Le duo Fripe et Pouille est apparu sur les ondes du Canal Famille au début des années 90. Scénarisée par Isabelle Langlois (la même qui a écrit WatatatowRadio EnferRamdam et mon enfance en général), l’émission québécoise se distinguait par ses couleurs psychédéliques, ses intrigues absurdes et ses petits moments délicieusement stupides qui ont fait de Fripe et Pouille un classique. Pour comprendre, il suffit de regarder Pouille danser comme personne n’a jamais dansé!

Voici donc cinq raisons pour lesquelles on aimait Fripe et Pouille.

Les décors surchargés

Comme le générique d’ouverture l’indique, Fripe et Pouille s’échappent de leur bande dessinée, s’envolent dans un avion en papier et atterrissent… dans un 1 1/2 montréalais. Plus de fenêtres que de murs, des panneaux non-fumeur, un téléphone payant… leur appartement est rempli de n’importe quoi. Mais ils ont tout de même accès au merveilleux toit de l’immeuble qui a l’air tout droit sorti de la vidéo Marcia Baila des Rita Mitsouko.

Les costumes extravagants

Plus colorés qu’un popsicle, les costumes amples et psychédéliques reflètent bien les personnalités cartoonesques des deux personnages principaux. Après tout, ils n’ont sûrement pas eu le temps de magasiner en sortant de leur bande dessinée. Aussi, c’est quoi le chapeau de Pouille? Une demi-balloune attachée?

Les péripéties absurdes

Le charme de l’émission vient surtout des aventures plus insensées et loufoques les unes que les autres (surtout à cause de Pouille). On le voit notamment profiter de son invisibilité pour écoeurer la voisine, devenir tellement accro à la télévision qu’il ne met pas le nez dehors pendant deux semaines, ou encore s’installer dans le réfrigérateur pour échapper à la canicule… sans parler du fait que le réfrigérateur est en fait la boîte dans laquelle venait l’électroménager.

Les interactions romanesques

Chantage émotif, manipulation, secrets, complots, disputes… les intrigues de Fripe et Pouille sont parfois dignes d’un roman-savon, mais en version le fun. Leur passe-temps préféré? Se répéter : « Ah mais si, ah mais non! » Fripe est intellectuelle et ingénieuse alors que Pouille est gaffeux et stupide, ce qui donne évidemment des répliques savoureuses comme celle-ci de Pouille : « Je vais mettre la main sur ce journal ou bien je veux bien me laisser pousser les pieds. »

Les personnages secondaires

Fripe et Pouille agissent comme des p’tits fous-fous malgré le voisin grincheux monsieur Tocard et la voisine guindée madame Pécadille. Dans le même genre qu’un Ti-Brin, Clément est l’ami un peu bum, menteur et voleur qui écoute du rock ‘n’ roll! Mais il est avant tout le camelot du coin : « La livraison du journal est garantie tous les matins, sauf si je suis trop occupé… Dans ce cas-là, je le passe le lendemain.

Bonus : le caméo de Joël Legendre! Il joue le nouveau voisin Jean Dupays, dont Fripe tombe amoureuse.


Bonus 2 : les sourcils disparus. Tout comme ceux de Fripe, les sourcils de Pouille disparaissent durant certains épisodes… Étrange!


Si vous voulez rassasier votre envie de revoir Fripe et Pouille, quelques épisodes sont disponibles en ligne sur YouTube.

 

 

Pour lire un autre texte d’Anne-Josée Bédard: «Daria, 20 ans plus tard».