Ayant acquis son indépendance du Soudan en 2011, le Soudan du Sud est LE plus jeune pays du monde. Mais l’indépendance amène avec elle son lot de fléaux pour le pays et ses habitants, comme le décrypte l’émission Tous les internets dans cette capsule.

Depuis l’indépendance du Soudan du Sud, la rivalité entre le président Salva Kiir et son vice-président Riek Machar est à son comble et les combats éclatent dans le pays. Depuis 2013, la guerre civile fait rage dans plusieurs villes du pays et les habitants se retrouvent exilés, cachés dans les marais, loin des villes.

Ce conflit entre les deux hommes de pouvoir s’est transformé en guerre ethnique et les massacres de civils arrivent malheureusement sur une base fréquente. L’ONU dénonce ce «processus continu d’épuration ethnique», comparable au génocide rwandais de 1994.

Dans ce climat de guerre civile et d’instabilité, le pays est de plus en proie à la famine.

Le Soudan (du nord) ne souhaite pas intervenir dans ce conflit, mais a toujours été plus proche de Riek Machar, qui est à la tête de la rébellion. L’Ouganda a également pris part à cette guerre civile en soutenant militairement Salva Kiir.

Les Casques bleus de l’ONU sont également 12 000 à être sur place, mais seulement dans un objectif de «consolider la paix». Ils ne prennent donc pas part aux combats, mais créent des sites de protection de civils pour protéger la population des attaques. Les refuges sont également en proie à la guerre civile et essuient des tirs de militaires et de rebelles.

La guerre civile s’attaque également aux centres de ravitaillements alimentaires et aux travailleurs humanitaires sur place, rendant leurs actions plus délicates, voire impossibles.

Dans ce climat de guerre civile et d’instabilité, le pays est de plus en proie à la famine et de nombreux experts s’alarment aujourd’hui.

Selon Amnesty International:

  • 4 millions de Sud-Soudanais sont confrontés à la faim.
  • 1,6 million ont été déplacés.
  • 600 000 se sont réfugiés dans des pays voisins.

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Dans ce climat de guerre civile, où trop de sang a déjà coulé et l’avenir ne laisse présager aucune amélioration, un collectif Sud-Soudanais veut agir, en diffusant un message de paix sur les réseaux sociaux. Avec le hashtag #AnaTaban («Je n’en peux plus» en arabe), le collectif souhaite sensibiliser les réseaux sociaux au massacre en cours et stopper cette violence.

Autour du thème de la réconciliation, #AnaTaban souhaite réunifier le pays par le mouvement citoyen et lutter contre les discours de haine qui envahissent le web.

 

 

Pour découvrir une autre capsule de _Tous les internets: «Effacer la haine des murs de Montréal».