Plus de 20 ans après la mort de Kurt Cobain, la ville de Seattle a rendu hommage à ses talents de peintre avec une exposition à la Seattle Art Fair le week-end dernier. Dans celle-ci, on y retrouvait plusieurs oeuvres de Kurt Cobain mais ce qui a retenu l’attention, ce sont surtout deux peintures jamais exposées auparavant.

On y croise des «Crack babies, frits et servis sur un toast avec jus d’orange».

L’une des deux était la pochette de la compilation «Incesticide» de Nirvana, sorti en 1992. Tsé le p’tit band dans lequel jouait Kurt Cobain à l’époque. On y voit une plante ressemblant à du pavot qui sert dans la fabrication de l’héroïne, un bébé et une genre de silhouette d’homme délaissé de son propre corps.

Les bébés ont d’ailleurs souvent été présents dans les dessins de Kurt Cobain (voir plus bas) où il les appelait «Crack babies». Et pour l’anecdote, il se plaisait à les représenter en train de se faire couper avant «d’être frits et servis sur un toast avec jus d’orange».

Ouin, obviously, quand t’es Kurt Cobain et que tu as fait des chansons comme «Serve the servants» ou «Something in the way», tu ne vas pas dessiner des arcs-en-ciel et des petits papillons.

La deuxième représente un homme mi-homme, mi-végétation dense, avec un sacré mal de crâne et le regard noir. Le directeur de l’exposition Josh Roth décrit cette oeuvre comme «une tentative de s’articuler entre ses problèmes, comme la dépression, l’image qu’il renvoie et son addiction à l’héroïne».

Est-ce qu’il s’agit vraiment des bonnes interprétations? On ne saura jamais, mais ces peintures traduisent une époque, un état d’esprit qui habitait le leader déchu de la culture grunge des années 90, ses préoccupations et ses inspirations.

Pour voir le reste des oeuvres de Kurt Cobain, voici une petite sélection. Et si vous en voulez encore plus, c’est par ICI!

 

Pour lire un autre texte de Fabien Kerneis: «Analyse «objective» des talents artistiques de George W. Bush».