Salut Patrice,

Dimanche prochain, tu vas jouer la dernière partie de ta carrière dans l’uniforme de l’Impact de Montréal. Je sais à quel point c’est un moment important pour toi et je voulais te dire: tu vas nous manquer, mon ami. Ça fait bizarre de penser que c’est la dernière fois qu’on va te voir dans le vestiaire.

Quand on s’est connus en 2012, on m’avait dressé un portrait de toi plus grand que nature. Un gars d’exception, ayant grandi dans une culture étrangère au foot et qui, malgré tout, avait connu une belle carrière en Norvège, en Allemagne et au Danemark. Et j’ai vite compris pourquoi on ne tarissait pas d’éloges à ton égard. T’es tout un joueur, mais t’es surtout une personne extraordinaire. Le genre de gars qui dévore les défis que la vie lui offre.

Et on en a vécu des défis ensemble…

Tu m’as inspiré à me retrousser les manches et à devenir un meilleur joueur.

On dit qu’on apprend à connaître le vrai caractère des gens pendant les périodes difficiles. Tu te rappelles 2015? J’étais blessé pendant une partie de l’année et tu avais à te battre quotidiennement pour du temps de jeu. Le vrai Patrice, je l’ai vu là. Le gars humble et travaillant qui reste toujours positif et qui ne se plaint jamais de son sort. Tu t’es donné corps et âme à l’entraînement et t’as mis tout le monde face à l’évidence: l’équipe avait besoin de toi. C’était une période difficile pour nous deux, mais je peux dire que tu m’as inspiré à me retrousser les manches et à devenir un meilleur joueur. Tout ça, tu l’as fait avec ta détermination et ton éthique de travail.

Et tu sais c’est quoi le plus beau dans cette histoire? C’est qu’en fin de compte, c’est toi qui en est sorti grand gagnant. T’as couronné ton grand retour comme personne d’autre n’aurait pu le faire.

Tu t’en rappelles de ce but? Je peux te dire que tous les autres gars dans le vestiaire s’en rappellent et qu’on était tous heureux pour toi. Si quelqu’un méritait de finir cette année difficile en beauté, c’était toi.

 Si les gars sont fiers de porter le maillot de l’Impact, s’ils défendent nos couleurs avec autant d’énergie sur le terrain, c’est en partie grâce à toi.

On va s’ennuyer de toi, Capi. Tous les fans de foot savent ce que tu apportais sur le terrain, mais peu comprennent l’importance de ton rôle dans le vestiaire. Si les gars sont fiers de porter le maillot de l’Impact, s’ils défendent nos couleurs avec autant d’énergie sur le terrain, c’est en partie grâce à toi. À tes discours d’avant-match inspirés et inspirants qui nous rappellent pourquoi on joue au foot. Comment on est chanceux de pouvoir vivre de notre passion et qu’il faut se montrer à la hauteur à chaque minute de chaque match. Tu nous l’as répété sans cesse dans le vestiaire et tu nous l’as prouvé soir après soir sur le terrain.

Je vais aussi m’ennuyer de mon co-chambreur lors des parties jouées sur la route. Le gars qui se lève beaucoup trop tôt. Le passionné de foot qui s’instruit continuellement sur le sport dès qu’il a un moment à lui-même. D’abord et avant tout mon ami. Le gars fiable, honnête et fort sur qui j’ai pu toujours compter. T’as toujours rendu les choses faciles et agréables entre nous.

Merci pour tout, Capitaine.

Ton ami,

Hassoun

***

Venez applaudir Patrice Bernier une dernière fois demain au Stade Saputo alors que l’Impact de Montréal affrontera le New England Revolution.

 

Si vous ne pouvez vous déplacer, utilisez le mot-clic #8ERNIER sur les médias sociaux et partagez vos meilleurs souvenirs de la carrière de Patrice.