Il a décidé de nommer son entreprise d’entretien ménager Les Lavettes et pourtant, il n’a rien d’une chiffe molle. On peut même dire qu’il torche.

Depuis quand faites-vous de l’entretien ménager? 

Ça fait trente ans. J’ai fait toutes sortes d’affaires dans la vie : massothérapeute, brasseur de bière, fromager, mais le ménage a été mon premier métier et j’ai toujours continué à en faire à côté. Il y a sept ans, j’ai décidé de faire ça à temps plein et j’ai fondé Les Lavettes.

Qu’est-ce qui vous passionne tant dans le ménage?

J’ai de bons souvenirs de mon grand-père qui était concierge dans une école. Il m’emmenait souvent avec lui. Je trouvais ça cool de travailler avec un gros trousseau de clefs et plein d’outils. J’ai jamais été fait pour un job de bureau ça c’est clair!

En quoi votre ménage est plus écolo? 

J’ai des aspirateurs dorsaux avec filtres HEPA, qui font de la microfiltration d’air. Ça aspire plus de micropoussières qu’un aspirateur régulier de maison. Et les produits que j’utilise sont sans COV (composés organiques volatils). Quand ça sent les produits ménagers dans la maison, c’est sûr que ça sent bon, mais on sait pas ce que ça fait sur la santé.

Mais les produits écolos, c’est pas moins performant? 

Parfois il faut frotter plus fort, mais ça a beaucoup évolué. Quand j’ai commencé il y a sept ans, c’était quasiment comme de l’eau. C’est sûr que les produits chimiques nettoient plus en profondeur, c’est pas pour rien que les chimistes les ont inventé, mais heureusement d’autres chimistes se sont mis à faire des produits moins nocifs.

Est-ce qu’on devient un peu fou avec la propreté quand c’est notre métier?

Moi, je suis malade. Je passe après mon équipe et je remarque plein de choses. Je sais où regarder. En plus je suis grand alors je remarque tout ce qui est en haut. Les cadrages, les dessus de frigo, je remarque tout ça. Quand je vais chez des amis, les gens aiment pas ça parce qu’ils pensent que je vois de la poussière partout. C’est une déformation professionnelle.

Le nom de votre entreprise est plutôt audacieux. Comment vous est-il venu? 

J’ai toujours travaillé avec des équipes de fille, parce que les filles ça frotte plus. Moi, je suis une exception! Je suis comme les gars qui cuisinent bien. Je cherchais donc un nom qui sonne féminin et qui évoque le ménage en même temps.

Et jamais vous n’avez senti que ça remettait en question votre virilité? 

Non! Je n’ai aucun problème à assumer mon côté masculin et féminin. J’aime les fleurs et je suis un braillard. Peut-être que ça remet en question ma virilité, mais j’ai toujours travaillé avec des filles, j’adore les filles!