The sound of silence

The sound of silence
21 Oct 2010

Par Mélissa Verreault  |  Publié dans : blogue

Mardi matin, la Loi 115 a été adoptée, sous bâillon (méthode très à la mode chez les Libéraux depuis quelques temps). Non seulement cette loi représente-t-elle une menace pour le fait français au Québec, mais qui plus est, la façon dont elle a été adoptée n’est rien d’autre qu’un pied de nez à la démocratie.

Comme le faisait remarquer mon collègue Pascal Henrard  en début de semaine sur sa page Facebook, on entend cependant très peu la population se prononcer au sujet de cette fameuse loi. Comme si le bâillon avait également été appliqué au « petit peuple », ainsi que l’a qualifié Madame Marois. À ce propos, je demeure convaincue que la chef du Parti Québécois était de bonne foi lorsqu'elle a lancé cette phrase maladroite et je ne désire pas lancer le débat là-dessus, parce que la vraie question est ailleurs. Et la vraie question, on dirait qu’on ne se sent pas concernés par elle.

Où sont les détracteurs de la Loi 115 ? Où sont les protecteurs de la langue de Molière, les francophones fiers de leur culture, les chialeurs professionnels, les révoltés de métier, les patriotes frustrés (j’emploie ces appellations en toute amitié, parce que je trouve qu’on a besoin d’eux, justement !) ? Si seulement Falardeau était encore en vie, maudit (lui aurait plutôt dit tabarnak, mais bon, je n’ose pas)… Me semble qu’on aurait besoin de lui en ce moment. Pourquoi ça ne bouge pas plus que ça, pourquoi les rues sont vides, pourquoi les bouches sont silencieuses ? Tout ce que nous entendons pour le moment, ce n’est que the sound of silence (il faut que je commence à pratiquer mon anglais, si je veux pouvoir me faire comprendre par mes concitoyens dans les années à venir).

Madame Marois aura beau crier aussi fort qu’elle le voudra à l' Assemblée nationale, sa seule voix ne suffira pas à faire renverser la vapeur. Il faut que nous réagissions collectivement pour signifier à notre cher Premier Ministre que nous ne sommes pas d’accord avec la décision que son parti vient de prendre quant à notre avenir linguistique. Et il ne s’agit pas ici d’une question d’allégeance politique : que l’on soit libéral, péquiste, adéquiste, québecsolidariste, anarchiste ou communiste, la situation de la langue française et sa protection nous concernent tous. L’égalité est également l’affaire de chacun. J’affirme cela puisque ce projet m’apparaît tout à fait inégalitaire, en ce sens qu’il autorise les gens à envoyer leurs enfants dans des écoles anglaises non subventionnées pendant une période de trois ans, au terme de laquelle ils pourront réintégrer leurs bambins dans le système public. Bref, les membres de la classe aisée pourront profiter de cette offre alléchante, mais les parents qui n’ont pas des milliers de dollars à déverser pour envoyer leurs marmots dans un établissement qui ne bénéficie pas des subventions de l’État, eh bien tant pis pour eux.

J’inviterais les lecteurs de ce blogue à commenter l’adoption de la Loi 115, à nous dire ce qu’ils en pensent et pourquoi. Peut-être que je me plante, peut-être que j’ai tort de penser que la défense de notre langue doit constituer une priorité nationale, peut-être que la plupart des gens s’en foutent éperdument. Mais si tel est le cas, j’aimerais être mise au courant. Le sachant, je m’arrangerai peut-être pour aller vivre ailleurs, là où les gens ont un peu plus de respect pour eux-mêmes.

Rose cancer, Benvenuto in Canada
Derniers commentairesRSS
  • Personne aiment cette loi.

    Les anglophones connaissent que loi 115 va changer rien.

    Dans 5 ans il y'aura aucun éleve qui a changé d'un école privé à le system anglophone. C'est impossible.

    3 années dans un école passerelle et une verification par un assemblage des fonctionnaires? Le cour superieure va démanteler en premier.

    Tous les gens qui veulent garder et supporter le Français doivent d'aborde arreter d'attaquer les autres gens qui essaient d'apprecier la culture francophone du Québec.

    27 Oct 2010 | Kaved

  • Newton La Pomme

    Ma réponse sur mon blog...

    http://lachutedelapomme.blogspot.com/2010/10/jai-mal-ma-langue.html

    26 Oct 2010 | Newton La Pomme | Lévis

  • Peut-être que la loi 115 n'a pas vraiment déclenché de tollé parce que dans les faits, les écoles passerelles existent depuis longtemps. Or, je trouve révoltant le fait de cautionner cette pratique et de la rendre légale. Je n'ai pas envie d'une société où il est admis que les plus riches puissent contourner la loi; je n'ai pas de respect pour un gouvernement qui n'a aucune honte à légiférer dans le but de plaire aux petits copains du parti (les familles mieux nanties + la population anglophone, dont les écoles bénéficieront d'une fréquentation plus élevée), et qu'en bout de ligne, on se retrouve COLLECTIVEMENT à payer pour des élèves qui reviendront au public étudier en anglais! "Chiâler au sujet de quelques familles richissmes représente un gros gaspillage d'énérgie."? Je ne trouve pas.

    22 Oct 2010 | Françoise

  • Mélissa Verreault

    @ William: j'essaie d'éviter de parler trop de mon petit moi dans mes textes, l'égocentrisme mène rarement à de grandioses changements sociaux... :)

    22 Oct 2010 | Mélissa Verreault | Lévis

  • C'est bien ce que vous faites. Ça serait bien que le Gouvernement du Québec appuie votre démarche, plutôt que gaspiller son capital politique sur des intiatives qui ne déboucheront sur rien. Dommage que votre article n'aborde pas vos efforts dans ce domaine, il aurait été beaucoup plus utile et précieux comme ressource.

    22 Oct 2010 | William Nom

  • Mélissa Verreault

    En ce moment même, Patrick Lagacé, la ministre Saint-Pierre, Luc Picard et Francine Pelletier tiennent une discussion très intéressante au sujet de la Loi 115 sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada. Vous irez l'écouter sur le site de Christiane Charette, si le sujet vous intéresse: http://www.radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2010-2011/

    22 Oct 2010 | Mélissa Verreault | Lévis

  • Mélissa Verreault

    @ William: Je crois que je fais beaucoup plus que «chialer» contre «les familles richissimes» (et non pas richissmes,,,) de ce monde afin de défendre notre chère langue ; je donne des cours privés de français, je fais du tutorat dans les Cégeps, je donne des ateliers de français pour que les jeunes réussissent leur Épreuve uniforme et j'écris. J'écris du mieux que je le peux, avec un grand souci du détail et de la langue, dans le but de communiquer mes idées mais, surtout, de partager mon amour du français. S'il y a autre chose que je devrais faire selon toi pour pouvoir dire que j'ai «fait ma part» pour la cause du français, eh bien, faudrait que tu me donnes des idées, parce que j'avoue que je suis à court.

    @ Mike: Je comprends tout à fait que les facteurs motivant une expatriation doivent dépasser le simple cadre de la langue, or, je crois que la culture, la mentalité, la qualité de vie et toutes ces merveilleuses choses que tu nommes sont inextricablement liées au facteur langue. Si nous sommes si différents des Ontariens, des Vancouvérois, des Manitobains et des Haligoniens, c'est parce que nous parlons français et que cette langue a forgé notre manière de voir les choses, d'appréhender le quotidien et ses obstacles, de formuler nos idées, de réfléchir, de philosopher, d'être au monde. Je ne dis pas moi non plus que le français est supérieur à l'anglais ou vice-versa ; seulement, ces deux langues découlent de deux réalités distinctes et sont porteuses de deux visions du monde tout aussi distinctes. Si jamais tes enfants naissent effectivement ici, qu'ils ont par la suite eux-mêmes des enfants, et qu'entre temps, pour les raisons qu'on connaît, l'anglais devient la langue principale de notre province, eh bien, il se pourrait que tes chers descendants ne reconnaissent plus le Québec dans lequel tu avais tant souhaité qu'ils grandissent et évoluent.

    22 Oct 2010 | Mélissa Verreault | Lévis

  • @ Mélissa : Pour répondre à ta question, je préciserai d'abord juste une petite chose. Que je souhaite que mes enfants soient éduqués en anglais et non en français n'est dû qu'à une seule et unique chose : mon manque de maîtrise de l'anglais par rapport au français, ce qui aura forcément un impact sur eux. Ce n'est pas parce que je juge l'anglais supérieur ou "plus important" que le français. Personnellement, si je n'avais vraiment pas le choix, je souhaiterais même que mes enfants maîtrisent le français plutôt que l'anglais (souci du côté pratique certainement). Or, puisque heureusement j'ai le choix, je souhaite qu'ils maîtrisent parfaitement les deux langues, ce qui passe par une éducation en anglais puisque je ne pourrai pas les aider au-delà d'un certain niveau de ce côté-là.

    Pourquoi je ne suis pas allé m'établir dans une province ou un pays anglophone ? Le côté pratique de la langue dans le cadre de l'intégration (dont le travail ait partie) que tu mentionnes y est pour quelque chose, effectivement. Mais je ne résume pas tout à la langue. Il y a tellement d'autres facteurs qui entrent en ligne de compte dans un choix d'expatriation. Connaissant déjà le Québec pour y avoir vécu avant mon immigration, je peux te dire que c'était là et pas ailleurs que je voulais aller vivre. J'aime la mentalité, la qualité de vie, et un tas d'autres choses que je ne détaillerai pas ici. Bien qu'ils soient tout de même deux mondes différents, ça me rapproche somme toute de mon pays que j'ai quitté plus par dépit que par envie.

    Pour conclure je te dirai qu'un choix de vie ne se résume pas à la langue (ou les langues) que je souhaite voir moi ou mes enfants parler, mais à beaucoup d'autres facteurs, tu en conviendras.

    22 Oct 2010 | Mike Ardkor

  • Ce qui me choque de cette loi ,outre le fait que l'on fait un cadeau a la langue anglaise au détriment du français,c'est que nous créons,une fois de plus,un clivage entre riche et pauvre.Les riches(qui ont les moyens de se payer l'école non-subventionnée)ont,une fois de plus,une option de plus.

    22 Oct 2010 | alain

  • Mélissa Verreault

    Premièrement, petite rectification: je parle de « Chambre des communes dans le texte », mais on devrait plutôt lire «Assemblée nationale». Petite étourderie de ma part, j'en suis fort désolée.

    @ Mike: Je respecte grandement ton point de vue, qui est très articulé et qui repose sur des arguments que je me dois de considérer comme très pertinents. La Loi 101 n'est certes pas parfaite, mais est-ce que la Loi 115 était vraiment la meilleure pour la remplacer? J'imagine que l'avenir répondra à cette question...

    Et j'en aurais une question pour toi, justement. Une curiosité très personnelle qui nous éloigne quelque peu du présent débat: si tu tiens tant à ce que tes enfants soit éduqués en anglais, pourquoi n'es-tu pas allé t'établir dans une province anglophone ou dans un pays anglophone? J'imagine que c'est en partie parce que tu considérais que ton niveau d'anglais n'était pas suffisamment bon pour décrocher un job dans un contexte strictement anglophone, mais tu aurais bien fini par l'apprendre ce fameux anglais, non? Je dis ça sur un ton très amical, je suis simplement désireuse de comprendre ce qui motive les gens à venir s'établir au Québec pour ensuite souhaiter une éducation anglophone pour leurs enfants. Ce n'était peut-être pas le meilleur choix de province, non?

    Finalement, je dirais ceci: il faut être vigilant avec «l'ouverture d'esprit». Je prône grandement celle-ci (il n'y a qu'à lire mon premier «post» de la semaine), mais il faut aussi faire attention de ne pas s'ouvrir jusqu'à se perdre... Il faut savoir imposer nos limites comme peuple et déterminer ce que nous voulons pour nous-mêmes, avant de céder aux volontés des autres...

    22 Oct 2010 | Mélissa Verreault | Lévis

  • Je n'ai jamais reclamé une perfection en français - justement, voici une raison pour laquelle il faut améliorer la formation en langue française qu'on offre dans nos écoles publiques, tant dans le privé que dans le public, dans le réseau francophone comme anglophone. Chiâler au sujet de quelques familles richissmes représente un gros gaspillage d'énérgie. Ma proposition est simple : concentrons-nous sur la qualité de notre éducation publique.

    (et au sujet de la maitrîse de langue : je voulais dire, savoir s'exprimer comme un professionnel. Ce n'est pas la seule raison de parler français, bien sûr, mais c'est la seule qui va l'offrir un avenir).

    22 Oct 2010 | William Nom

  • C'est le début de la fin pour le gouverment liberal au Québec!

    21 Oct 2010 | Félix

  • Je ne me prononcerai pas sur le combat pour la langue française au Québec car, bien que je respecte entièrement ce combat et ceux qui le mènent, je ne m'y retrouve pas, pour des raisons culturelles certainement.

    Dans mon cas précis, la Loi 115, c'est un soulagement. Je précise que je suis un immigré francophone, Français de naissance. Ayant toujours trouvé dans mon pays d'adoption une ouverture d'esprit qui n'existe pas dans mon pays d'origine, j'ai été assez étonné d'apprendre que le gouvernement du Québec m’empêchait de scolariser mes enfants dans une école publique anglophone. Là où certains voient une résistance capitale, je vois du totalitarisme.

    En effet, bien que je puisse comprendre que le gouvernement souhaite que les immigrés

    allophones intègrent une école francophone (j'ai bien écris "souhaite" et non "force"), je ne comprends pas l'idée d'étendre cette loi d'un autre temps à des immigrés francophones.

    Je vais tenter d'expliquer ma position en citant des faits :

    - Je suis né est ai grandi avec la langue française et c'est également le cas de ma conjointe. Notre niveau de français est bon. Je sais donc que nous serons à même d'inculquer d'excellentes bases de la langue à nos enfants bien avant qu'ils aient l'âge d'être scolarisés.

    - Je souhaite que mes enfants puissent être parfaitement bilingues, pour ne pas rencontrer les mêmes difficultés que je rencontre, et cela passe par une scolarisation dans une école anglophone.

    - Un certain nombre d'enseignants d'écoles francophones ne sont même pas capables de réussir le test de certification en français écrit pour l'enseignement (TECFEE), et quand j'écris "un certain nombre", c'est pour ne pas parler d'hécatombe. La loi voudrait donc m'obliger à mettre mon enfant dans une école où les enseignants ont un niveau inférieur au mien...

    Ceci étant dit, je voudrais revenir sur une de tes interrogations Mélissa, je te cite : "peut-être que j’ai tort de penser que la défense de notre langue doit constituer une priorité nationale".

    La défense de la langue, une priorité nationale, je n'ai rien contre. Néanmoins, la réponse apportée par la Loi précédente me paraissait inadéquate, et même sectaire...

    À défaut de les convaincre, j'espère que mon point de vue permettra à certains de comprendre pourquoi on peut être favorable à la loi 105 quand on est dans mes baskets...

    21 Oct 2010 | Mike Ardkor

  • La loi 115 du gouvernement Liberal est simplement la goute de trop qui fera voter les gens massivement pour le PQ ou la nouvelle alternative aux prochaines élections. La loi sera défaite dans un avenir rapproché je ne suis pas inquiet. Mais si Les libéraux sont réélu, là oui je vais descendre dans la rue et planter des drapeaux du Québec dans outremont et Westmount.

    21 Oct 2010 | Félix

  • Mélissa Verreault

    @ William:

    J'avoue que je ne te suis pas trop dans ton raisonnement... Qu'entends-tu par « s'exprimer à un niveau qui convient à la vie économique »? Cela veut-il dire que nous devons maîtriser notre langue uniquement dans la mesure où cela sert l'économie? Éclaire-moi...

    Et puis, il n'y a peut-être pas d'examen national pour vérifier la performance de ceux qui enseignent le français, mais il y a un «examen national» pour vérifier celle de ceux qui l'étudient par contre, et ça s'appelle l'Épreuve uniforme de français. J'en sais quelque chose: je corrige ces examens depuis quatre ans... Je te confirme que l'état de la langue française chez les jeunes collégiens est assez lamentable, et il faut s'en préoccuper, mais cela n'empêche pas qu'il faille également mettre des énergies ailleurs. Ce qui inclut, selon moi, le fait de se révolter contre la Loi 115.

    Parlant d'énergie, tu m'excuseras cette petite pointe, mais je t'inviterais à en consacrer un peu à la relecture de ton message: il y avait pas mal de fautes dedans... Pardonne-moi d'être baveuse, mais c'est que venant de la part de quelqu'un qui dit que c'est «tragique» que la population et les enfants ne parlent pas convenablement français, c'est un peu ironique.

    Sur ce, je vais garder mon débat à deux balles pour moi, merci, c'est gentil, et t'encouragerai à proposer des solutions un peu plus concrètes que le cynisme pour pallier le fait que notre gouvernement ne fait qu'accumuler les «coquilles vides juridiques».

    @ Pascal: rien à rajouter. On est d'accord, alors je ne me battrai pas contre toi! Faudrait peut-être juste s'arranger pour se trouver d'autres combattants...

    21 Oct 2010 | Mélissa Verreault | Lévis

  • Ridicule.

    La plus grande ménace au fait français n'est pas les quelques dizaines de familles francophones, anglophones et allophones en mésure de débourser 40-50,000 $ pour contourner la mal conçue loi 101. Dégoûtant que c'est possible, oui..., mais s'achèter des droits au Québec, ça n'a rien d'innovateur.

    L'avenir du français dépend de la capacité de ses pratiquants à s'exprimer à un niveau qui convient à la vie économique. Il n'y a pas, et il n'y aura probablement jamais, des examens nationaux qui visent à évaluer la performance des écoles québécoises en ce qui concerne l'enseignement de notre langue.

    Quelles se situent à Pointe-Claire ou aux Trois-Rivières, il n'y aura jamais de rapproche pour les institutions qui ne respectent pas ce devoir face à la population, face aux enfants à leur charge. Et c'est tragique.

    Garder vos débats à deux balles pour vous-mêmes. La loi 115, c'est pourrie - tout comme l'ensemble des coquilles-vides juridiques mise en oeuvre à ce sujet.

    21 Oct 2010 | William Nom

  • Pascal Henrard

    Thank you Melissa.

    Pour moi, la loi 115, c'est le début de la fin, le commencement de la capitulation. L'argent et le vote ethnique a pour une deuxième fois triomphé. Ce que ne comprennent pas les promoteurs de cette loi, c'est qu'on peut être pour le défense du Français et en faveur de l'apprentissage d'autres langues (pas seulement l'english). Il n'y a pas trente six mille façons de protéger une langue et une identité... c'est de les cultiver dans un pays.

    21 Oct 2010 | Pascal Henrard | Montréal/Bruxelles

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