Les compagnies de téléphones cellulaires nous font payer cher notre fidélité.

Pour séduire un nouveau client, ces entreprises tentaculaires sont prêtes à toutes les bassesses. Elles se donnent sans compter, livrent leurs plus beaux appareils pour trois fois rien, baissent leurs tarifs, donnent des boîtes vocales à la pelle (hou hou hou le jeu de mot), prostituent leurs forfaits, bradent leurs accessoires, distribuent leurs applications comme des bonbons un soir d’Halloween et, surtout, multiplient les options comme autant d’hameçons pour ferrer le poisson pour lequel elles nous prennent.

Mais pour conserver leurs fidèles clients? Niet, rien, nada, nothing. Pas le soupçon d’un moindre geste d’affection. Ni cadeau, ni mots doux, ni remerciements pour toutes ses années passées à débourser chaque mois le prix fort de la loyauté. Allez vous faire voir ailleurs si vous n’êtes pas contents et n’oubliez pas de payer la pénalité de votre rupture.

Bell, Rogers, Fido et consorts, sont toutes pareilles. Ces compagnies n’en veulent qu’à votre argent. Elles n’en ont rien à faire de votre fidélité. Que vous dépensiez près de mille dollars par an depuis plus de dix ans, ça ne leur fait pas l’ombre d’un pli ni même le début d’un œil reconnaissant.

Autrefois, les commerçants se battaient pour gagner la fidélité de leurs clients. Ils les chouchoutaient, ils les câlinaient, ils leurs offraient des rabais, ils leurs donnaient des cadeaux bonus pour les fêtes. Maintenant, c’est «Awêye, signe le contrat de mariage, pis après ne compte plus sur moi pour te faire des avances».

À ce prix-là, pas étonnant qu’on divorce de nos compagnies de téléphones comme on rompt avec une variété de céréales, qu’on plaque une célèbre marque de dentifrice ou qu’on relègue une sorte de bière aux oubliettes.

Si nous sommes devenus des consommateurs volages, c’est bien à cause des compagnies voleuses.

Et voici gratis la vidéo du jour, pour fidéliser le lecteur qui a lu jusqu’au bout :

  • Marco Couture

    Facile à régler comme problème : ARRÊTEZ d’acheter des téphones cellulaires inutiles pour le commun des mortels et sois-disant intelligents… Mais qui rendent socialement inapte.

  • Pascal Henrard

    Marco, je ne partage pas votre opinion « …des téphones cellulaires inutiles pour le commun des mortels et sois-disant intelligents… Mais qui rendent socialement inapte. » Depuis leur invention, je ne suis plus collé à mon bureau, je vais luncher avec des amis sans crainte de manquer un contrat, je me promène en pleine nature sans devoir attendre d’hypothétiques coups de fils qui n’arriveront pas avant 17 h, je réponds promptement à mes courriel au bord d’un lac, dans une taverne ou du fond d’un canapé, je ne reste plus scotché à mon ordinateur, je rencontre plus d’amis, je sors plus souvent, je me balade plus longtemps, je prends plus le temps,… Bref, malgré leurs prix, ces téléphones me permettent de vivre plus intelligemment. Libre à vous de ne pas en profiter.

  • A

    Humm…ça doit dépendre des compagnies…je suis d’accord avec le fait que c’est énormément trop cher et que certains services sont inutiles…mais bon faut pas tout mettre dans le même bateau? Pour ma part, Fido me donne à chaque facture des  »Fidodollars » même si je ne suis pas la meilleure cliente. Après un an de service, je suis rendue près de 100 fidodollars ce qui peut me permettre éventuellement de payer une facture avec ceux-ci ou bien encore m’acheter un nouvel appareil. Bon vous allez me dire que ces sous leur reviennent et c’est vrai, mais d’un autre côté, si mon téléphone brise, ou si je l’échappe dans l’eau, je ne payerai pas un autre appareil ou je ne devrai pas renouveler un contrat de 1000 ans pour avoir un autre téléphone…si j’en juge nécessaire. Y’a des programmes de récompense, faut juste choisir la  »meilleure » compagnie de téléphone et voir nos besoins.

  • Judith Lussier

    Pascal! Appelle ton service à la rétention et dis-leur que le concurrent t’a offert un forfait extraordinaire, ils tenteront de l’égaler. – Judith, fidèle cliente de Bell Mobilité depuis 10 ans.

  • Pascal Henrard

    Merci Judith. Mais supplier qu’on reconnaisse notre fidélité… ça manque de romantisme.