Se faire unfriender sur Facebook, ça fait toujours un pincement au coeur.

Ça donne l’impression qu’on a fait quelque chose de croche ou, pire, on pourrait croire que ce quelqu’un qui a fait l’effort de trouver et de cliquer sur le bouton unfriend sur notre profil nous trouvait plate. Qu’on l’ennuyait. Qu’on a perdu la touch pour faire rire, divertir et intéresser notre cercle très éloigné d’amis virtuels.

Je ne pense pas être le seul qui a déjà installé un truc du genre « Facebook Unfriend Notifier » pour surveiller l’état de santé de mon bassin d’amis Facebook. Et qui, après avoir réalisé que quelqu’un (avec qui j’entretenais une très faible relation), lui envoyait un message mi-drôle mi-inquiet du genre « Hey! Tu m’as deleté? ;’( :’(».

Dans cet univers d’égotrip où l’on ne présente que les bons côtés de nos petites personnes, le unfriend peut avoir l’effet d’une claque dans la face. On essaie d’être drôles, on essaie de faire réfléchir, on partage des articles pour divertir nos amis virtuels et s’assurer leur fidélité en ligne. Notre présence virtuelle est contrôlée et surveillée au même titre qu’une campagne marketing virale sur le web.

Le désir de générer de l’amour (lire ici : des likes) sur Facebook s’est vite transformé en un constant besoin d’attention sur le réseau social. Et quand on déboule sous une avalanche d’acceptation sociale (lire ici : des likes), un unfriend est suffisant pour venir remettre en question notre « stratégie » pour gagner le coeur (lire ici : des likes) de nos amis de l’internet.

Ceux qui vont à la pêche aux likes sur Facebook dans le but, inconscient bien souvent, de renforcer leur estime de soi sont particulièrement vulnérables à ce problème. Il y a un truc très important qu’il faut garder en tête quand on lance la dynamite dans le lac social virtuel : it’s not real love. Pour le dire en bon français, ce ne sont pas des likes qui définissent si t’es drôle, intéressant ou doté d’un intellect supérieur à la moyenne.

Ça peut paraître facile à comprendre, mais à une époque où le virtuel a la capacité de prendre le dessus sur le réel et où les approbations et désapprobations se publient sans gêne, les unfriends peuvent se transformer en petites claques pas trop sympathiques sur la joue.

Tirer la plogue sur notre Klout et notre vie virtuelle de temps en temps ne peut que faire du bien.

  • marie

    Quel beau rappel à la vie réelle ! On en aurait besoin plus souvent !

  • Eau Perrier

    Effectivement, je passe définitivement trop de temps sur facebook. C’est devenu, pour ma part, une extension de ma personnalité. J’aime faire rire mes « amis » facebook et ce, au travers de publications de status décrivant mon quotidien rocambolesque. Mais au fond, tout est éphémère. Rien ne vaut une soirée entre amis à jaser autour du feu, un soir de juillet. :)

  • Prof

    Et qui, après avoir réalisé que quelqu’un (avec qui j’entretenais une très faible relation), lui envoyait un message mi-drôle mi-inquiet du genre « Hey! Tu m’as deleté? ;’( :’( ».

    Essaie de faire des phrases complètes.

  • JennyJanePowPow

    Excellent article!
    (Ok, j’ai, comme toi ‘Prof’, trébuché sur la phrase que tu soulignes; mais esti que t’aurais pu être plus sympathique dans ton commentaire de chien.)

  • Prof

    Tu as raison Jenny. J’y ai été un peu raide, milles excuses Olivier. Cependant, je pense que lorsqu’on écrit pour une publication, on se doit d’avoir un français impeccable. Il est parfois difficile de voir nos propres erreurs, c’est à ce momnet qu’il est judicieux d’avoir recours à un collègue pour une relecture. Si tékri su facebook, té fote vont m’tombé cé ner, mes ça c’t’un otre game…

  • Frédéric Guindon

    @prof: *moment ;p

  • Prof

    @Frederick
    :D Parle-moi de ça! Une réplique comme je les aime!