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De son village d’Abitibi-Ouest, Stéphane Mercier a toujours voulu suivre les traces de son idole : Elvis. Un jour, le sylviculteur a décidé de troquer sa tronçonneuse contre une guitare et de tenter sa chance à Star Académie. Entrevue sur les osties de high et les gros down de la «télé-célébrité».

Pourquoi as-tu décidé de t’embarquer dans Star Académie?
Je joue du piano et de la guitare depuis que je suis tout jeune. Jusque-là, je m’étais toujours produit devant mes amis et mon monde en Abitibi. Je me suis inscrit à Star Académie pour voir ce que j’avais vraiment dans le ventre.

Qu’as-tu appris là-bas?
Quand tu es un artiste, la musique c’est une chose. Mais y’a aussi l’image et tout le côté marketing. On devient un produit! Y a donc fallu que j’apprenne à me mettre en marché moi-même.

Que penses-tu de l’image qui a été projetée de toi pendant l’émission?  
Dans ces affaires-là, on en met toujours plus que le client en demande. J’ai voulu faire mon showman et j’ai fait pas mal de niaiseries. Ça fait qu’il y a pas mal de gens qui m’ont pris pour un genre de clown… Si c’était à refaire, je prendrais un peu plus mon trou. J’essaierais de moins faire le show et de me concentrer plus sur ma musique.

Pendant Star Académie, comment ça se passait quand tu donnais des spectacles en Abitibi?
C’était assez spécial. Pendant la tournée, on est allé donner trois spectacles à Rouyn et il y avait une vraie ferveur des gens pour moi. Les responsables de Star Académie m’ont même laissé chanter une de mes propres chansons sur scène. Ça été un ostie de high! En 2003, mes fans (ndlr : les Stef’Fans) ont aussi fait un genre d’exposition sur moi dans mon village de Normétal. Ils ont exposé mes souvenirs d’enfance, mes photos, mes objets, des mots des fans que j’avais reçu… Ça été extrêmement visité, il y a même eu des gens du Nouveau-Brunswick qui sont descendus pour voir ça!

As-tu connu des bouts plus rough aussi?

Pendant la tournée Star Académie, j’ai commencé à prendre de la coke. On travaillait beaucoup et je comblais mon manque d’énergie avec ça. Quand on a terminé les shows, j’ai eu un gros down, parce que tout à coup, j’avais pu autant d’attention. Ça duré une couple de mois, mais je m’en suis finalement sorti grâce à ma famille pis mes chums.

Après la tournée, es-tu retourné vivre en Abitibi?
Non, parce que pendant, j’ai rencontré un fan qui avait accroché sur mon histoire et qui m’a offert de me prêter une de ses maisons à Laval. Un an plus tard, je l’ai achetée avec ma femme. Mais c’est sûr que je retourne souvent dans mon patelin…

Es-tu toujours considéré comme une rockstar là-bas?

Aujourd’hui, les gens viennent toujours me parler pour m’inviter à souper ou prendre une bière. Ils ont l’impression de me connaître, mais je ne sais pas si ça fait de moi une «célébrité». En tous cas, j’ai maintenant mon propre label de disque et je viens de lancer mon premier album solo, alors je me considère vraiment comme un artiste à part entière.

Assistante Photo: Maggie Plourde