Darius Francoeur! Viens à notre rescousse!
À ma grande surprise, à 31 ans, un de mes sujets de conversation de prédilection est "les transports urbains". Si on m'avait dit ça quand j'avais 14 ans, je ne l'aurais pas cru. Faut dire qu'à l'époque, j'écoutais les Red Hot Chili Peppers et j'avais comme idole l'Inspecteur Columbo. Anyways…
En gros, tous s'entendent pour dire qu'il faut réduire la quantité de voitures qui convergent vers le centre-ville. Ça, c'est une évidence; autant pour l'aspect écologique de la chose que pour le désencombrement de nos rues et boulevards. Donc si on suggère aux gens de ne pas prendre leur voiture, il faut quand même leur offrir une alternative. Les premières qui nous viennent à l'esprit: la marche, le vélo et le bus/métro. La marche: soyons réalistes, très peu de gens habitent à moins de 20-25 minutes à pied du centre-ville et utilisent leur voiture pour aller travailler. Les marcheurs vont déjà travailler à pied. Le vélo: l'hiver approche. Je salue le courage des irréductibles qui rouleront tout l'hiver dans la slutch, mais force est d'admettre que tous n'ont pas leur motivation/ leur habileté / leur vélo. Restent les transports en commun. La migration inter-transport souhaitée apparaît clairement: de l'auto au métro.
C'est ce que la STM nous dit. C'est ce que la ville nous dit. C'est ce que les environnementalistes nous disent. Or, les bus et les métros sont pleins. Et souvent en retard sur certaines artères névralgiques (Papineau yo!). Les automobilistes consciencieux qui veulent faire leur part pour désengorger le réseau routier montréalais se découragent souvent bien vite. On est tellement plus confortable dans son char à écouter sa musique, qu'être coincé entre deux ados qui parlent fort dans un langage codé, un tapon qui pitonne sur son jeu vidéo sans écouteurs et un madame qui sent le parfum de la fin du monde.
Et c'est là tout le paradoxe de la situation:
-plus de gens devraient utiliser les transports en commun.
-l'expérience du transport en commun est souvent désagréable à cause des retards et de l'inconfort.
-ces gens retournent dans leur char.
-les rues sont pleines de chars.
-les bus sont en retard parce que les rues sont pleines de chars.
-l'expérience du transport en commun est souvent désagréable à cause des retards
-pour améliorer le service, ça prendrait davantage de bus, donc de $$$$.
-pour que la STM ait davantage de sous, il faudrait que les gens prennent davantage les transports en commun.
-si trop de gens décident de prendre les transports en commun en même temps, ça rend l'expérience désagréable.
-ainsi de suite...
J'ai beau essayer de revirer ça de tous les bords, tous les côtés, je n'arrive pas à trouver l'astuce qui permettrait à tous d'être heureux. On veut tous se rendre au même endroit le plus rapidement possible, le plus sécuritarement possible, le plus écologiquement possible, le plus confortablement possible. Comment? Aucune torpinouche d'idée.
Et si on inventait le rapidotron?





Le problème c'est aussi que la majorité des travailleurs se transportent dans les mêmes plages horaires. La solution se trouve peut-être davantage orientée vers le marché du travail. Si celui-ci s'adaptait pour faire en sorte qu'on brise le 9h à 17h et permettait des horaires plus flexibles, bien ça ajouterait un degré de liberté qui résoudrais peut-être ton paradoxe.
17 Sept 2011 | TapaGeuR
Moi, je vote pour le travail à domicile! Si on encourageait un max d'entreprises ayant leurs bureaux à Montréal à investir dans les technologies requises par le télétravail, ça désengorgerait les transports en commun ET les rues obstruées par une circulation trop dense aux heures de pointe. Ça ferait des employés mauditement heureux de pouvoir bosser dans le confort de leur foyer, surtout mettons les journées frettes d'hiver de lendemains de tempêtes où tout est paralysé.
16 Sept 2011 | Magalie Morin | Montréal