Quand je suis descendu à New York l’an passé pour aller voir un concert du groupe La Caution, ils nous ont raconté qu’ils se faisaient des compilations de chansons archi-nulles.  Le but de l’exercice: mettre en lumière les erreurs musicales et chercher à ne pas les reproduire.  Le problème: les compilations devenaient chef-d’oeuvrissimes de médiocrité et ils finissaient par s’en inspirer.

Et quand je suis tombé là-dessus, j’ai tout de suite pensé à eux parce qu’il y a quelque chose de magique dans ce qui suit… Quelque part dans les années 90, je ne suis pas sûr de l’année, Joël Legendre a enregistré ce mythique morceau de musique:

Avant de me lancer dans une décortication bien en règle, seconde par seconde, de cette atrocité de la nature, j’ai quelques commentaires généraux.
1-Pourquoi?
2-La toune, on dirait que c’est une copie cheap de Wham.
3-C’était quoi le synopsis du réalisateur? « Les tribulations d’un jeune nihiliste qui souhaite faire sa lessive. Dépourvu de machine à laver, il scrute le voisinage à l’aide de longue-vues. Durant ses recherches, il tombe amoureux d’une jeune esclave sexuelle rousse séquestrée par un pirate pervers. S’en suit une série illogique d’interactions plus ou moins pertinentes avec les résidents de son immeuble, tous névrosés et défoncés au Prozac. »? Sûrement…
4-Tabarnak, j’en reviens pas encore….
Analysons:
0:19: C’est ça que je veux dire par «  défoncés au Prozac ».
0:42: Ce pauvre gars-là a vraiment la chienne que Joël Legendre lui pitche son panier de linge sale dans la face. Il restera traumatisé…
0:49: Était-ce vraiment nécessaire?
0:54: Meilleur plan de toute l’histore du cinéma québécois.
1:05: Pauvre Joël. Il venait de commencer à être presque sexy. Et puis, bam!, la caméra est descendue, révélant au grand jour sa piètre danse. Danse fail.
1:33: J’adore qu’il doit s’y reprendre deux fois pour fermer la porte de l’ascenceur et que le monteur n’a pas jugé bon d’arranger ça.
2:20: -« Monsieur le réalisateur, ça manque d’action… »
– « Ouin…envoyez donc la petite grosse qui vend des biscuits. Joël, tu vas lui acheter un biscuit pis tu vas le manger. Ça va être bin bon… » Pivot du vidéoclip.
2:39: Démonstration savante de talents de montage aguerris.
2:56: Michèle Richard ou Johanne Blouin?
3:26: La seule et unique scène d’auto-fellation répertoriée dans toute l’histoire du vidéoclip.
3:57: C’est comme quand on meurt, on voit toute sa vie défiler devant soi.
4:04: Essaye pas Joël, on le sait que tu joues dans l’autre ligue.
Voilà, c’est pour toutes ces raisons que je crois que ce clip est vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment très….particulier…
Et notez que je n’ai aucunement fait allusion aux styles vestimentaires des différents protagonistes…

  • Mélissa Verreault

    Pas sûre, mais je crois que la petite rouquine qui danse devant l’ascenseur, c’est moi.

    Est-ce que ça a été tourné dans les décors d’Enfant-forme coup donc?

  • Mylene Godin

    Je ne crois pas que c’était les décors d’Enfant Forme, mais bien ceux de Fripe et Pouille…

  • Diane P

    Ben non. Non non non.
    Pas MON Joël. :(