Depuis hier, la chanson «Sexus Plexus Nexus» de Pierre Kwenders nous reste coller aux tympans. On en profite pour chanter le refrain, mais … pour l’instant, ça s’arrête là.

Le Montréalais d’origine congolaise a passé le stade d’un Québec bilingue, et préfère utiliser 4 langues différentes dans son dernier morceau, le français, l’anglais, le lingala et le shona. D’où le fait que nous ne chantions que le refrain (pour l’instant).

On pourrait lister une dizaine d’adjectifs pour qualifier sa musique, un genre de retro-funk-afro-jazzy-groove-électronique-rumba, mais disons plutôt que Pierre Kwenders ne rentre pas dans les cases. Il ouvre la voie à une nouvelle vague de musique aux sonorités africaines, en mixant des inspirations actuelles aux sonorités traditionnelles du Congo. Me semble que ça le décrit mieux qu’une appellation «Afro groove sexu» douteuse.

Le titre est tiré de la trilogie de l’écrivain Henry Miller «La crucifixion en rose», une oeuvre dans laquelle l’écrivain a pour compagnon de route des femmes et des hommes en quête d’un même idéal anti-matérialiste. On retrouve un petit peu de cette philosophie dans le vidéoclip, avec un Pierre Kwenders bien entouré de danseuses et de danseurs, sans artifices et tout en sensualité. Enfin, c’est un guess que je fais, reste à voir ce que l’artiste en dit!

C’est donc le premier vidéoclip du prochain album de Pierre Kwenders aka José Loui Modabi, inspiré de ce que les années 80 ont fait de plus cheesy, avant la sortie de son album «MAKANDA at the End of Space, the Beginning of Time», qui sortira au début du mois de septembre 2017. D’ici là, vous pouvez voir le Kwenders à l’oeuvre dans plusieurs coins du Québec et à différents festivals. Pour voir le calendrier de la tournée, c’est par ICI!

 

Pour lire un autre texte de Fabien Kerneis: «En apesanteur au-dessus de la (presque) ville fantôme Fermont dans le vidéoclip de CRi».