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Linda Paquette est pareille comme Céline. Elle a la même face longue, les mêmes manies, et à six ans, elle avait le même toupet croche qu’elle. Aujourd’hui, la sosie gagne sa vie en faisant du lipsync sur My Heart Will Go On et Dedededanse dans ma tête. Rencontre avec la Céline Dion de St-Augustin.

Comment as-tu démarré ta carrière de sosie?
Il y a douze ans, je regardais un bulletin de nouvelles où il y avait un sosie de Roch Voisine. Il invitait les gens qui ressemblaient à des vedettes à téléphoner à son agence pour tenter leur chance. Mon mari m’a filmée pour le fun en train de chanter Des mots qui sonnent. Quelques semaines plus tard, je me produisais dans les bars, les centres d’achats, les mariages et les marchés aux puces. Quand j’ai eu du succès, j’ai commencé à faire des congrès.

En spectacle, comment est-ce que ça se passe?

Je fais du lipsynch. Pour les mouvements, je n’ai même pas besoin de la regarder en spectacle pour faire comme elle. Ça me vient naturellement. Je sais que c’est dur à croire, mais dès qu’il y a la musique et du monde, je vis les émotions de la même façon que Céline les vit. Je suis comme elle, sauf pour les autographes. Je signe CéLinda.

L’as-tu déjà rencontrée?
René m’a déjà invitée personnellement dans sa loge au Centre Molson pour un spectacle. Quand elle m’a vue, c’était comme si elle me connaissait depuis toujours. Elle m’a donné des beaux gros becs! Elle est tellement simple!

À part le physique, qu’avez-vous d’autres en commun?

Son père Adélard a toujours mangé de la crème glacée à l’érable et aux noix. Mon père aussi!

Dans la vie de tous les jours, tu dois te retrouver dans des situations cocasses, non?
Un jour, je suis allée dans une petite pizzeria à Montréal. Le propriétaire était convaincu que j’étais Céline. J’avais beau lui dire que non, il me croyait pas et me répondait que j’avais les mêmes alliances qu’elles. À un moment donné, j’étais vraiment tannée et je lui ai dit que j’étais la vraie Céline. Croyez-le ou non, il a téléphoné à sa belle-mère pour qu’elle vienne au resto me voir…

T’arrive-t-il de profiter de ton statut de sosie?

Au Château Frontenac, par exemple, ils me reçoivent comme si j’étais Céline: ils m’ouvrent les portes et ils me servent aux petits oignons. Dans les gros hôtels, même quand il ne reste plus de place, je n’ai jamais de problème à stationner!

Finalement, dis-moi, au fil des années, est-ce que ton succès t’as monté à la tête?
Je suis toujours restée moi-même. Je ne serais pas capable d’être snob, c’est pas dans ma personnalité. Moi, je suis une vraie de vraie québécoise. Comme Céline!

Assistante Photo: Maggie Plourde