fumee

Oh que je nous ai trouvés minables, hier matin. Un petit contretemps matinal pour plonger Montréal en névrose… C’est que de dangereux terroristes menaçaient la sécurité publique! Arrêtez-les quelqu’un pendant que je reprends mon souffle dans un petit sac brun, je vous en conjure!

Les gens, vous êtes cinglés.

Hier matin, le métro est tombé en panne. Il y a même eu de la fumée dans les quenoeils de quelques amis. Hon.

Le brushing de Monique a été ruiné par la bruine pendant l’insupportable attente d’une navette spéciale à l’extérieur. Jacques est arrivé en retard à son rendez-vous et Marie-Jeanne a loupé la première heure de son yoga. Et que dire de Josée qui a déposé la petite Malynka-Rose [archétype de prénom fucké attribué par un early-Y à son kid]  plus d’une heure et quarante-cinq minutes en retard à la garderie? Elle en a manqué la collation du matin!  C’est inadmissible de priver Malynka-Rose de ses Fruit Loops dans l’yogourt de dix heures et quart, osti de gang de perturbateurs de l’ordre public du câlice!

Ça c’était ma reconstitution dramatique de la scène « Névrose d’un 10 mai à Montréal».

Bref. Les gens, hier, je vous ai trouvés ridicules.

Et en prime, un joli cirque de rabâchage médiatique pour être bien certain de conditionner dans la populace un sentiment de menace et d’angoisse. Bravo, pour la self-made terreur. Beau set up. S’ils avaient besoin de drame et de torpeur, encore les grands réseaux auraient-ils pu s’employer à couvrir davantage (et mieux) les événements en Syrie, tiens.

Mais étant donné que médiocrité a force de loi ici-bas, et que notre nombrilisme n’a d’égal que notre ignorance, on préfère s’inventer des psychodrames de bas étage sur les dos des étudiants militants. Parce que c’est dans l’air du temps. De la masturbation collective alimentée par les frasques des miiiiiichants étudiants « radicaux ».

Mais il n’y a pas que ça. Le cirque du métro aura été « la goutte ».

Notre « politisation inopinée et merveilleuse » dont j’avais la profonde certitude il y a quelques semaines se mute tranquillement en amertume. J’en veux à cette majorité qui embrasse toujours et encore le niveau premier de l’argumentaire, et masque les failles de sa compréhension des enjeux avec des bons sentiments.

Pour s’en apercevoir, il aura fallu la radicalisation du mouvement. Oh que vous avez été nombreux à décrocher, là, ein? C’était facile de se battre en paradant et en lançant des fleurs. On faisait des peace avec nos doigts et on attendait candidement une offre miraculeuse…

C’était facile de soutenir la cause, aussi, ein? Ça paraissait bien en plus. C’était une ben, ben belle preuve de conscience sociale de jeune travailleur de porter le carré rouge. Mais maintenant qu’il faut en venir aux poings et à la désobéissance civile véritable pour piquer le gouvernement, c’est moins drôle, ein?

Maintenant qu’il y a eu des crânes brisés et des dents fracassées, on prend peur? Et vous vous sentez gauche et veule quand vient le temps de justifier les coups portés? Woups, les convictions s’ébranlent, d’un coup… Alors on condamne! Oh oui! Vite, vite, vite, vite, on la condamne, cette damnée « violence » proférée par de « dangereux criminels organisés qui gangrènent les manifs! »

Je ne déplore donc pas seulement l’idiotie des médias de masse et de ceux qui, d’emblée, font de « l’estudiantophobie » un hobby ou un exutoire. J’en ai autant après les sympathisants à la cause étudiante qui « militent » tout en baignant dans une bien-pensance grotesque et anesthésiante. La confrontation et l’escalade de la tension sont intrinsèques à la lutte, si on en comprend bien le sens. Plus le mur résiste à la grogne, plus il faut le marteler puissamment. C’est un principe assez simple, il me semble!

Eh non, les amis. La « violence » ne résulte pas de l’intervention inescomptée et malheureuse de groupes militants extérieurs au conflit. Ce ne sont pas des voyous anarchistes qui profitent de la cause pour piller tout leur saoul. Ça vous fend peut-être la gueule de l’admettre, mais c’est bien la souche militante étudiante qui en est venue à l’évidence : frapper.

Or, si l’ardeur et les convictions de certains ne résistent pas à l’escalade normale et inévitable de la grogne, c’est qu’il leur faudra prendre leurs distances. Soit, j’en serai sûrement. Mais n’ayez pas la prétention de croire que votre conception institutionnalisée et servile de la « lutte » est la bonne. Si tel est le cas, oubliez le carré rouge et retournez lire un peu sur la réelle définition de l’anarchisme avant de le confondre avec le « chaos », parce qu’il y a une crisse de différence.

Et pour ceux qui auront poussé les hauts-cris en traitant les responsables de l’incident du métro de « terroristes », je paraphraserai ici sans vergogne un tweet qu’il m’a été donnée d’apercevoir :

Un peu de respect pour ceux qui ont eu de vrais attentats terroristes dans le métro! Londres juillet 2005 = 56 morts, 700 blessés.

***

Aussi, j’ai pris un malin plaisir à voir des gens publier des tirades « anti violence » mielleuses et émotives sur Facebook. Leurs auteurs étaient également pour la plupart « d’ardents défenseurs de la démocratie directe ». Évidemment, le droit à la diversité des tactiques et la liberté absolue de l’individu au sein du groupe, ainsi que l’absence du droit à la coercition entre les pairs, ça, ça ne les a pas interpellés une seconde!

Mais encore. Il ne faudrait pas trop leur en vouloir. C’est leur ignorance qu’il faut blâmer, pas eux. Les pauvres.

Tout ça pour dire que je crierai « victoire! » le jour où les gens auront l’humilité de réfléchir pour la peine.

  • M. Watt

    À titre d’information collective. Voici un texte sur la désobéissance civile tiré de la revue Relations.

    Extraits:

    « Elle sera d’autant plus puissante qu’elle manifestera civisme, savoir-vivre et courtoisie, en même temps que la résistance la plus déterminée face à l’injustice. »

    « La désobéissance civile demeure l’un des plus puissants moyens de l’arsenal non-violent. Comme toute arme redoutable, elle exige un fin jugement stratégique, une formation poussée et un habile déploiement tactique. Parce qu’elle puise aux sources du contrat social – au droit inaliénable de refuser son consentement –, elle est l’acte citoyen par excellence par lequel, ultimement, toute légalité sera remise en cause et recréée. »

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    Source
    http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/article.php?ida=1353

    Un acte citoyen contre l’injustice

    Relations no 743, septembre 2010
    Par Philippe Duhamel

    L’auteur, militant, formateur et organisateur spécialiste de l’action non-violente et de la désobéissance civile, est membre fondateur de nombreux groupes dont SalAMI et collabore au projet « Nouvelles tactiques pour les droits humains »

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    La désobéissance civile appartient à une longue et honorable tradition de luttes où de simples citoyens et citoyennes ont bravé ouvertement les interdits pour combattre l’injustice et obtenir des droits que l’on tient aujourd’hui pour acquis.

    « Je soutiens que quiconque enfreint une loi parce que sa conscience la tient pour injuste, puis accepte volontairement une peine de prison afin de soulever la conscience sociale contre cette injustice, affiche en réalité le plus grand respect pour le droit… N’oublions jamais que toutes les actions d’Adolf Hitler en Allemagne étaient “légales”. »

    Martin Luther King, Jr.

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    En tant qu’instrument de combat collectif, la désobéissance civile naît en Afrique du Sud, il y a plus d’un siècle. Un projet de loi de la colonie britannique cherche alors à limiter l’immigration asiatique et à imposer aux ressortissants indiens l’obligation de porter en tout temps un certificat d’identité, sous peine de se voir arrêtés lors de rafles dans les rues ou de perquisitions à domicile, pour ensuite être poursuivis ou déportés. Le 11 septembre 1906, au Théâtre impérial de Johannesburg, un jeune avocat indien, formé en Angleterre, invite 3000 des siens à prêter serment : jamais ils ne se soumettront à cette infâme « Loi noire », même au prix de leur vie. Ils devront également résister sans violence. Cet avocat s’appelait Gandhi. La première grande action de désobéissance civile de masse était née.

    Une semaine après le serment, le gouvernement accepte de soustraire les femmes à la loi qui entre néanmoins en vigueur, en 1907. Une campagne de résistance s’amorce. Malgré la répression, la mobilisation est si efficace qu’à peine 511 des 13 000 Indiens vivant en Afrique du Sud se soumettent à l’inscription obligatoire pour obtenir le certificat. Il faudra huit années de lutte intense et l’emprisonnement de milliers d’Indiens, dont l’arrestation à répétition de leur principal dirigeant, Gandhi – que le monde découvre pour la première fois – pour que la loi soit enfin abrogée.

    C’est durant l’un de ses séjours prolongés en prison que Gandhi prend connaissance d’un texte de Henry David Thoreau que lui a recommandé son ami Léon Tolstoï dans une de ses lettres. Soixante ans auparavant, en 1846, Thoreau, poète naturaliste et abolitionniste américain, se fait arrêter pour avoir refusé de verser six années d’impôts à un gouvernement qui soutient l’esclavage et mène une guerre contre le Mexique. Il passe une nuit en prison et, à son plus grand regret, une tante bien intentionnée verse les arriérés en son nom. Mais l’événement le marque profondément et le conduit, deux ans plus tard, à prononcer ses célèbres conférences sur les droits et les devoirs de l’individu face au gouvernement. Publié en 1849 sous le titre Résistance au gouvernement civil, ce texte est réédité de manière posthume en 1866 sous le titre La désobéissance civile. Le terme inspirera grandement Gandhi qui l’adoptera pour décrire ce qui deviendra sa principale arme dans sa lutte pour l’indépendance de l’Inde.

    Principales caractéristiques

    C’est en tant que « civile » que la désobéissance montre ses caractéristiques politiques fondamentales. Puisant à l’analyse de Christian Mellon, jésuite spécialiste de la question, nous en évoquerons quatre. Premièrement, il s’agit d’une action essentiellement citoyenne, comme l’origine latine du mot « civile » (civis) l’indique, qui interpelle la collectivité, la société en son entier.

    Deuxièmement, c’est une action politique. Elle n’est ni délinquance, ni quête de profit personnel. Elle est mue par une motivation responsable en faveur de l’intérêt collectif. Il s’agit d’un geste public et politique, souvent conjugué à différents moyens (ultimatum, théâtre, humour, interventions médiatiques, symboles culturels, etc.) pour interpeller l’ensemble de la société. L’élément « désobéissance » traduit d’abord la notion de transgression, d’infraction, le fait de commettre délibérément une action interdite par la législation ou la réglementation en vigueur. Pensons à l’occupation des sièges réservés aux Blancs lors de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis, qui a popularisé la tactique du sit-in. Il peut aussi s’agir d’une omission intentionnelle, du refus d’accomplir un acte auquel la loi nous oblige. Rappelons-nous la décision du Front commun de 1972 de défier la loi de retour au travail, entraînant l’arrestation des trois principaux chefs syndicaux du Québec.

    Ensuite, c’est une action non-violente. De la même manière qu’on oppose les civils aux policiers ou aux soldats, seule la désobéissance « démilitarisée », donc sans arme et sans violence, peut être civile. Elle ne cherche pas l’anéantissement physique de l’opposant, mais plutôt l’élimination des comportements ou pratiques injustes et des règles iniques. Elle s’inscrit dans l’éventail des méthodes de ce qu’on appelle l’action non-violente – qui recoupe une diversité de moyens d’intervention tels le boycott, la grève-occupation, la non-coopération, le barrage routier, le blocage d’édifice, le sabotage matériel ne mettant pas en danger autrui – en dehors des mécanismes officiels, parlementaires ou institutionnels. Il importe ainsi de distinguer la non-violence des formes traditionnelles d’expression et de contestation démocratiques sans violence (vote, manifestations, pétitions, etc.).

    Finalement, c’est une action caractérisée par la « civilité ». Elle s’appuie sur la profonde vertu de la citoyenneté, une certaine bienveillance empreinte des valeurs que sont le respect et la démocratie. Elle incarne au mieux la vision d’un monde meilleur dont elle se veut le germe. Elle sera d’autant plus puissante qu’elle manifestera civisme, savoir-vivre et courtoisie, en même temps que la résistance la plus déterminée face à l’injustice.

    Un dilemme pour les autorités

    La désobéissance civile ne se limite donc pas à enfreindre la loi. Elle implique un élément de défi public assumé. Elle cherche à accroître la visibilité du geste et à forcer les autorités comme la société à juger du bien-fondé de la cause défendue par une action menée à visage découvert, revendiquée par tous ses participants, qui en assumeront les conséquences. Face à une telle situation, les autorités sont invitées à laisser l’infraction se dérouler librement ou à la réprimer. Dans le cas prévisible où les policiers se présentent sur place pour appliquer la loi, la fuite est hors de question. L’arrestation ou l’amende sera, au contraire, accueillie comme l’occasion de publiciser et de dramatiser la cause, notamment par la tenue du procès éventuel qui servira de plate-forme à la diffusion de l’argumentaire social, écologique et politique de l’action.

    Bien conçue, la désobéissance civile pose ainsi un dilemme insoluble aux autorités : en ignorant le défi lancé par l’acte de désobéissance, celles-ci abandonnent à ses responsables de nouveaux espaces de résistance. En choisissant la répression, les forces de l’ordre risquent de déclencher un mouvement de sympathie qui profitera encore à la résistance, si la cause est juste, bien entendu, et bien comprise par l’opinion publique.

    La désobéissance civile demeure l’un des plus puissants moyens de l’arsenal non-violent. Comme toute arme redoutable, elle exige un fin jugement stratégique, une formation poussée et un habile déploiement tactique. Parce qu’elle puise aux sources du contrat social – au droit inaliénable de refuser son consentement –, elle est l’acte citoyen par excellence par lequel, ultimement, toute légalité sera remise en cause et recréée.

  • François

    L’escalade de la violence n’est pas la meilleure solution. Gandhi, M. Luther King et d’autres grands leaders l’ont compris. Au jeu de la violence, le peuple est toujours perdant. Les riches et le pouvoir font appel à la police et à l’armée pour mater les foules et rétablir l’ordre. Il faut penser autrement. Et dans ce cas-ci, je pense qu’il faut une solution de sortie de crise. Les leaders syndicaux viennent de demander un moratoire et ça me semble une bonne idée.

  • LCT

    J’ai bien aimé le grain de sel de V. J’ai cité exactement le même exemple des militants contre l’avortement en discutant avec des amis.

    Est-ce que le fait de faire changer les choses par la force donne la légitimité à ce changement? Autrement dit, et plus largement, la grève est-elle légitime si elle s’inscrit dans un rapport de force? Si la grève vise à ouvrir un débat par l’usage public de la raison, cela s’inscrit dans un cadre démocratique. Si c’est de faire plier le gouvernement à tout prix, j’ai de la difficulté à voir comment ça peut être justifié. Si des groupes anti-avortement bloquaient le métro demain matin, je serais la première défendre la démocratie, à défendre que notre société est pro-choix et que de tels actes ne donnent aucune légitimité à un changement politique en ce sens.

  • Vincent

    Hey boy que c’est déprimant de lire un « article » comme ça… À vous lire, dès qu’une cause nous tient à coeur alors n’importe quelle action est légitime et ceux à qui sa déplait n’ont qu’à fermer leurs gueules. Pire encore, ceux qui ne cautionne pas cette désobéisance civile sont des laches! Pathétique.

  • tenten

    Et pour ceux qui auront poussé les hauts-cris en traitant les responsables de l’incident du métro de « terroristes », je paraphraserai ici sans vergogne un tweet qu’il m’a été donnée d’apercevoir :

    Un peu de respect pour ceux qui ont eu de vrais attentats terroristes dans le métro! Londres juillet 2005 = 56 morts, 700 blessés.

    ***

    Aussi, j’ai pris un malin plaisir à voir des gens publier des tirades « anti violence » mielleuses et émotives sur Facebook. Leurs auteurs étaient également pour la plupart « d’ardents défenseurs de la démocratie directe ». Évidemment, le droit à la diversité des tactiques et la liberté absolue de l’individu au sein du groupe, ainsi que l’absence du droit à la coercition entre les pairs, ça, ça ne les a pas interpellés une seconde!

    Mais encore. Il ne faudrait pas trop leur en vouloir. C’est leur ignorance qu’il faut blâmer, pas eux. Les pauvres.

    Tout ça pour dire que je crierai « victoire! » le jour où les gens auront l’humilité de réfléchir pour la peine.

  • Riccardo

    Ahhh…. Ouaip! C’est vrai que ca fait du bien de lancer une pierre, briser une vitrine, enfummé un métro…. Et c’est aussi bien vrai qu’il ne peu y avoir aucun changements radicals sans une sérieuse désobéisance civile…. Mais ce qui est encore PLUS vrai, c’est qu’au moment précit ou tu décide d’utiliser la violence contre l’état et la police, tu prend une position RÉVOLUTIONAIRE. Et, vraiment, quonbien y en a t’il de ceux qu’y utilise cette violence qui serait vraiment près a faire tous les énormes sacrifices qu’une VRAI révolution violente sous-entend? C’est très facile de ce laissé emporté pendant une manifestation ou les policiers agisent comme des barbares….. Mais rapelons nous que après la manif, on retourne tous dand le comfort et la sécurité de notre logement. Sécurité qui existe seulement a cause de l’état qu’on tiens tous parraiseusement en place. Bref, quand je lis des commentaires avec des  »Nous Vaincrons! », je me demande bien si ces personne savent vraiment ce que  »vaincre » implique…. Ons est tous beaucoup trop bien dans notre ouatte pour ètre près pour une révolution….. L’anarchie comme Peter Kropotkin l’entendait comportes énormément trop de responsabilités personellles pour tous les citoyen occidentaux. Penser vous vraiment que si, par magie, le pouvoir serait donné a n’importequelle des organisations qui font partie des revendications du moment demain matin, ce ne serait pas le kaos TOTAL??!! Ils est temps d’arrèter de ce mentir….

  • Nancy Tremblay

    @Aurélie Lanctôt et à tous ces biens penseurs de la liberté d’expression, on vous a répondu:
    http://blogdecaro111.blogspot.ca/2012/05/une-lettre-aurelie-lanctot.html

  • olivier

    J’ai rarement lu un torchon de ce genre. Aucune, je dis bien aucune cause ne permet l’utilisation de la violence. Les gens qui ont fait ces actes méritent de payer.

  • Sophia

    Je ne comprends pas votre ton méprisant et condescendant?
    Pour ma part je peux vous assurer que la situation n’était pas agréable, pour ne pas dire vraiment paniquante, avec mon bébé de 3mois se matin là dans le métro!!!
    Je trouve dommage que vous preniez un malin plaisir à tourner cet évènement au ridicule…

  • John

    Faites vous pas des acroires, y’a rien de grandiose dans ce que vous faites.

    Vous faites dans la facilité:
    Rire des travailleurs c’est facile.
    Critiquer c’est facile.
    Manifester c’est facile.
    Faire une vigile c’est facile.
    Bloquer le métro c’est facile.
    Succomber à la violence c’est facile.
    Faire peur c’est facile.
    Mettre un baton dans une roue de vélo c’est facile.

    Travailler par contre… Construire… Ne pas se laisser embarquer par l’effet de foule… Rester objectif malgré l’émotion… Pas mal moins facile…

  • Gabrielle

    Toi qui a probablement encore toutes tes dents du calisse dans la bouche, tu peux bien mépriser ceux qui veulent la paix. Toi qui nous traite d’idiots parce qu’on apprécie pas qu’un climat de peur possiblement dangereux s’installe dans le métro tu fais honte à ceux que tu représente. Tu sais manier le verbe mais tu crache du venim dans chacune de tes phrases et c’est toi que j’ai envie de baffer.

    Si vous voulez des appuis, frappez au bon endroit. C’est à cause des épais trop radicaux qu’on est pogné avec la loi spéciale.

    Toé lâche ton toffu pi ton hummus (j’ai le jugement facile comme toi et j’adore les froot loops du calisse) pis va te faire crever un oeil dans la rue si ça te tente après tu écrira un beau texte méprisant sur comment la brutalité policière t’as rendue borgne mais qu’au moins tu auras frappée. Je terminerai mon message ainsi: maudite niaiseuse ferme ta boîte!