Dans son garage d’Acton Vale, Chantal Mandeville — inconditionnelle des p’tits Simard — a érigé un véritable mausolée en l’honneur de ses idoles. C’est dans ce lieu de culte tarabiscoté qu’Urbania a rencontré la groupie numéro 1 du (beau) René et de sa soeur Nathalie.

Pourquoi avoir choisi de monter une collection dédiée aux Simard?
À six ans, je vénérais déjà René. Il avait quatre ans de plus que moi et j’le considérais comme mon grand frère. J’voulais tellement lui ressembler! J’ai donc commencé très jeune à ramasser des choses sur lui. À l’école, plutôt que d’acheter des bonbons sur l’heure du midi, j’achetais des journaux à potins!

Que retrouve-t-on dans ta collection?
Y’a plusieurs objets à l’effigie de René et Nathalie que j’ai fabriqués: tapis, cendrier, jeu de cartes, casse-têtes, carton d’allumettes, boîte de Kleenex©, bolo, boules de Noël, planche à repasser… On trouve aussi des trente-trois et des quarante-cinq tours, des milliers de photos, des huit pistes, du linge de collection, un costume ayant appartenu à René, et j’en passe!

Comment t’es-tu procuré tous ces items?
J’en ai commandés directement du Japon, j’en ai achetés dans des ventes aux enchères et j’en ai même trouvés dans des boîtes que des gens avaient mises au chemin. Les photographes de journaux à potins m’ont refilé la plupart des photos et les employés de Guy Cloutier m’ont donné plusieurs cartons grandeur nature. J’ai accumulé tellement de matériel que, maintenant, les journalistes et les recherchistes font appel à moi quand ils ont besoin de documents sur les Simard!

Est-ce que ces derniers ont déjà vu ta collection?

Y savent qu’elle existe mais l’ont jamais visitée. En 2003, l’année du «scandale Nathalie», René et Guy Cloutier étaient censés venir visiter le loft de 1300 pieds carré que je louais à Montréal pour exposer ma collection. À la dernière minute, ils ont annulé, en disant que ça réveillerait trop de souvenirs pour René. J’lui en ai voulu pendant deux ans…

Justement, que penses-tu de ce fameux scandale?

Ça m’intéresse pas. J’suis pas une potineuse. Cette histoire-là me rappelle surtout que René a refusé de venir me visiter.

Lui as-tu pardonné depuis?
Ma relation avec René a toujours été de type amour-haine… J’lui en veux, mais ça finit par passer, comme dans n’importe quel couple.

Que pense-t-il de cette passion que tu entretiens à son égard? Je l’ai entendu en entrevue et il disait qu’à 40 ans, il fallait décrocher de ce genre de fanatisme. Qu’à ce stade-là, ça devenait malsain. Il parlait des fans en général, mais j’me suis sentie visée et ça m’a blessée…

Pourquoi?
Parce qu’il ne comprend pas ce que je fais! C’est comme les gens qui n’ont jamais bu d’alcool : ils comprennent pas le fun qu’un alcoolique a quand il boit. C’est un vice difficile à expliquer, un peu comme ma collection!