débattre. On ressent une sorte de snobisme ou de mépris de leur part.

    Je suis aussi navré de voir que parmi les commentaires sur ce blogue, certains internautes viennent porter des propos déplacés ou tout simplement méchants. J’ai cru comprendre dans ton article Aurélie que tu ne cherche qu’à discuter. De tels propos de certains internautes ne font pas avancer le débat et l’écart se creuse entre les individus qui ne sont parfois pas si loin de l’opinion politique de l’autre. On ne parle pas vraiment de hausse de scolarité ici, ni de droite et ni de gauche, mais plutôt de l’attitude de ceux avec «le tit carré rouge». En passant, je crois aussi que d’autres qui sont contre la hausse des frais de scolarité ont aussi une mauvaise attitude parfois. C’est juste dommage que lorsqu’on se dit défenseur de la démocratie, on refuse d’entendre l’opinion de l’autre. Pis c’est aussi généraliser que de dire que tous les militants des associations étudiantes ont une mauvaise attitude. Bref…

    Au risque de me répéter, je voulais juste dire que c’est la première fois que je lis un article qui exprime aussi bien mon opinion. Props…

    2 Déc 2011 | Bode

  • Texte à lire intéressant depuis la France! On a d'autres problèmes dans l'éducation (et ailleurs), mais tout le monde peut y accéder en tous cas...

    Pour votre problème, regardez "le péril jeune", franchement ça résume bien le sentiment de l'auteur de l'article!

    2 Déc 2011 | Simon

  • Attention! Dans les derniers commentaires, le débat dérive vers ce que je voulais précisément éviter. J'ai pris soin de ne pas aborder le débat pour ou contre la hausse à proprement dit de manière volontaire, car ce n'est pas de ça dont je voulais débattre ici. Je ne me positionne pas là-dessus, je le réitère: je suis toujours indécise. Là est tout le noeud de l'affaire! Et je crois d'ailleurs que la virulence de certaines réponses à mon "avoeu d'indécision" témoigne bien de cette rigidité de la part de certains militants. Aussi, je ne fais que constater l'inconfort que je ressens vis-à-vis cette propension à la véhémence... (bien bien étalée ici, vous ne me direz pas le contraire!)

    Je ne cherchais pas à promouvoir l'inaction, non plus! Que ce soit clair! Je suis bien d'accord qu'il faille s'informer, qu'il en va d'équité sociale, qu'il s'agit de plus qu'une guerre d'argent de poche et qu'il en relève à nous et à nous seuls de s'insérer dans le débat. Je le sais, tout ça. Je n'ai jamais dit le contraire! Ce que je critique, c'est le fait de ne pas avoir le droit de questionner les méthodes!

    Il ne s'agit pas de "basher" sur les anti-hausse ni de porter embâcle à leur beau projet d'équité sociale. Je témoigne simplement de mon scepticisme quant à l'efficacité des moyens encourus pour y arriver....

    En tous cas. Bien enrichissant, tout ça, quand-même.

    2 Déc 2011 | Aurélie

  • Wow beau ramassis de défécation ce billet. BOUHOUHOU je ne veux pas aller aux AG pour faire valoir mon point de vue, je veux que les étudiants militent en écrivant des statuts facebook comme tout le monde,

    Malheureusement, gagner une cause contre notre gouvernement incompétent implique de faire des sacrifices. Les générations de nos parents en ont fait eux pour que nous puissions avoir de meilleures conditions d'études.

    De plus, si tu veux être informée, informe toi par toi-même, c'est ton devoir de citoyenne. Belle génération d'imbéciles qui font leurs choix de citoyens en fonction de l'information qu'ils trouvent sur facebook, VOTEZ NPD!111

    2 Déc 2011 | Arthur

  • Ça ma fait bien rir edes étudiants qui disent que les assos ne les représentent pas. Au nombre de fois qu'ils passent dans les classes pour sensibiliser leurs étudiants à l'importance des À.G. c'est parfois fatiguant. L'asso n'a qu'une façon de savoir votre opinion et c'est par l'AG . Exiger une représentativité sans faire son devoir de citoyen c'est ridicule. Les question dont on parle sont débattues, si vous n'y êtes pas, de grâce , ne blâmez pas vos instances démocratiques. Faites quelques pas vers le miroir de là salle de bain, vous verrez le coupable. Prochaine AG, allez y. Vous saisirez peut-etre les enjeux (qui sont discutées et votées dans ces instances). Pas le temps d'y aller? Lachez les logs et facebook 5minutes et consultez le PV, c'est votre droit, mais aussi votre devoir.

    2 Déc 2011 | Sébastien

  • Tout à fait en désaccord avec Aurélie, et parfaitement d'accord avec les propos de Myriam. Il faut que les étudiants comprennent qu'il ne s'agit pas d'une lutte d'argent de poche et de pichets de bière. Il s'agit d'une lutte pour la justice sociale. Si l'éducation coute plus cher, moins de personnes y accèderont. Pire encore, ceux qui en auront les moyens se PAYERONT leur diplôme, plutôt que de le mériter! Et là, je vous le garantie, la hausse, elle n'aura que des impacts négatifs sur la qualité de la formation universitaire. La rationnel, dans la vie, ce n'est pas que financier. Dans cette cause, il faut rationnaliser d'abord pour le bien de tous et chacun et pour l'émancipation de la société québécoise et/où canadienne, (en fonction de vos convictions politiques). Alors que ceux qui se trouvent «dont brillants» avec l'argument des pichets en moins prennent donc le temps de regarder plus loin que le bout de leur nez.

    2 Déc 2011 | Laurie

  • Vraiment d'accord avec toi !

    2 Déc 2011 | claudia

  • Je pense que l'auteure souligne un réel manque de sensibilisation, beaucoup d'étudiants sont perdus dans ce conflit parce qu'il n'y a pas assez d'information faite... Des séances d'info en dehors des AG, des débats avec des gens différentes parties prenantes, etc. c'est ce que ça prend pour que les indécis puissent prendre position. Toutefois, le problème avec autant de trucs à organiser c'est qu'il y a un manque criant d'implication au sein des associations étudiantes. C'est par la voix des asso que les étudiants peuvent faire valoir leur point de vue politique collectif. Ça prend des gens qui vont y mettre du temps pour aider leurs compatriotes à se renseigner et s'assurer que les décisions prises en AG soient effectivement représentatives, donc prises avec assez de participants. Mon point de vue: pour, contre ou indécis, c'est maintenant le temps de s'impliquer et de se renseigner! On ne peut se permettre d'être ignorant envers un sujet nous touchant autant.

    2 Déc 2011 | Jeanne Beauchamp

  • Très bien dit !

    Je suis tout a fait d'accord avec plusieurs commentaires!

    Coupez sur 1-2 pichets/semaine et voila!

    De plus, ça ne vous ai jamais passé par la tête de simplement aller a l'école, apprendre, finir votre BAC et passer a autre chose? Just saying..

    P.S. je ne viens pas d'une famille riche et je travaille pour payer mon école

    La meilleure école est l'école de la vie mais malheureusement je n'ai pas encore trouvé d'institutions qui acceptent ce genre de diplôme....

    2 Déc 2011 | sb13

  • C'est un peu triste de croire que les étudiants en ont pleins les poches. Moi je paye mes frais de scolarité et mon loyer et tout et j'ai pas droit aux bourses car ma mère monoparentales fait trop d'argent (même si elle peut pas m'aider financièrement car elle a d'autres enfants...)

    Je fais du dumpster (les poubelles du IGA - 30 minutes de vélo), je mange dans les banques alimentaires. Je ne bois pas de bière ni ne fait jamais de sortie sauf avec ma mère ou quand mes amis qui ont des bourses se loue un film.

    J'ai pas de i-phone, ni de cellulaire.

    J'espère qu'ils hausseront pas les frais.

    2 Déc 2011 | Maude

  • Salut,

    bel article qui démontre malheureusement une partie de l'opinion publique, qui est fondée en partie je crois.

    "Pourtant, je suis tout simplement pro-dialogue et, surtout, radicalement opposée à l’ « élitisation » d’une cause qui devrait obéir à des instances démocratiques des plus rigoureuses, quitte à ce que le mouvement se tempère. "

    Cette phrase est très vrai et je crois qu'elle est appliquée dans plusieurs instances du mouvement étudiant. Il reste peut-être du travail à faire, mais comme je l'ai lu dans plusieurs commentaires, il faut aller débattre en AG et rappeler cette notion importante.

    "Il ne faudrait pas oublier que l’indécision est elle aussi une variable à considérer dans l’exercice d’une réelle démocratie."

    Par contre, voilà le problème. Je peux respecter l'indécision, mais la neutralité pour moi revient à l'apathie et est tout le contraire de la réelle démocratie. En démocratie, il faut être faire élever sa voix. être Indécis-e pendant un temps, c'est normal, mais si on ne fait pas valoir son point de vue par l'argumentation, c'est l'argumentaire dominant qui pendra le dessus. Ça ce n'est pas de la démocratie ! Dans un régime totalitaire, on peut bien croire que tout est paisible car il n'y a pas de mouvements sociaux de contestation, mais ils n'ont pas le pouvoir de faire élever leurs voix. Dans la démocratie, on doit prendre ce pouvoir de liberté d'expression et de représentativité.

    Je trouve dommage qu'on occulte les raisons d'être contre la hausse et d'être pour la grève en raison du manque de démocratie ou de modération de certain-e-s représentants. Je suis pro-dialogue, mais je suis aussi absolument contre la hausse, pour la gratuité scolaire et pour les grèves (quand elles sont efficaces, investies et nécessaires). Je n'impose pas mon opinion aux autres, j'aime bien dialoguer et comprendre les diverses façons de voir les choses, mais bien sûr, je pense en fonction de mes valeurs !

    La grève en soi ne sert à rien. (et jamais de session n'ont été annulés...on ne bashe pas notre session ni nos vies ??) Mais investie, elle sert à créer un rapport de force avec le gouvernement qui justement nous permet de dialoguer avec lui et d'exercer une DÉMOCRATIE DIRECTE. Le gouvernement en ce moment est l'entité qui baillone la démocratie. Jamais ils n'ont consultés le peuple pour savoir si hausser les frais de scolarité c'était une bonne idée. Ils nous ont consultés pour savoir de COMBIEN. Mais des alternatives, IL Y EN A.

    Indexé les palliers d'impositions. Avant nous avions 14 palliers...nous en avons maintenant 3. Comparativement, quelqu'un qui fait 150 000$ paye moins d'impôts que quelqu'un qui fait 70 000 (2x moins). Je ne trouve pas que c'est juste ça...

    Rajouter un pourcent d'impositions aux grandes entreprises ?

    Le gouvernement en 2008 a baissé les impôts de 1% pour gagner leurs élections ce qui a engendré des pertes de 950 000 000$. Avec la hausse, ils gagneraient 350 000 000$. (qu'ils n'investiraient presque pas la moitié dans l'université en soi, mais plutôt dans la compétition des univ - publicité, l'administration et la recherche à des fins privés)

    C'est un choix de société. Est-ce que l'éducation est un droit et bénéficie à tout le monde, ou un investissement personnel...un bien marchand qu'on achète pour avoir un papier pour devenir un travailleur.

    De toutes façon, le gouvernement ne nous a jamais prouvé qu'ils manquaient de l'argent dans les universités. Il n'en manque pas. C'est au Québec qu'on investit le plus par tête dans les études post-secondaires. Il s'agit d'une mauvaise gestion des finances (M. Breton, recteur de l'udem gagne 350 000 000$ par année...le montant de l'argent qu'ils voudraient gagner sur le dos des étudiants.) Pourquoi il se serrerait pas la ceinture lui ? Les universités ont simplement regardé du bord de l'Ontario, combien de plus ils pourraient gagner. Et bien surprise !! Il y a quelques semaines, en Ontario, ils décidaient de BAISSER LES FRAIS DE SCOLARITÉ.

    Cette cause, j'y crois, pour moi, mes amis, mes enfants et toute la société. On marchandise l'éducation et on détruit tout ce pour quoi les générations précédentes ce sont battus. Il n'y a pas si longtemps, l'université était réservée à l'élite anglophone. Est-ce qu'on retourne dans ce même schème ? Soyons fiers de ce que nous avons au lieu de vouloir ressembler aux états les plus conservateurs !

    2 Déc 2011 | Myriam

  • Mais je suis d'accord avec toi, on devrait commencer par demander au gouvernement de gérer son argent comme du monde et ensuite si les frais monte les plaintes peuvent s'en suivre, mais l'éducation n'est pas le premier problème de la société et tant qu'il ne sera pas en haut de la liste, il n'y aura probablement rien de fait pour l'améliorer. On vit dans un monde où on commence à s'occuper d'un problème quand il est trop tard, faut pas s'attendent à ce que ça soit différent ici.

    2 Déc 2011 | Bonjour

  • Je sais et je suis d'accord que la hausse est grande, la seule chose qui me purge est le fait que la majorité des étudiants consomment au delà du nécessaire, commences par te privé la si t'arrives pas tu te plaindra

    2 Déc 2011 | Bonjour

  • T'aura beau boire seulement un pichet de bière a 5$ une fois par semaine, consommer selon t'es besoin réel et trouver un forfait de cell très abordable, on s'entend que toutes les économies ainsi engendrées ne permettront pas de sauver ce qu'il en coûterait d'augmenter les frais de scolarité ... Et puis surtout, c'est le changement de la mission des Université qui inquiète ici. Pourquoi les Universités mettent elles autant d'argent en recherche alors qu'il en manque assez en enseignement pour qu'on songe à monter les frais? Une meilleure répartition de l'argent qu'elles ont déjà éviterait bien des maux de têtes aux étudiants, qui comptent parmi la population la plus pauvre de la société. Et arrêté de dire qu'on va être plein au As en sortant du baccalauréat. Pour faire l'argent, vaut mieux aller en construction ..!

    2 Déc 2011 | Minette21

  • J'aimerais juste savoir sur la quantité d'étudiant contre la hausse des frais de scolarité combien ont un cellulaire qui coûte beaucoup trop cher pour leurs besoin et combien consomment bien au delà de ce qui est nécessaire pour leur bien-être, la bière c'est bon, mais t'as le droit de pas en boire pour 100$ par semaine.

    2 Déc 2011 | Bonjour

  • Aurélie, t'as déjà lu cet article publié par le Montréal Campus.

    http://montrealcampus.ca/2010/02/la-lecon-danarchie/

    Remplie de raccourcie, de déformation des propos et voir de mensonge, il n'est pas surprenant que les exécutants de l'AFESH ont été retissant à vous parler...

    Peu-être on sais pas...

    2 Déc 2011 | Jean-Sébastien Delorme

  • Alice Tratt

    Fair enough.

    Mais je suis définitivement CONTRE toute hausse des frais de scolarité. En tant qu'ex-étudiante en sciences po et socio à l'UQAM et par défaut, ex-membre de l'AFESH et de l'AFESPED de 2006 à 2008, j'ai subi les grèves étudiantes par pelletées. Assistant aux AG et votant toujours POUR la grève, j'ai vécu longtemps dans l'illusion que ces grèves finiraient par donner quelque chose: un appui de la part de la population "at large", par exemple? Malheureusement, un cave suffit à causer la désaprobation générale.

    J'ai dû annuler une session à cause d'un voyage en mai, comme beaucoup. Et ça été le dernier ralentissement de mon parcours univeresitaire. Un conseil: si vous en êtes à la moitié ou moins de votre parcours universitaire, allez chez le compétiteur et vous verrai comme des mois entiers de grève semi-passive, il ne s'en donnera jamais comme à l'UQAM. Et les assos étudiantes devraient être plus explicites et plus réalistes: la plupart des étudiants ne vivent pas sur la planète AG, corrum ou décorum.

    2 Déc 2011 | Alice Tratt | Winnipeg

  • Tout d'abord, je t'inviterais à aller te promener, par exemple, dans les sous-sols du N, où se trouvent les Asso de la Faculté des Sciences de l'Éducation (ADEESE). Pourquoi? Car elle se garde une réserve face à l'extrêmisme qu'on peut voir parfois. Car elle est directement concernée par le milieu de l'éducation. Car la réflexion n'est pas coullée dans le béton et qu'on peut parler de tout et de rien, même si on est pour la hausse! Car cette question de grève illimitée nous touche tout autant que les extrêmistes que tu répugnes.

    Ensuite, je soulignerais que c'est depuis que les Libéraux tentent d'imposer leurs transformations du milieu de l'Éducation (2003) que le mouvement étudiant réfléchit et échelonne les moyens de pression pour ne pas choquer personne, qu'il met de côté les différences entre les groupes étudiants et qu'il se questionne sur le pourquoi, le comment, le long terme et sur le rôle de l'éducation tout en diffusant l'information le plus possible pour allimenter le débat. La question de la grève n'est pas réjouissante (sauf pour une très mince minorité qui aime les ''congés''), mais, historiquement parlant, c'est seulement lorsque le mouvement étudiant brandissait une menace de grève générale illimitée que le gouvernement devient ''pro-dialogue'' (1994, 2005).

    ''dans cet interstice se perdent les voix de nombreux étudiants qui, comme moi, se questionnent encore sur la pertinence des méthodes de protestation employées.'' Est-ce vraiment aux mouvements étudiants de s'arrêter, encore une fois, en moment d'urgence pour expliquer et défendre, à ceux qui ne se sont pas intéressés une fois aux questions étudiantes et éducationnelles depuis 2001, leurs rouages et leurs luttes? La question de la représentativité est légitime, mais pousse ta réflexion sur l'éducation plus loin que juste les associations étudiantes, car le débat n'est plus là et une remise en question existencielle n'est, en ce moment, pas une option pour le mouvement étudiant. C'est à vous, ''nombreux étudiants qui se questionnent'' et à votre ancienne indifférence, troublés par un possible bouleversement de votre cheminement, de faire cet effort et d'utiliser les ressources innombrables pour s'informer. Tu es allée dans deux asso, félicitation pour ta démarche! Mais est-ce que tu t'attends vraiment à ce que chaque personne un moindrement impliquée soit au courant des rouages des associations étudiantes et du mouvement étudiant au grand complet? Tu t'attendais à un descriptif de chaque AG depuis 2004? Suivant la réflexion d'un tel préjugé, je devrais être outré qu'en tant qu'étudiante, tu ne sois pas au courant de tous les rouages du système d'éducation...

    C'est sans aucun sarcasme que je t'écris ce commentaire. Je l'écris, car tu soulèves des questions légitimes, mais tu utilises ta visibilité pour déclarer ton ignorance vieille de chaque moment où tu ne t'es pas impliquée et questionnée, alors que les sources n'attendent que d'être trouvées, alors que les asso n'attendent que de recevoir des étudiants voulant s'impliquer.

    C'est avec plaisir que je t'invite à m'écrire un courriel ou à aller prendre un café, malgré nos fin de session respective, pour discuter de certaines de tes questions, car tout étudiant mérite des réponses. Par contre, comme chaque citoyen, il a le devoir de s'informer avant de tout critiquer publiquement.

    PS : Avec un gouvernement majoritaire comme adversaire, tu te bas comme tu le peux avec ceux qui le veulent, même si ça peut sembler ''tout croche'' pour certains, c'est mieux que ne rien faire, de ne pas se poser de question, de ne pas se faire entendre.

    - Un étudiant qui a fait ses devoirs un minimum depuis la fin du secondaire.

    2 Déc 2011 | Karl Bernatchez

  • (Ceci est un copié-collé d'un commentaire que j'ai fais sur le sujet. Donc oui, certaines choses vont sonner "basic" et je m'en excuse mais j'aimerais justement plus de clarifications)

    (Aussi, je suis un étudiant en musique. Je suis au courant que je suis dans un programme qui va pas nécessairement m'aider à me trouver un emploi par la suite alors si on peut se passer du "bashing" sur ce sujet, ce serait merveilleux)

    Je trouve que cet article défini très bien ma pensée : je suis contre la hausse des frais de scolarité. J'ai vécu une grève de la part des chargés de cours à ma première année et le résultat fut que j'ai eu une année de mongol l'année dernière pour pouvoir rattraper les cours que j'ai dû annuler par manque de temps entre la session d'hiver et d'été. Égoïste un peu oui mais d'un autre coté, c'est des frais supplémentaires que je devais payer en plus pour reprendre ces cours.

    Je trouve totalement inutile que des étudiants fassent la grève. Je veux dire : t'as déjà payé pour ta session, l'université et tes profs sont payés peu importe que tu te pointes au cours ou pas... Quelqu'un peux m'expliquer la logique?!?!? J'aimerais très bien savoir c'est quoi qui fait en sorte qu'on pense à ce moyen de pression!!!

    Par contre, le cas d'une très mauvaise gestion des ressources se fait de plus en plus présente et on en parle pas assez. Un cas qui peu paraître bizarre est le fait que la faculté de musique a dû couper dans les spectacles préparatoires et les pratiques des élèves pour leur fin de bacc. Comment ça m'affecte?Je suis un étudiant salarié et mon horaire de travail dépend de cela et depuis 2-3 mois déjà, j'ai maximum 6 heures par semaine et nous somme 4 (5 parfois). Thing is : l'an dernier, ils était 8 à avoir ce poste et travaillait 15 heures au minimum. MEANWHILE : il y a plein de nouveaux téléviseurs inutiles montrant de la publicité un peu partout dans les facultés qui n'étaient pas là avant. Tiens donc!!! Pourtant, le serveur du site contenant tout les cours (et notes de cours) de la faculté plante pendant une fin de semaine sans que personne fasse quoi que ce soit en fin de session, les ordinateurs sont dans une décrépitude extrême... mais ils réparent le "phallus du savoir" (l'extérieur) pour qu'il soit "PLUSSE BO" et on voit beaucoup de cas de recteurs qui s'offrent des bonus de performance qui tombe dans les 6 chiffres.

    :soupir: Je trouve ça désolant que tout le monde pointe du doigt exclusivement le gouvernement. Il y a d'autres têtes à lyncher et personne s'en préoccupent.

    Je demande bien franchement : est-il possible de trouver une solution plus efficace sans se mettre à dos l'opinion public?

    2 Déc 2011 | Axel

  • Vous parlez de dogmes du mouvement étudiant, de militants agressifs, etc. Sans vouloir légitimer ou non les actions ou les méthodes d'approches de certaines assos (et de ses militants), j'aimerais seulement vous faire pousser à réfléchir à une alternative de lutte possible sans hypothéquer nos études et sa sainte finalité, une carrière prospère et lucrative.

    Face aux gouvernements, au patronat, à la classe entrepreunariale, aux recteurs et autres administreux de nos universités détenant le pouvoir décisionnel face à cette question, qu'elle est le rapport de force des étudiants? Pratiquement rien.

    La GGI est l'option nous garantissant présentement le plus de poids face à cette réunion des décideurs politiques, économiques, et culturels (puisque cette décision hypothèquera probablement le désir d'aspirer à une plus vaste culture du savoir d'une population, qui avec la hausse, ne pourra plus étudier et ce, sur plusieurs générations).

    Sans cette action (drastique j'en conviens puisqu'il ne faut pas penser que les militants engagés bandent la nuit en rêvant à une GGI... c'est notre DERNIER RECOURS), est-ce que le gouvernment nous écoute? Non. Il nous fait violence en faisant fi de notre voix, alors la logique militante veut que nous ferons violence au gouvernement, et ce, en manifestant, en faisant la grève, etc.

    Malheureusement, militer pour le droit à l'éducation implique des sacrifices individuels, mais dans une perspective collective à long terme.

    J'invite tous les gens contre cette grève à bien vouloir faire entendre leur voix et À SE PRÉSENTER dans les assemblées générales pour ainsi fairre comprendre leur argumentaire et leurs options alternatives.

    C'est beau les textes dans les blogues hipsters, les petits groupes facebook contre la grève, mais cr*ss, arrêtez d'avoir peur de vos opinion face aux autres et exprimez le haut et fort dans les AG qu'on vous entende! Ammenez des propositions intéressantes et créatives basées sur des réflexions cohérentes. La démocratie est le principe même des AG, mais y êtes-vous déjà aller pour le voir de vos yeux?

    À non, il faut payer son I-Phone, s'aliéné à un travail rébarbatif, aller sur facebook likez des articles de blogues hipsters, avoir des bonnes notes à l'université, avoir une job payante pour ainsi se libérez et contribuer enfin à la société.

    "La frénésie vindicative et agressive des mouvements étudiants (...)"

    Peut-être est-ce la peur des gens de convictions qui poussent à de telles remarques?

    Quoique j'en conviens, on est tous sujets aux remarques et aux jugements. L'art d'avoir toujours raison, quand tu nous tiens...

    2 Déc 2011 | Charles

  • En réponse à PWEL,

    je veux simplement préciser que je ne me suis pas présentée comme une journaliste du MOntréal Campus. J'accompagnais une camarade qui, elle, écrit pour le campus. Je n'étais présente qu'à titre de spectatrice; parce que je voulais me renseigner sur une cause qui me touche. Je le précise car je ne voudrais pas mettre ladite journaliste du Campus dans l'embarras. Aussi, je n'avais pas l'intention d'écrire quoi que ce soit, a priori. L'envie m'est venue après, simplement.

    2 Déc 2011 | Aurélie

  • Je suis d'accord avec le propos du texte d'Aurélie. Je suis aussi d'accord avec les commentaires de plusieurs internautes, à l'effet que l'implication est le devoir civique de chacun et que les associations modulaires sont plus près des gens et offrent davantage de possibilités de discussion. J'étais moi-même représentée par l'AGEC lors de mon bacc et je participais à certaines AG, aux référendums, etc.

    CEPENDANT, il reste que l'ASSÉ, la FEUQ et l'AFESH ont beaucoup plus de visibilité et, dans l'esprit de plusieurs, représentent le mouvement étudiant (notamment pour les citoyens non étudiants qui lisent à propos du mouvement étudiant dans les médias). Les porte-paroles, représentants et manifestants de ces assos sont bien souvent méprisants, vindicatifs, agressifs et offrent une perspective manichéenne du mouvement étudiant. Selon moi, ils ne servent pas du tout la cause en agissant de la sorte.

    Les étudiants ne remplissent pas un service essentiel (même si les études supérieures sont importantes pour la société et qu'il faut valoriser la recherche et création) et une grève étudiante ne stoppe pas le bon fonctionnement de la société, contrairement à une grève infirmière, policière, professorale, etc. Il est donc primordial que les étudiants rallient les citoyens à leur cause! Avec l'attitude actuelle des manifestants plus extrêmes, ça ne fonctionne pas. S'ils veulent gagner ils doivent être créatifs et changer leur attitude.

    2 Déc 2011 | Marie-Eve

  • Je lis plusieurs commentaires affirmant que ceux qui sont pour la hausse des frais ou encore contre les moyens de pression comme les grèves ne se pointent jamais aux AG de leur faculté. J'ignore si c'est la même chose du côté des autres Cégeps ou Université, mais chez moi, au Cégep de Jonquière, on ne se pointe plus aux AG tout simplement parce que nous ne sommes pas les bienvenus.

    Mon association étudiante est tellement engagée dans la campagne de la FECQ qu'elle ne veut même pas nous entendre lorsque nous voulons donner notre point de vue. Sans parler de tous ces autres militants qui viennent pour envoyer promener des gens comme nous.

    Bref, nos AG ont l'air d'une grosse masturbation cérébrale. Ça donne pas tellement le goût de se lever et de parler lorsque comme seule réponse, on nous dit: «Tu penses juste à toi, fuck you, toi tes parents sont sûrement bin riches, mange de la marde, etc.» En outre, on nous éjacule tous ça dans face et l'assemblée se remet à se masturber dans une cacophonie démesurée. Pas tant agréable..

    Du coup, on est comme tous les jeunes qui ne vont pas voter lors d'élection, on est démotivé. Pas le goût de se battre contre des gens qui ne veulent rien comprendre, qui refuse d'entendre les opinions des autres. Et après, c'est nous qu'on accuse de ne pas être ouvert d'esprit.

    Bonne fin de journée.

    2 Déc 2011 | Antoine Labbé

  • LA RÈGLE DE BASE C'EST D'ALLER CHERCHER SON INFO! Le meilleur moyen d'aller chercher son information, c'est d'aller à la bonne place. L'asso des étudiants en communication, c'est l'AFELC, pas l'AFESH. Aussi, on ne peut pas généraliser 3-4 personnes sur un mouvement au complet. Ça devient triste. Les généralisations ne mènent nulle part, seulement au sensationnalisme. Et c'est ce que je trouve triste. Le débat sur la hausse de frais de scolarité est plus profond et plus important que de s'acharner sur 3-4 personnes avec qui nous ne sommes pas d'accord. Tu parles de sphère de discussion, tu veux en parler? Eh bien présentes toi en AG. C'est là où les gens discutent, où les opinions divergent et où l'on prend des décisions. Décisions qui vont te représenter par la suite. Alors, au lieu de crier au et fort que tu n'aimes pas les militants, informes-toi, impliques-toi et surtout, ne te trompes pas d'AG, c'est l'AFELC la tienne. Ah, et aussi, sois conséquente. Si tu n'es pas d'accord avec les moyens, va le démontrer et ne te gênes pas surtout pour en proposer de nouveaux. Il existe beaucoup de gens qui sont d'accord avec toi et qui restent silencieux. Lèves toi, parles, mais fais le simplement à la bonne place et sur un ton plus ouvert au dialogue. ;)

    2 Déc 2011 | Marilyn B. Armand

  • Une de mes amies a eu la plus brillante idée au monde. Elle m'a dit : à la place de partir en grève, pourquoi est-ce qu'on ne fait tout simplement pas payer notre session ? On irait quand même en cours, on se ferait éduquer gratuitement et on ne manquerait pas une session pour rien.

    On est en 2011 bientôt 2012. On n'a pas trouvé d'autres moyens de se faire entendre encore ?!

    2 Déc 2011 | Laura

  • Bonjour Aurélie,

    Tu t'es présentée comme journaliste du Montréal Campus et non comme une étudiante qui voulait en savoir plus sur les enjeux du mouvement et sur ses modes d'action.

    Ou bien tu es une journaliste qui fait un reportage, i.e. qui prend des rendez-vous et qui veut sortir une histoire en parlant à des interlocuteurs précis, ou bien tu met ton chapeau d'étudiante et tu te pointe au hasard du moment en ne sachant pas sur qui tu peux tomber, les informations qu'ils détiennent, ou même s'ils ont un rôle actif au sein du mouvement.

    Un peu de rigueur ne fera pas de tord.

    Bonne continuité dans ton bac en journalisme

    2 Déc 2011 | Pwel

  • Amen.

    2 Déc 2011 | Cloé D.

  • ''Oui! Clencher tout au plus vite! Vous êtes la dernière génération d'étudiants tout de manière on peut bien se permettre une petite hausse, j'trouve que sa vaut le coup!''

    Je ne suis même pas étudiant, je suis autodidacte et j'ai apporté mon appui dans cette dernière manif à montréal en montant de Sherbrooke.

    J'ai compris une chose en fréquentant mes potes étudiants, et s'est que certains refuse de prendre position sur ''l'avenir'' des étudiants!

    Vous étudiez, aller bosser, vivre et mourir, s'est sa la vie. Les autres qui passeront après vous? Dans 10 ans, sa donne quoi à votre avis?

    Et pas juste ceux de montréal, aux états-unis s'est la même chanson. Peut-être que sa viens pas chercher certains ''bosseux de fins de sessions perpetuelles'', mais s'est SA le public!

    Je ne m'opposerais pas a une hausse, mais a une hausse démésurée, d'autant plus que même justifiable, elle est pas mal vague, et je trouve ironique que certains cherche à savoir et critiquer le fonctionnement d'une grève, sans prendre le temps de savoir ce qui la cause pour ensuite la dénigrée.

    C'est peut-être pas pour vous que vous le faites, mais vous êtes les plus proches et supposément les plus sensibilisés à la cause.



    C'est triste, mais je vois des gens avec l'attitude du privé se ramasser dans le public, et sa donne ce joli amalgamme de drama.

    2 Déc 2011 | Dominic

  • Excellent article, qui décrit malheureusement très bien les rouages dans lesquels trop d'étudiants sont embarqués malgré eux. J'ai moi même vécu un exemple poignant de ce genre d'injustice lorsque l'association représentant les premiers cycles du programme auquel je suis inscrite a décrété en réunion hebdomadaire, à main levée qu'elle était contre la hausse des frais de scolarité sans même avoir fait d'AG pour consulter ses membres, tout ça par manque d'organisation, et cette opinion non-représentative a été présentée comme la position officielle de tous les étudiants de cette associations au caucus de l'association des étudiants de l'Université. Rajoutons à cela les graffitis faits par des militants pour la gratuité sur les affiches favorisant la hausse des frais et l'intimidation de membres de l'exécutifs de l'association des étudiants de l'Université face aux étudiants arborant le carré bleu (pour la hausse), ça donne presque un beau climat de terreur où les étudiants qui se questionnent et qui aimeraient en parler se taisent pour ne pas se faire écraser. Et pour ce qui est des midi-causeries où des conférences "impartiales", c'est bien beau de vouloir y assister, mais à l'université que je fréquente, elles sont exclusivement données par des gens qui sont contre la hausse, et cela parait dans leurs discours, et si on ose ne serait-ce que poser une question qui suppose notre adhésion à la hausse, il faut se dépêcher de quitter les lieux à la fin, et même un peu avant la fin, sinon on se fait attendre à la sortie, expérience personnelle. Ce n'est peut-être pas pareil dans toutes les universités, mais dans la mienne, on y repassera pour le droit à son opinion, le droit de parole et la véritable démocratie...

    2 Déc 2011 | Gabrielle Brisebois

  • Bha, égocentrique, malheureusement tu l'as dit ainsi q.

    On en bave

    2 Déc 2011 | Dominic



  • Le véritable problème, c’est que les deux parties ne parlent absolument pas le même langage. C’est hallucinant.

    À l’Université de Sherbrooke (pour ne parler que de ce que je connais) la différence de point de vue est choquante.

    D’un côté, en assemblée générale à la Faculté d’administration, on votait pour le positionnement face à la Hausse. Résultat : POUR la hausse des frais de scolarité au Québec. Au même moment, la faculté de Lettres et Sciences, toujours en assemblée générale, votait pour son positionnement face à une grève. Résultat : POUR une grève contre la hausse des frais de scolarité.

    Évidemment, les étudiants en administration ne sont pas plus fortunés et ne souhaitent pas vraiment payer plus. Ils se rangent simplement à une logique implacable basée sur des arguments factuels : l’augmentation annuelle du coût de la vie, la hausse éventuelle des salaires des employés de soutient (présentement en grève depuis plus de 3 mois à Sherbrooke), la promesse que les étudiants boursiers reçoivent une compensation pour cette hausse et l’impossibilité pour le gouvernement d’assumer tous ces frais.

    Lorsque j’ai abordé le sujet avec un étudiant qui avait pu se rendre à l’Assemblée générale, discuter, argumenter et…voter, il m’a exposé son argument directeur : le droit à l’éducation. Point.

    Je comprends tout ça. Je n’ai pas l’argent qu’on me demande en ce moment. Par contre, j’ai des passions, des rêves et un but précis à atteindre. Pour y arriver, il me faut finir mon Bacc-maîtrise, et pour finir, il faut payer. C’est beaucoup d’argent, ce n’est pas une légère hausse, mais quel choix avons-nous ?

    Les employés de soutient (qu’ils s’occupent de l’entretient ou de l’administration), les meilleurs professeurs et enseignants, il faut les payer! Quel autre choix avons-nous?

    Faire la grève et lever toujours plus haut nos affiches? Ou nous battre en travaillant plus fort pour finir au plus vite et rembourser nos dettes comme tant de gens l’ont fait avant nous? Je choisis mon camp. Celui de ceux qui n’acceptent pas d’être traités en victime. Qui vont sortir de l’Université plus pauvres, oui. Mais qui vont avoir la chance de rembourser leurs dettes en faisant le métier qui les inspire.

    2 Déc 2011 | Anne-Marie

  • C'est exactement ce que je ressens! Pourquoi toujours partir en grève? Je préfère payer plus par session et ne pas être priver d'un an de salaire et d'ancienneté...

    2 Déc 2011 | Alexandra

  • Il est évident que les associations doivent être à l'écoute de leurs membres. Mais en tant qu'ancienne présidente d'association étudiante et présidente d'assemblée de multiples assemblées générales lors de la grève historique de 2005, je pe...ux témoigner d'un fait très simple : la grande majorité des étudiants qui chialent contre les moyens de pression (quels qu'ils soient) des associations étudiantes ne viennent jamais aux assemblées générales et ne comprennent pas un fait élémentaire de la vie en démocratie : pour être représenté, il faut exercer son droit de vote, ce qui veut dire se rendre aux assemblées (ou aux urnes dans le cas des élections gouvernementales et municipales, même combat). Autre fait élémentaire : lorsqu'on veut faire des gains dans une négociation, il faut se mobiliser et être prêts à faire des sacrifices. La majorité que vous représentez sera mieux entendue le jour où elle cessera d'être silencieuse et sortira de son individualisme pour voter et s'impliquer.

    2 Déc 2011 | Marie-Eve Ouellet

  • Salut,

    plusieurs commentaires intéressants mais je pense que ça vaut la peine de répéter quelque chose: quand des midi-causeries/conférences/débats sont organisées, bien peu de gens viennent. Ce n'est pas une raison pour arrêter mais disons qu'après c'est je trouve ça un peu dommage de lire des articles comme ça.

    Sinon, je pense en effet qu'il existe une source d'informations sur la GGI sur internet. Sur le site www.bloquonslahausse.com, dans la section matériel d'information - dépliants, il y a un document d'une dizaine de pages qui explique la GGI. Il y a aussi un dépliant recto-verso qui condense le tout. Je t'invite à les lire. Si après cela tu a encore des questions, je t'invite à écrire à ton exécutif (tu aura surement des meilleurs chances de réponse que en passant au local de l'AFESH...). Il existe aussi des documents traitant de la grève de 2005, si tu veux une étude plus historique. Je ne les ais malheureusement pas sous la main mais si tu veux me contacter par courriel, je peux te les trouver et te les envoyer.

    Voila, bonne journée!

    Hugo.

    2 Déc 2011 | Hugo

  • ENFIN !!! Quelqu'un qui dit HAUT ET FORT ce que plusieurs pensent, mais n'osent pas le dire par peur de se faire lyncher, justement... Bravo & merci !

    2 Déc 2011 | Marie

  • Frédéric Guindon

    De quand date le dernier «brainstorm» étudiant pour déterminer les meilleurs moyens de protester? 1968?

    Soyez créatifs! Il y a sûrement moyen de mettre autant de pression sur le gouvernement, sans pour autant vous tirer dans le pied en faisant la grève...

    2 Déc 2011 | Frédéric Guindon

  • Il est évident que les association doivent être à l'écoute de leurs membres. Mais en tant qu'ancienne exécutante d'association étudiante et présidente d'assemblées de multiples assemblées générales lors de la grève historique de 2005, je peux témoigner d'un fait très simple : la grande majorité des étudiants qui chialent contre les moyens de pression (quels qu'ils soient) des associations étudiantes ne viennent jamais dans les assemblées générales et ne comprennent pas un fait élémentaire de la vie en démocratie : pour être représenté, il faut exercer son droit de vote, ce qui veut dire se rendre aux assemblée (ou aux urnes dans le cas des élections gouvernementales et municipales, même combat). Autre fait élémentaire : lorsqu'on veut faire des gains dans une négociation, il faut se mobiliser et être prêts à faire des sacrifices. La majorité que vous représentez sera mieux entendue le jour où elle cessera d'être silencieuse et sortira de son individualisme pour voter et s'impliquer.

    2 Déc 2011 | Marie-Eve Ouellet

  • Je suis contre la hausse, peut-être pour la GGI (ça reste à voir, je change d'avis deux fois/semaine) et je respecte à 100% ton opinion. Mais je respecte encore plus le courage que tu as eu en publiant ce texte. Je dis bravo, c'est avec des commentaires comme le tien sur LA FORME que doit prendre la discussion des mouvements étudiants qu'on arrivera à quelque chose de plus équitable.

    2 Déc 2011 | Julien

  • Peu-être que si t'avais au moins été poser les questions à ton association facultaire (voir l'Association facultaire étudiante des lettres, des langues et des communications) et non à l'association facultaire des étudiant(e)s en science humaine t'aurais eu plus de réponse

    2 Déc 2011 | Jean-Sébastien Delorme

  • La Wil

    On est sensé faire ça comment "discuter tout ensemble en dehors des foutues AG?" On se donne Rendez-vous à 2000 au parc Emily Gamelin pis on jase?

    2 Déc 2011 | La Wil | Montréal

  • J'ai entamé cette session ma cinquième année de suite à l'UQAM. Durant mon BAC, j'ai vécu 3 importantes grèves ( variant de 3 semaines à 2 mois) et de nombreux jours de grèves étalés durant mes autres sessions pour toutes les manifestations '' nationales''. J'avoue qu'au début de mon Bac je me suis impliquée dans les différents mouvements et que j'y croyais fort fort fort. Je me souviens que je riais ( méprisais) les gens qui en AG venaient tenir des arguments comme quoi on allait perdre notre session, que nos notes baisseraient ect.... Après avoir vécu ces grèves, je suis finalement dans l'obligation de leur donner RAISON! Durant les 3 grèves qu'on a eu, mes notes ont jamais été aussi pourries ( étant donné les cours manqués et la surcharge de travail pour rattraper le temps perdu). C'est peut-être égocentrique, mais moi perso je vais à l'école pour RÉUSSIR et avancer dans mes projets de vie. Je ne suis pas (plus) prête à sacrifier ma scolarité pour ce genre de cause perdue. Attention, je suis contre la hausse des frais de scolarité, mais je suis aussi contre le fait d'être ralenti dans mes études. Comme plusieurs étudiants de l'UQAM je pense avoir assez donné dans le mouvement étudiant et j'espère que miraculeusement je vais réussir à faire ma maîtrise sans interruption ... C'est peut-être la maturité qui embarque ( je n'aurais jamais écrit ce commentaire il y a 3 ans), mais MERCI pour ton article.

    2 Déc 2011 | Lilas

  • Je comprends ta frustration, par contre, j'aimerais simplement t'informer que si tu veux pouvoir discuter du tout, t'informer et le tout sans être poussée vers une position, les 2 assos qui te représentent (l'AFELC au facultaire et l'AGEC au modulaire) ont tous deux organisés des midi-causerie dans le but pur et simple d'informer les gens sans nécessairement essayer de les "brainwasher" vers une position quelconque! D'ailleurs hier, l'AGEC avait lors de son midi-causerie un intervenant pour la GGI (grève générale illimitée) et contre la hausse et une intervenante contre la GGI et même POUR la hausse des frais de scolarité!! Ces midi-causeries ne sont malheureusement pas très populaires, mais c'est la place parfaite pour s'informer et voir les plus et les moins de chaque enjeux de la hausse, de la mobilisation, de la GGI, etc... Je peux t'assurer qu'il y en aura d'autre et si tu veux réellement t'informer, je te conseil d'être présente! Et si tu as des demandes quelconques, des idées pour que tes assos informe plus leurs membres, va en parler à tes assos facultaire et modulaire!! Elles ont toutes deux le devoir d'écouter et d'exécuter (dans la mesure du possible) tes demandes.

    Sur ce, TRÈS bel article malgré quelques préjugés stéréotypés (d'après moi)... Je comprends ta frustration par rapport au manque d'information et je partage ta frustration par rapport aux AGs!!

    2 Déc 2011 | Mel

  • Je suis tout à fait d'accord avec l'attitude discutable que peuvent avoir les représentants. Toutefois, je trouve dommage que ça puisse teinter le choix d'être pour ou contre la hausse, parce qu'il faut voir cette décision au-delà des dollars...

    http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201111/14/01-4467724-frais-de-scolarite-et-hypocrisie.php?mid=541714

    2 Déc 2011 | maccadam

  • C'est juste dommage qu'alors que je trouvais qu'on voyait un semblant de solidarité sociale, vous prêchez un retour au désengagement. Si on est contre la hausse, il faut impérativement se battre pour faire reculer le gouvernement.

    Sinon quoi? On est contre et on absorbe sans rien dire?

    2 Déc 2011 | Vincent Laniel

  • En fait, il y a du changement notamment dans l'AFESH pour prendre le pouls de tous les programmes et ne pas juste militer dans le vide. Plusieurs associations offrent des sessions d'information (je prêche pour ma paroisse, on l'a fait en sexo). J'imagine que tu es tombée sur les mauvaises personnes, mais il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain, s'informer et évidemment aller voter quand c'est l'temps!

    2 Déc 2011 | M.P.

  • Je n'aurais pas pu mieux écrire ! Les enjeux de la société se joue à deux niveaux pour les étudiants : la hausse des frais, mais aussi retarder notre parcours scolaire. J'ai comme l'impression que les associations ne regardent qu'un côté de la médaille et n'osent pas la revirer pour faire une prise de conscience. C'est mon point de vue!

    Bonne article !

    Benjamin

    www.jeuneinsolent.com

    2 Déc 2011 | Benjamin Lachance

  • Aurélie, tous les militants n'ont pas cette attitude méprisante, condescendante et agressive que tu décris. Certes, il y en a, j'en ai déjà été victime et de mes bons amis en ont soufferts. Par contre, il y a aussi des militants qui ne pensent pas que faire la grève est un idéal devant mené à une sacro-sainte révolution, qui respectent le point de vue des autres, et qui préfèrent regarder la situation avec un regard pragmatique plutôt que voilé par un dogme au sein duquel de nombreux étudiants ne se retrouvent pas.

    C'est juste dommage que tant de ces militants que tu décris se retrouvent à l`UQÀM et de part leur attitude parviennent à dégouter tant d'individus du militantisme qui peut être si riche et bénéfique, autant pour la société que pour celui qui le pratique.

    2 Déc 2011 | Martin Boire

  • François Léveillé

    Bien dit!

    Sans généraliser, disons que j'ai rencontré BEAUCOUP de défenseurs de la gratuité dans mon parcours d'étudiant qui avaient beaucoup de misère avec le concept de la diversité des opinions. Alors qu'ils sont les premiers à déchirer leur chemise devant des accros à la démocratie et aux grands principes de libertés, la dynamique est bien différente en AG quand tu ne dis pas pareil comme eux.

    Ce sont à mon sens des comportements pathétiques qui ne font que nuire à leurs idées.

    2 Déc 2011 | François Léveillé | Gatineau

  • Richard Rioux

    Tout simplement d'accord avec le message de la différence entre pro-hausse et anti-grève.. Par contre, je suis ouvertement et totale anti-hausse sans être pro-grève!!

    2 Déc 2011 | Richard Rioux

  • Le débat sur la hausse est issu d'années de mouvements sociaux et politiques. Ce que tu dis, je l'ai entendu ailleurs, de la part de d'autres étudiants. Tout ce que je peux répondre c'est : en tant que citoyenne, il est de ton devoir de te renseigner sur les enjeux qui touchent la société. À l'ère de l'informatique, il est facile de trouver une tonne d'informations sur tous les sujets. Il suffit d'y mettre du temps.

    Toutefois, je condamne haut et fort l'attitude de ton association étudiante qui n'a pas pris le temps de d'expliquer les enjeux.

    2 Déc 2011 | Tierry Morel-Laforce

  • Tout à fait d'accord avec toi !

    2 Déc 2011 | Élyse

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