Hier, le Journal de Montréal publiait une immonde chronique de Guy Fournier, dans laquelle celui-ci reproche à l’animatrice Pénélope McQuade d’avoir rabroué l’humoriste Jean-François Mercier, lors d’une entrevue sur son talk-show, parce qu’il lui posait la main sur un genou dénudé.

« Malgré le généreux étalage qu’elles font de leurs charmes, particulièrement l’été, la plupart des jeunes femmes d’aujourd’hui s’insurgent ou s’indignent dès qu’on les remarque ou que les regards masculins se font plus insistants » écrivait Fournier.

Puis, après avoir rigoureusement évalué « pour qui », selon lui, les femmes se parent de leurs plus beaux atours, le chroniqueur en vient à déplorer les braquages féminins à l’endroit des réactions qu’elles suscitent chez ces messieurs :

« Veut-on en arriver à une génération d’hommes si amorphes et si éteints qu’ils ne réagissent plus à rien? Des hommes qui sont toujours au neutre quelles que soient les tentations qui leur passent sous le nez? »

Laissez-moi un instant, je dois aller vomir dans mon petit seau. D’autant plus que ce matin, dans une chronique tout aussi débile, il en remet une couche sur la soi-disant émasculation des hommes, dans l’espace médiatique québécois.

Ce qui est fascinant avec des hommes comme Guy Fournier, c’est leur manie de placer le libre-arbitre des femmes en opposition directe avec la préservation d’une certaine « masculinité », comme s’il s’agissait nécessairement des deux extrémités d’un balancier.

Le problème, c’est qu’en antagonisant l’expression du désir mâle et le droit des femmes à disposer d’elles-mêmes sans contraintes, on donne préséance au premier élément en le posant comme sanction « légitime » du second.

On fait donc du « droit » de sanctionner la beauté d’une femme la condition suprême de l’intégrité masculine. Selon cette logique, l’homme ne pourrait déployer pleinement sa virilité que s’il est autorisé à répondre comme bon lui semble aux attributs exhibés par les femmes qui l’entourent. Et si on l’empêche de rétribuer librement ses comparses lorsqu’elles se font belles, alors on l’émascule

C’est non seulement réduire les femmes au rang de bébelle ostentatoire, mais c’est aussi affirmer que les hommes sont des brutes sans charme qui ne se définissent qu’en rappelant l’existence de leur phallus, par des manifestations plus ou moins élégantes des désirs qui l’agitent.

C’est aussi dire qu’une femme n’existe que dans le regard de l’homme. Évidemment, si une femme se fait belle et sexy, c’est exclusivement pour attirer l’attention des hommes, ou alors pour se démarquer des autres femmes qui lui font compétition dans la lutte impitoyable pour la reproduction.

C’est bien connu, les femelles n’entretiennent entre elles que des rapports superficiels marqués par la hargne et l’animosité. Le mâle, magnanime et bienveillant, se doit donc d’intervenir dans cette émulation malsaine en gratifiant les plus méritantes de sa puissance virile. Il s’agit-là d’un réflexe « tout à fait en accord avec la génétique de l’espèce ».

Ainsi, l’homme, soi-disant, n’aurait pas à quémander le droit de « mordre à l’hameçon », il se l’arroge. L’invitation est toujours implicite au décolleté plongeant où à la minijupe. Et pour justifier les débordements libidineux  qui, trop souvent, se produisent; on dira simplement qu’ils constituent des dérapages « normaux » ou « inévitables ». Bien sûr.

On porte donc les femmes responsables des réactions qu’elles suscitent chez les hommes, et on souligne qu’elles seraient bien effrontées de s’en plaindre a posteriori. Il n’en tient après tout qu’à elles de surfer sur la fine ligne entre la mise en valeur « acceptable » de leurs charmes et la légitimation des assauts « qu’on ne pourrait s’empêcher » de leur porter.

À partir de là, autant affirmer que le corps d’une femme est un buffet service à volonté. Et qu’il n’y a définitivement pas de quoi faire grand cas d’une main posée sur un genou.

Or, accepter cette rhétorique, c’est maintenir perpétuellement les femmes dans une posture de vulnérabilité « naturelle », où elles ne peuvent se protéger qu’en embrassant une certaine rectitude, ou alors en acceptant des attouchements mineurs pour soulager ces pauvres bougres qui n’en peuvent plus.

En d’autres mots, on rappelle aux femmes qu’elles ont par nature un devoir de conservatisme, faute de quoi elles doivent se résigner à « subir ». En silence.

Bienvenue à l’âge de pierre, mesdames et messieurs.

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Et moi, sur twitter, c’est @aurelolancti !

 

  • Mathieu

    @ Christine
    Je pense que tu t’y perds. Je t’invite à relire mes commentaires. La réflexion va plus loin du seul fait qu’une fille qui s’habille sexy n’a pas à subir des comportements déplacés. Ça fait longtemps que cette question est réglée et tout le monde l’a comprise sauf quelques colons qu’Annie C tente de représenter et de généraliser à l’ensemble des hommes.
    Personnellement, c’est l’inverse, plus je vois une fille qui demande de l’attention (s’habille sexy, veut que je la regarde,…) moins je lui en donne parce que c’est pas mon type. Je suis tombé à quelques reprises sur des énervées qui m’insultaient parce que je les regardais pas ou je dansais pas avec elles; elles me traitaient de gais, d’esti de cons, d’autres qui ont tentés des choses plus directes (m’embrasser, taper les fesses,…(des choses qu’aucun homme ne pourraient faire sans avoir des problèmes) lol (je suis un bel homme hétéro qui n’a jamais été célibataire bien longtemps…) C’est pas tous les hommes qui sont colons et y a pas qu’eux mesdames!
    Moi qui pensait avoir un semblant de réponse à mes précédentes questions …. lol Restez donc avec vos secrets… ;)

  • Benoit Lessard

    @annie C

    J’ai vraiment apprecie ton commentaire mais je ne suis pas vraiment d accord avec « ’une fille habillée trop sexy lui donne seulement envie de se la faire et de passer à autre chose après. Qu’il n’en tombera pas amoureux. Qu’il n’en voudra pas comme blonde et se la gardera peut-être comme partenaire de sexe pour se vider. En clair : qu’il ne la respectera pas.  »

    Bonne nouvelle… le probleme ce n’est pas que les hommes ne respectent pas les femmes sexys. Moi et la plupart des mes amis avons tendance a penser que les femmes « sexy » de tous les jours (pas « slutty » Grand Prix) sont generalement un peu plus intelligentes et plus sociables que les « ordinaires ». Peut-etre que c’est du  » wishful thinking » peut etre que c’est juste parcequ’on les remarques plus …je ne sais pas et je tiens a preciser que c’est juste une opinion rapide et je ne veux pas trop me prononcer la-dessus. Cependant je pense sincerement que pour la plupart des hommes les femmes sexy et mini-jupes ne signifie pas etre « connasse » loin de la. Une femme intelligente est toujours un enorme plus cote sexy et amour la-dessus on est tous d’accord. Je dirais plutot que c’est les femmes eux- meme qui en general ont tendance a abaisser l’intelligence des femmes qu’ils jugent trop sexy.

    Mauvaise nouvelle ..le probleme c’est que pour un homme le sexe et le respect ne sont pas vraiment connecte dans le bon sens, pour la plupart d’entre nous nous allons avoir plus de desirs/excitations dans le non-respect que dans le respect :(

    Juste a aller sur un site de pornographique et regarder les scenes les plus populaires pour constater. Une des raisons pour cela c’est la competition spermatique, les hommes sont plus excites lorsque qu’il y a jalousie sexuelle ou competition pour les femelles. Dans un trip a trois l’homme est suppose etre plus excite 1F+2H que 2F+1H car le but biologique est de se reproduire et que 2F+1H l’affaire est dans le sac alors que 2H+1F la c’est le temps de performer. Pour etre vraiment honnete… lorsque je suis sexuellement attire par une femme disons que mes premieres pensees primaires sont probablement plutot degradantes que respectueuses et je suis gene de l’admettre. Disons que cela n’aide vraiment pas a faire une bonne premiere impression ! Cependant au fur a mesure que le temps passe les desirs primaires passent et il y a possibilite detre attire et de respecter sans probleme et sans effort. Je comprends tres bien la frustration des femmes sur ce sujet, mais SVP donnez-nous la chance a nos instincs de se calmer un peu, c’est vraiment juste une question de temps.

    Il y a des experiences sur les hommes regardant de la pornographie et lorsqu’on leur demandent quelle scenes ils ont prefere ils vont mentir car les scenes qu’ils ont preferees sont plutot degradantes (tres facile de mesurer la reelle excitation sexuelle). Pour moi cela signife que les hommes savent tres bien que les comportements babouins en rut ne menent pas au succes, cependant cela ne change pas la maniere que nous sommes programmes biologiquement. Ce qui est important et mene au succes aujourdhui ne correspond pas a la selection naturelle de il y a -200 000 ans.

    Des changements rapides dans nos societes modernes sont possible, un des bons examples c’est l’esclavage qui a ete un pilier de la civilisation pendant des millenaires (est 11000 avant JC) a presque disparu en seulement 2-3 siecles. Cependant le racisme reste toujours present en puissance presque partout sur la planete. D’apres moi ceci est simplement du au fait que l’esclavage est surtout culturel alors que le racisme a probablement une composante biologique importante (certaines etudes souligne qu’il y a presence de racisme/preference chez des bebes de 6-9 mois qui sont tres peu en contact avec des bebes d’autres races)

    Donc il y a quand meme de l’espoir mais pour changer les aspects biologiques il ne faut pas etre trop optimistes.

  • Annie C

    @ Mathieu

    Hey là, je généralise pas les hommes, ni les femmes d’ailleurs, il me semble que ça transparaît dans mon commentaire qu’il y a différents niveaux et que je ne vous prends pas tous pour des purs colons qui tripotent nécessairement ou tous des potentiels violeurs, ou encore qui allez rejeter TOUTES les filles un peu, moyennement, beaucoup ou pas du tout sexy. Je ne me donnerais même pas la peine d’écrire un commentaire aussi long si je m’abstenais de toute nuance, et la vie serait trop simple si on fonctionnait dans un système aussi binaire.

    Mon commentaire s’adressait plus aux filles. Je dis juste que je crois qu’aujourd’hui et ici en Occident on se permet toutes sortes de liberté sans penser aux conséquences que ça peut avoir sur soi-même (et là je ne parle pas de viols ou d’attouchements, ça sonnerait comme si j’étais d’accord avec Fournier et co., et je le répète, NON.), mais plutôt sur notre conscience, notre âme, notre identité, notre réputation, et bien sûr sur l’effet que ça produit, volontairement ou non, sur les hommes en général. Que celui qui n’a jamais regardé une jolie fille habillée légèrement dans la rue se manifeste ! Je demande seulement aux filles de réfléchir un peu plus loin que le « statement féministe » qui dit que porter une jupe courte est une manifestation féministe en soit. Je crois qu’on a fait le tour et je crois que c’est un brin absurde. Être féministe, c’est être un objet sexuel ou une victime de la mode ? Non ? Merci. Je tiens à en parler car j’en vois des manifestations tous les jours. Des tutorials de maquillage féministe, des publicités de mode truffées de slogans féministes (ça vend!), les Femen… Bref, je crois que le libéralisme sexuel a réussi son grand projet : faire de nous des citoyennes de deuxième classe par notre propre volonté.

    Aussi, je te cite d’un autre commentaire : Être à la mode ne signifie pas être « sexy » nécessairement. Pourquoi au fait faut-il être à la mode? Au-delà du simple plaisir personnel, celui-ci s’en retrouve comblé par quoi? Par les compliments reçus? Parce qu’on plait, qu’on est valorisé par ses pairs? Si pour toi se mettre un décolleté, une jupe courte, du linge très moulant,etc, est un simple plaisir personnel, tant mieux! L’impérialisme aura fait des miracles dans ton subconscient!

    On parle de la même chose.

  • Christine

    @ Mathieu

    Pourquoi on en discute alors? Et ce que je dis, ça s’applique aux deux sexes. Ces femmes dont tu parles sont pas bin bin mieux. Je prône le respect mutuel. Point.

  • Christine

    @Annie C

    Je comprend très bien ton point de vue. Et je ne suis pas du genre à porter des jupes courtes ni des décolletés plongeants. Pas respect pour moi-même. Par contre j’aime choisir soigneusement mes vêtements. C’est un jeu, une façon de m’exprimer, au même titre que le langage, ou même l’art. Mais même si je me dévoile peu, je subis régulièrement des comportements désagréables et déplacés de la part de certains hommes. Et c’est ce dont on parle ici. Et je ne parle pas de regards. Ceux-là sont encore heureusement permis.

  • Annie C

    @ Benoît Lessard

    Bon, ok, j’imagine que dans mon premier commentaire j’avais l’air de généraliser, je viens de répondre à Mathieu pour, j’imagine, la même phrase, qui concerne le non-respect des gars envers les femmes sexy. Désolée, je ne voulais pas généraliser, je sais bien que vous ne pensez pas nécessairement de la même manière, vous êtes des êtres aussi complexes que nous (haha). Peut-être aussi que nous avons tous une définition différente du « sexy ».

    Plus intelligentes et sociables que les autres ? Bah peut-être. Ce sont des êtres indépendants les unes des autres, tout comme moi, je dis pas le contraire. Je ne crois pas que ce soit nécessairement du « wishful thinking », elles doivent avoir une plus grande confiance en elles et ça transparaît : elles sont plus sociables et parlent plus. Peut-être que ce sont plus les femmes (pas toutes, mais genre moi) qui jugent. Personnellement j’ai plus tendance à juger selon les propos et le comportement.

    Par contre, voyez-vous, vous discutez à peu près mon point dans les lignes qui suivent. Vous dites que sincèrement, au début, les pensées sexuelles ne sont pas toujours glorieuses. Nous sommes donc d’accord sur ce point : si votre opinion peut changer avec le temps (tant mieux !) au début, ce sont ce type de pensées qui vous assaillent. Donc, si je prends cette affirmation et que la transpose pour d’autres hommes (pas nécessairement tous, je précise !), ce sont donc ces pensées qui les assaillent lorsqu’ils croisent des inconnues dans la rue. Et comme nous sommes de simples passantes, ils ne prendront pas nécessairement le temps de les connaître et de développer d’autres sentiments et resteront à cette étape. C’est pas très édifiant pour nous…
    Ainsi, c’est pour cela que je pense que les filles devraient parfois penser à ça et réfléchir un peu avant de mettre certains vêtements car c’est l’effet qu’elles produiront sur beaucoup d’hommes qu’elles croiseront. Maintenant, qu’elles l’acceptent ou pas, ce n’est pas de mes affaires, mais au moins elles sont prévenues. J’ai peut-être l’air matante, mais moi, je ne savais tout simplement pas que ça faisait cet effet-là sur les hommes simplement parce que moi je ne réagis pas de la même manière lorsque je vois un bel homme (encore là, peut-être que d’autres filles réagissent pas de la même façon) et je croyais sincèrement que, lorsque les hommes croisent une belle femme sexy, ça leur faisait sensiblement la même chose. En un peu plus fort mettons.

    Le sachant, moi, voir des filles réclamer leur petite jupe, leur rouge à lèvres, leur corps nu (les FEMEN) ou, plus largement, n’importe quel élément de (sur)consommation, comme une déclaration féministe me fait me poser de sérieuses questions quant à notre époque et nos revendications. On s’en fait avec l’objectivisation de la femme, mais on la reproduit à tous les jours ! Je ne dis pas que nous devrions nous habiller en mormonnes, et je suis d’accord avec le passage du texte ci-haut qui dit « où elles ne peuvent se protéger qu’en embrassant une certaine rectitude, ou alors en acceptant des attouchements mineurs pour soulager ces pauvres bougres qui n’en peuvent plus. », mais je me demande seulement si le contraire de cela, c’est-à-dire le n’importe quoi et le je-m’en-foutisme-regardez-mes-belles-jambes, consiste en une solution viable. En même temps, simplement poser la question consiste en une imposition de règles, bref, un contrôle du corps de la femme, et on revient à la case départ. Je pourrais arguer que dès que l’on vit en société on a certaines règles à respecter, que c’est justement ce qui nous distingue des animaux et de la biologie que vous présentez vous-même, mais on pourra me répondre que ces règles ne seront imposées qu’aux femmes et qu’il s’agit d’un contrôle de leur corps, et donc une inégalité envers les hommes…et là des gars répondraient que c’est faux, qu’ils ont aussi des règles à suivre.

    (J’imagine que mes questionnements intérieurs reproduits ici démontrent mon point principal : c’est une question compliquée et il n’y a pas de réponse simple.)
    Aussi, je me ferai fustiger là-dessus aussi, mais tant pis, vive les blogues, mais je suis d’accord avec votre démonstration de la biologie. Je le souligne par contre : NON, on ne doit PAS se baser là-dessus pour tout excuser. Je me répète, on vit en société, pas en tribu animale. Tout excuser à cause de la biologie revient à nous diminuer au niveau des animaux, et si on suit cette logique, il s’en faudra de peu pour qu’on se mette à s’entre-dévorer. Littéralement. Les violeurs et co. qui se servent cette excuse dégradent tous les hommes, d’une certaine façon.

    Cependant, à mon avis, c’est une erreur de la rejeter complètement. Nos hormones sont là pour nous amener à reproduire certains comportements essentiels à notre survie. Peut-être que dans quelques centaines de milliers d’années, ces hormones n’agiront plus de la même manière. Ou alors on prendre du soma et on vivra dans un monde aseptisé. Peu importe. L’important, je crois, c’est d’assumer cette réalité et « dealer avec », si je peux me permettre. La plupart des gens le font bien, et c’est tant mieux ! D’autres l’expriment tout croche et ça donne des articles à la Guy Fournier.

  • Annie C

    @ Christine

    Je sais, je vis la même chose (ou vivais, parce que là bin je le fais plus et ça a diminué. Je me sens mieux, tant mieux pour moi, mais je peux comprendre que des filles se sentent ostracisées si elles se sentent forcées de ne pas porter certaines vêtements qu’elles trouvent beaux). Et je m’habille pas en poche de patates en passant. ;)

    On va toujours recevoir des commentaires de gars colons (pas tous). Je me suis fait crier des « compliments » (…) alors que je portais un long manteau d’hiver, des jeans lousses, des bottes, un foulard et une tuque. Mais bon, ceux-là, je crois qu’il n’y a rien à faire.

    J’ai précisé au début de mon commentaire que je sortirais pas mal du propos de l’article parce que je crois que ça touche une question plus générale. Je pouvais bien commenter quelque chose comme « Guy Fournier est un crétin », mais bon, je me disais que ça servirait moyennement à quelque chose, à part exprimer mon indignation.

    J’essaie en fait d’aller un peu plus loin et dans l’abstrait pour toucher le fond du problème, soit l’objectivation volontaire et revendiquée du corps de la femme de nos jours et les réactions ambiguës que ça peut susciter chez les deux sexes. Je trouve que c’est vraiment intéressant.

  • Aline

    A votre avis pourquoi dans certains pays musulmans arriérés, on oblige les femmes à se cacher entièrement sous des voiles noirs et bien sûr on interdit qu’elles aillent à l’école ?
    Pourquoi sont-elles mariées dès la puberté et engrosser jusqu’à la ménopause sans qu’on demande leur avis.
    En France, dans certains quartiers à forte immigration, une femme en minijupe ou short est une provocatrice, une salope (euphémisme pour une dévoyée qui aime le sexe). De plus en plus de jeunes filles se voilent en France pour avoir la paix et préserver ‘leur réputation’ et il est intéressant de savoir ce qu’elles entendent pas réputation !!!
    Il est urgent de ne pas se laisser faire et d’agir fermement pour que ces mentalités d’une autre époque soient enfin révolues !!
    J’en appelle aux mères et aux pères pour qu’ils éduquent correctement leurs filles et garçons et là il y du travail !!!

  • Stefff

    Imaginons l’inverse…Pénélope touche le monsieur à deux reprises. Pis?
    Cependant, ce texte ramasse un bon capital de sympathie pour l’auteur et manipule les grosses toutounes frustrées.

  • Dominic

    Eurk… eurk… eurk… tant de réponses pour… pour… rien en fait.

    Nelly Arcan a sans doute le mieux décris cette énergie, attirance, pulsion ou peu importe comment vous nommerez le tout. Tapez-vous les 4 romans… excellent!

    Sinon… allez jouer dehors plutôt que de vous éternisez aussi longtemps à démontrer que vous savez écrire et argumenter… c’est pathétique. Sans rancune! :)

  • Marc-André

    Il me semble qu’il serait grand temps que Urbania ALLUME ! Et permettre de former des paragraphes dans les commentaires, j’en ai mal à la tête.

  • Patrice

    Parce que toi tu ne regardes JAMAIS un homme qui soit attrayant?
    Les femmes féministe tel que tu es, deviennent de plus en plus désagréable!
    Si les hommes devenaient des « masculiniste » comment réagirais-tu?

    Je trouve que tu exagères pas mal.
    En fait, j’ai arrêté de lire après 6-7 paragraphes parce que ça devenait ridicule de lire ce que je décrirais comme une féministe enragé!

    Si son texte t’as tellement touché, c’est qu’il avait probablement raison!

    Pat

    By the way: Je ne me cache pas, si tu veux me répondre, je vais lire!

  • Christine

    @Patrice

    Est-ce qu’on parle ici de regarder ou de toucher? Lis comme du monde. Personne a dit que regarder c’était mal.

  • Mathieu

    @ Christine
    Héhéhé je viens tout juste de me rappeler d’aller voir si on m’avait répondu.
    Donc, « pourquoi on en discute », la réponse se trouvait dans mes commentaires précédant dont tu n’as pas pris la peine de relire; AnnieC l’a d’ailleurs repris.
    Je sais qu’à travers toutes ces réponses de part et d’autres, il est facile de devenir confus(e). Pour ce qui est de MA part, tout ce que je demandais est bien simple. Ça s’éloignait un peu du sujet principal puisque tel que mentionné, il est évident que le respect mutuel est de mise et qu’il n’y a pas de place aux comportements déplacés. La question pour la résumer et la simplifier: quel est l’intérêt de mettre une jupe courte, s’habiller sexy, mettre des décolletés et autres si ce n’est que pour plaire aux autres (attirer des regards, être « désirable »)? Tu m’avais répondu grosso modo que c’est pour être à la « mode » (réponse assez…. simple). Pour reprendre mon commentaire: « Être à la mode ne signifie pas être « sexy » nécessairement. Pourquoi au fait faut-il être à la mode? Au-delà du simple plaisir personnel, celui-ci s’en retrouve comblé par quoi? Par les compliments reçus? Parce qu’on plait, qu’on est valorisé par ses pairs? Si pour toi se mettre un décolleté, une jupe courte, du linge très moulant,etc, est un simple plaisir personnel, tant mieux! L’impérialisme aura fait des miracles dans ton subconscient! »

  • Vous êtes tellement tous idiots les humains.

  • Pedro

    Madame Aurélie Lancto,
    Le ton de votre billet témoigne malheureusement de la descente tortueuse de notre société qui souhaite se désincarner de plus en plus de sa réalité biologique. La société québécoise est l’une des plus féministes du monde, semblable aux sociétés scandinaves. Bien plus féministe que la société étasunienne ou française. Or, il se trouve que c’est aussi dans de tels milieux que les réactions exacerbées se manifestent.
    Au Québec, le féminisme s’est caractérisé par le mépris de l’homme (lire le mâle). Je suis assez vieux pour avoir vu les Janette Bertrand et les Lise Payette faire de l’homme une bête stupide et coupable par défaut. En l’homme dort un abruti (Jean-Paul Belleau) ou un violent (nombreux personnages de romans et téléromans).
    Par ailleurs, si vous aviez la moindre notion d’éthologie, vous comprendriez que dans tout le règne animal (oui, oui, l’humain est encore et toujours un animal, jusqu’à preuve du contraire ou jusqu’à ce que les transhumains prennent la place) le mâle est nécessairement séduit par la beauté féminine. Et lorsque la femelle (permettez-moi ce terme) se fait belle (des millions d’exemples dans le règne animal, mais aussi chez les insectes et les reptiles…), cela excite encore plus le mâle.
    Vous me répondrez que l’humain (du moins le mâle) doit se contrôler, ainsi va notre société. Eh bien, ça ne marche pas comme cela! La sexualité, dont le seul réel but biologique est d’assurer la descendance de l’espèce, domine fortement les comportements et nous avons encore des racines bien ancrées dans les comportements animaux.
    Le procès que vous faires à monsieur Fournier ou à monsieur Mercier découle d’une vision qui est celle d’un féminisme trop souvent outrageant au Québec. Au Québec, la tendance lourde est de blâmer les hommes et de déifier des femmes, surtout parce que nous sommes une société matriarcale, cela depuis le début de la Nouvelle-France.
    Vous serez déçue, mais même si vous vous répétez ad nauseam, l’homme mâle continuera à être attiré par sa contrepartie femelle et plus cette dernière mettra en évidence ses atours, plus elle suscitera l’excitation masculine. Simplement parce que ces comportements sont profondément inscritsdans le génome humain et que les tentatives de modifications du comportement sont vaines, sauf par des interventions médicales, hormonales ou médicamenteuses. Peut-être que c’est l’étape subséquente que vous souhaitez.

    • Evelyne Nadeau

      L’humain est peut-etre un animal, mais il a su evoluer avec le temps. L’attirance d’un homme envers une femme est legitime. Ce qui l’est moins, c’est lorsque cette attirance lui faire perdre le controle au point de ne plus respecter la femme. Pas obliger de toucher pour apprecier.
      Je veux bien croire que le but « biologique » de l’humain est la reproduction, mais au 21e siecle, le but n’est plus simplement la reproduction. Ne me dites pas contraire. Reproduction ou pas, attirance ou pas, le respect de l’autre et de son corps devrait etre la base de la societe et de nos comportements.

    • Cawrl

      Aboyez, vous passerai mieux votre message.

      Surprenant comme certains savent la « réalité » biologique de l’être humain, ce qui est « profondement inscrit dans le génome humain ». Je ne me souviens pas de ça dans mes cours de génétique. Surprenant comme face à cette construction de leur imaginaire qu’ils déclarent objective, soudainement ce qui est « naturel » devient automatiquement ben ben correct.

      Le meurtre. S’il-vous-plait, dites-moi que tuer la compétition à coup de pierre dans le crâne est une réalité biologique de l’être humain et qu’il y a pas de quoi en faire un plat. S’emparer de ressources en dérobant son voisin. La mortalité infantile nous offre une sélection naturelle accélérée. Tout cela est acceptable puisque que nous sommes des animaux après tout.

      Ah non. Gardons notre droit de vote et notre civilisation, et ne considérons comme « naturel » et acceptable que ce que l’on veut faire avec son pénis. Mignon. C’est dominé par ses pulsions au point de mettre sa cohérence à off et ça se permet d’utiliser le language pour exprimer la normalité de son égo « animal ».

      C’est aussi mignon que de justifier le rôle des genres en évoquant l’image du chasseur/ceuilleuse de l’homme des cavernes. Aveugle face au fait qu’on a créé l’homme des cavernes.

       » La sexualité, dont le seul réel but biologique est d’assurer la descendance de l’espèce »

      Wow, j’en connais un qui a besoin de leçons d’éthologie au sujet des animaux grégaires.

      Votre connaisssnce est comme un dindon. Il faut qu’elle se fasse paraitre plus grosse qu’elle l’est vraiment pour avoir l’air de faire le poids. Mais c’est dans vos gênes. C’est correct.