Début décembre, y’a quelques années, je m’en allais faire un show d’humour au St-Ciboire sur St-Denis. J’étais dans ma voiture, à la hauteur d’Hochelaga quand, soudainement, je me suis senti tout croche. Ma tête tournait, j’étais confus, j’avais chaud et j’avais l’impression que ma gorge se serrait.

Je me suis donc arrêté dans un dép. Mon premier réflexe fut de croire que je digérais mal et que j’avais besoin d’un Perrier. Au moment même où je payais le monsieur, une énorme vague de chaleur a parcouru mon corps. Mon cerveau a éjaculé de l’adrénaline partout dans ma boîte crânienne. J’étais engourdi de la tête au pieds ! Mon cœur allait à un rythme fou comme s’il battait la mesure d’une toune techno dans un rave allemand.

Je me suis laissé choir comme une grosse sirène non élégante dans le rack à pastilles et j’ai dit au monsieur:

« Appelle une ambulance dude! Je pense que je fais une crise cardiaque! »

J’étais persuadé à ce moment là que j’avais peut-être une malformation cardiaque et que c’était là que je crevais entre un paquet de Fisherman’s Friend et des Halls Centre.

Une ride en ambulance plus tard, j’étais rendu à l’hôpital. Des ami(e)s à moi étaient venus me rejoindre en roulant à 300 km/h. Quelques minutes après, le médecin est venu m’annoncer que je venais de faire une attaque de panique.

On m’a remis une brochure avec de l’information et je suis reparti chez nous.

À partir de ce moment-là, je me suis senti vraiment bizarre. Le matin quand je me réveillais, j’avais comme une fébrilité dans la poitrine. J’étais constamment étourdi. Peu importe ce que je faisais, c’était ultra stressant. J’avais même le feeling d’être déconnecté de la réalité. Comme si c’était un rêve.

J’avais l’impression que je virais fou, mais j’osais pas en parler à personne… Je ne voulais pas être l’anecdote de quelqu’un :

« Man ! As-tu entendu parler de Roberge? Y’est rendu fou ! »

« Ouin ! Paraît qu’il se parle tout seul pis que son nouveau passe-temps, c’est d’empailler des mouffettes! »

Des fois quand j’étais seul, je pleurais et je ne savais même pas pourquoi…

Moi, Jonathan Roberge, un gars comique, toujours prêt à faire rire du monde, je braillais en cachette. WHAT THE FUCK !????

Mon cerveau était déstabilisé chimiquement! Comme un virus que tu ne vois pas arriver durant l’hiver et qui te cloue au lit pendant 3 jours… Sauf que là, eh bien, c’était ma tête.

Ça fait 5 ans pile aujourd’hui et vu le gris qui règne dehors, l’hiver qui se termine plus et les gens qui ne se sentent pas bien ces temps-ci, pourquoi ne pas leur donner un peu d’encouragement en leur disant qu’ils ne sont pas seuls ?

Du jour au lendemain, j’étais enfermé chez nous, j’avais peur de sortir comme si j’étais un petit polonais caché dans le sous-sol de la maison d’Hitler. Je ne bougeais plus par peur d’avoir peur… de mourir !

Je refusais l’aide, car j’associais la maladie mentale au monsieur étrange qui ramassait des butchs de cigarettes autour de mon école secondaire en disant qu’il était le messie. Je n’étais pas ce monsieur, franchement !!!

Du jour au lendemain, c’était l’équivalent d’avoir été drogué à mon insu. Mon cerveau avait fait un shutdown et une mise à jour s’effectuait entre mes 2 oreilles.

J’étais dans un manège dans lequel je n’avais jamais choisi d’embarquer.

Prisonnier de ma tête et claustrophobe de mon corps.

Mes ami(e)s et mon ex m’ont obligé à arrêter de travailler, à aller voir un médecin, une psychologue. Je me suis acheté des livres sur le sujet et je devais me rendre à l’évidence, mes crises d’angoisse et les attaques de panique à répétition avaient eu raison de moi… J’étais en dépression, solide.

Chaque jour, mes amis venaient chez moi pour ne pas me laisser seul. Ils se passaient le flambeau. Mon petit frère qui travaillait comme barista à l’époque a pris ses économies et a demandé à quelques-uns de mes amis de se cotiser pour m’acheter un Playstation 3 et quelques jeux en cadeau. Ils venaient tous jouer à FIFA chez nous pour me changer les idées.

Après 3 mois à ne pas travailler et à vider mes économies de pigiste, je n’avais plus une cenne; mon meilleur ami Simon et sa conjointe Émilie m’ont payé le loyer en refusant que je les rembourse. Mon ex s’occupait de tout dans notre train-train quotidien…

JAMAIS ils ne réaliseront combien ils m’ont sauvé la vie. Merci !

Oui, je m’aidais, et c’était la base. J’ai tout fait pour m’aider : psychologue, docteur, sport, méditation, sommeil, alimentation, hypnose, médicaments, thérapie, luminothérapie mais le plus important, c’était mon entourage : ami(e)s et famille !

Tu ne peux pas demander à quelqu’un qui a une bronchite d’arrêter de tousser. Tu ne peux pas demander à quelqu’un d’arrêter une dépression. Ce n’est pas une déprime, c’est le cerveau qui bug !

Ce texte se veut un témoignage pour sensibiliser les gens qui trouvent que leurs ami(e)s qui sont en dépression sont lourds… Dites-vous que c’est la salle des contrôles qui est chiée… Ils ont besoin de vous et d’aide pour changer des pièces de la salle des contrôles, pour le soutenir et pour lui dire que tout finit par s’arranger et qu’il y a de la lumière au bout du tunnel.

Après quelques mois, tout s’est replacé. Si en ce moment même, tu lis ça et que tu te reconnais dans : « Je me sens déconnecté de la réalité et j’ai l’impression de virer fou ! », je te jure que tout peut aller mieux. Informe-toi sur ce que tu peux faire pour guérir ton cerveau et n’aie pas honte.

Si vous avez un(e) ami(e) qui ne feel pas, soyez présent, écoutez-le et ne le blâmez pas… car vous ne blâmeriez pas quelqu’un qui a une bronchite!

Le printemps s’en vient! La lumière va t’aider, mon chum! Bonne chance!

Lecture pour t’aider : La peur d’avoir peur et ce site web.

***

Pour lire un autre texte de Jonathan Roberge : « Ne touche pas à mon bébé »

  • Lady-Roxane Fournier

    ya phobies-zero aussi qui aide les personnes aux prises avec des troubles anxieux, yont un site internet avec plein d’information, un forum et ils ont des groupes de soutien hebdomadaires dans plusieurs endroits, parfois avec des conférences sur la problématique :) ça m’a aidé beaucoup et ça aide beaucoup de gens :)

  • Marc-André Tessier

    Shit !!!ça fais 1 mois que je me sens comme ça.. tu décris exactement mon quotidien des dernières semaine… Malgré tout se que je lis je ne vois pas le bout… Je consulte médecin et psy ,je n’ai pas l choix je suis tombé non fonctionnel en un claquement de doigts. Merci M.Roberge.

  • Andréanne Houle

    Je me reconnais plus que tout. Sa fais 9mois que je vie et ressent ce que tu décris. Depuis ma séparation, (avec qui j’ai vécu 9ans de bohneur) le sourire et la joie de vivre n’y est plus. Les psychologues me disent que le temps arrangera les choses!

  • Michelyne

    C’est tellement ça… j’ai l’impression de me regarder dans un mirroir… j’ai souffert de ça y’a longtemps mais à cette époque j’était convaincue d’être la seule bibitte du genre… personne ne parlait de ça je vivais dans ma tête et personne ne savait ce que c’était… aujourd’hui j’en suis complètement sortie et je vous jure que vous y arriverai aussi…

  • Marc Guenette

    Merci Jonathan… je suis pile dans cette situation… et je vois une psychothérapeute et une maudite chance que j’ai la meilleure épouse en ville parce que sinon je n’ose pas imaginer où s’en irait ma famille avec mes 5 enfants. Là je vais mieux… de mieux en mieux… c’est pas simple, mais une chose a la fois je monte la pente. Grace a ma famille, mes amis et des textes comme celui-ci.
    Merci encore.

  • Francois

    Bravo sais exactement comme ca que je me sens aussi ca fait 4 mois de pilule pis arrête de travail pis je vais y arrivé

  • christian soucy

    merci ;-)

  • Luc Prairie

    Lâche pas Jonathan repose toi bien et reviens nous avec tout ton humour qui te caractérise tu mets de la couleur dans notre quotidien!

    au plaisir de te lire !!

  • Pascale Desrosiers

    Merci…..Vous n’avez pas idée de l’impact de ce texte pour les jeunes. Vos mots traduisent ce que bien des ados et jeunes adultes voudraient dire à leurs proches….J’ai partagée et partagerai encore et encore…..

  • Ariane Fiset Miljours

    Un énorme merci pour ce texte vibrant. J’ai 22 ans et je suis victime d’anxiété au quotidien depuis près de 4 longues années.
    Je me suis tournée vers beaucoup de méthodes également, avec plus ou moins de succès, me laissant plutôt impuissante quant à la prochaine avenue choisir.
    Malgré tout, te lire est comme un petit feu de bois dans le froid montréalais ; c’est rassurant de savoir que je ne suis pas seule, ou folle, ou faible.
    Merci!

    • Chantal

      Bonjour Ariane, on ne se connaît pas… Mais oui, il faut que tu t’accroches aux toutes petites choses. Pour faire une histoire courte, j’ai 47 ans et je vis avec l’anxiété généraliséé accompagné de troubles paniques depuis l’âge de 15 ans. À cette époque, si je peux dire, les médecins disait à ma mère que c’était dans ma tête le problème, que j’étais juste nerveuse. Les troubles anxieux n’étaient pas beaucoup connus. J’ai piétiné pendant des années à trouver une solution… Psychothérapie, acupuncture, naturopathie, hypnothérapie, produits naturels… Le jogging et l’entraînement, c’est ce qui me fait le plus grand bien ainsi que le yoga pour la respiration et la visualisation. Il faut essayer de retrouver le calme et la paix intérieure… C’est notre plus gros atout. Je fais à l’occasion des séances de psychothérapie pour replacer les morceaux de « casse-tête » à la bonne place, lorsque je me sens moins solide. Je dois par contre te dire que malgré tout mes efforts a reporté la prise de mé dication, j’ai frappé un mur à l’âge de 30 ans. J’étais au bout du rouleau et j’avais seulement la tête hors de l’eau. Dépression mageure, j’étais exténué, épuisé… C’est seulement à ce moment que les diagnostics sont arrivés. M’y god, je remercie le ciel d’être encore ici aujourd’hui. J’ai commencé à prendre de la médication de reculons. Je croyais encore, même après 15 ans que j’étais capable de lutter. Les préjugés, je les portais moi aussi. Je crois que je suis celle qui s’est fait le plus de tort à elle même que les préjugés en soit… Pourtant une seule « pitchnut » de quelqu’un et je me serais écroulé. Mes jambes me supportaient à peine, ma batterie était à plat, je pleurait constamment, je fesait beaucoup d’évitement, j’abandonnais mon panier à l’épicerie, je me tenais après les murs pour avancer, j’avais la gorge nouée, j’étouffais, j’avais le coeur qui voulait sortir de la poitrine, les mains moites, je voulais que tout s’arrêtent… Je voulais dormir et ne plus jamais ouvrir les yeux… Je devais me réveiller, j’avais deux petites filles, à cette période, une de 3 ans et une de 5 ans et un amoureux d’adolescence. Nous, nous sommes connu à 15 ans et nous sommes toujours amoureux aujourd’hui. Mes filles ont 20 et 22 ans et nous sommes tous très heureux. Oui, je prends de la médication. C’est ce qui m’a probablement sauvé. J’ai eu une deuxième naissance. Je ne vivais plus ma vie, je la subissais… Certains sont atteints moins sévèrement que d’autres. Il faut trouver la bonne recette pour nous. Certains réussissent à fonctionner sans médications, tant mieux pour eux. Mais d’autres réussissent avec de la médication et d’autres moyens combinant, sport, méditation, yoga, alimentation… J’ai fait beaucoup de lecture sur la croissance personnelle… Ça m’a été d’une grande aide aussi… Aujourd’hui, je peux dire que je respire la joie de vivre pcq j’accepte qui je suis avec mes forces et mes faiblesses et je t’avoue que je me balance pas mal de ceux qui croient que la médication c’est pour les faibles. J’ai sûrement avec toute les démarches que j’ai faites au cours de ma vie fait de la recherche sur moi-même, sur le corps humain, les relations humaines, la psychologie, la connaissance de soi que tout ceux qui se permettent de nous juger. Tu n’es pas seule crois-moi et permets toi d’en parler. Tu te rendras compte bien vite que beaucoup de gens autour de toi vivent les mêmes difficultés et que c’est en s’aidant mutuellement qu’on réussi a donner un sens à sa vie. Je te souhaite bonne chance Ariane et prends une petite bouchée à la fois. Il y a des bons jours et des mauvais jours mais j’essaye toujours de m’accrocher aux bons pour passer les mauvais. Ce qui est formidable, c’est que les mauvais se font de plus en plus court et de moins en moins fréquents… ☺ Les crises d’anxiété, les crises de panique c’est actuellement 1% de ma vie. Elles n’ont plus aucun emprise sur moi. Je les regarde passer… Je suis en PAIX!!!

      • doris dubé

        jai une depression axer 2 avec angoisse et anxiete mais je crois que mon doc me prend pas trop au serieux car elle me demande quand penses tu etre prete pour travailler j’ai 56 ans ….moi aussi je suis vider epuiser …et moralement aussi je pleure le soir dans ma chambre alors personne ne sais comment je vais …ses tres dur …

        • Chantal

          Bonjour Doris,
          Je crois que tu dois lui décrire exactement tous les symptômes que tu as… Vas-tu en psychothérapie? Prends-tu de la médication? Depuis combien de temps es-tu en arrêt de travail ou sans travail?
          C’est à toi de lui dire que tu ne te sens pas prête et que tu pleures tous les soirs… Elle ne peux pas deviner! De laisser tomber les barrières et de se rendre à l’évidence qu’on a perdu le contrôle de notre vie n’est pas facile n’ont plus. Y a pas de honte à avoir besoin d’aide. Je regarderais aussi du côté des symptômes de la ménopause… Je te souligne ça pcq j’ai aussi frappé un mur il y a 2 ans quand la pré-ménopause est arrivée. J’ai choisi de prendre de l’hormonothérapie pcq j’avais au-delà de 20 bouffées de chaleur par jour. À chacune d’elle, je devenais « trempe en lavette », j’avais l’impression de traîner un énorme boulet de canon attaché au cheville. J’avais des douleurs dans toutes les articulations… C’est symptômes étaient reliés à la ménopause et non à l’anxiété pcq je prenais déjà de la médication pour ce problème.
          Moi , j’ai choisi d’avoir une qualité de vie malgré les risques reliés à la prise d’hormones. Quand on as plus de vie, que tout est un fardeau et qu’on as plus le goût de vivre, selon moi c’est pire que de diminuer son espérance de vie avec de la médication qui te permet de vivre chaque jour en mordant dans celle-ci. Mon médecin m’a même confirmé, que certaines patientes qu’elle traîte on même continué l’hormonothérapie malgré un cancer du sein pcq elles n’ont tout simplement pas le choix… Les symptômes de la ménopause étant trop sévères…
          Je te souhaite bon courage et bonne chance dans tes démarches. Parles-en à ton entourage… Tu trouveras sûrement une personne sur qui tu peux compter…

  • France Mercier

    C’est des attaques physique. … il faut apprendre à se protéger énergétiquement et renforcir ses champs énergétique. L’auto-défenses psychique ça s’apprend.

    Tout est énergie, même les attaques de panique.

  • doris dubé

    Moi je suis en plein dedans …mais incapable de me payer un spy ..j’ai vue un psychiatre qui ma dit ta place est pas ici ….té pas nevrosé ou magnaco depressif ect ……alors tu reste avec tes pilules et ton doc de famille mais il est pas specialiser dans la depression …..je vais dans des centres pour m’aider mais ses pas assez….on me dit cé toi qui invente tout ca arrete té pilule pi tu vas bien aller ….et que je suis sans coeur de ne pas travailler …encore aujourd’hui je pleure et je tremble ….je ne sais plus quoi faire juste le gout de mourir et souvent je suis bruler je suis vider ….

  • remy gravel

    Ce dérèglement peut être très bénéfique pour votre vie, Moi, je dis merci d’Avoir eu ce problème de crise de Panique. Ma première crise s’est passé dans le parc Chibougamau seul dans mon jeep, croyais mourir. Après 1 ans à voir tout les psy, doc etc, je me suis dis assez Mec, tu va changer ta vie car, j’avais une vie de fou, courir 90 heures semaines depuis 10 ans, quand tu comprends pas que c’est trop et bien ton corps de le fait savoir. Je ne voulais rien savoir des anti dépresseurs, pris quelques fois des activans en grosse crise, des fois ça m’a aidé des fois non. J’ai eu beaucoup de crise en 4 ans mais, je ne voulais pas arrêter de foncer et surtout m’isoler… Il y a bien sur des périodes de peur constante, de solitude, de réflexion , tout lu sur le sujet trop même, un jour me suis dit bon , regarde comment les gens les plus heureux vives. Ils sont un peu insouciant dans la vie, n’analyse pas trop leur futur et s’amuse, c’étais pas pire mais, j’étais différent depuis mon enfance, donc, je me suis réinventé une Vie, une meilleur alimentation, suivi une formation en naturopathie, juste pour comprendre et ensuite, je me suis traité. Méditation, yoga, calme, vitamine, vitamines complexe B, et multivitamine et dernièrement j’ai eu une autre crise quand j’ai commencé un nouveau job , j’ai été en panique la premier heure, la je capottais, criss , ça va tu finir. Je suis retourné dans mon ancien boulot de laboratoire tranquille et j’ai essayé un autre traitement naturel, le Millepertuis 900mg par jour, la je vois un gros changement , mieux en mieux à chaque jour. Je ne dis pas que ça sauvera tout le monde dépends de votre cheminement. Mon histoire serait plus longues car en 4 ans , je me suis tellement confronté pour ne pas m’isolé, j’ai même partie en Harley au U »S »A chaque année seul car, je voulais pas crevé dans mon salon. Cette mauvaise chimie du cerveau ce traite, on est pas fou mais, pour moi ça été un miracle dans ma vie car, maintenant j’ai une vie, plein d’Amis, et surtout j’ai pris conscience de ma petit voie intérieur et maintenant je l’écoute. Comme dit Roberge, entourez vous, NE RESTER PAS SEUL TROP LONGTEMPS et Bon courage.

    • Marie

      Merci pour ton témoignage Rémy :-)