G-A-CNT

Après avoir quitté Montréal tout juste après 15h (question d’esquiver l’heure de pointe), ma collègue Catherine et moi avons atteint la jonction de l’autoroute 15 et de la légendaire route 117 en environ 60 minutes. De là, une vingtaine de kilomètres à peine nous séparaient de St-Faustin-Lac-Carré, et ultimement, de notre destination finale.

Une fois la tortueuse route de campagne derrière nous, c’est à peine 90 minutes après notre départ que nous avons mis les pieds à l’intérieur de la salle d’accueil de Côté-Nord Tremblant. Là, on nous a remis les clés de notre suite.  Une suite! C’est tellement le fun à dire! Ça fait luxueux. En tout cas, ça fait différent de chambre de motel, de tente ou de siège de char… Notre SUITE était la #1307, dans le pavillon 1.

Situé sur un terrain appartenant anciennement à une fraternité religieuse, le domaine est au cœur d’un secteur calme et très apaisant. En fait, le lac Supérieur et les montagnes qui surplombent les environs imposent d’elles-même une sérénité qui nous force presque à chuchoter tellement on ne veut pas troubler la quiétude des lieux.


En entrant dans notre SUITE, Catherine et moi, on a fait comme tout le monde. On s’est garrochés chacun dans une chambre pour prendre possession d’un lit. Après ça, on a pu commencer à explorer notre nouveau territoire. Premier constat : ça sent le neuf! Et ça, c’est une grosse qualité. Deuxième constat : on n’a pas lésiné sur la modernité. Des électro-ménagers au mobilier du salon en passant par la salle de bain, tout est construit selon les plus récentes tendances en matière de décoration. OK, je ne connais vraiment rien là-dedans, mais en 1982, j’ai dormi dans un motel à Amqui et je fais encore des cauchemars où je me fais manger par un monstre brun, orange et beige. Une déco inadéquate, ça traumatise.

Et puisque une image vaut mille mots, voici la petite vidéo que j’ai tournée le lendemain en me levant :

Mais avant d’aller me coucher, il faut dire que j’étais surtout allé manger au restaurant Le Caribou, situé dans le pavillon d’accueil de Côté-Nord Tremblant. Là, je me suis régalé. Je me suis payé la traite avec une entrée de pop corn d’agneau (ou était-ce du veau?) que j’ai rapidement engloutie. Il me restait toutefois suffisamment de place pour le plat principal, les ribs de cerf. Ce qui est drôle, c’est que deux jours avant, j’écoutais Un souper presque parfait et la concurrente avait préparé du cerf. J’avais alors eu une petite réflexion du genre : « Eille, j’ai jamais mangé ça du cerf, moi. » Et puis, bam!, deux jours après, j’avais l’occasion rêvée d’y goûter. J’ai saisi ma chance et je ne l’ai pas regretté. Je suis un carnivore avide de bonne viande et de bonne sauce, et là, on s’est bien occupé de moi. Mes compliments au chef! J’étais tellement enthousiasmé que je parlais fort en faisant aller mes grands bras dans tous les sens. Ce qui devait arriver est arrivé : j’ai accroché ma coupe de vin qui s’est renversée sur la table. Faire un dégât de vin rouge dans un restaurant chic, c’est toujours un peu la honte. Je le sais, ça m’arrive souvent. En fait, je pense que c’est un peu ma manière personnelle de féliciter le chef pour un bon repas.

Après un repas aussi copieux, j’étais repu et à notre retour dans notre SUITE, je ne me suis pas chicané longtemps avec mon lit pour savoir c’était qui le plus fort. Je l’ai laissé gagné. J’avais une grosse journée le lendemain et je voulais faire le plein de forces.

Au chant du coq (je niaise, y’a pas de coq), j’ai décollé mes yeux et j’ai réalisé que j’avais passé une saprée bonne nuit de sommeil. Pour ceux qui connaissent la rue d’Iberville à Montréal, sachez que c’est là que j’habite. Ce qui fait que des 10-roues, j’en entends passer une bonne centaine par nuit et que donc, dormir dans la tranquillité absolue des Laurentides, c’est un peu comme être mort tellement c’est relaxant. J’exagère, mais vous comprenez ce que je veux dire…

Suite à mes exercices d’assouplissement et à ma prière du matin, j’étais prêt pour le programme de la journée : destruction de mon corps par une randonnée hivernale et régénération de mon corps par un massage thérapeutique.


Mon guide, Stephan, est arrivé à 9h30 pile. Ensemble, on est allé à une entrée un peu méconnue du Parc du Mont-Tremblant. En théorie, on devait faire la randonnée en raquette, mais la météo des derniers jours faisait en sorte que nu-pieds, c’était plus facile. Ben, on n’était pas nu-nu-pieds. Ce que je veux dire, c’est qu’on n’avait pas de raquettes, juste des bottes. Et des grands bâtons de ski de fond. Stephan était vraiment un expert de la flore et de la faune. En deux heures avec lui, je pense que j’en ai plus appris qu’en cinq ans de sciences au secondaire. Il m’a expliqué les particularités de tous les arbres qu’on a rencontré, en plus de décoder toutes les pistes d’animaux qu’on croisait. Malheureusement, on n’a pas vu de vrai représentant de la forêt verte, mais, sous forme de traces, on a vu : des renards, des belettes, des lièvres, des gélinottes, des hermines et je dois en oublier.

En plus d’espionner le vent, on a aussi gravi deux des sommets du secteur, en l’occurrence les monts Panorama et Nixon. (Bon, nos amis originaires de l’outre-mer doivent bien se moquer quand je parle de «gravir», de «sommets» et de «monts», mais que voulez-vous, le Bouclier Canadien, c’est un peu nos Alpes…). Du haut de ces pics vertigineux, la vue est époustouflante… et le thé vert savoureux!


L’alpinisme est une discipline exigeante pour l’enveloppe charnelle et en redescendant des hauteurs des Laurentides, j’avais déjà très hâte à la prochaine étape du programme : le massage thérapeutique. Que ceux qui n’ont jamais reçu de massage lèvent la main! Vous manquez de quoi. Ça ne sert à rien que j’essaie d’expliquer de long en large les bienfaits d’un massage. Il faut le vivre.

Mais celui que j’ai reçu ce jour-là était dans une classe à part. Jamais je ne m’étais fait manipulé les rotules avec une telle vigueur. Et c’est la même chose pour les dessous de pieds et les aisselles. Tous ces endroits sont souvent négligés sur un corps humain. Là, ils étaient l’épicentre de la Terre entière pendant que mes yeux étaient fermés et que je bavais sur le plancher par le trou de l’appuie-tête. Et c’est de cette façon que s’est déroulée l’heure qui a passé le plus vite de toute ma vie…

Et c’est aussi de cette façon que s’est achevé mon (trop court) séjour à Côté-Nord Tremblant. J’aurais aimé rester plus longtemps pour essayer davantage d’activités, mais le devoir me rappelait à l’ordre. En fait, j’avoue que j’aimerais également y aller en été pour profiter de la multitude de plateaux sportifs GRATUITS. Du tennis de table au yoga en passant par le foosball, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses, puisque comme je le disais auparavant, c’est GRATUIT.

Oh, et message à mes patrons : peut-être qu’on pourrait faire notre prochain Lac-à-l’épaule là-bas?

Si vous êtes jaloux et que vous voudriez vivre une expérience comme la mienne, sachez qu’on organise présentement un concours vous permettant de gagner 2 nuitées à Côté-Nord Tremblant. Y participer me semble une excellente idée!

Quelques photos bonus:




PS: pis y’a aussi des chalets à louer!