La dernière fois qu’on avait eu des nouvelles de Philippe Brach, il revenait d’un long voyage au Pakistan avec son ami photographe Le Petit Russe, un « Pakistanimal Tour » qu’ils nous ont raconté en mots et en images iciici et ici.

Philippe s’était ensuite éclipsé pour produire son troisième album (en 3 ans et demi!) : Le silence des troupeaux.

Ce matin, il nous rend à nouveau visite dans un making-of qui offre une incursion toute spéciale dans la production et l’enregistrement de cet album, co-réalisé avec Jesse Mac Cormack (malheureusement absent dans la vidéo). Le regard de la réalisatrice Édith Jorisch, qui a passé 2 jours dans l’univers du chanteur, nous permet notamment de découvrir un orchestre classique et une chorale de jeunes femmes. Oh! Et vous pourrez aussi enfin comprendre le concept de la pochette de l’album!

« On se donne bonne conscience avec les réseaux sociaux, on entretient une espèce de pensée magique pour la paix dans le monde : on like, on partage, on dénonce. Mais si on ne se botte pas le cul, ça ne donnera pas grand-chose. »

Dans cette vidéo exclusive, l’auteur-compositeur-interprète révèle également différents thèmes de l’album : l’amour, la guerre, l’indifférence, le manque de compassion ainsi qu’une certaine angoisse liée à une apocalypse qui lui semble imminente. Effectivement, lors d’une discussion téléphonique impromptue, ce matin, il nous a confirmé avoir imaginé un univers post-apocalyptique dans lequel « les humains n’auraient plus besoin de nourriture, mais juste d’amour. » L’une des chorales que vous pourrez entendre dans l’album se veut d’ailleurs une bande de zombies en quête d’amour.

Et d’où naîtrait cette apocalypse, selon Philippe Brach? « J’ai l’impression qu’on est à l’orée de la fin de certains concepts tels qu’on les connait. Je passe mon temps à parler de moi pendant que les choses ne vont pas super bien dans le monde. On se donne bonne conscience avec les réseaux sociaux, on entretient une espèce de pensée magique pour la paix dans le monde : on like, on partage, on dénonce. Mais si on ne se botte pas le cul, ça ne donnera pas grand-chose. On se tient avec des gens qui pensent comme nous, on forme un paquet de troupeaux. Mais les troupeaux ne se parlent pas entre eux… Câlice que les humains me rendent triste! Heureusement, j’en croise quotidiennement qui me redonnent foi en l’humanité… Pour une couple de jours. »

Le silence des troupeaux sera disponible dès le 3 novembre. Et, petite note de Philippe Brach : « La clef pour tout comprendre se trouve dans la version physique de l’album »… On a hâte!