Passer au cash

Passer au cash
7 Oct 2011

Par Frédéric Guindon  |  Publié dans : blogue

La semaine n'a pas été facile. Elle a été lourde. J'ai fait face à toutes sortes d'enjeux compliqués et désagréables à confronter. Mais je suis un gars de principe; à la limite, un peu T.O.C.

Je suis des fois amoureux de l'être humain et d'autres fois, je le déteste complètement.  Par exemple, quand je suis confronté à une grande injustice de la vie : attendre aux caisses.

C'est inévitable. Chaque jour, dans chaque commerce, je deviens enveloppé d'une angoisse suante, d'un presque mal de vivre, d'un vertige existentiel au moment de me mettre en file pour payer. La cause de ce stress : quelle caisse choisir?

La caisse soi-disant rapide avec douze personnes alignées qui tiennent chacune 1 item et qui paieront tous via Interac et qui seront tous entrecoupées par un petit saut de l'autre bord du comptoir pour gérer le quidam qui ramène ses bouteilles vides et qui souhaite se faire taxer volontairement par l'État? Ou encore, celle devant laquelle n'attend qu'un seul gros panier plein jusqu'au rebord dans lequel deux ou trois items mal « pricés » devront sûrement faire l'objet d'une enquête menée de main de maître par un commis cégépien?

La réponse, c'est qu'il n'y a pas de réponse parce que s'il y en avait une, je ne serais pas en train d'écrire un article là-dessus.  Chaque fois, c'est immanquable, peu importe la stratégie que j'emprunte pour essayer de me sortir de là dans un ordre de sortie au moins un peu juste, je me fais fourrer, pis je me fais clancher par les gens de la file que je n'ai pas choisie.

Or, dans ce monde, il appert que j'ai du pouvoir. J'ai une tribune sur laquelle m'exprimer et grâce à laquelle, je peux espérer mobiliser des gens.  Voici donc ma solution, qui est vraiment toute simple : une seule file, plusieurs caisses.  En fait non, deux files avec chacune plusieurs caisses : une pour les moins de 10 items, une autre pour les plus de 10 items.

J'ai déjà travaillé chez le marchand de disques de l'Empire.  C'était à peu près ça le système, pis mautadine que ça marchait bien.  Je pense que certains Temples du beignet fonctionnent également de la sorte. Les banques aussi.  Ces gens-là ont tout compris.

Pourquoi ça ne marche pas de même aux épiceries? Certainement une contrainte technique reliée à l'usage des cârrosses.  Mais on est en 2011 les boys! Il n'est jamais trop tard pour une révolution, surtout dans le merveilleux monde des supermarchés.  Pis tsé, un carrosse d'épicerie, c'est pas tellement plus gros qu'un carrosse d'aéroport, et pourtant, dans les aéroports...

Bon, si vous me lisez souvent, vous constaterez une certaine constance dans mes textes. J'essaie de proposer des changements pour améliorer notre monde. Des fois, j'ai du succès. Des fois, non.  Ne soyez pas gênés de me le dire si je suis dans le champ.  Comme par exemple, aujourd'hui, jugez-moi sur cette prémisse : Commerçants de tous les pays, organisez donc vos systèmes de péage pour que le premier arrivé en file soit aussi le premier sorti du commerce.  (T.O.C. je disais...)

Derniers commentairesRSS
  • Malheureusement, il faut comprendre qu'un tel système, il y aura toujours des vilaines personnes qui se mettront en file avec leur panier vide pendant qu'un complice arpente les allées à la recherche de produits pour le remplir pendant que le panier progresse vers la caisse. Il ne faut jamais sous-estimer la propension des personnes à considérer que leur temps vaut sensiblement plus que celui de son prochain.

    7 Oct 2011 | Joel

  • Frédéric Guindon

    Tellement bien dit que je l'ai ajouté à l'article!

    Merci Joël!

    7 Oct 2011 | Frédéric Guindon

  • La seule chose que je glisserai ici, c'est le lien suivant "Why the other line is likely to move faster": http://www.youtube.com/watch?v=F5Ri_HhziI0

    7 Oct 2011 | Joel

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