Dès la saison 1, le personnage d’Hannah Horvath (Lena Dunham) s’autoproclame «la voix de sa génération». Cette phrase plutôt pompeuse a toutefois le mérite d’être vraie selon moi: Lena Dunham est sans aucun doute une voix importante de sa génération.

À travers la série Girls, elle a réussi à aborder de multiples tabous et nous a offert une télé différente et rafraîchissante. Elle nous a montré une «vraie» vie, aussi réaliste que divinement caricaturale. Voici donc les quelques raisons qui font qu’on va s’ennuyer de tout ce beau monde-là!

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1 – L’écriture

C’est savoureux. Du premier épisode jusqu’au dernier. Lena Dunham, qui avoue s’être basée énormément sur sa vie pour l’écriture de la série, nous propose des personnages étranges, contradictoires et attachants qui s’expriment à coup de dialogues comme il s’en fait que trop rarement dans d’autres séries.

Des discussions qui n’ont pas l’air surjouées, des phrases qu’on pourrait se dire au quotidien. Une écriture contemporaine qui se tient loin du vide, même lorsqu’elle traite des sujets les plus futiles. C’est sa capacité à saisir et à mettre les mots justes sur une partie des innombrables nuances de la vie qui fait de Lena Duham une voix tonitruante, qui raisonne fort et qui prendra énormément de place dans les prochaines années.

2 – La diversité corporelle

Dans Girls, le traditionnellement beau n’est pas placé au centre de tout. Comme dans tout le reste, on s’éloigne de ce qui est «déjà vu» ou cliché. Tout au long des cinq saisons, on voit des hommes « typiquement beaux » tomber sous les charmes d’Hannah qui elle n’est pas une beauté «traditionnelle ». Et ce, sans qu’aucun ne dise «t’es pas habituellement mon genre de fille, mais t’as tellement de personnalité que je suis capable de passer par dessus le fait que tu ne sois pas mannequin».

Le corps est rarement mentionné, mais toujours mis de l’avant. Par contre, lorsqu’on en parle, c’est uniquement pour ajouter au réalisme de l’histoire, comme lorsqu’Hannah justifie la longueur de son poil pubien à son one night stand.

3- Le féminisme

Être une femme est le sujet central de toute la série; c’est même dans le titre. Les personnages explorent tour à tour plusieurs sujets féministes sans jamais tomber dans les leçons de vies un peu lourdes et pas subtiles du tout du genre «on essaie vraiment fort d’inclure un discours féministe dans notre série parce que c’est bien à la mode». Ces enjeux se placent d’emblée dans le quotidien des personnages qu’il s’agisse de la sexualité féminine, de l’avortement, du consentement, etc. Lena Dunham arrive à briser les tabous en les rendant normaux : on n’explique rien, on n’encourage aucun discours, on ne fait que montrer.

 

 

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