Il y a quelques années, j’étais passé par le VIP du festival Osheaga pour me rendre compte que c’était un genre d’after party du Gala de L’Adisq où les vedettes queb’ de la musique et de la télé de 47 ans et moins se rassemblaient pour montrer leurs nouveaux linges ou pour se faire à croire qu’ils écoutent du rap. Je ne fittais pas et je ne savais pas où me mettre.

J’y suis retourné cette année pour vérifier si le topo est le même et pour essayer d’hanger out avec les stars du petit, grand et très petit écran, maintenant que j’ai réussi un genre de crossover weird dans le showbiz québecois.

Ça m’a permis de demander à Pénélope McQuade «C’tu icitte la file pour la poutine?»

J’ai donc passé mon samedi soir à Osheaga à faire un Herby Moreau de moi-même, pour finalement hanger out avec Herby Moreau lui-même. Y’a a peu près 7 personnes qui me l’ont présenté. J’imagine que le lien était facile à faire. «Tiens Herby, voici Hugo, qui œuvre dans le punk et ses dérivés depuis 20 ans,  Hugo, voici Herby, qui est le plus loin possible de ça. À go jasez de Subhumans UK. Go

J’ai eu du fun oui, mais je ne suis pas bon en showbiz talk. J’aime pas me présenter. Check mon wiki man.

Si tu marchais de la grosse scène (où j’ai vu deux minutes de Broken Social Scene) vers la section VIP, tu ne voulais pas vraiment retourner ailleurs. Premièrement, dans le VIP, la bouffe et l’alcool sont beaucoup moins chers et pas besoin d’attendre 700 ans pour te faire servir une canette. J’ai attendu peut-être 8 minutes. Ça m’a permis de demander à Pénélope McQuade «C’tu icitte la file pour la poutine?» Elle m’a répondu par l’affirmative. J’aurais aimé échanger plus avec elle (joke de late show) parce que je trouve qu’elle à l’air cool et semble être le fun à jaser musique et mode, mais j’ai été semi-intimidé par son regard perçant de lynx. (Tsé celui qu’on ne voit JAMAIS au biodôme). Ben ses yeux étaient en file pour attendre une pout’.

Mon coup de cœur de la soirée va au couple littéraire formé de Olivier Robillard Laveaux et Marie Hélène Poitras.

J’ai aussi jasé de baseball avec Stéphane Gonzalez et Tatiana Polevoy. Gonzo avait ben honte que je prenne une photo avec lui disant que je faisais un article sur les célébrités queb’ à Osheaga. Il n’est pas une vedette selon lui, mais moi un dude qui réussit à frapper une balle à 83MPH, comme il m’a raconté lors de notre conversation dans le VIP,  est une star immortelle.


Aucun rapport avec Gonzo, mais j’me suis rendu compte aussi que les gens font de la MDMA comme drogue récréative. J’ai bu quelques cocktails pour ma part et j’ai encore le goût de redevenir straight edge.

Mon coup de cœur de la soirée va au couple littéraire formé de Olivier Robillard Laveaux et Marie Hélène Poitras. Ils m’ont pris sous leurs ailes, ne semblaient pas sur la MDMA et avaient des conversations intéressantes qui n’étaient pas «pis toi, tu travailles sur quoi ces temps-ci?» Ils m’ont prêté leur parapluie quand il mouillait. C’était ma première tenue de parapluie à vie (quand il mouille, je rentre) et j’ai failli le briser d’ailleurs. On a jasé du nouveau Arcade Fire (activité TRÈS Osheaga) et on est allé voir Cloud Nothings. C’était très bon comme show. À un moment donné, Olivier et Marie Hélène se sont surement dit dans l’oreille «heille c’est notre seule sortie de couple depuis 6 mois, on peut-tu pas la passer avec le gros TDA» et ils sont partis.

J’me suis rendu compte que j’étais exactement dans le milieu, niveau grandeur, entre Loud et Larry.

Je n’imaginais pas que Peter Peter était un métalleux. Ce fut ma surprise d’Osheaga.

J’ai aussi pu constater que je m’entendais bien avec Gabriella Laïla Tittley (Pony) jusqu’à ce qu’elle me ditch pendant que je lui commandais un drink. Ensuite, elle s’est rachetée en m’en offrant un, ainsi que le contenu d’un pot de fleurs décoratif. C’était le boutte «trash la loge» soft de la soirée.

J’ai aussi demandé aux multiples vedettes ce qu’ils venaient voir. La plupart venaient rien voir ou ils voulaient voir Muse. J’imagine que sur la MDMA, Muse c’est bon.

À un certain moment j’me suis aussi fait présenter Peter Peter (Herby devait être proche). Il savait mon nom de famille et était au courant pour mon groupe «Ste Cath», mais il m’a révélé que quand on était actif, lui trippait plus métal à Québec. Donc il ne connaissait pas trop trop le punk, musique trop rustique aux yeux des virtuoses du finger tapping. Je n’imaginais pas que «Double Pierre» était un métalleux. Ce fut ma surprise d’Osheaga.

That is some real VIP shit.

Vers 1 heure du matin j’ai commencé à pu trop vouloir être là, réalisant que je ne serai jamais the new Herby. J’ai essayé de partir, mais tout le monde me disait que c’était impossible. Il y avait accident, métro fermé, pont bloqué. Je pensais que c’était un badtrip collectif de MD, pis j’suis parti pareil. J’ai donc marché. Comme un épais. Longtemps. Pensant être sur le pont Jacques-Cartier, mais j’étais totalement ailleurs. J’ai même croisé Laurence Nerbonne. Je lui ai demandé on était où, et elle m’a dit «genre à St-Henri». J’ai donc marché 800 km pour me rendre jusqu’à quelque chose que je connaissais (Le Dillalo proche du Corona qui appartient à l’ancien gardien étoile Gilles Meloche). J’ai bu un Perrier, j’ai callé un taxi, pis j’suis retournée dans Hochelaga, où je suis toujours VIP, du Dollaronald jusqu’au Lafleur, où les serveuses connaissent ma commande par cœur (2 tofu dogs, all dressed, fromage, volcano, pickles, piments forts + 1 demie frite). That is some real VIP shit.

 

 

Pour lire un autre texte d’Hugo Mudie: «La vérité sur les backstages».