Chaque fois qu’on préparation le magazine interactif URBANIA dans La Presse+, on accumule des anecdotes, des fun facts… des p’tites retailles qu’on ne veut surtout pas jeter aux oubliettes. On les a rassemblé ici pour votre bon plaisir!

***

Saisonphobie

En réfléchissant aux sujets de ce numéro, nous nous sommes demandé s’il existait des gens qui avaient une phobie des saisons. Il semble que non.

Mais même si la phobie de l’automne n’est pas un fléau moderne, il y a une sacrée gang d’autres peurs irrationnelles qui compliquent vraiment la vie de ceux qui en souffrent.

En voici quelques-unes:

1- Astraphobie: La peur du tonnerre, qui peut toutefois être un sympathique point en commun avec votre animal de compagnie.

2 – Aérophobie: cette peur de l’air et du vent peut sembler absurde, mais c’est comme être constamment inquiet de tomber face à face avec un ami Facebook dont vous ignorez toujours les messages privés. C’est certain que ça va arriver.

3 – Xanthophobie: il s’agit de la peur de la couleur jaune, ce qui vous disqualifie d’aller passer une fin de semaine « aux couleurs à Tremblant ». C’est plate.

4 – Automysophobie: personne n’aime être entouré de quidams suant dans le métro en pleine canicule, mais l’automysophobe, ce qui le fait capoter, c’est d’être ce quidam-là, celui qui pue et qui fait grimacer les autres.

5 – Stidepumpkinlattephobie: la peur automnale de se faire dépasser dans la file du Starbucks par une étudiante de McGill qui maquille ses sourcils en parlant au téléphone.

***

Une date pour Dame Nature

Dame Nature, 4,5 milliards d’années.

Un brin bipolaire, mais tout de même pittoresque, je sais allier romance et mauvaises surprises.

Je suis récalcitrante aux changements et je n’ai pas peur de faire une petite colère pour faire connaître mes sentiments, allant d’une tempête de grêle en juillet à la destruction complète de votre habitat.

Relations sérieuses seulement. Au rythme où ça avance, on n’a pas de temps à perdre. LOL.

***

Le verglas de Raphaëlle

Info journal intime, c’est la façon qu’avait notre boss Raphaëlle d’aiguiser sa plume d’observatrice de la société tout en étant une enfant de 11 ans délicieusement nerd. Elle livrait les dernières nouvelles à son journal intime, avec des sources pis toute. Une leçon dont certains journalistes pourraient s’inspirer, d’ailleurs.

Voici un court extrait de l’entrée qu’on peut lire dans son journal intime au sujet de la crise du verglas de 1998 (si vous en voulez plus, payez-lui des shooters : elle devrait plier).

« On dit que c’est la pire tempête de verglas que nous n’avons jamais eue. C’est la première fois depuis 1965 que l’on fait appel aux Américains. […] On a même fait appel à certains retraités de la compagnie d’Hydro-Québec. […] On a beau dire qu’on vit dans un monde ingrat, mais quelques fois, on est capable de s’entraider. »

Take that, morosité médiatique ambiante.

***

Jocelyne 4 ever

Pendant 33 années, c’est l’incomparable Jocelyne Blouin qui a livré la météo à l’antenne de Radio-Canada. Véritable météorologue de formation, elle a fait, de 1978 à 2011, la pluie et le beau temps (c’est le cas de le dire!) durant les bulletins de nouvelles de la chaîne.

Malgré sa retraite des ondes, elle continue de prendre soin de nous — cette fois grâce à son application Blisly, qui propose des conseils personnalisés aux gens à qui les aléas de la météo causent non seulement des maux de tête, mais aussi des éternuements et d’autres problèmes de santé.

On spécifie nos petits et grands bobos météorologiques, et Jocelyne nous avertit (pas elle directement, mais c’est tout comme) à quel point la température risque de nous gosser.

C’est la façon pour Jocelyne de continuer à nous suggérer de mettre une tite-laine ou de rester en dedans parce qu’il y a trop de smog.

***

Le « fiu », c’est réel

En Polynésie française, plus précisément à Tahiti, quand il fait tellement chaud que les êtres humains ont juste le goût de se coucher en étoile sur le plancher carrelé d’une salle de bain climatisée, on appelle ça avoir le « fiu ».

C’est un mélange de lassitude, de fatigue et de manque de volonté lié principalement à la chaleur.

La beauté du fiu, c’est qu’il peut servir à justifier l’annulation à la dernière minute d’un 5 à 7 de plage (ce qu’on s’imagine qu’ils font en Polynésie française la plupart du temps) et, même, à se téter une journée de congé du travail.

C’est l’équivalent exotico-farniente de la gastro, dans le fond.

 

 

Pour lire le magazine précédent sur le Franglais, c’est par ICI!