séries

Comme vous le savez probablement en raison de l’apparition soudaine de nombreux ti-drapeaux laittes à l’effigie des Canadiens sur les toits d’auto, ou peut-être pas si vous séjournez dans une caverne en Andalousie depuis 6 mois, les séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey débutent dès ce soir!

Pour donner un petit coup de main à tous les néophytes du hockey souhaitant avoir l’air un tant soit peu de maîtriser le sujet lorsque votre collègue René fera du small talk à côté de la machine à café tous les matins pour les 6 prochaines semaines, voici quelques termes à utiliser qui vous feront passer pour un génie du sport national canadien (ou pas).

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Canadiens de Montréal

 

Aussi connus sous les noms «Tricolore», «Sainte-Flanelle», «Bleu Blanc Rouge», «CH», «Habs», «Glorieux», ou encore «Canachiens» (pour les haters), les Canadiens de Montréal sont l’équipe de hockey ayant l’histoire la plus riche de toute la Ligue nationale de hockey (LNH). Le club montréalais a été fondé en 1909 et a remporté un total de 24 titres depuis ses débuts, un record, le dernier datant de 1993.

En ces séries 2017, les Habs affronteront les Rangers de New York, une autre équipe faisant partie des 6 équipes originales de la LNH, en première ronde. Si vous avez une prédiction à faire, allez-y avec Canadiens en 6. Ça devrait passer comme dans du beurre et ça vous évite ainsi d’avoir à justifier votre choix.

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«Ça sent la Coupe!»

Cette expression est utilisée par tous les fans du CH dès que l’équipe mène dans une série. Il faut cependant noter qu’elle est aussi souvent dite avec ironie par des haters ou encore par des gens réalistes face aux chances de l’équipe de remporter la Coupe Stanley (le trophée remis à l’équipe championne au terme des séries éliminatoires) cette année.

Attention! Si le Bleu Blanc Rouge est en mauvaise posture lors d’une série (par exemple, s’il tire de l’arrière 3 à 0 face aux Capitals de Washington), il faut à tout prix éviter d’y aller d’un «Ça sent la coupe… de cheveux! LOL» sans quoi toute personne non loin de vous a le devoir de vous regarder avec le mépris entier de la race humaine.

hockeyCrédit photo: Francois Lacasse/NHLI via Getty Images

«Sti de ref!»

Le «ref» fait référence au mot «arbitre» en anglais, soit «referee». Ce dernier est souvent le bouc émissaire de tous les déboires du CH selon ses fans. Par exemple, si tous les joueurs de la Sainte-Flanelle sont complètement amorphes durant une partie et que le club adverse mène par 6 buts en milieu de première période, un fefan (voir prochaine définition) pourrait s’écrier «Sti de ref!» en donnant des coups de poing dans les airs en direction de son téléviseur.

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Soyez avertis.

Fefan

Un partisan très (trop) intense, qui y va très régulièrement de sautes d’humeur durant la saison, durant une partie, et même possiblement durant un laps de temps de 22 secondes. Par exemple, lorsque les Canadiens mènent par un but, le fefan trouve que ça sent la Coupe, alors que quand ils perdent un match en prolongation, il souhaite voir le club congédier tout le personnel d’entraîneurs, l’équipe de soigneurs ainsi que Jimmy, préposé à la billetterie du Centre Bell.

hockeyCrédit photo: Patrick McDermott/NHLI via Getty Images

Jésus Price

hockeyCrédit photo: David Kirouac/Icon Sportswire via Getty Images

C’est le surnom du gardien numéro 1 des Canadiens, Carey Price, non pas parce qu’il change l’eau en vin, mais bien parce qu’il lui arrive assez souvent de faire de vrais petits miracles, comme dans ce cas-ci:

 

«Ligne» nationale

C’est la façon dont de nombreux joueurnalistes (d’anciens joueurs de la LNH devenus analystes télé) disent «Ligue nationale». Faut juste être au courant. Après l’avoir entendu 200 à 300 fois, on finit par s’habituer. (Ça devrait donc être réglé après que vous ayez regardé l’analyse d’après-match de ce soir.)

«On aurait dû garder PK.»

Les sages paroles d’une personne qui connaît très bien son hockey.

Chansons des séries

C’est un véritable fléau et il vaut mieux en nier l’existence.

Si vous tenez absolument à savoir ce que c’est, ben voilà, mais je vous aurai averti.

Ginette Reno

 

hockeyCrédit photo: Francois Lacasse/NHLI via Getty Images

C’est la chanteuse désignée de l’hymne national canadien lors des matchs de séries présentés à Montréal.

La tradition veut que le joueur que Ginette touche ait le cul béni durant la partie. C’est ce qui est arrivé à Daniel Brière lors des séries de 2014, alors que le petit joueur a marqué lors de sa première présence sur la glace du Centre Bell.

«On aurait dû garder Halak.»

Les sages paroles d’une personne qui ne connaît rien du tout au hockey.

Fait que c’est ça. Vous devriez être en mesure de vous débrouiller lors d’une conversation avec René pendant les prochains jours (possiblement le prochain mois si les Canadiens se rendent loin).

Et s’il se met à parler de statistiques avancées, FUYEZ.

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Ah oui, si vous voulez en savoir encore plus sur le hockey (et sur plein d’autres sports funky), vous pouvez consulter le site de notre petite sœur sportive née d’une collaboration avec RDS : Balle Courbe!

Bonnes séries, là!

 

 

Pour lire un autre texte de Philippe Côté-Giguère: «Petit guide d’autodéfense du banlieusard».